Zoo de La Flèche

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Zoo de La Flèche

Image illustrative de l’article Zoo de La Flèche

Date d'ouverture 1946
Situation La Flèche (Sarthe)
Superficie 18 ha
Latitude
Longitude
47° 40′ 33″ nord, 0° 02′ 45″ ouest
Nombre d'animaux 1 600 revendiqués
Nombre d'espèces 160 revendiquées
Nombre de visiteurs annuels 441 000 (2017)
Site web http://www.zoo-la-fleche.com/

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Zoo de La Flèche

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(Voir situation sur carte : France)
Zoo de La Flèche

Le zoo de La Flèche, anciennement nommé parc zoologique du Tertre-Rouge, est un parc zoologique français situé dans le département de la Sarthe, à La Flèche. Fondé par le naturaliste Jacques Bouillault en 1946, le parc revendique présenter plus de 1 500 animaux de 150 espèces et s'implique dans des programmes de conservation d'espèces menacées. Depuis 2017, le zoo est la propriété du Groupe Looping, dont le principal actionnaire est un fonds d'investissement du Groupe Bruxelles Lambert. Céline Talineau en assure la direction depuis octobre 2018, tandis que Stéphane Da Cunha, directeur général du Groupe Looping, en assure la présidence.

Le Zoo de la Flèche propose une offre hôtelière de 14 safari lodges, avec vue sur les enclos des animaux, inspirés des hébergements insolites des réserves naturelles.

Il était le 3e site touristique le plus visité de la région Pays de la Loire en 2015. Il est l'objet d'une série documentaire animalière, Une saison au zoo, diffusée depuis 2014 sur France 4.

Historique[modifier | modifier le code]

Naturaliste fléchois, Jacques Bouillault s'installe en 1946 dans un petit pavillon forestier sur la colline du Tertre-Rouge, au sud-est de La Flèche. Très vite, il s'entoure de nombreux animaux et fonde le parc zoologique du Tertre-Rouge[A 1]. Il s'agit du premier zoo privé français d'après-guerre. Sous son action, le parc zoologique se développe dès les premières années : en 1957, plus de 2 ha sont ouverts à la visite[A 2]. En 1960, Jacques Bouillault réalise un musée de sciences naturelles au sein du parc et des dioramas où sont présentés plus de 500 animaux naturalisés de la faune régionale[A 3]. Le musée est réaménagé en 1973[A 4]. Passionné par les reptiles, Jacques Bouillault inaugure en mars 1971 un grand vivarium[A 5]. Le parc atteint le nombre de 245 000 visiteurs annuels en 1973[A 6].

Au début des années 1980, le parc zoologique du Tertre-Rouge connaît des difficultés financières. Une « association des amis du Tertre-Rouge » est créée, ainsi qu'une société de gestion destinée à prendre en charge le travail administratif du zoo[A 7]. Jacques Bouillault est contraint de déposer le bilan en février 1988 et le parc zoologique est racheté par Raymond Da Cunha, assureur à La Flèche. Le parc est alors rebaptisé « Zoo de La Flèche »[A 8]. Jacques Bouillault demeure salarié de la nouvelle structure jusqu'en 1992[A 9]. En 1997, Raymond Da Cunha transmet la direction du zoo à son fils, Stéphane.

Le parc zoologique poursuit son développement avec la création de nouvelles attractions. Le complexe Marine world, qui présente sur un même site otaries, loutres et manchots, est inauguré en 1997, tandis qu'un spectacle de fauconnerie voit le jour en 2000[1]. Depuis le début des années 2000, le zoo de La Flèche a multiplié les partenariats pour des programmes de conservation d'espèces menacées[B 1].

En 2003, le directeur Stéphane Da Cunha, rachète le zoo à son père et à ses associés pour former la holding Wild Nature, avec laquelle il fera l'acquisition du zoo de Bordeaux Pessac l'année suivante[2].

Parmi les derniers animaux introduits, le zoo a accueilli deux éléphanteaux en provenance du Serengeti-Park d'Hodenhagen, en 2012[3], ainsi qu'un ours polaire du zoo de Rhenen, l'année suivante[4].

En 2013, un désaccord oppose la municipalité de La Flèche au directeur du zoo, Stéphane Da Cunha, celui-ci reprochant le mauvais entretien de la route communale menant au zoo et le manque de soutien financier à son projet de lodges, destinées selon lui à devenir « le premier resort zoologique au monde ». En conséquence, il annonce le changement de nom du zoo dès l'année suivante, ainsi que sa présentation aux élections municipales de 2014 sous une liste de droite[5],[6]. Aucune de ces annonces ne sera suivie d'effets[7].

En 2017, le groupe Looping achète le zoo à Stéphane Da Cunha[8]. Celui-ci reste président, mais quitte son poste de directeur qu'il occupait depuis 1997, auquel lui succède Benjamin Gauthier, ancien responsable des travaux[9]. Ce dernier quitte son poste en septembre 2018 au profit de Céline Talineau. Le président, Stéphane Da Cunha, est alors nommé directeur général du Groupe Looping[10].

Installations et faune hébergée[modifier | modifier le code]

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Le vivarium[modifier | modifier le code]

Le zoo de la Flèche accueille un vivarium avec plusieurs espèces de serpents, lézards, tortues, des jacara, des tatous et plusieurs espèces de rongeurs. À côté du vivarium, le visiteur pourra découvrir 3 volières hébergeant des sakis à face blanche, des colobes de guereza et des mandrills.[réf. nécessaire]

Les tigres de Sumatra[modifier | modifier le code]

Le zoo accueille deux tigres de sumatra sur un enclos reconstituant une forêt équatoriale. A l'arrière des tigres vivent deux gibbons sur une île.[réf. nécessaire]

Marine World[modifier | modifier le code]

Le zoo accueil dans cette surface aquatique des otaries de Californie, des manchots de Humboldt et des loutres asiatiques.

Nosy Komba[modifier | modifier le code]

Le zoo a aussi un espace d'immersion dans le milieu des lémuriens. Le zoo présente des makis cattas, des makis varris, des tortues et des grues demoiselles.

Plaine asiatique[modifier | modifier le code]

Cet espace est composé d'une plaine arborée de 2 hectares avec une vue directe donnant une impression de proximité avec les animaux. La plaine présente des rhinocéros indiens, des antilopes cervicapres, des antilopes nilgauts et des cerfs axis. Il est possible de voir des loriquets arc-en-ciel dans une volière de 8 m de haut et de 500 m2. Dans cette zone de 4 hectares se trouvent également des pandas roux, des chats pêcheurs, des loutres à pelage lisse et un couple de siamangs.

Conservation[modifier | modifier le code]

Sensibilisé à la conservation d'espèces menacées, le zoo de La Flèche est membre de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA)[11] et est engagé dans une quarantaine de programmes d'élevage. Le zoo participe ainsi à 25 programmes européens d'élevage (EEP) et 15 stud-books européens (ESB), ce qui représente plus d'un tiers des espèces présentes au sein du zoo, parmi lesquelles le manchot de Humboldt, l'éléphant d'Afrique, l'ours blanc ou encore le tamarin de Goeldi[B 2].

Le zoo de La Flèche participe également à des programmes de recherche et de conservation in situ[B 1]. Il participe depuis 2000 au programme de suivi des populations de mammifères marins des côtes de France[B 3]. Il soutient depuis 2007 l'association « Kalaweit » qui vise la sauvegarde des gibbons et de leur habitat en Indonésie[B 4], et finance depuis 2012 l’organisation brésilienne « Projeto Tamandua » dans le but de réaliser la première étude mondiale du fourmilier pygmée[B 5]. Le zoo de La Flèche accueille également des étudiants et des chercheurs pour mener des études comportementales ou participer à des programmes de recherche[B 6].

Activité du site[modifier | modifier le code]

Le zoo de La Flèche est ouvert tous les jours de l'année, excepté le 25 décembre et le 1er janvier.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Outre la présentation de nombreux animaux dans un environnement adapté à leur habitat naturel, le zoo de La Flèche offre d'avril à fin octobre un certain nombre de spectacles quotidiens : Marine world, une présentation des otaries de Californie[B 7], Les seigneurs du ciel, spectacle d'oiseaux en vol libre[B 8], et Parrot Jungle, démonstrations d'adresse et d'intelligence des aras multicolores[B 9]. Les visiteurs peuvent assister plusieurs fois par jour au goûter de différents animaux (éléphants, manchots, hippopotames et ours polaires)[B 10].

Offre d'hébergement en « lodge »[modifier | modifier le code]

Les loups arctiques vus depuis la terrasse du lodge Alaska.
Vue extérieure du lodge Alaska donnant sur l'enclos des loups arctiques.

En avril 2013, quatre premières lodges, aux couleurs du Grand nord canadien (Yukon Lodge et Beaver Creek, près des ours grizzlis) et de l'Indonésie (Bali Lodge et Sumatra Lodge, près des tigres blancs), sont installés au cœur du zoo et permettent aux visiteurs qui y passent la nuit d'observer les animaux à travers des baies vitrées[12],[13],[14].

Début 2016, 10 lodges sont fonctionnels, avec 6 nouveaux hébergements distribués sur les enclos des loups arctiques (Hudson Lodge et Alaska Lodge), des ours polaires (Arctic Lodge) et sur le secteur Nozy Komba dédié aux lémuriens et à Madagascar (Mangoro, Malagasy et Tana Lodges). Le service comprend l'accès au zoo pendant une heure après la fermeture, le dîner et le petit-déjeuner[15].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le zoo de La Flèche constitue le 1er pôle touristique du département de la Sarthe en 2013, avec plus de 185 000 entrées, et le 11e de la région Pays de la Loire[16]. Après une baisse constante de 2009 à 2013, faisant chuter la fréquentation annuelle de 100 000 visiteurs en 5 ans, la fréquentation est repartie à la hausse depuis 2014, vraisemblablement à la suite du succès rencontré par la diffusion de la série Une saison au zoo[17].

Elle a ensuite atteint un niveau record en 2015 avec 335 190 visiteurs. Le zoo est alors le premier site touristique du département de la Sarthe et le troisième site touristique le plus fréquenté de la région Pays de la Loire, derrière le Puy du Fou et Les Machines de l'île[18].

Fréquentation du zoo de La Flèche
Année Fréquentation
2009 304 342[19]
2010 271 165[20]
2011 292 808[21]
2012 249 472[22]
2013 185 635[16]
2014 209 635[23]
2015 335 190[18]
2016 394 188[24]
2017 441 000[8]

Économie[modifier | modifier le code]

En 2012, le zoo a réalisé un chiffre d'affaires de 3,163 millions d'euros avec 30 salariés[25]. En 2015, le chiffre d'affaires passe à 9,943 millions d'euros avec 78 salariés[25]. En 2016, le chiffre d'affaires s'élève à 11,989 millions d'euros, pour un résultat net de 2,656 millions d'euros. En 2017, le chiffre d'affaires s'élève à 14,253 millions d'euros, pour un résultat net de 3,957 millions d'euros[26].

Émission de télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Une saison au zoo.

En mars 2014 débute le tournage de la série documentaire animalière Une saison au zoo qui permet de découvrir le fonctionnement du zoo à travers le quotidien des employés de l'établissement. Elle est diffusée à partir du sur France 4[27].

Forte de son succès d'audience, la série est reconduite à plusieurs reprises : saisons 1 et 2 diffusées en 2014, saisons 3 et 4 diffusées en 2015, saisons 5 et 6 diffusées en 2016, saison 7 diffusée en 2017, saisons 8 et 9 en 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Mouton, Jacques Bouillault, une vie de naturaliste, Château-Gontier, Cheminements, coll. « Gens d'ici », , 142 p. (ISBN 2844782116)

Le zoo de La Flèche a servi de cadre à l'étude de Mickaël Pouteau dans son ouvrage Promenades au zoo, La Flèche, , 88 p. (ISBN 978-2-9537260-1-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Jacques Bouillault, une vie de naturaliste Emmanuel Mouton[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Mouton, Jacques Bouillault, une vie de naturaliste, Château-Gontier, Cheminements, coll. « Gens d'ici », , 142 p. (ISBN 2844782116)
  1. p. 47-53.
  2. p. 74.
  3. p. 77.
  4. p. 102.
  5. p. 96.
  6. p. 113.
  7. p. 124-128.
  8. p. 129-131.
  9. p. 136.

Site du zoo[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les programmes de conservation du zoo » (consulté le 8 mai 2013).
  2. « Les programmes d'élevage des espèces menacées » (consulté le 8 mai 2013).
  3. « France : suivi des populations de mammifères marins des côtes de France » (consulté le 8 mai 2013).
  4. « Indonésie : association Kalaweit » (consulté le 8 mai 2013).
  5. « Brésil : Projet Tamandua » (consulté le 8 mai 2013).
  6. « Recherche » (consulté le 8 mai 2013).
  7. « Marine world » (consulté le 8 mai 2013).
  8. « Les seigneurs du ciel » (consulté le 8 mai 2013).
  9. « Parrot jungle » (consulté le 8 mai 2013).
  10. « Animations » (consulté le 8 mai 2013).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Potron, Le XXe siècle à La Flèche : Seconde période : 1944-2001, La Flèche, Daniel Potron, , 544 p. (ISBN 2-9507738-4-2), p. 476.
  2. « Zoo de la Flèche. Le parc exporte son succès », sur Le Telegramme (consulté le 27 janvier 2016)
  3. « Deux éléphanteaux accueillis au zoo de La Flèche », sur lemainelibre.fr, Le Maine libre, (consulté le 8 mai 2013).
  4. « Un nouvel ours au zoo », sur lemainelibre.fr, Le Maine libre, (consulté le 8 mai 2013).
  5. « Le directeur du zoo candidat aux municipales », sur ouest-france.fr,
  6. « La Flèche. La grosse colère du directeur du zoo contre la ville », sur lemainelibre.fr,
  7. « Élections municipales 2014 - Sarthe (72) - La Flèche - Candidatures du 1er tour », sur interieur.gouv.fr
  8. a et b Emmanuel Gimard, « Le zoo de La Flèche repris par le Groupe Looping », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2018)
  9. « Benjamin Gauthier, directeur du Zoo de La Flèche - Journal des Entreprises Maine-et-Loire - Sarthe », sur lejournaldesentreprises.com, (consulté le 22 mai 2018).
  10. « La Flèche. Stéphane Da Cunha devient directeur général du groupe Looping », sur lemainelibre.fr,
  11. (en) « EAZA Member list », sur le site de l'Association européenne des zoos et des aquariums (consulté le 8 mai 2013).
  12. « Zoo de La Flèche : quatre lodges dès le 19 avril », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 8 mai 2013).
  13. « Au zoo, dormir avec les animaux devient incontournable », sur http://www.lefigaro.fr/, (consulté le 20 février 2015)
  14. « Interview. Le zoo de La Flèche, "un espace hôtelier unique" », Le Maine Libre,‎ (lire en ligne, consulté le 19 août 2017)
  15. « À La Flèche, une nuit près des grizzlis », sur ouest-france.fr,
  16. a et b « Tourisme - Chiffres Clés 2014 », sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation
  17. « Tourisme. Le zoo de La Flèche surfe sur le succès », sur Ouest-France Entreprises, (consulté le 20 février 2015)
  18. a et b « Chiffres clés du Tourisme en 2015 », sur agence-paysdelaloire.fr,
  19. « Tourisme - Chiffres Clés 2010 », sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation (consulté le 9 avril 2014).
  20. name="tourisme 2011">« Tourisme - Chiffres Clés 2011 », sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation (consulté le 9 avril 2014).
  21. « Tourisme - Chiffres Clés 2012 », sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation (consulté le 9 avril 2014).
  22. « Tourisme - Chiffres Clés 2013 », sur le site de l'Agence régionale - Pays de la Loire Territoires d'Innovation (consulté le 9 avril 2014).
  23. « Chiffres clés du tourisme 2015 », sur agence-paysdelaloire.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  24. « Chiffres clés du tourisme des Pays de la Loire en 2016 », sur agence-paysdelaloire.fr,
  25. a et b « Les Champions de la Croissance 2017 dans les Pays de la Loire. », article des Échos (consulté le 2 mars 2017).
  26. « PARC ZOOLOGIQUE DE LA FLECHE (LA FLECHE) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 347642696 », sur www.societe.com (consulté le 28 août 2018)
  27. « Le zoo sur France 4 à partir du 28 avril », sur Le Maine libre, (consulté le 9 avril 2014).