Zoo de La Palmyre

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Zoo de La Palmyre

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Logo du zoo de La Palmyre
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La cascade à l'entrée du zoo de La Palmyre.

Date d'ouverture 1966
Situation Les Mathes - La Palmyre (Charente-Maritime)
Superficie 18 hectares
Latitude
Longitude
45° 41′ 17″ Nord, 1° 09′ 56″ Ouest
Nombre d'animaux environ 1 500 [1]
Nombre d'espèces 115 revendiquées
Accréditations EAZA
Site web http://www.zoo-palmyre.fr/

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Le zoo de La Palmyre est un parc zoologique français situé sur la côte atlantique de la Nouvelle-Aquitaine, en Charente-Maritime, dans la presqu'île d'Arvert, entre Royan et l'Île d'Oléron. Créé en 1966 par Claude Caillé, le parc est toujours la propriété de sa famille. Il est actuellement présidé par son fils, Patrick Caillé, et dirigé par son petit-fils Pierre Caillé.

Il s'étend sur 18 hectares au sein de la station balnéaire de La Palmyre, enclavée entre la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine. Le parc, aménagé en jardin paysager, offre au visiteur l'occasion d'observer plus de 1 500 animaux de 115 espèces, tout au long d'un parcours de plus de 4 kilomètres.

Le zoo, membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP). Il est également membre de l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA).

Il est l'un des dix parcs zoologiques les plus visités de France, avec plus de 700 000 visiteurs en 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

Si le zoo de la Palmyre n'a officiellement ouvert ses portes qu'en 1966, le projet débuta réellement de manière officieuse dès 1957, grâce aux efforts de Claude Caillé, son créateur, alors âgé de 35 ans.

Ce dernier, fils d'un vendeur de journaux, commence à travailler avec son père dans ce milieu modeste dès l'âge de 14 ans. Il a une vingtaine d’années lorsqu'il fait la rencontre de sa future femme, Irène, dont l'un des frères possède un petit parc zoologique à La Crouzille, commune de Saint-Sylvestre (à 20km au nord de Limoges). C'est en venant y aider son beau-frère que Claude Caillé se découvre une passion pour les animaux[2]. Dès lors, il se plonge dans les livres et étudie la zoologie.

Un zoo ambulant[modifier | modifier le code]

En 1957, accompagné de sa femme et de ses deux enfants, Patrick et Bruno, Claude Caillé débute avec un petit zoo ambulant qu'il présente dans les écoles, sillonnant la France[2]. Puis, dans les années 1960, il décide de partir en Afrique pour y capturer des animaux, une pratique alors légale à l'époque[2]. Après un séjour chez les Pygmées, il ramène du Cameroun des gorilles et des chimpanzés.

Il part ensuite au Kenya où, aidé par les Kikuyus, il capture zèbres, antilopes et girafes, mais n'a pas suffisamment d'argent pour payer les taxes et le transport des bêtes[réf. nécessaire]. Il rentre alors en France bredouille, mais revient trois mois plus tard avec l'argent nécessaire[réf. nécessaire]. Malheureusement, les animaux confiés à son équipe ont entre-temps disparu, tués par les Kikuyus[réf. nécessaire]. Claude Caillé reprend alors la route et les tournées scolaires pendant trois ans[réf. nécessaire].

Création du zoo de la Palmyre[modifier | modifier le code]

De retour au Kenya, il s'associe cette fois avec Carr-Hartley qui capture et fournit des animaux aux zoos du monde entier. Cette fois l'opération réussit, et il revient alors en France avec un cheptel d'animaux exotiques, et s'installe au Clapet, qui sera renommé en La Palmyre en référence à l'oasis du désert marocain[2], au cœur d'une forêt de pins maritimes et de chênes verts, toute proche des plages de l'océan Atlantique.

En juin 1966, le zoo ouvre ses portes avec 60 animaux sur 3 hectares. C'était alors un zoo traditionnel sans confort pour l'animal, un peu sur le modèle des ménageries. À la fin du mois d'août, le parc enregistre déjà 129 500 visiteurs. Le succès allant croissant, le zoo n'a cessé de s'agrandir, de s'embellir et d'accueillir de nouveaux arrivants. À cette époque, les pensionnaires du zoo sont considérés comme faisant partie de la famille et, ainsi, les bébés dont les mères ne s'occupent pas sont élevés au biberon, tandis que les enfants s'amusent et dorment avec les petits guépards, et prennent leur bain avec les loutres. Aujourd'hui cependant, afin d'éviter de trop les dénaturer, les animaux ne sont plus élevés en nurserie mais par leurs parents. Ce n'est donc plus que dans des cas exceptionnels — abandon du petit, manque de lait ou d'instinct maternel, petit qui présente une pathologie, etc. — qu'un petit est retiré à sa mère.

Développement[modifier | modifier le code]

En 1975, le parc zoologique a reçu 260 000 personnes dont 190 000 pendant les trois mois d'été.

En 1976, de nombreux animaux sont évacués en raison d'un grand incendie qui ravage la forêt de la Coubre et menace le zoo, mais finit par s'arrêter à quelques centaines de mètres du zoo.

En mars 1978, la première naissance d'un gorille en France se produit au zoo.

En 1984, une première naissance d'ours blanc y a lieu.

Depuis 1985, les flamants du Chili se reproduisent avec succès.

Deux petits pandas du zoo de la Palmyre se reposent après avoir mangé. En raison d'un important braconnage et de la réduction de son habitat liée à l'expansion des activités humaines, l'espèce est en danger d'extinction et à ce titre figure sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

En juin 1988 et en juillet 1990, Georges de Caunes s'installe quinze jours dans une cage du zoo, sous l'étiquette Homo sapiens, pour y observer les humains avec les yeux des animaux.

En 1989, le zoo de la Palmyre obtient sa première naissance d'otarie de Californie et emploie un vétérinaire à temps plein, Thierry Petit[2].

En 1992, le zoo de la Palmyre réussit sa première reproduction de guépards.

En mars 1993, le zoo s'agrandit[2] de 4 hectares et présente une vaste plaine africaine où sont mélangés des zèbres, des antilopes et des autruches.

En 1994, est construit le nocturama pour roussettes.

En 1995, le zoo de la Palmyre obtient sa première naissance d'éléphant d'Asie.

En 1996 est créé le bassin des ours polaires. D'une capacité de 1 000 m3 d'eau, il permet aux visiteurs d'observer les évolutions de ses pensionnaires, que ce soit à l'air libre ou sous l'eau grâce à des vitres de 5 cm d'épaisseur.

En octobre 2000, une femelle guépard née en 1992, l'une des rares reproductrices françaises, présente des troubles salivaires et locomoteurs. Malgré tous les soins prodigués, l'état général de l'animal se dégrade, obligeant le docteur Thierry Petit à l'euthanasier en février 2001. Les analyses effectuées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) de Lyon mettent en évidence le fait que l'animal est infecté par le prion de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), plus connue sous le nom de « maladie de la vache folle »[3]. Il s'agit du premier cas d'ESB sur un non ruminant né en France. L'animal aurait été contaminé par des morceaux de bœuf, souillés par des restes de systèmes nerveux, donnés aux félins en complément de leur ration à base de poulet.

En octobre 2005, Claude Caillé a officiellement pris sa retraite, cédant ainsi sa place à son fils, Patrick Caillé.

En décembre 2005, le zoo a perdu l'ours polaire mâle, qui n'a pu être remplacé qu'à partir de juillet 2006 par l'ours Moni, venu tenir compagnie à Tania.

En 2006, en raison de l'épidémie de grippe aviaire, des mesures ont rapidement été mises en place et ont d'abord consisté à confiner certaines espèces et à protéger les mangeoires des espèces non confinées. Très tôt, il a été envisagé de vacciner par mesure de précaution les 600 oiseaux pensionnaires du zoo[4]. Certaines espèces rares, comme l'étourneau de Bali, dont il ne reste que quelques couples dans le monde, doivent être en effet particulièrement protégées d'une éventuelle épizootie de grippe aviaire. Le confinement n'est malheureusement pas recommandé dans ce cas car il risquerait d'entraîner des pathologies graves chez des animaux par définition sauvages. Au printemps et à l'automne 2006, l'ensemble des oiseaux du zoo, ainsi que ceux des autres parcs zoologiques français, ont été vaccinés. Le virus n'ayant pas été éradiqué, une nouvelle campagne de vaccination a été effectuée en 2007.

Le tigre de Sibérie mâle, âgé d'une douzaine d'années, a quitté le zoo de la Palmyre en juin 2006 pour rejoindre Toundra, une femelle du zoo d'Amnéville. Il a été remplacé par un couple de tigres asiatiques. L'éléphante Homaline a quitté le zoo à l'automne 2006 pour rejoindre le zoo de Pont-Scorff.

En 2009 une serre tropicale offre 4 hectares aux anthropoïdes, portant la surface du zoo à 18 hectares.

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

Le parc est entièrement accessible aux handicapés, dispose d'un parking gratuit, et propose des points de rafraîchissement et de restauration à l'intérieur du parc.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Outre la présentation de nombreux animaux dans un environnement adapté à leur habitat naturel, le zoo offre d'avril à fin octobre des spectacles d'otaries de Californie, ainsi que de perroquets et de cacatoès.

Conservation de la nature[modifier | modifier le code]

Tournant le dos aux anciennes pratiques des parcs zoologiques, le parc met l'accent sur une amélioration constante de la qualité de vie des animaux, et joue un rôle important dans la réintroduction dans leur milieu naturel de certaines espèces menacées. Il joue également un rôle pédagogique auprès du visiteur en l'informant sur la biologie et le comportement des espèces, ainsi qu'en le sensibilisant aux menaces nécessitant de mettre en œuvre des mesures de conservation.

Particulièrement sensibilisé à la conservation d'espèces menacées, le zoo de la Palmyre est membre de nombreuses associations internationales reconnues, telles que :

Il est également l’un des membres fondateurs de la Conservation des espèces et des populations animales (CEPA)[9]. Cette association, créée en 1997, concentre ses actions sur les espèces à la fois gravement menacées et généralement négligées car méconnues comme la panthère de l’Amour ou le monarque de Tahiti. Une attention toute particulière est donnée à la faune des départements et territoires français d’Outre-Mer.

En 2002, le zoo de la Palmyre a rejoint l’Association européenne pour l’étude et la conservation des lémuriens (AEECL)[10] qui regroupe une quinzaine de zoos. L’initiative de cette action revient aux zoos de Mulhouse, Cologne et Sarrebruck, ainsi qu’à l’université de Strasbourg. L'association gère un programme d’élevage européen en environnement contrôlé (parcs zoologiques) et récolte des fonds qui servent à la création d’une zone protégée à Madagascar pour les lémurs aux yeux turquoise.

Conservation ex situ[modifier | modifier le code]

Grâce à son taux de natalité remarquable, le zoo est en mesure d'adhérer à de nombreux programmes de sauvegarde d'espèces en voie de disparition. En 2007 par exemple, le zoo participe à 34 programmes européens d'élevage EEP et à 16 studbook européens ESB, ainsi, un quart des 130 espèces qu'il abrite fait l'objet d'un programme international d'élevage. Parmi ces dernières, on retrouve le gorille des plaines, l'orang-outan de Bornéo, l'oryx algazelle, ou encore le tamarin lion doré d'Amérique du Sud.

Shinto est un éléphant d'Asie mâle né en 1969. Arrivé au zoo de la Palmyre le , en provenance du parc zoologique de Fréjus, il a eu 8 descendants.

Le zoo de la Palmyre présente un éléphant d'Asie mâle reproducteur, Shinto (né en 1969), arrivé le en provenance du parc zoologique de Fréjus, ainsi que deux femelles, Alix (née en 1983) et Malicia (née en 1984), toutes deux arrivées le . Il a connu sa première naissance d'éléphanteau le lorsqu'Alix a mis bas Homaline. Elle a été suivie par Jacky le , qui a été transféré au zoo de Pont-Scorff le , puis au zoo d'Ostrava le , où il est décédé le . Puis il y a eu Maurice le et Angèle le . Dernièrement, c'est Ziha qui est née le . Ces naissances sont primordiales pour le programme d'élevage européen, car elles restent exceptionnelles[11]. En France, depuis la fermeture pour maintenance du parc zoologique de Vincennes, seul le zoo de La Palmyre maîtrise la reproduction des éléphants d'Asie.

Le zoo de la Palmyre participe également à des programmes de recherche conduits par des écoles vétérinaires et des instituts de recherche concernant la reproduction des rhinocéros blancs.

Conservation in situ[modifier | modifier le code]

Le zoo de la Palmyre finance de nombreux programmes de recherche ou de sauvegarde in situ, c'est-à-dire dans les pays d'origine des animaux, en particulier un programme visant à sauvegarder les orangs-outans dans la région du fleuve Kinabatangan, au nord-ouest de l'île de Bornéo.

L'oryx algazelle est aujourd'hui au bord de l'extinction, victime de la chasse et des activités humaines[12], les derniers représentants de l'espèce ne subsistent plus qu'en deux poches isolées, au Tchad et au Niger. Le zoo de la Palmyre, qui participe au programme européen d'élevage (EEP) de l'espèce, a participé à une opération de réintroduction. Le , quatorze individus provenant de sept parcs zoologiques européens, dont deux mâles élevés au zoo de la Palmyre, ont été réintroduits en Tunisie[13], dans la réserve de Sidi Toui, afin de former un noyau reproducteur. Les animaux se sont d'ores et déjà reproduits, et il est prévu qu'à terme, une fois que leur nombre sera suffisant et que les populations locales auront appris à coexister avec eux, ils soient relâchés dans le désert.

En 1992, le zoo a envoyé une famille de tamarins lions dorés au Brésil dans le cadre d'une opération de sauvetage de cette espèce, menacée depuis la fin des années 1960 à cause de l'exploitation forestière et de l'extension de la population humaine. Aujourd'hui, grâce notamment aux programmes de réintroduction menés par les zoos, leur population est remontée à 1000 individus, contre à peine 200 en 1970. En 1999, la population d'animaux réintroduits ou issus d'animaux réintroduits se composait de 302 singes. Ils vivent sur la réserve de Poço das Antas et 15 exploitations privées. Bien que la capacité optimale d'accueil des forêts de la réserve soit atteinte, le programme de conservation se poursuit, en procédant notamment à des translocations d'animaux, en créant des corridors reliant entre elles des portions de forêt protégées, ou en achetant de nouvelles portions de forêt pour y établir de futures réserves

En juin 2006, le zoo de La Palmyre, qui présente deux rhinocéros blancs, s'est associé à la campagne[14] de conservation du rhinocéros organisée par l'Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), et destinée à récolter 350 000 euros afin de financer un minimum de 13 programmes[15] de conservation des rhinocéros en Afrique et en Asie. À la suite de la campagne organisée pendant la saison 2006, le zoo a récolté 7 600 euros affectés à un programme de conservation des rhinocéros de Java et de Sumatra, en Indonésie.

Économie[modifier | modifier le code]

Acteur économique important pour la région Poitou-Charentes, dont 5,5 % du PIB régional proviennent du tourisme, le zoo de la Palmyre, avec ses presque 700 000 entrées (dont 10 % de scolaires) et 9 millions d'euros de chiffre d'affaires, représente avec le Futuroscope de Poitiers (1 825 000 entrées) et l'Aquarium de La Rochelle (850 000 entrées) 50 % des entrées et la moitié des revenus des activités de loisirs de la région.

Il est le troisième établissement zoologique privé de France en termes de fréquentation avec 705 901 visiteurs en 2014[16], derrière le Marineland d'Antibes et le Zooparc de Beauval. En 2012 il a enregistré 687 991 entrées[17] et en 2013, ce sont 681 348 entrées qui ont été enregistrées[18].

Il emploie 55 employés à l'année et 110 en saison.[réf. nécessaire]

José, une otarie de Californie mâle, en pleine démonstration au zoo de La Palmyre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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