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ZooParc de Beauval

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ZooParc de Beauval

Image illustrative de l'article ZooParc de Beauval
Image illustrative de l'article ZooParc de Beauval
Enseigne à l'entrée.

Date d'ouverture 1980
Situation Saint-Aignan (Drapeau de la France France)
Superficie 35 hectares
Latitude
Longitude
47° 14′ 51″ Nord 1° 21′ 12″ Est / 47.2475, 1.353333
Nombre d'animaux environ 3 000 (en 2 016)[Note 1] [1]
Nombre d'espèces environ 600 revendiquées[2]
Accréditations EAZA
À voir koalas, pandas géants, okapis, kangourous arboricoles, rhinocéros indiens, lamantins des Caraïbes, bongos
Site web www.zoobeauval.com

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ZooParc de Beauval

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ZooParc de Beauval

Le ZooParc de Beauval, plus couramment appelé le zoo de Beauval ou, plus simplement, Beauval, est un parc zoologique français situé à Saint-Aignan dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire. Il présente environ 3 000 animaux[Note 1] sur 35 hectares, ce qui constitue l'une des plus importantes collections animalières de France et d'Europe. Créé en 1980 par Françoise Delord, il est actuellement dirigé par son fils, Rodolphe Delord, et géré par sa famille, qui possède la majeure partie du capital.

Beauval fut souvent le premier parc zoologique à présenter certains animaux en France, ce qui a contribué à sa notoriété et à son développement. Il a notamment été le premier à présenter des fauves leuciques, tigres blancs et lions blancs, dans les années 1990. Aujourd'hui encore, plusieurs des espèces présentées sont rares en France, telles l'okapi et les kangourous arboricoles, voire uniques, telles le koala et le panda géant.

Quatre serres présentent oiseaux, grands singes, paresseux, reptiles, lamantins et animaux australasiens, tandis que trois plaines permettent de présenter des herbivores de la savane africaine (girafes, rhinocéros blancs, gnous, antilopes…), des éléphants d'Afrique et des herbivores asiatiques (rhinocéros indiens, tapirs de Malaisie, antilopes...). Les autres installations notables du parc sont la zone chinoise intitulée Sur les hauteurs de Chine, le marais africain intitulé La Réserve des Hippos, ainsi que les deux espaces dédiés aux spectacles : le bassin des otaries présentant L'Odyssée des lions de mer et le théâtre en plein air du spectacle d'oiseaux en vol libre intitulé Les Maîtres des airs.

Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums, il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP), dont il en coordonne trois. Il soutient également des associations de conservation in situ œuvrant sur le terrain à travers son association dédiée, Beauval Nature, et a déjà réintroduit plusieurs animaux en Afrique.

Le ZooParc de Beauval propose une offre hôtelière conséquente avec trois structures d'hébergement : une résidence hôtelière Les Hameaux de Beauval et deux hôtels 3 étoiles : Les Jardins de Beauval d'inspiration balinaise et Les Pagodes de Beauval au style chinois.

Avec plus de 900 000 visiteurs annuels depuis 2012, il est le site touristique le plus fréquenté du Centre-Val de Loire, l'un des cinq établissements zoologiques les plus visités de France et le plus fréquenté des zoos généralistes privés du pays[Note 2]. En 2013, le ZooParc de Beauval employait 170 salariés permanents. En 2014, il avait un chiffre d'affaires de 30,1 millions d'euros et un résultat net de 1,8 million d'euros.

Histoire

Années 1970 et 1980

En 1970, Françoise Delord, étudiante au conservatoire d'art dramatique de Paris et présentatrice des spectacles du music-hall Bobino[3], reçoit en cadeau un couple de capucins bec-d'argent, une espèce de passereaux d'Afrique. La semaine suivante, elle fait l'acquisition de diamants mandarins. Sa collection d'oiseaux grandit jusqu'à atteindre 400 individus.

En 1980, devant l'impossibilité de tous les loger à Paris, elle déménage avec son mari, le prestidigitateur Jacques Delord, et leurs deux enfants, Delphine et Rodolphe, à Saint-Aignan-sur-Cher[4], où elle ouvre un parc ornithologique. Quelque 1 500 puis 2 000 oiseaux sont présents dans les volières de Beauval.

En 1989, Beauval devient un parc zoologique en accueillant ses premiers mammifères, des fauves[4] et des singes.

Années 1990

Un des tigres blancs du zoo.

En 1991, Beauval présente ses premiers tigres blancs, Gorby et Raïssa, achetés 100 000 dollars à Robert Baudy, propriétaire du Rare Feline Breeding Center, un élevage de fauves basé à Center Hill, en Floride, aux États-Unis[5],[6],[7]. Ils sont supposément de la sous-espèce des tigres de Sibérie, avec un peu d'hybridation, probablement de la sous-espèce des tigres du Bengale[7],[8]. Bien qu'ils ne soient pas les premiers à être présentés en Europe[Note 3],[7], lors de leur arrivée à Beauval, ils sont uniques, et cette particularité va faire connaître le zoo et attirer de nombreux visiteurs, cette année là le nombre d'entrées passe ainsi de 70 000 à 150 000[9]. En 1992, la serre tropicale des grands singes est créée. À l’intérieur, orangs-outans de Bornéo et chimpanzés disposent de deux îles de 2 000 m2. Françoise Delord fait cette année là l'acquisition d'une femelle chimpanzé provenant d'un cirque, pour 10 000 francs[6]. En 1993, un vivarium est ouvert. Il est situé dans la serre tropicale des grands singes et accueille une centaine de serpents, des caïmans et des alligators. En 1994, une serre des oiseaux est construite pour accueillir 600 oiseaux exotiques.

En 1995, une piscine à otaries est construite, un spectacle qui combine rapaces en vol libre et otaries y est présenté. En 1996, une nurserie, destinée à l'élevage des jeunes, est créée. Le zoo accueille aussi de nouveaux animaux : loutres asiatiques, pandas roux et ratons laveurs. En 1997, une serre tropicale est créée, accueillant des gorilles et des lamantins des Caraïbes. Un bassin de 40 mètres de long et de 10 mètres de large contenant 1 million de litres d'eau, y est essentiellement consacré aux lamantins. En 1998, deux nouvelles structures accueillent des hyènes et des lycaons. En 1999, une plaine africaine est créée sur 3 hectares avec 80 animaux de plusieurs espèces : springboks, hippotragues noirs, gnous bleus, zèbres de Grévy, girafes, autruches, marabouts et ouettes d'Égypte. L'une des girafes, le mâle Joseph, est importé du zoo de Marwell en Angleterre, tandis que les cobes de Lechwe proviennent de République tchèque[6].

Makwalo et Makalali, couple de lions blancs arrivé en 1999.

Cette année là, la famille Delord achète deux lions blancs, Makalali et Makwalo, originaires d'un élevage du Timbavati, en Afrique du Sud, mais le nom de l'élevage et le prix resteront secrets[6]. Comme l'achat des tigres blancs en 1991, cette acquisition n'a pas d'intérêt zoologique mais confère un avantage commercial au zoo[6], car bien qu'ils ne soient pas les premiers en Europe[Note 4],[10], ils sont uniques en France.

Années 2000

En 2000, trois rhinocéros blancs rejoignent la plaine africaine. En 2001, une nouvelle nurserie est créée pour l’élevage à la main des bébés. En 2002, la serre australienne est créée, accueillant un couple de koalas, des kangourous arboricoles et un aquarium marin. La mini-ferme déménage et s’agrandit.

En 2003, le zoo s'agrandit de cinq hectares pour accueillir un groupe de cinq éléphants d’Afrique. Il s'agit d'une des plus grandes installations de France consacrée à cette espèce d'éléphant. Ils profitent de deux hectares de parc sableux, de trois hectares herbeux, d'un bassin de quatre mètres de profondeur qui les immergent totalement et d'un bâtiment de plus de 1 500 m².

En 2004, le vivarium s'agrandit sur une surface de 400 m2, qui sont rapidement occupés par plus de 250 reptiles : serpents, tortues, crocodiles, iguanesetc. Le parc reçoit une tigresse blanche de trois ans, Chili, en provenance du Parken Zoo d'Eskilstuna, en Suède[11]. En 2005, des okapis arrivent dans le parc, c'est alors une espèce unique en France depuis la fermeture du zoo de Vincennes. Le parc reçoit aussi un tigre blanc mâle de deux ans, Sherkan, né au Touroparc Zoo. Avec Chili, il forme le deuxième couple reproducteur de tigres blancs de Beauval, remplaçant ainsi Gorby et Raïssa, alors en fin de vie.

En 2006, le zoo accueille de nouveaux animaux : ânes sauvages d'Afrique, langurs de Java, panthères longibandes, le lagon aux piranhas dans la serre des lamantins et un couple de varan malais.

Le bassin des manchots construit en 2007.

En 2007, un bassin pour les manchots de Humboldt est créé, d'une taille de 600 m3, avec une plage arborée de 400 m2. La plaine sud-américaine est également créée avec tapirs terrestres, capybaras et maras.

En 2008, une première structure hôtelière est créée[12]. C'est un hôtel 3 étoiles, Les Jardins de Beauval, à environ 1 km de l'entrée du zoo. Des fourmiliers géants et tigres de Sumatra sont installés dans le parc et un nouvel aquarium est construit, le récif corallien. En 2009, une femelle koala nommée Alkoomie et un mâle rhinocéros blanc nommé Kanty naissent.

Années 2010

Cette décennie est fortement marquée par la thématique chinoise, après la création d'une zone dédiée à la faune de ce pays, l'arrivée des pandas géants et l'inauguration d'une troisième structure hôtelière d'inspiration chinoise.

En 2010, la plaine asiatique est agrandie de 2,5 hectares. Elle accueille notamment des tapirs de Malaisie, des rhinocéros indiens, des muntjacs, des grues à cou blanc, des cerfs axis, des antilopes cervicapres, des nilgauts et des chats pêcheurs. Deux koalas naissent dans le parc.

En 2011, une nouvelle zone de près de 3 hectares nommée « Sur les hauteurs de Chine » ouvre, avec takins, panthères des neiges, pandas roux, langurs d'Hanuman et aigles de mer de Steller. En février, une femelle rhinocéros indien arrive dans le parc. En mars, c'est un couple de tigres de Sumatra, les premiers tigres du zoo à ne pas être des tigres blancs, et une femelle lamantin qui y font leur arrivée. Un rhinocéros blanc et un sixième gorille naissent.

En 2012, après six ans de négociation, Yuan Zi et Huan Huan, un couple de pandas géants, arrivent dans le parc en provenance du Centre de recherche sur le Panda géant de Chengdu, en Chine, après un accord signé le 3 décembre 2011[13]. Ils sont installés dans la zone chinoise inaugurée l'année précédente[14]. En juillet, un éléphant d'Afrique naît par insémination artificielle, une première en France[15], grâce à la semence d'un mâle sauvage d'Afrique du Sud[16].

En 2013, la serre des oiseaux est rénovée pour la réouverture du parc. Pour l'occasion, elle présente de nouveaux pensionnaires parmi lesquels des paresseux et des chevrotains malais, les deux espèces de tatous présentes sur le parc depuis 2012 y sont déplacées. De plus, dromadaires et watusis sont déplacés dans un nouvel enclos au sud du parc afin de construire à leur place une nouvelle île de gorilles des plaines de l'ouest uniquement composée de mâles, dans le but d’accueillir Yangu, déjà présent dans le parc depuis plus de dix ans, et deux autres individus, Kumi et Banjoko, provenant d'Allemagne et du Royaume-Uni. En juin, un okapi naît, c'est le premier depuis 25 ans en France[17].

En 2014, le zoo s'agrandit de trois hectares. Un espace d'envergure, où sont érigés un restaurant à vision panoramique et un amphithéâtre de 3 000 places, pour la présentation d'un spectacle d'oiseaux : Les Maîtres des Airs. Cette année là, le zoo de Beauval devient le premier site touristique de Loir-et-Cher et le zoo généraliste privé le plus visité de France avec 900 000 visiteurs[4]. Le parc inaugure également sa deuxième structure hôtelière, une résidence nommée Les Hameaux de Beauval, dans le centre-ville de Saint-Aignan.

En 2015, la piscine à otaries est réaménagée pour la présentation d'un spectacle inédit : L'Odyssée des Lions de Mer[18]. Le zoo ouvre également une troisième structure hôtelière, d'inspiration chinoise, elle est nommée Les Pagodes de Beauval et prend place à côté de l'autre hôtel 3 étoiles ouvert en 2008 par le parc. Un groupe de rares bongos sont installés au pied du restaurant Kilimandjaro. Dans la nuit du 9 au 10 mai, le zoo est victime d'un vol : sept tamarins lions dorés, dix ouistitis argentés et deux tortues sont dérobés[19],[20],[21]. Pour fêter les 35 ans du parc, François Hollande y fait une visite le avec la présence des ministres Marisol Touraine et Stéphane Le Foll, et y prononce un discours[22],[23]. Une nouvelle tigresse blanche, Asha, arrive du parc des Félins pour remplacer Chili, récemment décédée, et former ainsi le troisième couple reproducteur du parc, avec le mâle Sherkan.

Jeune alligator d'Amérique albinos.

En 2016, après une demande d'ouverture d'un delphinarium à la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, rendue publique lors d'un débat au Sénat[24], le 7 février 2016, mais abandonné le 11 février à la suite de la contestation des visiteurs et des associations opposés à la captivité des cétacés[25],[26], le zoo se dote en mars d'un marais africain. Les visiteurs peuvent y voir deux hippopotames, la femelle Kiwi et le mâle Kvido[27] (une deuxième femelle devrait arriver au cours de l'année[28]), cohabitant avec plusieurs espèces d'oiseaux africains, dans une infrastructure avec vision subaquatique et couverte d'un filet de 27 mètres de haut. Ils ont pour voisins des nyalas et des potamochères roux[29],[30]. Le zoo a également présenté deux rares spécimens d'alligators d'Amérique albinos, au sein de la serre tropicale des gorilles et des lamantins. Une affluence record des visites en mai oblige le zoo à bloquer l'entrée aux visiteurs[31]. Plus tard, en juin, le parc construit une nouvelle installation pour les macaques à queue de lion, dix fois plus grande, près des enclos des dromadaires et des watusis.

Installations et faune présentée

En 2016, la collection du zoo est riche de 3 000 mammifères, oiseaux et reptiles[Note 1],[1].

Le zoo possède aujourd'hui plusieurs serres (ornithologique, australienne, tropicale), un vivarium, une piscine à otaries et une mini-ferme. Un spectacle d'otaries et de rapaces en vol libre se déroule tous les jours de mars à novembre.

Serre des grands singes et vivarium

Il s'agit du plus ancien complexe tropical créé au ZooParc de Beauval. En 1992, la première des serres de Beauval sort de terre[32]. Elle accueille des grands singes tels que les chimpanzés, les orangs-outans de Bornéo et les gibbons (hybrides), leur laissant libre accès à deux îles extérieures de 2 000 m2 bordant la serre de part et d'autre.

Cette serre héberge également les ouistitis pygmées, les sakis à face blanche, les ouistitis argentés, les tamarins lions dorés, les pythons, les anacondas, les alligators et les iguanes.

Le vivarium inauguré en 1993[32], a entièrement été remis à neuf en 2004. Les 400 m2 d'installations ont été élaborés pour le bien-être des reptiles, dans une ambiance tropicale proche des jungles d'Amérique du Sud et d'Asie, ainsi que des déserts d'Afrique et d'Amérique.

Serre des oiseaux

Plus de 1 500 oiseaux du monde entier colorent les allées du ZooParc de Beauval depuis la mise en place de la grande serre en 1994[32]. On y trouve loriquets, tangaras, merles métalliques, colious, ibis rouges, goura couronné, colombes diamant, calaos rhinocéros de Java, toucans, paresseux, chauves-souris et tatous.

Serre tropicale des gorilles et des lamantins

Ce complexe tropical inauguré en 1997[32] entretient une chaleur humide où se développent bananiers, lianes, et fleurs exotiques sur 2 500 m2 et 13 mètres de hauteur. Dans un bassin sont présentés des lamantins des Caraïbes, des tortues d'eau et des gros poissons d'eau douce sud-américains (arapaïmas et pacus). Y sont également présentés d'autres animaux propres à ce milieu : ouistitis et iguanes verts.

Des animaux ouest-africains y sont aussi présentés : les gorilles des plaines de l'ouest et les singes patas. Les gorilles ont accès à une île extérieure de 2 000 m2 jouxtant la serre.

Un deuxième enclos dédié aux gorilles existe hors de cette installation, entre les chimpanzés et les pélicans[33].

Plaine africaine

Une plaine de trois hectares a été construite en 1999[32] afin d'héberger plus d'une soixantaine d'individus répartis en une dizaine d'espèces herbivores différentes : springboks, marabouts, oies d’Égypte, hippotragues noirs, girafes de Rothschild et girafes réticulées, rhinocéros blancs, zèbres, gnous et autruches.

Bassin des otaries

Le bassin des otaries existe depuis 1995, mais il a été rénové en 2015 avec l'ajout d'un toboggan et d'un plongeoir. Cette même année, le zoo a présenté un nouveau spectacle avec des jeunes otaries, intitulé L'Odyssée des lions de mer.

Serre australasienne

La serre australasienne permet de découvrir depuis 2002[32] la faune et la flore typique de cette écozone de l'Océanie : entre la forêt d'eucalyptus et le décor océanique sont hébergées des espèces telles que les kangourous arboricoles de Matschie et de Goodfellow, les koalas et plusieurs espèces d'iguanes des Fidji.

On y trouve aussi des coraux, des poissons multicolores des mers du Sud, des anémones et des oursins.

Plaine panoramique des éléphants

D'une surface totale de cinq hectares, il s'agit d'une des plus grandes installations de France dédiées aux éléphants d'Afrique. Conçue en 2003[32], elle se compose de deux hectares de parc sableux, trois hectares de plaine en herbe et un bassin de 4 mètres de profondeur permettant d'immerger totalement les animaux. En août 2012, le parc a vu naître le premier éléphanteau de Beauval, un mâle prénommé Rungwe.

Plaine asiatique

En 2010, pour ses 30 ans, le ZooParc a créé une plaine asiatique de 2,5 hectares, avec une passerelle en bois sur pilotis et une cascade glissant sur les rochers, et hébergeant une petite dizaine d'espèces : tapir de Malaisie, rhinocéros indiens, muntjacs, grues à cou blanc, cerfs axis, antilopes cervicapres, nilgauts et chats pêcheurs.

Sur les hauteurs de Chine

Ce domaine de 2,5 hectares, consacré à la Chine, est parsemé d'éléments décoratifs typiques de ce pays. La faune qui le peuple, à savoir les takins, les panthères des neiges, les pandas roux, les langurs d'Hanuman et les aigles de mer de Steller, en est tout aussi typique. Depuis 2012, le domaine accueille enfin un couple de pandas géants, après six ans de négociation.

Théâtre de plein air

Ce théâtre en plain air sert de décor au spectacle d'oiseaux en vol libre, inauguré en 2014.

Réserve des hippopotames

Un des deux hippopotames du parc arrivés en 2016.

En 2016, le Zoo investit près de 7 millions d'euros dans la construction de La réserve des Hippos ; sur plus d'un hectare est recréé un marais africain avec pas moins de 150 oiseaux, un groupe de potamochère roux et des nyalas. Cascade, baobabs, plage, le tout surmonté d'un filet de 27 mètres de haut, forment le décor de Kiwi et Kvido[34] (bientôt rejoint par une femelle[28]). Les hippopotames amphibies sont présentés dans un grand bassin agrémenté d'une vision subaquatique de 44 mètres[34], dont 22 mètres d'un seul tenant. Afin de permettre une observation la meilleure qui soit pour les visiteurs, leur bassin est filtré par une pompe permettant une filtration de l'eau très rapide, de sorte à la garder propre en permanence. Les hippopotames du zoo sont arrivés dans le cadre du programme d'élevage européen EEP, le parc espère donc une reproduction de ces mammifères.

Hébergements et restauration

Le hall d'accueil de l'hôtel Les Pagodes de Beauval.

Le zooparc de Beauval propose une offre hôtelière conséquente avec trois structures d'hébergement : une résidence hôtelière, les Hameaux de Beauval (depuis 2014, 16 appartements, 80 lits) et deux hôtels 3 étoiles, les Jardins de Beauval (depuis 2008, 112 chambres) et les Pagodes de Beauval (depuis 2015, 128 chambres)[35].

La résidence hôtelière a été installée dans les locaux de l'ancienne gendarmerie de Saint-Aignan, entièrement rénovée[36]. Elle est ainsi située rue Maurice Berteaux, dans le centre-bourg, à 4 km du zoo. Les deux hôtels sont quant à eux situés sur un même site, à 1 km de l'entrée zoo.

L'ensemble de ces structures emploie 45 salariés permanents, et près de 150 saisonniers[37].

Protection de la nature

Conservation des espèces

Le service conservation est composé de trois personnes : le directeur science et conservation et deux assistants. Ce service défend trois grandes missions : la gestion de la collection animale, la gestion de l’association Beauval Nature et l’organisation de conférences et des événements.

Conservation ex situ

Un okapi, espèce menacée.

Le zoo est coordinateur de trois programmes européens pour les espèces menacées (EEP) ː cacatoès des Philippines (en danger critique d'extinction), calao rhinocéros (quasi menacé) et cacatoès noir (préoccupation mineure)[38].

Beauval collabore également à d'autres EEP : gypaète barbu[39], tapirs terrestres, tapirs de Malaisie, microglosses noirs, grues à cou blanc, rhinocéros indiens, et lamantins des Caraïbes notamment.

  • Première banque de sperme d’éléphant en Europe[réf. nécessaire].
  • 15 programmes de conservation en milieu naturel[40].

Conservation in situ

Pour défendre le développement durable du zoo de Beauval, il y a l’association Beauval Nature qui a été créée en 2009 pour développer et soutenir des actions de conservation pour préserver la biodiversité. Il est également possible pour les visiteurs de soutenir le zoo grâce aux parrainages d'animaux.

En 2015, il existe trente programmes de récoltes de fonds maintenus dont 5 nouveaux programmes. Grâce à ces récoltes de fonds, l’association Beauval Nature réintroduit des animaux en Afrique[41] mais elle défend aussi les animaux, par exemple, elle est intervenue en juin 2012 avec « Urgence Okapis » (attaque d’une réserve d’okapis, 14 okapis morts et 6 personnes de l’association), Beauval a reçu 2 157 € de dons[40].

Le zoo a réintroduit sept ânes sauvages de Somalie, deux zèbres de Grévy et deux oryx beïsa en 2009 ainsi que deux oryx beïsa femelles en 2015, dans un sanctuaire à Djibouti[41],[42].

En hébergeant des gypaètes barbus participant au programme d'élevage, de reproduction et de réintroduction de l'espèce coordonné par la Vulture Conservation Foundation[43] il agit pour la réintroduction de nombreux individus[44], même si ceux-ci ne sont pas élevés par ce zoo.

Développement durable

Le zoo parc de Beauval entreprend des actions écologiques dans l’enceinte du parc. Le zoo fait des économies d’énergies grâce à l’installation de panneaux solaires sur la maison des éléphants, la préservation de l’eau, le tri des déchets et leur valorisation.

Énergie

Des panneaux solaires photovoltaïques sur le toit de la maison des éléphants.

Le zoo de Beauval a pour objectifs de réduire les émissions de gaz à effet de serre, produire une énergie renouvelable locale et diminuer le cout de l’énergie. Il utilise actuellement du gaz naturel pour ses besoins thermiques.

Une unité de méthanisation permet la production d'énergie et de fertilisant pour l’agriculture (digestat). Cette énergie est produite à partir du fumier des animaux hébergés, des résidus de tonte et de coupe des arbres, des reliquats céréaliers et de lisier porcin et bovin d'agriculteurs voisins, d'eau vinaigrée issue d'une usine de cornichons et des préparations ratées d'une usine de fabrication de biscuits du voisinage[45]. Une partie du biogaz qui est dégagé par la combustion, permet de produire de l’électricité qui est ensuite revendue à EDF, l'autre partie se substitue en partie au gaz naturel qui sert à chauffer la serre des gorilles, le bassin des lamantins et la maison des éléphants[45]. Le digestat est remis gratuitement aux partenaires agricoles[45]. Les eaux usées du bassin des hippopotames devraient être à terme filtrées et refoulées vers l'usine de méthanisation pour l'alimenter[45]. La construction de cette unité a été permise grâce à un prêt supporté par la Banque européenne d'investissement[46], avec l'aide de la Caisse d’Épargne Loire-Centre et du Conseil régional[47].

Par ailleurs, en 2011, Beauval a installé près de 300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques sur le toit de la maison des éléphants, générant environ 40 000 kW par an[40].

Empreinte écologique

Le zoo utilise de la vaisselle jetable biodégradable dans le restaurant du zoo, l’impression des documents se fait sur du papier recyclé[40]. Pour l'entretien des espaces verts, le désherbage est fait à la main sans produit chimique de synthèse, les déchets végétaux sont compostés et des produits d’entretien non polluants sont utilisés[40].

Économie et gestion

La fondatrice du parc, Françoise Delord, est actuellement présidente de la structure. Son fils Rodolphe Delord est directeur général, sa fille Delphine Ardant (née Delord) est directrice de la communication, sa belle-fille Sophie Delord est directrice des ressources humaines[12].

En 2013, le ZooParc de Beauval employait 170 salariés permanents, avait un chiffre d'affaires de 31 millions d'euros et un résultat net de 2 millions d'euros[4]. En 2014, ce chiffre d'affaires s'élevait à 30,1 millions d'euros avec un résultat net de 1,8 million d'euros[48].

Depuis les années 2010, 12 % du capital est détenu par une banque, les 88 % restant sont détenus par la famille Delord[9].

Sa fréquentation a bondi en 2012, après l'arrivée des pandas géants, ce qui lui permet d'être depuis cette année-là le site touristique le plus fréquenté de la région Centre-Val de Loire, devant le château de Chenonceau et le château de Chambord.

Fréquentation du ZooParc de Beauval de 1995 à 2015
en nombre de visiteurs annuels
[49],[50],[51]
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
1995 260 000 2001 400 000 2007 450 000 2013 910 000
1996 280 000 2002 420 000 2008 450 000 2014 912 000
1997 380 000 2003 420 000 2009 520 000 2015 1 100 000
1998 390 000 2004 450 000 2010 530 000
1999 400 000 2005 450 000 2011 600 000
2000 400 000 2006 450 889 2012 1 001 889

Le parc a été classé parmi les 15 plus beaux zoos du monde par le magazine américain Forbes Traveler[Quand ?][52] et no 1 des zoos et aquariums de France par le site de voyage TripAdvisor[réf. nécessaire].

Notes et références

Notes

  1. a, b et c Seuls les mammifères, les oiseaux et les reptiles sont comptabilisés ici. En comptant les 6 000 poissons et invertébrés, la collection s'élève à environ 9 000 animaux. Cependant, ceux-ci ne sont généralement pas comptabilisés par les parcs zoologiques lorsqu'ils communiquent sur l'importance de leur collection.
  2. En 2014, il est le 5e établissement zoologique français le plus fréquenté (après le zoo de Lyon, le zoo de Paris, le zoo de Lille et le Marineland d'Antibes), il est ainsi le 2e établissement zoologique français privé (après le Marineland d'Antibes), mais le 1er zoo généraliste privé de France (le Marineland étant un parc zoologique marin).
  3. Le zoo de Bristol en a présenté dès 1963, mais s'est séparé de ces spécimens dans les années 1980.
  4. Le Zoo Safaripark Stukenbrock (de), en Allemagne, en a présenté dès 1996.

Références

  1. a et b (en) « Institution (ZooParc de Beauval), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le 11 juillet 2016).
  2. « Animaux », sur www.zoobeauval.com (consulté le 31 octobre 2015)
  3. « Françoise Delord, de "Mademoiselle Bobino" au zoo de Beauval », sur lexpress.fr,‎
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  5. La-Croix.com, « La nouvelle vocation des zoos éprouvettes », sur La Croix (consulté le 26 janvier 2016)
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Bibliographie

  • « ZooParc de Beauval : Bien plus qu'un zoo... », Terre sauvage Vivre la Nature !, n° spécial 315, avril 2015, 84 p.
  • Instinct, Françoise Delord, Tours, 2010, 215 p.

Documentaire

  • Gaël Leiblang, Zoo de Beauval : dans les coulisses du plus grand zoo de France, 1 h 32, 2016

Liens externes

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