Plateaux Batéké

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Emplacement des massifs du Gabon ; les plateaux Batéké se situent à l'Est du pays.

Les plateaux Batéké sont un ensemble de plateaux se situant à la frontière entre la république du Congo et le Gabon. Ils ont donné leur nom à deux départements :

Ils couvrent environ 6 millions d'hectares[1] et culminent entre 350 et 930 mètres[2]. Ils sont riches en manganèse.

La zone abrite le parc national des plateaux Batéké.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La zone doit son nom à la présence des Téké, une population bantoue qui réside à cet endroit et qui y avait établi son royaume. Le terme batéké désigne « le peuple des Téké », le préfixe ba étant le signe du pluriel.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les plateaux Batéké sont une ancienne zone volcanique. Les sols sont composés de grès polymorphes[3], massivement sous forme sableuse, datant vraisemblablement de l'éocène[4]. « La végétation est une mosaïque de savanes herbeuses et arbustives, entrecoupées des forêts galeries humides constituées d'essences diverses[2]. » « Dominée par un gigantesque système de dunes de sable, la terre est couverte de vastes herbes et des parcelles de savane boisées séparées par des lignes fines de forêts de forêts denses et plusieurs vallées de rivières bleu turquoise[1] », en effet, plusieurs rivières y coulent, le Kouilou-Niari, en république du Congo, l'Ogooué, la Mpassa, la Ndjoumou[5], la Lékabi et la Lékey, qui coulent au Gabon.

Histoire[modifier | modifier le code]

« La région des plateaux Batéké se confond avec celle du Royaume Téké dont ont fait mention les explorateurs européens dès le XVe siècle. Dès cette date, il est noté une forte activité métallurgique qui date de plus de deux mille ans et qui a duré jusqu'au début du XXe siècle[6]. » « Le premier peuple […] arrivé alors sur les lieux (vers 2000- au plus tard), avec les débuts de la métallurgie du cuivre et du fer et avec une agriculture itinérante, a maintenu, par ses brûlis, une savane sur grès perméables que, sans lui, la forêt aurait refermée sur elle-même[7]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]


  1. a et b WCS Congo.
  2. a et b IRD.
  3. « Géologie et Hydrologie », sur republique-congo.com, République du Congo
  4. André-Christian Pérusset, « Aperçu de la géomorphologie du Gabon », Bulletin de l'Association de géographes français, no 475-476,‎ , p. 83-89 (p. 86) (DOI 10.3406/bagf.1981.5232).
  5. Calaque 2005, p. 10.
  6. UWHC.
  7. EU Teke.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Perusset, Ministère de l'Éducation Nationale de la République Gabonaise, « Oro-Hydrographie (le relief) », dans Géographie et cartographie du Gabon, Atlas Illustré, Paris, Edicef, , p. 10-13.
  • (en) Maria Petringa, Brazza, A Life for Africa, Bloomington, AuthorHouse, (ISBN 978-1-4259-1198-0) — Description des explorations de Pierre Savorgnan de Brazza dans le bassin de l'Ogooué.
  • « Parc national des Plateaux Batéké », sur UNESCO World Heritage Centre
  • Michel-Marie Dufeil, « Teke royaume », Encyclopædia Universalis en ligne (consulté le 28 avril 2017)
  • « Les plateaux Batéké au Gabon », Indigo, phototèque de l'IRD, IRD
  • Romain Calaque (chef du Projet WCS - Plateaux Batéké), Tourisme sur les Plateaux Batéké : modes d’emploi, Wildlife Conservation Society, (lire en ligne)
  • (en) Mark Gately (Country Director, Republic of Congo) et Timothy Rayden (Technical Advisor, Forestry and Climate Change), « Bateke plateaux », WCS Congo (consulté le 28 avril 2017)