Parc zoologique d'Amnéville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Zoo d’Amnéville

Image illustrative de l’article Parc zoologique d'Amnéville
Logo du Zoo d’Amnéville
Image illustrative de l’article Parc zoologique d'Amnéville
Entrée du zoo d’Amnéville.

Propriétaire Prudentia Capital
Direction Anne Yannic
Situation Hagondange, Moselle, France
Superficie 18 hectares
Latitude
Longitude
49° 14′ 46″ nord, 6° 08′ 20″ est
Nombre d'animaux 2 000[1]
Nombre d'espèces 360 revendiquées
À voir gorilles des plaines de l'Ouest, ours polaires, baie des lions de mer
Site web http://zoo-amneville.com

Le parc zoologique d’Amnéville est un parc zoologique français du Grand Est situé entre Metz et la frontière avec le Luxembourg, près d'Amnéville. Environ 2000 animaux[1] de 360 espèces y sont présentés sur 18 hectares.

Fondé et dirigé par Michel Louis depuis 1986, il est une société coopérative et participative jusqu'en 2020. Il devient alors une société par actions simplifiée, propriété du fonds d'investissement Prudentia Capital. Il est depuis dirigé par Anne Yannick.

C'est l'un des rares zoos français à présenter des gorilles et des orangs-outans. C'est par ailleurs le seul à présenter un spectacle de domptage de tigres, une particularité controversée[2] qui lui a permis d'accroître sa fréquentation mais qui lui a aussi valu d'être rétrogradé au rang de membre temporaire de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), puis d'en être exclu. Au sein de cette association il participait à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées. Il est par ailleurs membre de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

Avec une moyenne de 607 774 visiteurs par an entre 2010 et 2016, il est l'un des dix zoos les plus fréquentés de France. Ces chiffres sont aujourd'hui remis en cause : ils auraient été gonflés volontairement par le directeur[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le parc est créé le 28 juin 1986 par Michel Louis[3] sous la forme d'une société coopérative et participative (SCOP)[4], il est alors la propriété de ses salariés-coopérateurs. Il est implanté dans la vallée de la Moselle, entre Metz et la frontière franco-luxembourgeoise, sur la commune d'Hagondange, près d'Amnéville dont il tire son nom. Le projet de parc zoologique est alors fortement soutenu par le maire de la ville, Jean Kiffer.

En octobre 2015, alors que le parc bat son record de fréquentation grâce à Tiger World, spectacle de dressage de tigres, c'est cette même attraction populaire, décriée par des associations de protection des animaux, qui le fait rétrograder de « membre permanent » à « membre temporaire » pour un an au sein de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), à la suite d'une inspection[5].

Fin 2015, la direction annonce que le zoo risque d'être placé en redressement judiciaire, la société s'étant retrouvée déficitaire de 4,5 millions d'euros fin décembre[6]. Les problèmes financiers du zoo ont largement été intensifiés par l'investissement massif dans l'attraction Tiger World, à l'origine de 20 millions d’euros de dettes supplémentaires[7]. Malgré les demandes du zoo, un nouveau crédit lui a été refusé[6] et trois des douze banques créancières ont refusé d’étaler ses précédents crédits sur dix ans, au lieu des sept prévus à l'origine[4]. Le 6 janvier 2016, il est en effet placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz, avec une période d’observation de 6 mois[6]. Fin 2018, la justice accorde au zoo un délai total élargi de 10 ans, soit jusqu'en 2026, pour régler une dette de 60 millions d'euros[8].

Fin 2019, un scandale éclate : des animaux auraient été enterrés dans la forêt ou tronçonnés et jetés à la décharge[9], le mécontentement des employés est flagrant (120 personnes au tribunal des prudhommes contre le zoo d'Amnéville), un fichage des salariés serait effectué[10]. Le directeur du zoo Michel Louis nie cependant l'existence du fichage et affirme que tous les animaux morts étaient bien envoyés à l'équarissage, et non enterrés en forêt[10].

En décembre 2019, le parc demande à abandonner le statut de SCOP[11].

Le 3 janvier 2020, Michel Louis cède 82 % de ses parts au fonds d'investissement français Prudentia Capital, qui devient propriétaire du zoo[12],[13], et le sauve de la faillite. La chambre commerciale du Tribunal de Metz accepte le plan de reprise du fond d'investissement, qui a mis 10 millions d'euros sur la table et obtenu en échange l'effacement de 40 millions d'euros de la dette, détenue par des banques. Tout risque de liquidation judiciaire est écarté[14].

Le 4 mai, le nouveau propriétaire nomme Anne Yannic à la présidence du parc zoologique qui sera en charge, selon lui, de « l’ensemble des fonctions de direction générale ». Ancienne directrice générale des marchés France, Belgique et Suisse du Club Méditerranée de 2008 à 2012, elle a également présidé le directoire de Paris City Vision avant d’assurer la direction générale de la société d’exploitation de la Tour Eiffel de 2016 à 2018[15].

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

Le parc zoologique d'Amnéville s’étend sur 18 hectares, et compte environ 2000 animaux[6],[3], notamment des gorilles, lycaons, tapirs, rhinocéros, lynx, éléphants[16], ou encore des lions blancs[17].

Le parc comporte un vivarium de 1 000 m2. Il propose un ensemble d'animations et de spectacles (tigres, otaries, rapaces et perroquets).

Plaine africaine[modifier | modifier le code]

La plaine africaine s'étend sur 3 hectares et présente notamment des girafes, qui cohabitent avec zèbres, autruches, antilopes (cobes de Lechwe) et grues couronnées (ainsi que des pintades). On peut y admirer également des éléphants d'Afrique et des rhinocéros blancs, qui ont donné naissance à trois enfants ces dernières années[Quand ?].

Les bâtiments de nuit des éléphants, girafes et rhinocéros peuvent être visités et le visiteur peut découvrir des petites espèces africaines comme le dik-dik, le fennec mais aussi des goundis de l'Atlas, des damans des rochers, des reptiles, etc.

D'autres espèces sont observables autour de ces installations : mandrills, servals, chats du désert mais aussi lémuriens (makis catta et varis noirs et blancs).

Baie de lions de mer[modifier | modifier le code]

La Baie des lions de mer du zoo d'Amnéville est une installation dédiée à une quinzaine de lions de mer de Californie et de lions de mer Sud-Américain. Cette installation représente 2 600 000 litres d'eau, 45 mètres linéaires de vision sous-marine, deux bassins extérieurs d'une surface totale de 1 000 m2 et un bâtiment de 600 m2 sur deux niveaux avec 3 bassins intérieurs d'eau salée.

Un spectacle est présenté avec ces animaux.

Amazone Jungle[modifier | modifier le code]

Peruvia Bay[modifier | modifier le code]

Gorilla's Camp[modifier | modifier le code]

Cet espace est conçu pour présenter deux groupes de mâles gorilles des plaines de l'Ouest, une sous-espèce classée en danger critique d'extinction. Cet espace a été agrandi en 2012. Les baies vitrées à travers lesquelles les visiteurs peuvent les observer mesurent 45 mm d'épaisseur. Les gorilles bénéficient de 2 000 mètres carrés d'espaces intérieurs représentant un village traditionnel congolais et d'un parc extérieur. Les installations ont représenté un investissement de 11 millions d'euros.

Ces animaux ont été pour la plupart placés au zoo d'Amnéville dans le cadre du programme européen pour les espèces menacées (EEP)[18].

Vivarium tropical[modifier | modifier le code]

Orang-Outan Jungle[modifier | modifier le code]

Cet espace présente un groupe d'orangs-outangs arrivé en 2007. Ils ne sont pas seul à y être présentés, en effet, d’autres singes y vivent : des siamangs[19].

Les singes disposent d'un bâtiment sur deux niveaux avec des salles emplies de jeux, hamacs et cordages. Les deux salles communiquent par des ouvertures, et les visiteurs peuvent suivre les déplacements des animaux depuis un balcon.

L'enclos des géladas fait face à l'espace dédié aux orangs-outans.

Prédateurs du ciel[modifier | modifier le code]

Les travaux de la zone des rapaces démarrent dès 2007. En effet, deux ans sont nécessaires pour construire les volières (de présentation et de travail) ainsi que les écuries et l'aire de spectacle, une arène médiévale de 2500 places. L'ouverture est faite en 2009, année de la première présentation du spectacle. La particularité de ce spectacle est d'être présenté à la fois à pied et à cheval, comme était pratiquée la fauconnerie dès le Moyen-âge lors de grands équipages de chasse. L'équipe se compose d'une dizaine de fauconniers, permanents et saisonniers. Environ tous les deux ans, la mise en scène du spectacle de fauconnerie équestre est renouvelée, toujours dans l'optique de présenter diverses espèces d'oiseaux de proie sur les près de 300 oiseaux que possède la fauconnerie. Il s'agit également de faire prendre conscience au public la nécessité des rapaces dans la nature et de présenter la préservation et les actions faites pour les rapaces. Le spectacle est présenté de fin mars - début avril jusqu'à fin octobre-début novembre, les rapaces profitant de la saison hivernale pour refaire leurs plumes. Deux types de volières sont construites : les volières de présentation et les volières de travail, ces dernières non visibles du public.

Tiger World[modifier | modifier le code]

En 2015, le directeur, Michel Louis, crée, en association avec un des plus jeunes dresseurs de France Rémy Flachaire un spectacle de dressage de tigres présenté au sein d'une attraction intitulée Tiger World. La salle de spectacle de 1 929 places, ainsi que les décors intérieurs et extérieurs sont réalisés par la société Atelier artistique du béton (AAB). Le décor est inspiré des temples d'Angkor de l'empire khmer au Cambodge. Ouverte depuis avril 2015, cette attraction accueille des spectacles de 45 min présentés une à quatre fois par jour, avec une dizaine de tigres. Le coût de construction de cet espace est de 14 millions d'euros[20].

Cependant, cette attraction est dénoncée par des associations et certains professionnels du secteur (du Parc des félins, notamment). En mai 2015 les associations Code animal et Aves France demandent à l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) de radier le zoo d'Amnéville de la liste de ses membres, arguant que cette attraction est contraire à l'éthique exigée par cette association de parcs zoologiques[21]. La directrice exécutive de l'EAZA, Myfanwy Griffith, leur répond qu'elle a déjà signifié à la direction du zoo « qu’elle ne pouvait pas accepter la construction d’un équipement de cirque au sein d’un parc membre »[22]. En octobre, elle le rétrograde de membre permanent à membre temporaire pour un an[5],[23]. Ce statut de membre temporaire pour un an signifie que le zoo ne satisfait plus aux normes requises pour être membre permanent et que sa capacité à accéder à nouveau au statut de membre permanent sera jugée dans un délai d'un an[24]. Seuls les membres permanents peuvent siéger au conseil de l'EAZA[25]. En 2017, le zoo n'apparaît plus sur la carte interactive des membres de l'EAZA[26].

Forêt des ours[modifier | modifier le code]

Ouvert en avril 2017, la Forêt des ours est un espace de 4 000 m² consacré aux ours bruns[27].

Conservation des espèces[modifier | modifier le code]

En 2015, la direction du zoo a enregistré une soixantaine de naissances, dont plusieurs espèces en danger[28]. Le parc participe à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées (EEP) mais n'en coordonne pas[29].

Le directeur affirme consacrer environ 500 000 euros par an à une vingtaine d'associations qui œuvrent pour la conservation de la nature, in situ[27].

Économie et gestion[modifier | modifier le code]

Fréquentation du Zo d'Amnéville de 2010 à 2018 en nombre de visiteurs annuels[30],[31]
Année Visiteurs Année Visiteurs Année Visiteurs
2010 590 900 2013 584 406 2016 521 240
2011 617 023 2014 608 846 2018 400 000
2012 701 000 2015 631 000

En janvier 2016, la société est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Metz[32], sa fréquentation chute à 521 240 visiteurs[33].

Le zoo réalise un chiffre d'affaires moyen d'environ 16 millions d'euros par an, pour un bénéfice net d'environ 1 million d'euros[27].

Controverses[modifier | modifier le code]

En juillet 2018, le zoo, alors endetté, a essayé de se débarrasser du cadavre d'un ours polaire en l'envoyant dans un site de retraitement des déchets qui traite les restes des restaurants[34]. Le cadavre d'un lion aurait déjà été envoyé dans ce site de traitement des déchets[34].

Le zoo ainsi que le vétérinaire démentent ces propos dans un communiqué publié le 10 décembre 2019 sur leur page Facebook.

Il est reproché en outre au zoo un certain nombre d'autres pratiques douteuses, à l'instar du fichage des salariés et des clients[35], le fait de déverser des eaux usées dans la forêt[36] ou encore l’achat d’animaux chassés illégalement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Institution (Zoo d'Amnéville), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le 11 juillet 2016)
  2. a et b « Fichage, vidanges sauvages, animaux enterrés : enquête sur les pratiques pas très nettes du zoo d’Amnéville », sur France Bleu, (consulté le 4 décembre 2019)
  3. a et b Clémentine Rebillat et Daphné Mongibeaux, « Zoo d’Amnéville, le rêve d’un passionné », Les zoos de France, Paris Match, (consulté le 17 juillet 2015).
  4. a et b « Le zoo d’Amnéville pourrait être placé en redressement judiciaire », sur loractu.fr/metz,
  5. a et b « Le zoo d’Amnéville a dépassé son record de fréquentation en 2015 », sur loractu.fr,
  6. a b c et d « Le zoo d'Amneville placé en redressement judiciaire », sur lest-eclair.fr,
  7. Nicolas Zaugra, « Scandales, problèmes financiers, nouveau propriétaire : que va devenir le zoo d’Amnéville ? », sur actu.fr,
  8. L'essentiel, « Le zoo d'Amnéville aura du temps pour régler sa dette », sur L'essentiel (consulté le 28 mai 2019)
  9. « Comment le zoo d'Amnéville a tenté d'envoyer le cadavre d'un ours polaire à la déchetterie », sur France Bleu, (consulté le 9 décembre 2019)
  10. a et b Antoine Barège, « Fichage, vidanges sauvages, animaux enterrés : enquête sur les pratiques pas très nettes du zoo d’Amnéville », sur francebleu.fr,
  11. Arrêté du 17 décembre 2019 autorisant la sortie du statut coopératif de la SCOP Parc zoologique d'Amnéville.
  12. Rédaction, « Le zoo d'Amnéville repris par Prudentia Capital », sur www.ici-c-nancy.fr (consulté le 20 janvier 2020)
  13. « Le fonds d'investissement Prudentia Capital s'empare du zoo d'Amnéville », sur France Bleu, (consulté le 20 janvier 2020)
  14. Antoine Barège, « Le fonds d'investissement Prudentia Capital s'empare du zoo d'Amnéville », sur francebleu.fr,
  15. « Anne Yannic nommée à la tête du zoo d’Amnéville », sur republicain-lorrain.fr,
  16. « « Putain d'écologistes de merde ! » : Le directeur du zoo d'Amnéville perd son sang froid. », sur leplus.nouvelobs.com,
  17. « VIDEO. 5 lionceaux blancs naissent au zoo d’Amnéville », sur sciencesetavenir.fr, (consulté le 17 juillet 2015)
  18. « Le zoo d'Amnéville met en service son "gorilla's camp" », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2017)
  19. « Zoo d'Amnéville - Nos Installations », sur www.zoo-amneville.com (consulté le 6 avril 2017)
  20. « Le zoo d’Amnéville investit 14 M€ pour « Tiger world » », Le Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2017)
  21. « Au zoo d'Amnéville, Tiger World en chantier, 28 000 signatures contre », sur loractu.fr,
  22. (en) EAZA Executive Office, « Courrier ‘Tigerworld’, Amnéville Zoo »,
  23. (en) « EAZA Member List », sur eaza.portal.isis.org (consulté le 30 janvier 2016)
  24. (en) « Joining EAZA », sur eaza.net (consulté le 8 mai 2016)
  25. (en) « EAZA organisational structure scheme », sur eaza.net (consulté le 8 mai 2016)
  26. (en) « European Association of Zoos and Aquaria Members Map », sur eaza.net (consulté le 4 novembre 2017)
  27. a b et c « Le parc d'Amnéville a adopté une stratégie offensive mais risquée », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2017)
  28. Ivan Valerio, « Vague de naissances au zoo d'Amnéville », sur BFM TV.com, (consulté le 17 juillet 2015)
  29. (en) « EAZA Activities > Collection Planning > EEPs and ESBs », sur eaza.portal.isis.org (consulté le 15 mai 2016)
  30. Direction générale des entreprises, « Mémento du Tourisme, Édition 2015 », sur entreprises.gouv.fr (consulté le 2 décembre 2019)
  31. « Les Zoos dans le Monde - Zoo d'Amnéville », sur www.leszoosdanslemonde.com (consulté le 2 décembre 2019)
  32. « Le zoo d'Amnéville en redressement judiciaire à sa demande », sur loractu.fr (consulté le 7 janvier 2016)
  33. « Offre, fréquentation, clientèles et chiffre d’affaires des lieux de visite en destination Alsace », sur clicalsace.com,
  34. a et b franceinfo, « "On a tronçonné Olaf"  : comment le zoo d'Amnéville a tenté de faire disparaître le cadavre d'un ours polaire », sur Francetvinfo.fr, Franceinfo, (consulté le 26 juillet 2020).
  35. « Lorraine. Fichage : une liste noire au zoo d'Amnéville ? », sur www.republicain-lorrain.fr (consulté le 4 décembre 2019)
  36. franceinfo, « Animaux enterrés, eaux usées évacuées dans la nature... Les pratiques douteuses du zoo d'Amnéville », sur Francetvinfo.fr, Franceinfo, (consulté le 26 juillet 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]