Pacu

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Pacu
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « pacu » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Colossoma macropomum
Colossoma macropomum
Taxons concernés

Certaines espèces de la sous-famille des Serrasalminae

Le pacu (nom provenant des Amérindiens du Brésil) est un terme commun utilisé pour désigner différentes espèces de poissons dulçaquicoles vivant en Amérique du Sud regroupés dans la sous-famille des Serrasalminae, et apparentés aux piranhas[1], mais herbivores ou omnivores. Les deux espèces principales sont le tambaqui Colossoma macropomum et le pacu véritable ou pacu rouge Piaractus brachypomus. Une espèce porte également de manière officiel et scientifique le terme de "Pacu", Myleus pacu.

Genre[modifier | modifier le code]

Neuf genres contiennent des espèces appelées Pacu :

Controverse[modifier | modifier le code]

En 2011, un documentaire de Jeremy Wade (River Monsters)[2], sorti sur la chaîne Animal Planet, développe pour la première fois l'histoire d'attaques de pacus sur des hommes. Il précise au début du reportage, que des papous se trouvant dans l'eau sont morts d'exsanguination suite à des morsures de pacus dans leurs parties génitales, et la castration qui en aurait suivi (en réalité, à la fin du reportage, Jeremy Wade retrouve l'un des deux protagonistes, bel et bien vivant qui explique qu'il se porte bien malgré le fait qu'il ait subi une grave morsure quelques années auparavant). Selon lui, le pacu, originaire d'Amazonie et introduit par l'homme en Papouasie-Nouvelle-Guinée ne trouvant pas les noix dont il se nourrit habituellement en Amérique du Sud dans son nouvel habitat, aurait adapté son régime alimentaire et serait devenu complètement omnivore. Ne sachant pas à quel poisson il a affaire, il appâte d'ailleurs la ligne avec laquelle il attrape le pacou avec de la viande[3]. Jeremy Wade précise que le pacu se rabattrait sur ce qui ressemble à des noix, y compris des testicules. Les faits ont ensuite été repris par le Daily Mail comme faits véridiques[4]. A l'époque, aucune autre source ne mentionne ces agressions[5].

En 2013, un pacu est pêché dans les eaux du détroit d'Øresund. Il est identifié par le Muséum d'histoire naturelle du Danemark comme n'étant pas un piranha mais bien une espèce apparentée, principalement végétarienne[6]. Les rumeurs précédentes amènent le Museum lui-même à recommander aux baigneurs de faire attention, précisant que les testicules peuvent être sévèrement mordus par méprise par ce poisson[7]. Les médias diffusent l'information à l'international[8],[9], s'appuyant sur le récit de l'agression sur les deux papous contenu dans le reportage de Jeremy Wade.

Fin août 2013, un pacu est pêché à Paris dans la Seine, la rumeur refait surface mais est rapidement dénoncée par Bernard Hugueny[10]. Bernard Hugueny, chercheur au Muséum national d'histoire naturelle de France, avance que ce genre de récit est courant dans plusieurs cultures et existe aussi en Afrique. Selon lui, il est peu probable qu'un animal végétarien attaque l'homme[5]. D'autres sources avancent que ce poisson est omnivore[11] et qu'il adapte son régime en fonction des circonstances, se nourrissant notamment de mollusques, d'amphibiens et d'insectes en période de disette.

Canular[modifier | modifier le code]

En 2012, des pacus aperçus en Illinois amènent certains médias à prétendre qu'ils sont originaires de manipulations génétiques réalisées par des lesbiennes athées (sic) et avancent le chiffre de 49 attaques en quelques jours[12]. C'est le site satirique Christwire qui est à l'origine de ce canular, lequel a été ensuite propagé par plusieurs médias comme une simple information.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]