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Grue du Japon

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Grus japonensis

Grus japonensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Grue du Japon.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Gruidae
Genre Grus

Espèce

Grus japonensis
(Müller, PLS, 1776)

Statut de conservation UICN

( VU )( VU )
VU A2ac+4ac; C1 : Vulnérable

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

La grue du Japon (Grus japonensis), grue de Mandchourie ou encore grue à couronne rouge est une espèce de grands échassiers gruiformes de la famille des Gruidae. C'est un des plus grands oiseaux du monde. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Elle est appelée grue au sommet vermillon en Chine (丹顶鹤 / 丹頂鶴, dāndǐnghè) en raison de sa tache rouge vermillon sur la tête. Elle est également surnommée grue des immortels (chinois simplifié : 仙鹤 ; pinyin : xiānhè), en référence à ses relations avec les immortels, divinités du Taoïsme, car elle porte souvent les immortels sur son dos dans la mythologie taoïste.

Au Japon, elle est nommée tanchō (丹頂?) (« sommet vermillon »), d'origine chinoise, mais l'usage des katakanas (utilisé généralement pour les mots d'origine étrangère non-chinois) est aujourd'hui obligatoire pour désigner tous les taxons du monde vivant : タンチョウ).

Description

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Grues du Japon en vol.

Répartition

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L'aire de nidification se situe dans le sud-est de la Russie (en Sibérie orientale), en Mongolie et à l’extrême nord-est de la Chine. Oiseau migrateur, la grue du Japon hiverne en Chine, en Corée (du Nord comme du Sud) et au Japon[2].

Son principal lieu de reproduction se trouve dans les plaines bordant le lac Khanka, situé à la frontière entre la Russie, dans le kraï du Primorie et la Chine, dans la province du Heilongjiang[2].

Comportement

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La « danse » des Grues du Japon.

Population et conservation

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Il s'agit d'une espèce menacée qui comptait en 1999 environ 600 individus, soit 20 fois moins qu'en 1953[3].

Une population de ces grues vit à l'état sauvage à Panjin, dans la région humide de la Plage rouge (Hong Haitan), dans la province du Liaoning, au nord-est de la république populaire de Chine[4] ou encore sur le lac Hulun dans la région autonome de Mongolie-Intérieure.

On peut également voir des spécimens au zoo ornithologique de l'île Gulangyu, à Xiamen, au sud de la province du Fujian.

La Grue du Japon et l'homme dans la culture extrême-orientale

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Le bai he quan ou « boxe de la grue blanche » est un art martial chinois traditionnel. Les techniques de cet art martial sont inspirées des mouvements de la grue : des attaques en pique des doigts imitant les coups de bec, des postures sur une seule jambe, des techniques des bras rappelant les battements d'aile[5].

La Grue du Japon symbolise le calme (yin), la pureté et la loyauté.

Références

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  1. ↑ Congrès ornithologique international, version 15.2, 2026.
  2. 1 2 (en) « Red-crowned Crane Grus japonensis » Accès libre, sur datazone.birdlife.org, Birdlife International (consulté le ).
  3. ↑ Chikako Ishiguro, « Sanctuaires pour grues japonaises », National Geographic Magazine France, no 1,‎ , xvi.
  4. ↑ « À la découverte du charme des terres humides Honghaitan à Panjin »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur french.news.cn.
  5. ↑ Gabrielle R. Habersetzer, Encyclopédie des arts martiaux d'Extreme-Orient, Amphora, , 880 p. (ISBN 978-2851806604).

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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