Callosciurus prevostii

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Callosciurus prevostii, l'Écureuil de Prévost, est une espèce de rongeurs. C'est un écureuil de la famille des sciuridés.

Répartition[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii est présent du sud de la Thaïlande jusqu'en Malaisie et en Indonésie, y compris sur les îles de Sumatra, Bornéo et les petites îles adjacentes. Il a également été signalé dans le nord de l'île de Sulawesi[1], où il a probablement été introduit de Bornéo par l'homme[2],[3].

Habitat[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii habite les forêts secondaires, les vergers, ainsi que les plantations de palmiers et de cocotiers[1].

Description[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii vu de face

Callosciurus prevostii est un écureuil de taille moyenne[1] qui mesure environ 24 cm pour le corps avec une queue d'environ 23 cm pour un poids d'environ 360 g[2].

Il est variable en coloration, mais il peut généralement être décrit comme noir sur le dessus et orange rougeâtre sur le dessous avec une bande blanche séparant ces deux parties des cuisses aux flancs[3]. La partie supérieure de couleur noire inclut le dessus de la tête et le dos. Le dessous rougeâtre inclut le dessous du cou, la poitrine, l'intérieur des membres supérieurs, les avant-bras en entier et la face intérieure des extrémités postérieures. La bande blanche à jaunâtre couvre les joues, les côtés du cou, les flancs et la face extérieures les bras et des cuisses[4]. Ses oreilles sont dépourvues de pinceaux et sa queue est presque ronde et médiocrement velue[4],[5].

Ecologie[modifier | modifier le code]

Comportement[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii est une espèce d'écureuil arboricole diurne[1].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Son alimentation inclut principalement des fruits, comme ceux de la famille des diptérocarpacées[6], mais il consomme également des arthropodes[1].

Parasites et maladies[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii peut être parasité par des vers endoparasites comme les échinocoques[7].

Callosciurus prevostii peut être parasité par Eimeria callosciuri[8] et être atteint de coccidiose[9].

Il peut être porteur du bornavirus dangereux pour l'Homme[10].

Publication originale[modifier | modifier le code]

Taxonimie[modifier | modifier le code]

Callosciurus prevostii a été décrit par le zoologiste français Anselme Gaëtan Desmarest en 1822 sous le protonyme Scirius prevostii en l'honneur de son ami Constant Prévost.

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon MSW[11] :

  • Callosciurus prevostii atricapillus (Schlegel, 1863)
  • Callosciurus prevostii melanops (Miller, 1902)
  • Callosciurus prevostii piceus (Peters, 1866)
  • Callosciurus prevostii prevostii (Desmarest, 1822)
  • Callosciurus prevostii rafflesii (Vigors & Horsfield, 1828)
  • Callosciurus prevostii sarawakensis (Gray, 1867)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Lurz, P. W. W., Fielding, I., Hayssen, V. 2017. Callosciurus prevostii (Rodentia: Sciuridae). Mammalian Species, 49(945): 40–50.
  2. a et b Thorington, R. W. Jr., Koprowski, J. L., Steele, M. A., Whatton, J. F. 2012. Squirrels of the World, Johns Hopkins University Press, Baltimore, 472 pages.
  3. a et b Mead, D. 2013. Squirrels of Sulawesi: An introduction. Sulang Language Data and Working Papers: Topics in Lexicography, no. 26: 1-10. (pdf)
  4. a et b Desmarest, A. G. 1822. Mammalogie ou description des espèces de mammifères. Seconde Partie. Encyclopédie Méthodique. Agasse, Paris, 555 pp., 66 planches. (texte intégral Ecureuil de Prévost p. 335).
  5. Audouin, J. V. 1824. Dictionnaire classique d'histoire naturelle, Volume 6. Rey et Gravier, Paris, 593 pages.
  6. Nakagawa, M., Itioka, T., Momose, K., Nakashizuka, T. 2005. Insect Predators of Dipterocarp Seeds. [in] Roubik, D. W., Sakai, S., Hamid, A. A. K. (Eds.). Pollination Ecology and the Rain Forest: Sarawak Studies. Ecological Studies, 174: 145-157.
  7. Staebler, S., Steinmetz, H., Keller, S., Deplazes, P. 2007. First description of natural Echinococcus multilocularis infections in chinchilla (Chinchilla laniger) and Prevost’s squirrel (Callosciurus prevostii borneoensis). Parasitology Research, 101(6): 1725-1727.
  8. Colley, F. C. 1971. Eimeria callosciuri n. sp. (Protozoa: Eimeriidae) from Prevost's squirrel Callosciurus prevostii Demarest, 1822 in Malaysia. The Journal of Protozoology, 18(2): 199-200.
  9. Levine, N. D., Ivens, V. 2018. The Coccidian Parasites of Rodents. CRC Press, 236 pages.
  10. Schlottau, K., Jenckel, M., van den Brand, J., Fast, C., Herden, C., Höper, D., Homeier-Bachmann, T., Thielebein, J., Mensing, N., Diender, B., Hoffmann, D., Ulrich, R. G., Mettenleiter, T. C., Koopmans, M., Tappe, D., Schmidt-Chanasit, J., Reusken, C. B. E. M., Beer, M., Hoffmann, B. 2017. Variegated Squirrel Bornavirus 1 in Squirrels, Germany and the Netherlands. Emerging Infectious Diseases, 23(3): 477-481.
  11. R. W. Jr. Thorington et R. S. Hoffmann, Mammal Species of the World: a taxonomic and geographic reference, The Johns Hopkins University Press, , 754–818 p. (ISBN 0-8018-8221-4, OCLC 26158608, lire en ligne), « Family Sciuridae »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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