Hippocampe (poisson)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Hippocampus

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir hippocampe.

Les Hippocampes (Hippocampus), du grec ἵππος, híppos, « cheval » et de κάμπος, kámpos, « poisson marin »[1], appelés plus familièrement chevaux de mer, sont un genre de poissons à nageoires rayonnées de la famille des Syngnathidae. Une cinquantaine d'espèces se répartissent dans les eaux tempérées et tropicales partout dans le monde. Comme beaucoup de poissons, ils souffrent de la destruction de leur habitat et de la surpêche.

Description et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Leurs couleurs varient selon les espèces, le nombre de celles-ci tournant autour de 220. Leur taille varie de 22 mm à 36 cm. Leur durée de vie varie de 2 à 4 ans[2][réf. insuffisante].

Leur petite couronne est presque aussi particulière à chaque individu que les empreintes digitales chez l’humain.

Avec leur corps cuirassé par une série d’anneaux osseux, les hippocampes se déplacent verticalement grâce à leur nageoire dorsale, qui bat à 20 Hz, donc de manière assez lente. Ils vivent le plus souvent attachés par leur queue préhensile à une algue ou une feuille de posidonie. Attendant en embuscade avec leur camouflage les petits crustacés, ils utilisent leur bouche comme un puissant aspirateur, ou plutôt, compte tenu de sa forme tubulaire, comme une paille. Ils les repèrent visuellement, grâce à des yeux bien développés et mobiles indépendants l’un de l’autre, et aspirent la proie en déplaçant brutalement un os dans leur bouche, ce qui provoque une dépression suffisante.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Sa reproduction est particulière étant donné que c’est le mâle qui effectue la gestation des quelque 5 à 1 800 œufs pondus dans sa poche ventrale par la femelle[3]. La gestation dure de 2 à 3 semaines et une autre recommence presque immédiatement avec des ovocytes provenant de la même femelle. Les petits mesurent alors 8 à 16 mm de long selon les espèces.

La fameuse parade est souvent terminée par la femelle qui enlace alors le mâle pour introduire son ovipositeur dans son partenaire et pondre ses œufs. Celui-ci s'appuie sur le sol et ondule pour permettre aux ovocytes de bien rouler au fond de sa poche. Il y a fécondation dans les voies génitales mâles. Les partenaires sont souvent de même taille. En l'espace de 10 secondes, le mâle reçoit une ponte de 100 à 200 ovocytes qu'il va incuber pendant 4 semaines. La parturition peut durer 4 jours. Souvent les bébés se regroupent et s'accrochent par la queue à une algue.

Le règne animal fournit de nombreux exemples de pères qui « portent » leur progéniture ; par exemple, les pycnogonides dont les mâles portent les œufs sur leurs pattes, les léthocères dont les mâles portent les œufs sur leur dos[4][réf. insuffisante], ainsi que les crapauds accoucheurs.

Fossiles[modifier | modifier le code]

Les premiers fossiles d’hippocampes connus datent de la fin de l’Éocène, soit il y a environ 40 millions d’années[5][réf. insuffisante].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Hippocampe - squelette conservé au MNHN de Paris.

Selon World Register of Marine Species (17 mai 2016)[6], le genre Hippocampus regroupe environ 50 espèces :



Pêche[modifier | modifier le code]

Les hippocampes sont utilisés en herbologie traditionnelle chinoise et également vendus séchés aux touristes, ce qui entraîne à la fois une diminution drastique des populations et de la taille des spécimens restant (plus de 20 millions sont pêchés chaque année[7]).

Étude et protection[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Pour améliorer la vérifiabilité de l'article, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).

Plusieurs programmes de science participative concernent les hippocampes, notamment en France:

  • En Aquitaine, sur le bassin d'Arcachon en particulier : l' Observatoire Participatif de la Biodiversité Marine est un programme de sciences participatives développé par l'association Ocean'Obs[8] avec le soutien de ses partenaires (FFESSM, AAMP, etc.)[9]. Il vise à suivre avec l'aide des citoyens plongeurs (les sentinelles de la mer [10]) les hippocampes et les herbiers de zostères afin d’alimenter en connaissances utiles les gestionnaires d’espaces naturels marins (Parc Naturel Marin, Réserves Naturelles Nationales, Zones Natura 2000, Parcs Naturels Régionaux, etc). Il déploie progressivement ses actions à l'ensemble de la façade atlantique métropolitaine : le lac d'Hossegor, le bassin d'Arcachon, l'estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais, etc.
  • Dans le bassin de Thau, le CPIE Bassin de Thau coordonne un observatoire des hippocampes nommé Hippo-Thau[11]. Il a par ailleurs réalisé en 2015 une exposition sur les hippocampes: leur biologie, leur famille, les découvertes scientifiques, les menaces pesant sur eux et les solutions mises en place pour les préserver[12],[13].
  • L'association Peau bleue, partie prenante de la démarche du bassin de Thau et ayant participé au lancement de cette thématique dans le bassin d'Arcachon, coordonne en France métropolitaine les programmes "Hippo-Habitat" et "Hippo-Atlas"[14]

Hippocampe dans la culture[modifier | modifier le code]

L'hippocampe est présent dans le logo de plusieurs structures:

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Ellis, Tiger Bone & Rhino Horn: The Destruction of Wildlife for Traditional Chinese Medicine, Washington D.C., Island Press, , xiii + 294 p. (ISBN 978-1-55963-532-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]