Gruidae

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Les Gruidés (Gruidae) sont une famille de grands oiseaux de l'ordre des Gruiformes. Cette famille comprend 2 genres et quinze espèces existantes.

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont de grands oiseaux terrestres (de 90 à 176 centimètres), gracieux, à long cou et longues pattes, au plumage à dominantes grises ou blanches.

Habitats et répartition[modifier | modifier le code]

On les trouve sur tous les continents, excepté l'Antarctique, les îles d'Océanie et l'Amérique du Sud. On observe la plus grande diversité des genres en Afrique et des espèces en Asie. Les grues fréquentent les zones humides ou herbeuses étendues.

Liste alphabétique des genres[modifier | modifier le code]

  • Balearica Brisson, 1760 (2 espèces)
  • Grus Pallas, 1766 (13 espèces)

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 2.6, 2010) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique) :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

  • « Faire le pied de grue » signifie familièrement « attendre longtemps sur ses pieds. »
  • « Grue » désigne familièrement une prostituée.
  • L'expression « bayer aux corneilles » se disait « bayer aux grues » au XVIIe siècle.
  • Le petit de la grue se nomme le gruon ou gruau

La grue en art et traditions[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • En littérature, Homère, dans l’Iliade (III, v. 2-7), raconte que les grues attaquent les Pygmées.
  • En littérature, Ovide, dans les Métamorphoses (VI, v. 90 et suiv.), raconte comment la mère des Pygmées, Oenoé, a été transformée en grue et s'est attaquée à son propre peuple.
  • En musique, La grue est une célèbre chanson populaire arménienne réécrite et harmonisée par Komitas, fondateur de la musique arménienne classique moderne. Elle traite du sentiment d'exil et de la nostalgie, celle de la terre à jamais perdue. [1]
  • Au cinéma, Quand passent les cigognes est un film soviétique de Mikhaïl Kalatozov (1957) ; le titre original russe est Летят журавли, Letiat jouravli, « Les grues volent » ; l'oiseau évoqué dans le film est la grue de Sibérie, remplacée par la cigogne en version française pour éviter les sens multiples du mot « grue ».
  • En origami, la grue est un pliage traditionnel, et une figure emblématique japonaise.
  • Dans la mythologie celtique, la grue joue un rôle de psychopompe[1].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J. (1996) Handbook of the Birds of the World, Volume 3, Hoatzin to Auks. BirdLife International, Lynx Edicions, Barcelona, 821 p.
  • C. Krajewski, J.T. Sipiorski, et F.E. Anderson 2010, « Complete Mitochondrial Genome Sequences and the Phylogeny of Cranes (Gruiformes: Gruidae) », The Auk, vol. 127 (2010), p. 440-452.
  1. Revue celtique - Volumes 42 à 43 - Page 44