Marineland d'Antibes
Le parc Marineland, aussi couramment appelé Marineland d’Antibes (1970-2025), est un ancien parc à thèmes français situé sur la Côte d'Azur, à Antibes (Alpes-Maritimes). Fondé en 1970 par Roland de La Poype, il devient la propriété de la multinationale espagnole Parques Reunidos
Abritant environ 4000 spécimens sur 26 hectares, il se composait d'un parc zoologique marin comprenant notamment un delphinarium et plusieurs aquariums, d'un parc aquatique (Aquasplash), d'un parc de jeux pour enfants (Kid's Island), d'un minigolf (Aventure Golf) et d'un hôtel trois étoiles So. Blue Hotel (ex Marineland Hotel). Le delphinarium était l'un des deux existant en France et l'un des deux à présenter des orques en Europe.
Il était membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et a participé à plusieurs programmes européens pour les espèces menacées (EEP).
Avec 425 000 visiteurs annuels, c'était l'un des sites touristiques les plus visités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[1]. Son parc zoologique est quant à lui l'un des cinq les plus visités de France et le plus fréquenté des zoos privés[Note 1].
C'était un acteur économique important qui employait plus de 103 salariés permanents, dont 50 soigneurs-animaliers. En 2023, son chiffre d'affaires était de 20,9 millions d'euros alors qu'il affichait une perte de 5,73 millions d'euros.
Depuis la sortie du film documentaire Blackfish en 2013, Marineland était de plus en plus critiqué par les opposants à la captivité des cétacés, qui estiment que les delphinariums ne permettent pas d'assurer des conditions de vie satisfaisant les besoins propres à ces espèces. En raison d'une baisse de fréquentation depuis plusieurs années et de la loi du interdisant les spectacles de cétacés en France à l'horizon 2026, le parc annonce sa fermeture définitive pour le .
De 1970 à 2025, Marineland, plus grand parc marin d'Europe[2] souvent comparé au Seaworld en Floride, est emblématique de l'évolution des zoos et aquariums, et en particulier de la place des cétacés dans les parcs, jusqu'à leur interdiction en 2021. Dans un contexte de mondialisation de l'économie des parcs à thème, Marineland, durement impacté par les inondations de 2015 devient une cible privilégiée des luttes anti-captivité.
Historique
[modifier | modifier le code]Fondé en 1970 par le comte Roland de la Poype, industriel de la plasturgie , le petit parc local Marineland d'origine se développe peu à peu en annexant deux parcs périphériques et en créant dans les années 1990 le parc aquatique Aquasplash. En 1996, il connaît un essor fulgurant avec l'ouverture du "Tunnel des Requins". Sa notoriété dépasse alors largement les frontières régionales, et sa fréquentation fait un bond de 30 à 40%[3].
L'investissement dans une des plus grandes piscines au monde au début des années 2000 avec le "Bassin des orques" signe le début des difficultés et entraîne le départ de Mike Riddell, directeur historique, puis la reprise par le groupe Parques Reunidos. Celui-ci nomme alors Bernard Giampaolo comme nouveau directeur général pour un renouveau stratégique inscrit dans un management de multinationale et dans "l'industrialisation du process événementiel"[3].
Premières fondations (1970-1980)
[modifier | modifier le code]En 1970,le comte Roland de La Poype, un industriel de la plasturgie, la Méhari, le flacon de shampooing DOP)ancien pilote de chasse de la Seconde Guerre mondiale et passionné du monde marin, crée le Marineland d'Antibes sur la Côte d'Azur pour "faire connaître la vie des grands animaux marins"[4].

En 2000, son fondateur affirme : « J’ai créé Marineland pour mieux faire connaître les animaux marins et mieux les défendre face aux massacres dont ils étaient victimes »[5][article inaccessible]. Il souhaitait « ouvrir grand les portes d'un univers animalier fascinant, proposer une véritable leçon de sciences naturelles et faire en sorte que tous, petits et grands repartent en ayant appris quelque chose »[6][article inaccessible].
Le parc ouvre, sur deux hectares[7], avec 12 salariés, dont Mike Riddell qui fait partie des trois soigneurs animaliers[8].
Dès sa création, le Marineland présente un couple d'orques, Calypso et Clovis. Mais celles-ci meurent peu de temps après leur arrivée au Marineland, en décembre 1970 et en février 1973.1 Un nouveau couple est constitué, avec Kim (1976) puis Betty (1978).
1980-2005 : Des bassins au parc à thème, sous la direction de Mike Riddell
[modifier | modifier le code]En 1980, le soigneur Mike Riddell prend la direction[9]. En 1982, un bassin pour éléphants de mer est créé.[réf. nécessaire], et en 1985, le 2e bassin des orques (actuellement bassin des dauphins) est construit.[réf. nécessaire]
Entre 1985 et 1989, le parc se diversifie et ouvre différents parcs à thèmes, Aquasplash, la Jungle des Papillons et Adventure Golf[10], ainsi qu'un Musée de la Marine présentant la plus grande collection privée d'Europe. En 1990 ouvre la Petite Ferme Provençale[10].
1990 correspond aussi à la première naissance de dauphins[11]. Le 25 février 1993 naît Shouka, première naissance viable chez les orques[12].
En 1996 est créé Sharks, un aquarium des requins et raies de 2 millions de litres, traversé par un tunnel de 30 m de long. Cet aquarium, étape importante dans le développement du parc, permettra la reproduction des requins gris (Carcharhinus plumbeus) en captivité.
En 1999, des Aquariums et des récifs tropicaux sont construits.[réf. nécessaire]
1990 marque également la création d'un service pédagogique [réf. nécessaire]. En 1998, Marineland crée le Centre de Recherche pour les Cétacés (CRC)[réf. nécessaire]., qui a pour vocation d’étudier et de protéger les mammifères marins de Méditerranée.
le début des années 2000 est une nouvelle étape importante dans le développement des bassins, avec la construction du nouveau bassin des orques en 2000, 44 millions de litres d'eau de mer répartis en cinq lieux de vie [réf. nécessaire]. Cette année-là voit aussi le début du travail dans l'eau des soigneurs avec les orques, pendant le dressage et pendant les spectacles, grâce à l'arrivée d’une soigneuse du Sea World Orlando, où cette forme de travail est expérimentée depuis quelques années. Le marque la naissance de l'orque femelle Wikie, née de Sharkane et Kim II. Les épaulards sont alors sept : Kim II, Freya, Sharkane, Valentin, Inouk, Shouka et Wikie[12].
En 2005 est construit le bassin Lagon, qui permet aux visiteurs d'interagir avec les dauphins.
2006-2014 : l'intégration à la multinationale Parques Reunidos et l'industrialisation du tourisme
[modifier | modifier le code]Difficile fin de l'ère Riddell
[modifier | modifier le code]L'investissement au début des années 2000 dans la construction du "Bassin des orques", une des plus grandes piscines au monde, signe le début des difficultés, notamment financières. Le nouveau directeur général Bernard Giampaolo, nommé en 2006 pour sortir de ces difficultés, l'explique alors : "Cet équipement n'a pas été perçu par le public comme une nouveauté, la progression n'a donc pas été à la hauteur des investissements."[3].
En , le directeur général, Mike Riddell, en conflit avec les actionnaires, pour l'essentiel des membres de la famille du propriétaire et fondateur Roland de La Poype[13], est licencié. Il est alors remplacé par Michel Dompnier[14]. Les actionnaires décident alors de vendre le parc et sont approchés par la Compagnie des Alpes. Mais en février, la cour d'appel d'Aix-en-Provence ordonne la démolition d'une partie des extensions du parc, dont le tunnel de l'Aquarium des requins, pour non-conformité, suite au recours d'un voisin[13]. Cela concerne la démolition de 5 000 m2 de bâtiments[14]. La Compagnie des Alpes se détourne du projet. Le 3ème parc d'attraction français est dans l'incertitude, avec ses 280 salariés. Sa valeur estimée à 70 Millions d'euros est à revoir[14].
Fin février, Michel Dompnier est remplacé par Jean-François de Chambrun,70 ans[14], un ami de Roland de la Poype[13]. Trois groupes, la société anglaise Star Parks et les firmes espagnoles Parques Reunidos et Aspro se manifestent pour la reprise de l'entreprise de désormais 220 salariés. Déjà gestionnaire de 20 parcs dont 5 marins, c'est finalement Parques Reunidos qui l'emporte, pour, selon la presse, un montant de 40 millions d'euros, loin des 70 millions d'euros évoqués en début d'année. C'est qu'à l'arrêt de la cour ce sont ajoutés l'évaluations des pertes du parc pour 2005 à 3,5 millions d'euros[13]et des malfaçons sur le grand bassin aux orques[15].
juillet 2006, Le rachat par Parques Reunidos
[modifier | modifier le code]Parques Reunidos achète Marineland en juillet 2006 et nomme Bernard Giampaolo directeur général, avec la mission de "d'impulser au parc un mode de management de multinationale et de redorer son blason"[3]. C'est donc une nouvelle équipe dirigeante qui est composée : Bernard Giampaolo a travaillé au Club Med et chez Pierre et Vacances, l'anglais Jon Kershaw,un ancien soigneur du parc, devient directeur animalier, et Christophe Carasena, qui a travaillé à Disneyland Paris,directeur de la restauration[réf. nécessaire]
Le groupe injecte 17 millions d'euros dans la remise aux normes du parc, la régularisation des dossiers, la mise en sécurité des animaux et du personnel, la refonte complète de la dispense pédagogique ... et l'apport de nouveautés comme les rapaces, les otaries de Steller et l'acquisitions de nouvelles attractions pour les parcs périphériques[3].
Sur le plan stratégique, Marineland cherche à élargir sa clientèle et à "industrialiser le process événementiel". Fin 2007, le parc lance des soirées dîner-spectacles pour développer des soirées privées en misant sur le secteur "corporate" afin de "générer du trafic en dehors des heures d'ouvertures". Parallèlement, l'entreprise initie en avril 2008 la création du tour-opérator Travel Parks, avec grand succès : "sa vocation est de proposer des séjours incluant la visite de Marineland avec des nuitées d'hôtel", avec l'objectif "d'augmenter le temps de visite pur estimé (...) à 6h pour le pousser à 8h, voire plus en l'étalant sur 2 jours." C'est dans ce cadre que de nouveaux investissements sont faits pour Aquasplash, et pour créer l'espace Antartica[3].


En 2009, Antarctica est agrandi pour accueillir des manchots subantarctiques : les manchots royaux et les gorfous sauteurs. La même année, un espace vétérinaire à demeure s'installe au parc, facilitant aussi les travaux de recherche.[réf. nécessaire].
En 2010, Marineland accueille une nouvelle espèce : un couple d'ours polaires dans un nouvel espace dédié, notamment avec des grottes de glace, dans le cadre d'une participation au programme européen de reproduction (EEP) et coordonné par l'EAZA[16][réf. souhaitée]. Cette même année, l'espèce menacée des tortues caouannes donne naissance pour la première fois au parc.[réf. nécessaire]
En 2011, le parc crée l'Association Marineland pour orienter les activités vers la conservation des espèces animales et la sensibilisation du public à l'environnement marin[7].
En 2014, le Marineland d'Antibes lance un investissement de 30 millions d'euros pour créer une offre d'hébergement et de restauration. Cette année-là, le parc zoologique marin s'étend sur 10 hectares. Le projet doit s'accompagner de la création d'un restaurant de 450 places[17]. Le Marineland resort, hôtel 3 étoiles de 95 chambres, ouvre à l'été 2015. Renommé Marineland Hotel en 2017, il s'appelle So.Blue Hotel après la fermeture définitive du zoo aquatique Marineland en 2025.[réf. nécessaire]
2014-2016 : la captivité des cétacés contestée
[modifier | modifier le code]Marineland, une cible emblématique d'un mouvement global de contestation de la captivité des cétacés
Le dimanche 7 septembre 2014, une manifestation de quelques 300 personnes se tient toute la journée pour sensibiliser les les visiteurs aux conditions de captivité des animaux. Ce rassemblement, dont Ghislaine Lecoq est une des initiatrices, s'inscrit dans une campagne médiatique mondiale, notamment avec la diffusion trois mois auparavant du film documentaire Blackfish à la télévision française[18],[19],[20]. En 2010, l'attaque mortelle d'une dresseuse par une orque au Seaworld avait déjà été largement médiatisée. Dans les mois suivant la diffusion de Blackfish, le titre Seaworld perd 30% de sa valeur en bourse[20]. A partir de là, les manifestations devant le Marineland vont se multiplier.
L'été suivant, le , c'est un rassemblement concerté contre les delphinariums qui se tient devant le Marineland, mais aussi Planète Sauvage à Port Saint Père (44), Parc Astérix à Plailly (60) et le Moorea Dolphin Center à Moorea (98)[21]. A Antibes, il réunit près de 500 personnes, dont John Hargrove, un ancien soigneur du Marineland ayant aussi travaillé pour SeaWorld, et Richard O'Barry, l'ancien dresseur des dauphins de la série Flipper[22][réf. à confirmer],. Un mois plus tard, le 15 août, c'est de nouveau 400 et 500 personnes qui manifestent, à l'appel de l'association de protection animalière Les Sans Voix PACA. Sea Sheperd, amarré pour dix jours à Cannes, se joint également à la mobilisation[23],[24].
En janvier et , deux dauphins tursiops meurent, la jeune femelle Mila-Tami (8 ans) d’une occlusion gastrique due à des végétaux, et le grand mâle Éclair (25 ans) d'un cancer de la prostate. Leur mort ne sera révélée par le parc qu'en , après la manifestation des opposants à la captivité des cétacés[25][réf. à confirmer] .
Octobre 2015 : Inondations et mort de l'orque Valentin : une gestion de crise qui attise les crispations
[modifier | modifier le code]Dans la nuit du samedi 3 au dimanche le parc, proche du fleuve côtier de la Brague en crue, subit les inondations meurtrières qui frappent les Alpes-Maritimes[26]. Le parc est touché à plus de 90% sur toutes les installations techniques, et de nombreuses vidéos télévisées montrent des secours transporter des animaux dans des bassins troublés par la boue. Le parc est en effet privé d'électricité et d'arrivée d'eau, les conduits de filtration sont inopérants et troublés. Le parc ne peut plus fournir d'eau propre, et maintenir les températures des bassins et aquariums. Le jour même, le directeur Bernard Gianpaolo parle de "casse animale"[26],[27]. Le lendemain, il peut préciser "La vague a submergé certains aquariums où il y avait des raies et des petits requins. L’eau souillée les a tués. On déplore également deux disparitions de tortues caouanne. Une troisième a été retrouvée ce lundi matin par les pompiers dans le système de filtration des dauphins."[28]
Une semaine plus tard, le , le parc publie son premier bilan[29] : Il y déplore "la perte de quatre tortues, quelques raies, des poissons, à savoir des loups de mer, et certains des plus petits animaux de Kid's Island, tels que des lapins, cochons d'Inde, poules, chèvres et moutons", et assure alors que "les ""grands animaux" comme les poneys, ânes, lamas et lémuriens ont été épargnés, "de même côté parc marin pour les ours polaires, les manchots, les otaries, les dauphins, les orques et les requins, qui vont tous bien"[30]. Le parc indique alors sur son site être fermé "au moins jusqu'à janvier 2016"[30]
Le lundi à midi, le parc publie un nouveau communiqué de presse annonçant la mort de l'orque Valentin[30], à l'âge de 19 ans[30]. Immédiatement, trois associations opposées à la captivité des cétacés (Réseau-Cétacés, C'est Assez ! et La Dolphin Connection) demandent l'ouverture d'une enquête sanitaire au préfet et aux services vétérinaires des Alpes-Maritimes[31]. Le mardi, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) mène une inspection au sein du Marineland et la presse rapporte alors les propos de la directrice de ce service, Sophie Béranger-Chervet : « Le bassin a été submergé par une vague. Elle était chargée de matières polluantes, vraisemblablement du gasoil, qui venait d’on ne sait où. Peut-être des villas environnantes. Cela a pollué l’eau des orques. »[32] Parallèlement, la direction du parc précise que l'autopsie pratiquée par ses vétérinaires conclut à une mort par torsion intestinale[33] sans lien direct avec les inondations[32]. Est également annoncée la mutation de son directeur général Bernard Giampaolo[34] à la tête du parc d'attractions - sans animaux - Mirabilandia à Ravenna en Italie[32], après 9 ans à la tête du Marineland. Jesus Fernandez Moran, directeur de la division zoologique de Parques Reunidos, assure l'intérim à la direction[35]
Le 25 octobre 2015, nouvelle manifestation, "trois semaines après le déluge qui a dévasté Marineland, et quinze jours après le décès d'une orque", sous forme de marche silencieuse rassemble 300 personnes, "en hommage aux êtres humains et aux animaux (...) décédés dans les intempéries", selon Emmanuelle Sultani, du collectif Sans Voix Paca, et pour protester contre la captivité des cétacés[36],[37].
Répercutions nationales
[modifier | modifier le code]Le 19 novembre, la gestion des inondations par le Marineland et du décès de l'orque Valentin fait l'objet d'une double question écrite du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé à la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie Ségolène Royal, au Sénat. Une première question[38] (n°18910) intitulée "Impact des inondations sur les animaux du Marineland d'Antibes" induit directement des manquements de Marineland et interroge le gouvernement sur ces intentions législatives en matière de sanctions en cas de manquement aux réglementations. La seconde question écrite[39](n°18911) est intitulée "Conditions de captivité des orques du parc Marineland d'Antibes : cette fois, ce n'est plus la gestion des inondations et la pollution des bassins qui est mise en cause, mais la gestion habituelle des conditions de vie en bassin. Mais les questions sont retirées pour cause de fin de mandat.
Suite aux inondations d'octobre 2015 - qui ont causé une vingtaine de morts dans la région -, le parc a dû fermé plusieurs mois pour réouverture annoncée au printemps 2016[40].
Le journal Le Point avait publié dès le 16 octobre 2015 un premier article dénonçant l'omerta régnant au sein du parc à la suite des intempéries[41]. Soupçonnant des risques de pollutions, le journal poursuit l'enquête, publiée en janvier 2016 sous le titre "Quand Marineland pollue ... en douce"[42], qui confirme les pompages et rejets suite aux inondations dans la Maïre, un affluent de la Brague, et jettent le doute sur la présence d'hydrocarbures et de chlorures dans les bassins. Quelques jours plus tard, le délégué local EELV Laurent Lenquar demande un audit du site sur les conditions de captivité des animaux et sur les mesures prises à la suite des inondations, et appelle à une reconversion du parc[43].
Une réouverture qui affiche un repositionnement pédagogique
Dès le 26 novembre 2015, le directeur animalier John Kershaw explique sur RTL que, à l’instar des parcs SeaWorld aux Etats-Unis en réaction à l'effet Blackfish, Marineland va entièrement refondre ses spectacles à la réouverture du parc. Ils ne se feront plus sur de la musique rock ou disco mais sur une musique de documentaire animalier, et les soigneurs, qui sont aussi les dresseurs, ne seront plus applaudis à la fin des représentations[44].
Début mars, le parc communique sur l'arrivée à sa tête d'Arnaud Palu, le nouveau directeur, en fonction depuis le [45]. Celui-ci était jusqu'alors PDG de Majid Al Futtaim Leisure & Entertainment une société basée à Dubaï aux Émirats arabes unis[46], filiale du groupe Majid Al Futtaim (en) spécialisée dans le divertissement et exploitant notamment le Ski Dubaï ainsi que de nombreux centres de divertissement familial Magic Planet. Dès janvier, le journal 20 mn peut titrer "Cible de critiques, le parc va rouvrir avec "plus de pédagogie"[47]: C'est Jon Kershaw, le directeur animalier, qui assure la promotion de la réouverture, annoncée pour fin mars. Il y a les travaux : un des restaurants, celui d'Antartica, a été démoli ; le bassin des raies ne sera pas reconstruit ; des pompes immergeables vont être installées dans chaque bassin. Surtout, la communication est axée sur une volonté pédagogique, avec des spectacles repensés, et davantage de rencontres avec les soigneurs.
C'est donc après 6 mois de rénovations que le parc rouvre le 2016 avec un nouveau positionnement se voulant axé sur la pédagogie. A cette occasion, le parc change de logo[réf. souhaitée]. Pour autant, comme l'écrit le journal La Provence, "pour le premier site touristique de la Côte d'Azur, l'heure n'est pas encore au total renouveau. Après le déluge, ses responsables doivent également répondre à des accusations de maltraitances"[48]. Lors de cette réouverture, Jean Leonetti, député-maire d'Antibes (LR), et Christian Estrosi, maire de Nice et président du Conseil régional de PACA (LR), sont présents et apportent leur soutien face à la plainte déposée pour maltraitance[48].
2015-2021 : Un repositionnement compliqué face à une contestation croissante
[modifier | modifier le code]Plainte et assignation en justice pour maltraitance animale
[modifier | modifier le code]Fermeture et réouverture n'ont pas éteint la contestation. En décembre 2015, trois associations - Réseau Cétacés, C'est Assez ! et Aspas -[20] ont déposé plainte pour maltraitance sur animaux, après le témoignage d'un ancien soigneur[48]. L'ancien dresseur en chef de Seaworld John Hargrove apporte également son témoignage à la plainte déposée au tribunal de Grasse. Une ancienne stagiaire affirme que les animaux sont affamés plusieurs heures avant les représentations pour les inciter à la docilité. Des témoignages assurent qu'au Marineland 5 orques auraient déjà agressé leur dresseur[20].Pour ces associations, l'enjeu est d'attaquer le principe même de la captivité, et donc de casser le discours de communication heureuse entre dresseurs et animaux véhiculé par les parcs. Sandra Guyomard, présidente du Réseau Cétacés, l'affirme ainsi : "1 400 tours de bassin chaque jour sont nécessaires à une orque pour parcourir la même distance que l'animal devrait faire s'il vivait en milieu naturel"[20].A ce moment, quatorze pays européens ont déjà interdit les delphinariums, et la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a promis de modifier la législation[20].
le 27 , l'ONG internationale Sea Shepherd ajoute à la plainte une assignation en justice le parc devant le tribunal correctionnel pour « maltraitance animale » et « pollution volontaire »[20],[49]. Alors que le parc affirme que "les conditions de bien-être des mammifères marins sont soigneusement et strictement contrôlées par plusieurs organisations et réglementations européennes et internationales", Paul Watson, fondateur de l'ONG, explicite cette assignation : "Nous sommes contre le maintien d'orques en captivité car ce n'est tout simplement pas leur place."[49]La première audience de consignation est alors prévue pour le 2016[2]. mais en juin 2017, cette plainte est déclarée irrecevable. En effet la procédure par citation directe choisie par Sea Shepherd impliquait le versement d'une caution de 3 000 euros au tribunal, somme qui n'a pas été versée[50].
En , la parc annonce la mort d'un grand dauphin mâle de 24 ans, Alizé, né au parc en 1992, d'une maladie rénale chronique et incurable[51],[52].
Le dimanche 10 juillet 2016, une nouvelle manifestation rassemble quelques 550 militants de la cause animale. Maël Dazin, un des porte-parole du collectif Sans Voix Paca, y demande la fin des reproductions en captivité, la réhabilitation des animaux dans des baies protégées, et "une transformation complète du parc pour qu'il cesse d'être une prison pour animaux."[40],[53]. La veille, une dizaine d'activistes se faisant passer pour des visiteurs sont parvenus à plonger dans le bassin au moment du spectacle des dauphins pour déployer une banderole anti-captivité[40]. Interpellés par la police, ils sont relâchés dans la soirée[53].
En décembre, Arnaud Palu, directeur du parc, annonce sa démission après un peu moins d'un an à sa tête, pour "décision personnelle"[54]. Il est remplacé le 29 mai 2017 par Pascal Picot, qui rejoint ainsi le Marineland et Aqualud au Touquet-Paris-Plage[55], avec l'enjeu de projeter un avenir au parc intégrant l'interdiction de la reproduction des cétacés[56]. Dans son communiqué, le groupe Parques Reunidos définit ainsi "sa mission première : Apprendre, Découvrir, S’amuser"[55].
Diversifications
[modifier | modifier le code]Le parc cherche à se diversifier, et à donner une autre image. En 2017, il accueillle 850 000 spectateurs, loin du gros million de 2014. En 2018, il inaugure un Cinéma interactif en cinq dimensions, sur le thème d'une aventure polaire. À l'été 2018, le parc propose une exposition temporaire de 100 photographies de la nature lauréates du 53e concours annuel Wildlife Photographer of the Year du Musée d'histoire naturelle de Londres[57], puis une exposition des plus belles photos prises dans le parc par les visiteurs à l'occasion du concours « Objectif Marineland »[58].
À l'occasion de la Route du Rhum 2018, Marineland apporte son soutien à la skippeuse en solitaire, Alexia Barrier, et son association « 4myplanet » en apportant en temps réel des informations au grand public sur les espèces marines rencontrées par la navigatrice au cours de son périple[59] [source insuffisante]. L’objectif est de proposer un dialogue avec les enfants sur la biodiversité marine et la préservation de ses richesses naturelles via un Livret Pédagogique pour animer des ateliers d’éveil. Les enfants peuvent ainsi bénéficier d’informations pour échanger entre eux et avec leurs enseignants[60]. [réf. non conforme]
À l'été 2019, le parc inaugure une nouvelle exposition thématique : « Associations riment avec Protection », mettant à l'honneur des associations œuvrant pour la protection de la faune et la flore marine (Polar Bear International, Les Aquanautes et l'Association Marineland) au travers d'un parcours photographique. L'exposition propose au visiteur une réflexion sur les espaces marins et sur les actions individuelles qui peuvent être mises en œuvre pour les préserver[61].[réf. non conforme]
2020-2021 : Des saisons compliquées par la crise sanitaire
[modifier | modifier le code]En , le parc voit la naissance de triplés ours blancs, issus des amours de Flocke et Raspoutine. Le directeur zoologique Damien Montay lance un concours par l'internet pour le choix des prénoms[62] : En mai, Ils sont nommés Yuma, Tala et Indiana[63].
Cette portée est la deuxième du couple (après l'oursonne, Hope, en 2014). Les portées d'ours blancs sont fréquemment gémellaires, mais elles concernent rarement des triplés : seulement 2,4 % des naissances[64]. Les oursons sortent de leur tanière en [62], pendant le confinement lié à la Covid 19 : leur première sortie publique sera pour la réouverture trois mois plus tard.
Le 19 février 2020, Lotty, une femelle Grand dauphin Atlantique - Tursiops truncatus[65] - et doyenne des dauphins du parc, meurt d'un infection à l'âge estimé de 40 ans[66], sept mois après une grossesse tardive et la perte de son delphineau peu de temps après sa naissance[66],[67]. Des collectifs s'étaient alors manifesté pour réclamer l'arrêt de la captivité des mammifères marins"[66]. A la mort de Lotty, les réactions sont massives sur les réseaux sociaux : la publication postée sur le compte officiel du parc est partagée plus de 600 fois, et dépasse les 1000 commentaires[66] . Surnommée "La Magnifique"[65], Lotty meurt donc après 15 ans dans le parc, rejoint en 2005 après avoir été capturé en Floride[68].
Dans le cadre de la lutte contre la Covid 19, les établissements recevant du public ferment leurs portes en . 3 mois plus tard, Marineland peut rouvrir le [69],[70],[71], en mettant en place les mesures sanitaires adaptées. Pour respecter les nouvelles règles de distanciation physique, le parc ne peut accueillir que 5 000 personnes, contre 12 000 avant la crise[70]pour le plus grand parc animalier d'Europe. Deux attractions restent fermées le cinéma 5D et la rencontre avec les requins[71], comme les parcs annexes Aquaplash, Kid's Island et Adventure Golf qui rouvrent le [72].
Pendant cette période, le parc accueille la naissance de deux bébés dauphins : Luà, fille de Nala[73] et Ollie, fille de Malou[74]
Le parc rouvre le 5 février 2022, après deux saisons compliquées par la crise sanitaire[75].
2021-2025 : un sort scellé par la loi contre la maltraitance animale
[modifier | modifier le code]2021 : Promulgation de la loi contre la maltraitance animale
[modifier | modifier le code]Le 30 novembre 2021, la "loi n°2021-1539 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes" est promulguée. Elle comporte quatre chapitres : le premier sur les Conditions de détention des animaux de compagnie et des équidés (articles 1 à 25), le deuxième sur le Renforcement des sanctions dans la lutte contre la maltraitance à l'encontre des animaux domestiques (articles 26 à 45), le troisième sur la Fin de captivité d'espèces sauvages utilisées à des fins commerciales (articles 46 à 49), le quatrième sur la Fin de l'élevage de visons d'Amérique destinés à la production de fourrure (article 50)[76].
En particulier, la loi interdit les spectacles de cétacés pour décembre 2026[77], ainsi que toute reproduction ou acquisition d'orques et de dauphins pour des spectacles[78].
Lors de la fermeture en 2025, le directeur explique : "Les difficultés économiques ont démarré, effectivement, il y a plusieurs années, au moment de 2017, quand la première loi a été votée. Mais la loi de 2021 a porté un coup fatal à l'économie du parc et nous a surtout enlevé tout espoir d'amélioration, puisque cette loi interdit la détention d'orques et de dauphins en France. Et il est évident que la loi de 2021 a apporté un coup fatal à l'économie du parc."[7].
En août 2023, le directeur confie dans une interview l'incertitude du parc après la promulgation de la loi anti captivité. Le parc représente alors 150 salariés en CDI, dont 50 soigneurs, et entre 400 et 450 saisonniers. Il a accueilli plus de 600 000 visiteurs en 2022. Il précise ainsi l'état d'avancée de la loi : "La loi a été promulguée il y a plus d’un an et les décrets d’application ne sont toujours pas sortis. Pour l’instant, on sait qu’avoir des dauphins et des orques sera interdit, sauf dans les établissements où ils sont autorisés."[79].
L'avenir des orques commence à être étudié. Le parc a désormais l'intention de les envoyer à l'étranger, un transfert possible vers les Japon est évoqué. One Voice milite plutôt pour un accueil dans un sanctuaire marin, mais il n'en existe pas en France. En septembre 2023, l'association estime que leur envoi au Japon, pays moins protecteur, serait un dévoiement de la loi de 2021[80].
2023-2024 : Les décès suspicieux des jeunes orques Moana et Inouk
[modifier | modifier le code]Moana, un jeune mâle orque de 12 ans[81] fils de Inouk, meurt dans la nuit du 17 au 18 octobre[82] 2023, alors que depuis septembre la justice française a exigé une expertise sur l'état de santé d'Inouk et Moana, jugé "piteux" par l'association de défense des animaux One Voice. Elle relève notamment chez les orques du parc des comportements répétitifs et stéréotypés, des lésions sous-dermiques pour Moana et des dents usées à l'extrême pour Inouk[80]. Face à ce décès prématuré la secrétaire d'Etat chargée de la Biodiversité, SArah El Haïry, lance une inspection pour vérifier l'état de santé des trois orques restant[81], Wikie (22 ans), son frère Inouk, et l'autre fils de celui-ci, Keijo (10 ans), tous nés à Antibes[80].
Le jour de Noël 2023, c'est l'association C'est assez ! qui annonce sur X la mort d'un bébé dauphin mâle né de Joe deux jours plus tôt[81]. L'information, relayée par One Voice [82]dénonce le " silence du Marineland", avant que le parc confirme la nouvelle.
Alors qu'il a fallu attendre début février pour conclure que le décès de Moana était dû à une septicémie bactérienne aiguë[80], c'est un second orque mâle de 25 ans, Inouk, qui meurt en mars 2024. d'une entérite et péritonite à la suite de l'ingestion accidentelle d'un corps étranger métallique[80],[83].
5 janvier 2025 : une fermeture au public définitive ... mais aux solutions confuses
[modifier | modifier le code]Le , le parc de 26 hectares[7] annonce son projet de fermeture définitive à partir du , en raison de la loi de 2021 prévoyant l'interdiction des spectacles de cétacés[1],[84], alors que "90% des visiteurs choisissent de venir à Marineland pour admirer les représentations d'orques et de dauphins"[85] C'est donc "l'équilibre économique de Marineland [qui] n'est plus garanti"[85]. La fréquentation du parc est en baisse depuis plusieurs années[84],[86], aggravée par la pandémie de Covid-19 : Elle a été divisée par trois en dix ans, passant de 1,2 million de visiteurs en 2013-2014 à 425 000 en 2023-2024[86]. Il y a eu aussi les polémiques concernant les conditions de détention des cétacés, avec la mort de deux orques (Moana, 12 ans, décédée d'une "specticémie bactérienne aigüe, et Inouk, 25, morte après avoir ingéré un morceau de métal)[86] . Plus globalement, Louis Schweitzer, président de la fondation Droit animal éthique et sciences ( ancien PDG de Renault et directeur de cabinet de Laurent Fabius[87]), salue la fermeture du parc en notant qu'il résultat d'un changement de regard sur les animaux[86],[87]
La fin d'un acteur économique
[modifier | modifier le code]Sur le plan social et économique, l'annonce de la fermeture engage une négociation entre les partenaires sociaux pour 103 employés permanents[84],[86]. Mais cela engage aussi l'avenir des nombreux prestataires, et la fin pour plus de 500 travailleurs saisonniers[86].A l'annonce de la fermeture en décembre, aucun projet de remplacement n'est envisagé[77],[7]
Fin décembre, une pétition aux auteurs anonymes est lancée contre la fermeture du parc, et recueille près de 14 000 signatures. Le site, le plan local d'urbanisme impose qu'il reste un parc ludique. Dès 2021, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Pauget avait demandé au gouvernement un "plan Marineland' pour engager la reconversion économique du site[86]. Les parcs voisins Aquasplash et Adventure Golf ne sont pas concernés par la fermeture[88].
Un plan de relocalisation pour les animaux encore incertain
[modifier | modifier le code]Cette fermeture engage un plan de relocalisation des animaux, prévu sur plusieurs mois : "Nous avons plus de 150 animaux, sans compter les aquariums. Si on compte tous les poissons et les coraux, on est à plus de 4 000 animaux. Donc, c’est un plan colossal qui nous attend"[77]
Un autre enjeu de taille est l'avenir des animaux : "Depuis la publication de la loi en 2021, nous travaillons avec des experts du monde entier.", notamment pour envisager la relocalisation des animaux dans d'autres parcs.
L'avenir incertain des deux dernières orques françaises[86]
One Voice demande qu'elles soient amenées vers un sanctuaire marin protégé et maintien la mobilisation[85]. Ce à quoi le directeur répond : "depuis des décennies, les associations évoquent l'hypothèse des sanctuaires, sans que jamais cette hypothèse ne voit le jour. C'est encore au stade de projet et la ministre Agnès Pannier-Runacher l'a clairement expliqué, il n'y a pas de solution de sanctuaire aujourd'hui."[7] Pour le spécialiste de l'espèce Christophe Guinet, la réintroduction de Wiie (23 ans) et son fils Keijo (11 ans) en milieu naturel est impensable, les deux orques n'ayant aucune des connaissances nécessaires pour y survivre[86].Une première hypothèse était de les envoyer au parc marin japonais Kobe Suma SeaWorld[88] où les spectacles de cétacés sont encore autorisés. Mais cette demande est refusée par la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier- Runacher en novembre, les standards nippons étant moins stricts sur le bien-être animal. Une autre option envisage un delphinarium à Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries. Mais One Voice alerte sur le fait que quatre orques y soient déjà décédées ces quatres dernières années. Un rapport d'inspection remis en juin au gouvernement préconisait leur transfert vers un sanctuaire au Canada, en NOuvelle-Ecosse. Alors que ce projet à la préférence de One Voice, il n'est pas opérationnel, et la qualité de ses eaux fait polémique. Agnès Pannier-Runacher résume ainsi la situation "Il n'y a aucun sanctuaire aujourd'hui dans le monde capable d'accueillir des orques"[86]
En avril 2025, il n'y a toujours pas de solution : Pour les associations de défense des animaux, l'enjeu est que les cétacés ne soient pas transférés en dehors de l'Union européenne, où la réglementation serait beaucoup moins encadrée[84]. Au printemps, Sea Shepherd propose cinq millions d'euros pour rénover les bassins et la prise en charge temporaire des orques, le temps qu'un sanctuaire émerge. Mais le parc décline, au motif que selon lui ces projets patinent depuis 10 ans.
En juin 2025, le président de Marineland, John Reilly, un américain de 56 ans qui a dirigé le Seaworld aux Etats-Unis, adresse une lettre ouverte au gouvernement français, car il est toujours sans solution pour les orques et face à un vide juridique[78]. Or restent toujours sur place les deux orques Moana et Inouk, et 15 dauphins. Les pistes du Japon ou de l'Espagne ont été évoquées, sans succès. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher a annoncé mi-février un "vague projet de création d'un sanctuaire européen", qu'elle devait proposer à ses homologues italiens, grecs et espagnols[78].
Pour les autres animaux, la direction a démenti en octobre le départ de dauphins en Asie. Pour Christine Grandjean, présidente de l'association C'est Assez ! , la solution probable serait une répartition dans des parcs zoologiques en Espagne, mais elle craint également que cela entraîne aussi des euthanasies[86].
Novembre 2025 : un parc en décomposition, des orques et des dauphins sans solution
[modifier | modifier le code]Fermées depuis janvier, le directeur qualifie désormais les infrastructures du parc comme "en fin de vie". En particulier, l'espace des orques, construit en 2000, n'a plus fait l'objet de rénovations d'ampleur depuis le vote de la loi sur le bien-être animal, en 2021. 35 personnes travaillent encore dans le parc, dont les soigneurs qui s'occupent encore des deux orques et des dauphins[89].
Le 5 septembre 2025, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher annonce un projet pionnier de centre d'accueil au ZooParc de Beauval, pour 12 dauphins, et peut-être également ceux Marineland. Dans un contexte où les fermetures de delphinariums européens se multiplient, ce parc pourrait accueillir entre 25 et 30 dauphins. Pour le directeur général du ZooParc de Beauval Rodolphe Delord - qui accueille 35 000 animaux - il faut au moins une échéance de deux ans pour cette ambition qui "n'était pas du tout dans [ces] projets"[90] Néanmoins, il dévoile le 6 novembre, en présence de Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, un projet de centre d'études, de recherches scientifiques et de sauvegarde des dauphins. Le projet, estimé à 25 millions d'euros, serait entièrement financé par le ZooParc[91].
Le 18 novembre, les ONG de protection animale cosignent un communiqué contre ce projet, et dénoncent la "pérennisation de la captivité à des fins commerciales". Pour elles, ce "delphinarium de luxe" porte atteinte à l'intention de la loi de 2021[91]. Parallèlement, l'Espagne a refusé le transfert des orques, au motif que les bassins du parc de Tenerife seraient trop petits. elle a en revanche validé le transfert des douze dauphins à Malaga, mais il manque le feu vert du gouvernement français. Si pour de nombreuses associations ces transferts en Espagne est aussi contraire à l'esprit de la loi de 2021, Marketa Schusterova, cofondatrice de l'ONG TideBreakers, se veut plus pragmatique en considérant les transferts vers l'Espagne comme le plus ŝur moyen à court terme de garantir la vie des cétacés[91].
Installations et faune présentée
[modifier | modifier le code]
La spécificité de ce zoo marin reposait sur son alimentation en eau de mer, grâce à son implantation à 300 mètres de la mer. Cela représentait une installation technique complexe pour pomper l’eau de mer et la recycler dans chaque bassin toutes les deux heures à travers plusieurs filtres dont la capacité dépassait deux millions de litres par heure. Ce système a évolué avec une connexion avec la mer à 600 m au large, à 68 m de fond, pour permettre une alimentation optimale en eau de mer avec une température constante (14 °C) et une meilleure qualité d’eau tout au long de l’année.[réf. nécessaire]
En 2010, Marineland accueille une nouvelle espèce : un couple d'ours polaires dans un espace de 2 200 m2 aménagé avec des grottes de glace et de l'eau de mer pour permettre une participation au programme européen de reproduction (EEP) et coordonné par l'EAZA[16]. Cette même année, l'espèce menacée des tortues caouannes donne naissance pour la première fois au parc. Le marquait la venue au monde de l'orque Moana, un mâle né par insémination artificielle de Wikie et d'Ulises.
Le marque la venue au monde de l'orque Keijo, un mâle né des amours de Wikie et Valentin. Les animaux vedettes du parc forment à ce moment-là un groupe de six individus : Freya, Valentin, Inouk, Wikie, Moana et Keijo.
En janvier et , deux Tursiops meurent, la jeune femelle Mila-Tami (8 ans) d’une occlusion gastrique due à des végétaux, et le grand mâle Éclair (25 ans) d'un cancer de la prostate. Leur mort ne sera révélée par le parc qu'en , après la manifestation des opposants à la captivité des cétacés[25].
__
Le Marineland regroupe des représentants de plusieurs types d'animaux marins : poissons, reptiles, mammifères, oiseaux et invertébrés :
- Deux espèces de cétacés vivent au Marineland : les orques (Orcinus orca) et les grands dauphins (Tursiops truncatus) ;
- Cinq espèces de carnivores vivent au Marineland : otaries de Steller (Eumetopias jubatus), otaries de Patagonie (Otaria flavescens), otaries de Californie (Zalophus californianus), otaries à fourrure du Cap (Arctocephalus pusillus), phoques veaux marins (Phoca vitulina) et ours polaires (Ursus maritimus).
Parmi les oiseaux marins on y trouve trois espèces de manchots : manchots de Humboldt (Spheniscus humboldti), manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) et gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), ainsi qu'une espèce de flamant, le flamant des Caraibes (Phoeniconaias ruber)[92].
Le Marineland assure la reproduction des espèces du parc, dont plusieurs sont classées comme vulnérables par l'Union internationale pour la conservation de la nature : orques (dont une par insémination artificielle)[93], grands dauphins, otaries à crinière, otaries de Californie[94], requins gris[95], manchots de Humboldt[96], gorfous sauteurs, coraux, et manchots royaux pour certains dans le cadre de programmes européens pour les espèces menacés (EEP). Nombre de ces espèces sont des sujets d’études scientifiques, permettant d’alimenter les données sur le monde animal, d’améliorer les conditions de gestion des animaux dans les parcs, ou d’appliquer les connaissances obtenues dans le domaine de la conservation en milieu naturel[97]. Selon le parc, plus de 60 % de ses animaux sont nés sur place et 80 % sont issus des parcs zoologiques. Toujours selon Marineland et l'EAZA, sur 40 mammifères marins, seuls quatre sont actuellement originaires du milieu naturel.
-
Otaries de Steller.
-
Orque.
Dauphins
[modifier | modifier le code]
Marineland présente des grands dauphins (Tursiops truncatus) depuis l'ouverture du parc en 1970. Il participe au Programme européen pour les espèces menacées (EEP), consacré au grand dauphin, bien que cette espèce ne soit pas considérée comme menacée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
C'est avec cette espèce et avec les orques que Marineland affirme appliquer la méthode d'apprentissage basée sur le renforcement positif, encore appelée conditionnement opérant.
En 2025, les grands dauphins sont au nombre de douze : Sharky (F-1982, 43 ans), Malou (F-1984, 41 ans), Rocky (M-1997, 28 ans), Dam (M-1999, 26 ans), Neo (M-2006, 19 ans), Nala (F-2010, 15 ans), Tux (M-2011, 14 ans), Anya (F-2011, 14 ans), Jo (F-2011, 14 ans), Kai (M-2014, 11 ans), Lùa (F-2020, 5 ans) et Ollie (F-2020, 5 ans).
Plusieurs grands dauphins sont décédés depuis l'ouverture du parc, dont : Ona (F-1999-2004, 5 ans), Tex (M-1974-2005, 31 ans), Aurore (F-1981-2005, 24 ans), Manon (F-1993-2006, 13 ans), Fénix (M-2001-2009, 8 ans), Kaly (F-2003-2011, 8 ans), Joséphine (F-1973-2011, 38 ans), Écume (F-1981-2013, 32 ans) Éclair (M-1990-2015, 25 ans), Mila (F-2007-2015, 8 ans), Alizé (M-1992-2016, 24 ans), Lotty (F-1982-2020, 38 ans), etc.
Ours polaires
[modifier | modifier le code]
En , deux jeunes ours sont présentés au Marineland d'Antibes : Raspoutine, un mâle, et Flocke, une femelle. Ils sont tous les deux nés en captivité en 2007 au zoo de Moscou et au zoo de Nuremberg, respectivement[98]. Ces ours ont été placés au Marineland par l'EAZA dans le cadre d'un programme d'élevage EEP. Ils bénéficient de piscines d'eau de mer maintenue à 14 °C, d'abris climatisés, et de deux grottes couvertes d'une épaisse couche de glace.
Fin , une petite oursonne voit le jour, premier petit issu des amours de Flocke et Raspoutine[99],[100]. Elle est nommée Hope. En , étant sevrée, la jeune ourse est transférée au zoo Orsa Rovdjurspark (Suède)[101] selon les recommandations du coordinateur du programme européen pour les espèces menacées (EEP). Fin , trois petits oursons voient le jour (une femelle, Tala, et deux mâles, Indiana et Yuma), fruits des amours de Flocke et Raspoutine, ce qui constitue un fait assez rare[102],[103].
En , le père quitte Antibes pour le Yorkshire Wildlife Park (Angleterre) dans le cadre du programme européen d'élevage des ours polaires en captivité. Une pétition lancée par l'association de protection animale C'est assez ! avait recueilli 267 000 signatures pour demander le départ de l'ours polaire. Il y reste quelques mois avant d'être finalement transféré au zoo de Talinn (Estonie) en .
En , la mère et ses triplés sont transférés à leur tour au Yorkshire Wildlife Park dans le cadre du programme européen d'élevage des ours polaires en captivité, offrant de meilleures conditions de vie aux animaux.
Orques
[modifier | modifier le code]Dès sa création, le Marineland présente un couple d'orques (ou épaulards), la femelle Calypso et le mâle Clovis. Capturées sauvages dans le détroit de Juan de Fuca, sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, elles proviennent respectivement du zoo de Cleethorpes (Angleterre) et de l'aquarium de Seattle (États-Unis). Elles meurent peu de temps après leur arrivée au Marineland, en et en [104].
Quelques années plus tard, un nouveau couple d'orques vient les remplacer : Kim, un mâle prélevé en , et Betty, une femelle prélevée en , fraîchement arrivés d'Islande.
Le mâle Kim meurt le à l'âge estimé de 11 ans. Le , le mâle Kim II, et la femelle Freya, rejoignent la femelle Betty, après avoir été eux aussi capturés au large de l'Islande en . Betty meurt le à l'âge estimé de 12 ans. En 1990, c'est une femelle, Sharkane, et un mâle, Tanouk, capturés en Islande en , qui font leur arrivée au parc, qui héberge dès lors deux couples reproducteurs[104].
Le , c'est une première naissance viable chez les épaulards : la femelle Shouka, fille de Sharkane et Kim II[12]. Fin 1995, le mâle Tanouk est transféré au Japon. Le naît le mâle Valentin, fils de Freya et Kim II. Puis viennent le mâle Inouk né le 23 février 1999 et la femelle Wikie née le 1er juin 2001, fils et fille de Sharkane et Kim II.
Enfin, les mâles Moana et Keijo sont nés, respectivement le 16 mars 2011 et le 20 novembre 2013, tous deux fils de Wikie et Valentin.
Le , Kim II meurt à l'âge estimé de 25 ans[105].
Le , Sharkane meurt à l'âge estimé de 23 ans.[réf. nécessaire]
Le , Freya meurt à l'âge estimé de 35 ans. Elle était la dernière orque du parc issue des captures islandaises.
Le 12 octobre 2015, Valentin meurt à l'âge de 19 ans.
Le 18 octobre 2023, Moana meurt à l'âge de 12 ans.
Le 28 mars 2024, Inouk meurt à l'âge de 25 ans.
__


Le Marineland d’Antibes est le seul parc français à présenter des orques. Actuellement, les orques sont au nombre de deux : Wikie (femelle née le 01/06/2001) et Keijo (mâle né le 20/11/2013) Une autre orque française, Shouka (femelle née le 25/02/1993), vit au Seaworld San Diego (États-Unis), où elle a été transférée après avoir vécu au Marineland d'Antibes. Les orques ne font pas partie d'un programme d'élevage EEP. Elles vivent dans un complexe de cinq bassins, contenant 44 millions de litres d'eau de mer : un bassin principal pour les spectacles (11 mètres de profondeur, 64 mètres de longueur et 32 mètres de largeur, parois vitrées en méthacrylate : 4,60 m de haut, 64 m de long, 17 cm d'épaisseur, construit par la société de construction métallurgique Eiffel, avec gradins pouvant accueillir de 3 600 à 4 000 personnes), et quatre autres bassins un peu moins profonds dont un lagon et un bassin de soin.
Aquarium
[modifier | modifier le code]Le parc présente également des requins gris (Carcharhinus plumbeus), requins nourrices (Ginglymostoma cirratum), requins taureaux (Carcharias taurus), hippocampes, tortues Caouanne (Caretta caretta), raies pastenague américaines (Dasyatis americana), de très nombreuses autres espèces de poissons, ainsi que des invertébrés (coraux, holothuries, étoiles de mer, gorgones).
Au sein de l'aquarium, un tunnel vitré de 30 m permet de traverser l'aquarium des requins. Marineland est à la pointe de la reproduction de poissons[106],[107] qui n'avaient jusque là jamais fait l'objet de programmes de reproduction en Europe : le poisson rasoir Aeoliscus strigatus et le Gramma dejongi[108], un poisson de récif quasi inaccessible, ainsi que le Pseudanthias squamipinnis[109]. Ces programmes de reproduction en milieu contrôlé permettent d'éviter les prélèvements dans la nature pour le monde des aquariums. Marineland est membre de l'Union des conservateurs d'aquariums, et de l'European union of aquaria conservators.
En 2020, le département aquarium de Marineland collabore avec le Musée océanographique de Monaco et l'aquarium Océanopolis (Brest) à l'occasion d'une première mondiale[110] : la reproduction en aquarium de poisson hachette nain (Parapriacanthus (en) ransonneti), petit poisson dont la reproduction en aquarium permettra de lutter pour la survie de l'espèce.
Autres installations
[modifier | modifier le code]
Marineland Parcs dispose aussi :
- d'un parc aquatique (Aquasplash) composé de sept toboggans à sensation, d'une piscine à vagues, d'espace de détente (lagon de baignade de différentes profondeurs, de bassins et petits toboggans destinés aux jeunes enfants ;
- d'un minigolf (Adventure Golf) constitué de trois parcours de 18 trous ;
- d'un parc destiné aux jeunes enfants (Kid's Island) sur le thème des animaux de la ferme et des lémuriens ;
- d'un lagon destiné à la baignade et à la détente avec solarium et plage de sable (Marineland Lagoon) ;
- de Marineland Hotel, un hôtel trois étoiles de 95 chambres situé en bordure immédiate du parc, inauguré en 2015.
Association Marineland
[modifier | modifier le code]Dans le prolongement du CRC et de l'association RIMMO (acronyme de Réserve Internationale Maritime en Méditerranée Occidentale, première association créée par Marineland et qui organise des conférences)[111], créée par le premier dirigeant en 1992, Marineland crée en 2011 son association d'entreprise, l'Association Marineland[112].
Cette association a pour vocation la conservation de la biodiversité marine. Elle fait de la sensibilisation auprès du grand public[113], soutient la recherche scientifique et participe à des programmes de conservation des espèces menacées sur le terrain[114].
En 2014, cette association soutient, entre autres, la recherche sur les orques en Norvège[115], la conservation du phoque moine de Méditerranée[116], les tortues marines de Méditerranée[117], les mangroves et les lémuriens de Madagascar[118],[119]. Elle soutient l'étude du requin peau bleue de Méditerranée par l'association Stellaris[120], et l'étude des cétacés[121].
En 2016, elle participe à la surveillance d'une plage de Saint-Aygulf sur laquelle une touriste avait signalé la ponte d'une tortue Caouanne[122],[123].
En 2017, elle crée et gère un Centre de Réhabilitation de la Faune Sauvage, hôpital pour les tortues marines en difficulté, qui y sont soignées avant d'être remises à la mer[124],[125],[126],[127],[128]. Ce CRFS est membre de l'Union Française des Centres de Sauvegarde de la faune sauvage[129].
Marineland organise ou participe régulièrement à de nombreuses actions caritatives : « Dreamnight at the zoo »[130],[131],[132],[133], « Rêves d’enfants malades »[134],[135],[136] ou encore « Journée solidaire Petits Princes »[137].
L'association organise régulièrement des nettoyages de plage et des fonds marins, lors des évènements « Antib'lastique » et « Opération Manta ». Les déchets récoltés sont analysés avant d'être valorisés dans les différentes filières de tri sélectif, et les données ainsi récoltées (type et quantité de déchets selon la saisonnalité) sont ainsi transmis au Programme de surveillance des déchets marins, qui est coordonné par l’AFB, Agence Française pour la Biodiversité, et piloté par IFREMER[138].
Pendant la période de confinement de mars à , les activités du Centre de Réhabilitation de la Faune Sauvage de l'Association Marineland se poursuive normalement, avec les soins apportés à trois tortues marines hospitalisées. L'une d'entre elles est remise à la mer pendant le confinement, les deux autres en juin[139] (la jeune tortue baptisée Emma, retrouvée dérivante et attaquée par les oiseaux marins, dont une radiographie a révélé une fracture du membre thoracique droit) et en [140] (la tortue baptisée Ana, atteinte d'une infection pulmonaire, alourdie par 3 kg d'anatifes, et ayant ingéré un sac plastique)[141].
Conservation
[modifier | modifier le code]Marineland participe à onze programmes programmes européens pour les espèces menacées (EEP) ou (ESB)[142]. Les programmes européens EEP d'élevage et de conservation d'espèces menacées sont apparus en 1985. Un tel programme a pour but d'encourager, de surveiller et de donner des conseils pour favoriser l'élevage d'une espèce menacée en lui conservant ses caractéristiques naturelles, avec pour finalité une éventuelle réintroduction dans la nature ou un renforcement de la population sauvage par l'adjonction de spécimens élevés en parcs zoologiques. Leur gestion est assurée au niveau européen par l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA).
| Nom vernaculaire | Nom scientifique | Type de programme |
| Ours polaire | Ursus maritimus | EEP |
| Grand dauphin | Tursiops truncatus | EEP |
| Manchot de Humboldt | Spheniscus humboldti | EEP |
| Requin gris | Carcharhinus plumbeus | ESB |
| Otarie de Californie | Zalophus californianus | ESB |
| Otarie de Patagonie | Otaria byronia | ESB |
| Raie à points bleus | Taeniura lymma | ESB |
| Otarie de Steller | Eumetopias jubatus | ESB |
| Manchot royal | Aptenodytes patagonica | EEP |
| Gorfou sauteur | Eudyptes chrysocome | EEP |
| Lémurien | Lemur catta | ESB |
Le parc fut longtemps coordinateur du programme européen dédié au requin gris (Carcharhinus plumbeus)[143], une espèce classée vulnérable par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avant de passer la main à l'aquarium de Gênes.
Depuis 2011, l'Association Marineland porte le projet de conservation des tortues marines « ObsTortueMed », qui concerne les trois espèces évoluant au large des côtes azuréennes et varoises : tortue caouanne, tortue luth et tortue verte, inscrites sur la liste rouge de l’UICN. Ce programme vise à enrichir les données afin de cibler les politiques de conservation et ainsi mieux protéger l’espèce en fonction de son stade ontogénétique[réf. nécessaire].
Le programme comprend plusieurs volets : campagne de sensibilisation et de communication ; relevé des observations de tortues marines afin de mieux connaître leurs répartitions géographiques et temporelles, la taille des individus et leur comportement ; intervention sur les tortues échouées (prise en charge vétérinaire, réhabilitation et relâcher ; autopsies en partenariat avec le laboratoire vétérinaire départemental des Alpes Maritimes)[144]. Le bilan de chaque campagne annuelle est publié dans les annales du Muséum d'histoire naturelle de Nice et contribue à l'établissement du rapport annuel du réseau de surveillance des échouages de tortues marines[145].
En 2015 et 2016, dans le cadre de la mission Caretta, il a entamé un processus de réintroduction de trois tortues caouannes nées en captivité en 2011 (espèce classée en danger par l'UICN). Celles-ci sont placées dans un bassin naturel fermé par un filet, dans les ruines du port Mallet, au Cap d'Antibes, entre le port de l'Olivette et la plage des Ondes[146]. Elles y resteront jusqu'au , période pendant laquelle leur capacité à survivre seules sera évaluée.
Échouages d'animaux marins
[modifier | modifier le code]Des professionnels de Marineland sont détenteurs de la carte verte du Réseau National Échouage de l'observatoire Pelagis (université de La Rochelle, CNRS), et de la carte verte du Réseau Échouage des Tortues Marines de la Société herpétologique de France. Ils sont donc habilités pour intervenir auprès des animaux en difficulté, échoués, qu'ils soient vivants ou morts. Ces interventions sont réglementées car elles concernent des espèces protégées.
C'est dans ce contexte que l'association du parc, Association Marineland, ouvre en 2017 un centre de soins et de réhabilitation de la faune sauvage dédié aux tortues marines trouvées en difficulté. Ce CRFS est membre de l'Union française des centres de sauvegarde de la faune sauvage[129].
En , un bélouga s'égare dans la Seine, remontant le fleuve sur plus de 150 km en direction de Paris. L'équipe de Marineland est sollicitée par la préfecture de l'Eure pour son expertise en matière de translocation de cétacés[147],[148].
Recherche scientifique
[modifier | modifier le code]Le Marineland d'Antibes a créé le Centre de Recherche sur les Cétacés (CRC) en 1998[149], devenu le Centre de Recherche pour la Conservation en 2009, afin d'élargir son champ d'étude à l'ensemble de la faune marine.
Les chercheurs de ce centre ont réalisé de nombreuses études, majoritairement in situ, c'est-à-dire en pleine mer, mais également quelques études ex situ, au sein du Marineland.
Recherche in situ
[modifier | modifier le code]Les études réalisés concernent toutes l'écologie et l'éthologie des populations de cétacés sauvages.
Parmi celles qui ont fait l'objet d'une publication dans une revue internationale à comité de lecture, on trouve des études concernant l'habitat[150] et les comportements d'alimentation des grands cachalots[151] en mer Méditerranée, d'autres sur les relations de compétition entre niches écologiques pour l’alimentation entre les cachalots, les dauphins de Risso et les globicéphales noirs[152],[153], sur les distributions des rorquals communs[154] et des grands dauphins[155] dans le sanctuaire Pelagos.
En 2018, la spécialiste des tortues marines du parc contribue à une recherche sur la physiologie énergétique comparative des tortues Caouannes de Méditerranée et de l’Atlantique-Nord[156].
Marineland collabore depuis 2016 avec l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) et l’AMOP3 sur une étude portant sur l’impact de la pêche palangrière ciblant le thon rouge sur la raie pélagique Pteroplatytrygon violacea dans le cadre du projet REPAST. Ce projet consiste à quantifier l’impact de la pêcherie palangrière du thon rouge sur les espèces sensibles, à tester des mesures permettant d’augmenter la sélectivité de la palangre, d’atténuer les impacts défavorables et d’améliorer les connaissances biologiques et écologiques des espèces sensibles dans le golfe du Lion. Cette étude a donné lieu à la rédaction d’un article scientifique en co-auteurs Marineland et Ifremer[157] dans le Journal Biological Conservation.
Recherche ex situ
[modifier | modifier le code]Plusieurs études menées dans les bassins du parc par le CRC ou des chercheurs extérieurs ont fait l'objet de publication dans des revues à comité de lecture. L'une porte sur l'analyse de l'incorporation des isotopes stables provenant de la nourriture chez des cétacés captifs[158], l'autre sur l'évaluation de l'exposition des orques captives à des contaminants (composés organochlorés et hydrocarbures aromatiques polycycliques) via leur alimentation[159].
En 2016, le parc met à la disposition du CNRS les animaux du parc pour une étude sur le microbiome cutané, particulièrement méconnu chez les cétacés. Cette recherche a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature en [160] et permet de renforcer la connaissance de ces animaux pour une éventuelle application en mer.
En 2018, l'une des recherches effectuées dans le parc par l'université de Madrid sur la mémoire des orques a un retentissement international[161],[162],[163],[164],[165],[166]. Cette recherche est également récompensée lors de la Conférence Internationale IMATA (International Marine Trainer Association) avec le prix du meilleur travail de conditionnement opérant[167],[168], et l'award de la meilleure première présentation.
Économie
[modifier | modifier le code]C'est la société nommée Marineland qui gère le parc, en son chiffre d'affaires est alors de 37,3 millions d'euros[20], avec un résultat net de 5,5 millions d'euros[169]. Parques Reunidos en est l'actionnaire majoritaire via la société Delphinus (85 %)[169]. Le groupe espagnol a quant à lui pour actionnaire majoritaire le fonds d'investissement britannique Arle Capital Partners[170], puis les fonds d'investissement EQT Partners et Elliott Management.
En 2002, il emploit 220 personnes de manière permanente, et jusqu'à 550 l'été[171]. En 2015, il en emploit toujours environ 200[172].
Les visiteurs sont au nombre de 850 000 en 1991 et de 1 200 000 en 1996[173]. En 2005, la fréquentation est de 1,25 million de visiteurs[13]. Elle se situait entre 1,2 million[174] et 1,3 million[175],[176] de visiteurs en 2014. En 2015, le parc est fermé après les intempéries du , la fréquentation de cette année-là n'est pas connue. Il rouvre le et enregistre une fréquentation à 900 000 visiteurs en fin d'année[177]. En 2017, le parc reçoit 850 000 visiteurs[57].
Au , la société a réalisé un chiffre d'affaires de 21 904 300 € et enregistré une perte nette de 4 566 300 €. Son effectif moyen annuel était de 250 salariés au [178].
Controverses
[modifier | modifier le code]Captivité des cétacés
[modifier | modifier le code]À la suite de la diffusion en France du film Blackfish, par la chaîne Arte en , la présence d'orques en captivité est de plus en plus remise en question par des associations et une partie de l'opinion publique. Contrairement à ce qu'a déclaré à la presse l'ancien directeur du parc, Bernard Giampaolo[179], au moins une attaque d'orque sur un soigneur a déjà eu lieu au Marineland d'Antibes[180][source insuffisante].
La controverse autour des orques captives ne concerne pas que la sécurité des soigneurs, elle englobe aussi la santé physique et mentale de ces animaux. Ainsi, malgré les efforts du parc pour assurer la bonne reproduction des orques, il y a eu seulement assez de naissances pour compenser les décès, au nombre de 13 en comptant un décès survenu dans un autre parc (dont 4 mort-nés).
La longévité des orques a été étudiée en milieu naturel mais les données sont encore incomplètes, elles varient en fonction du sexe, et en fonction du type d'orques (résidentes ou nomades)[181]. Chez les orques sauvages résidentes du Pacifique Nord l'espérance de vie moyenne est de 50,2 ans pour les femelles et 29,2 ans pour les mâles[182].
Parmi les orques mortes au Marineland, deux sont des orques résidentes du Pacifique Nord, cinq sont des orques du type 1 de l'Atlantique Nord (résidentes), et une est une orque née captive dont les parents étaient des orques de type 1 de l'Atlantique Nord. La moyenne d'âge du décès chez les deux orques du Pacifique Nord est inférieure à celle des mêmes orques en milieu sauvage.
Les associations opposées à la captivité des cétacés estiment que les conditions de vie sont trop éloignées des conditions de vie en milieu naturel et ne permettent pas de répondre aux besoins physiologiques de ces espèces (dauphins et orques). En effet, les cétacés sauvages ont un éthogramme riche : chasse de poissons vivants, fouissement du sable pour la recherche de mollusques, nage sur de longues distances, vie familiale, etc.
En 2018, Marineland a reçu l’agrément Humane Certified qui garantit la qualité des soins et du bien-être des animaux de Marineland et de Kid’s Island[183],[184].
La loi du contre la maltraitance animale, prévoyant l'interdiction de la captivité des cétacés en 2026, pousse Marineland a envisager des solutions pour relocaliser ses orques captives. Un projet de transfert dans un delphinarium japonais serait à l'étude. Les associations One Voice et Sea Shepherd critiquent cette option qui priverait les orques d'une vie exempte d'exploitation, et recommandent un transfert dans un sanctuaire[185],[186].
Captivité des ours polaires
[modifier | modifier le code]La présence des ours polaires au Marineland soulève notamment une controverse liée à leur bien-être. En effet, malgré la volonté de faire bénéficier aux ours polaires de températures de l'air plus basses que celles d'Antibes (grottes de glace, locaux de nuit climatisés, bassins à 14 °C), ces températures restent assez différentes des températures de l'environnement naturel des ours polaires[Note 2].
Elle soulève aussi une controverse liée à la cohérence de la participation du parc au Programme d'élevage européen (EEP) de l'espèce. L'organisme international de protection des ours polaires Polar Bear International affirme que la reproduction en parc zoologique est une solution pour préserver l'espèce[187] et que les ours du Marineland jouent le rôle d'ambassadeur auprès du public pour le sensibiliser au réchauffement climatique, cause principale de la diminution de l'espace vital de l'espèce et donc de son déclin. Les détracteurs de cette participation à l'EEP font quant à eux remarquer que la climatisation de l'air des grottes, le maintien de l'eau de mer à 14 °C (pourtant naturel, via une eau pompée à 70 m de profondeur en mer) et la fabrication de la glace, procédés nécessaires au maintien des ours polaires dans un climat méditerranéen génèrent des gaz à effet de serre et contribuent donc à ce réchauffement[188]. Ils arguent que cet EEP sera vain si aucun effort suffisant n'est fait pour réduire ces émissions et préserver la banquise, afin d'y réintroduire l'espèce dans le futur[189].
Procès
[modifier | modifier le code]En 2002, le parc est poursuivi au civil par des riverains et condamné par le Tribunal de grande instance de Grasse à détruire une partie de ses installations. Celles-ci dépassent les 250 m2 réglementaires fixés par un texte de 1926 et leur construction a été permise grâce à l'appropriation de voies de circulation, elles ont donc été jugées non conformes au cahier des charges du lotissement du domaine de la Brague dans lequel le parc est construit[171]. Le jugement est confirmé par la cour d'appel d'Aix-en-Provence en 2006, mais n'a pas été mis à exécution, la direction ayant préféré trouver un arrangement financier amiable avec les plaignants[190]. En 2011, ce sont d'autres riverains, gérants d'un camping voisin, qui annoncent vouloir demander la destruction d'installations[190].
En 2002, Marineland attaque en justice une association de défense des orques captives, AARLUK, devant le tribunal de commerce de Grasse pour avoir publié des photos du transfert de l'orque Shouka vers les États-Unis où elle était attendue comme reproductrice. Le procès sera perdu par le parc en 2004, débouté sur les accusations d'atteinte au droit à l'image et de diffamation[191].
Émissions et films tournés au Marineland
[modifier | modifier le code]- Au cours des décennies 1980 à 2010, de nombreuses émissions de télévisions pédagogiques sont tournées à Marineland : C'est pas sorcier[192],[193], Les animaux de la 8[194], Dans les coulisses de Marineland notamment.
- 1988 : Le Grand Bleu de Luc Besson. Le film est inspiré de la vie des apnéistes Jacques Mayol et Enzo Maiorca avec Jean-Marc Barr, Jean Reno, Rosanna Arquette et le grand dauphin vedette du parc Joséphine. Le décor des luxueux toilettes de son appartement est tourné dans les aquariums
- 2003 : Les Clefs de bagnole de Laurent Baffie. Dans une scène du film, Laurent Baffie, qui joue son propre rôle, nage avec des dauphins.
- 2012 : De rouille et d'os de Jacques Audiard avec Marion Cotillard qui joue le rôle d'une soigneuse d'orques, amputée des jambes après s'être fait attaquer par un de ces animaux.
Bibliographie ayant servi à la rédaction de l'article
[modifier | modifier le code]Marineland : Le leader des parcs marins investit 2M€ - Le journal des Entreprises, sur https://www.lejournaldesentreprises.com/article/marineland-le-leader-des-parcs-marins-investit-2meu-2091, 5 décembre 2008
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ En 2014, il est le 3e établissement zoologique français le plus fréquenté (derrière les zoos de Lyon et de Paris, mais devant les zoos de Lille et de Beauval), et le zoo privé le plus fréquenté de France.
- ↑ Dans les régions du monde abritant des ours polaires sauvages comme l'Alaska (États-Unis), l'île Wrangel (Russie), et le Groenland, les températures moyennes de l'air varient de −27 °C à 5 °C. Il en va de même pour la température moyenne de l'eau, qui varie entre −1 °C et −1,5 °C en région arctique.
Références
[modifier | modifier le code]- « Le parc Marineland d’Antibes va fermer ses portes, après l’interdiction des spectacles de cétacés », Ouest-France, (consulté le )
- Clara Brunel, « Marineland : à peine rouvert, bientôt devant le juge », Le Point, (lire en ligne, consulté le )
- « Marineland : Le leader des parcs marins investit 2M€ - Le Journal des Entreprises », sur www.lejournaldesentreprises.com, (consulté le )
- ↑ « Roland de la Poype, pilote du Normandie-Niémen est mort », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Roland de La Poype, le fondateur du parc Marineland est décédé à Saint-Tropez », Nice-Matin, (lire en ligne)
- ↑ « Roland de La Poype, le père de Marineland, s'est éteint », Nice-Matin, (lire en ligne)
- « Fermeture de Marineland : "Je suis très triste" explique le directeur du parc d'Antibes - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
- ↑ Julie Baudin, « Ça me tord les tripes: le cofondateur et ancien directeur de Marineland Mike Riddell sort du silence », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Fermeture de Marineland : "C'est un gâchis monumental" dénonce Mike Riddell, l'ancien directeur du parc aux orques », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- « Description Marineland d'Antibes », sur leszoosdanslemonde.com,
- ↑ « Bébé dauphin, dis-moi comment tu t'appelles ? », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- Delphine Sarran, L'Apprentissage chez les orques (Orcinus orca) en captivité : Thèse pour l'obtention du diplôme d’État de docteur vétérinaire, Toulouse, (lire en ligne)
- « Antibes : Marineland cédé à l'espagnol Parques Reunidos », Les Echos, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- Louis Salvaret, « Marineland : Michel Dompnier a démissionné », sur TourMaG.com, le média spécialiste du tourisme francophone (consulté le )
- ↑ Louis Salvaret, « Marineland : le groupe Parques Reunidos favori », sur TourMaG.com, le média spécialiste du tourisme francophone (consulté le )
- « Les deux ours polaires sont arrivés à Marineland », Nice-Matin, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Bernard Litzler, « Le parc de loisirs Marineland se met à l'hôtellerie », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « 300 personnes ont manifesté devant le Marineland d'Antibes contre les delphinariums », sur France 3 Côte d'Azur,
- ↑ « Là pour « libérer tous les cétacés » », sur 20 Minutes, (consulté le )
- Elodie Emery, « Le parc Marineland assigné en justice pour maltraitance animale », sur www.marianne.net, (consulté le )
- ↑ « Une fronde contre Marineland », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- ↑ « Près de 500 manifestants anti-Marineland réunis à Antibes », Nice-Matin, (lire en ligne).
- ↑ La rédaction, « Près de 500 manifestants anti-captivité aux abords de Marineland à Antibes », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Une nouvelle manifestation anti-captivité devant Marineland », sur France 3 Côte d'Azur,
- « La Dolphin Connection répond à Jon Kershaw », sur blog-les-dauphins.com,
- « Antibes : le parc de Marineland dévasté par les intempéries », sur Le Parisien, .
- ↑ « "Casse animale" au Marineland d'Antibes après les violentes inondations. Les installations électriques sont en panne, ce qui fait craindre des pertes dans le parc. », Le Nouvel Obs, .
- ↑ « Inondations dans le Sud-Est : le Marineland d'Antibes sous la boue », Sud Ouest, .
- ↑ « Marineland livre (enfin) son bilan », Sciences et Avenir, .
- « Marineland: une orque est morte à la suite des inondations », sur BFM TV, .
- ↑ « Marineland: plusieurs associations demandent l'ouverture d'une enquête », Nice-Matin, (lire en ligne).
- « Marineland d’Antibes : des traces d’hydrocarbures dans le bassin où l’orque Valentin est morte », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Marineland d'Antibes: L'orque Valentin est mort d'une «torsion intestinale» », sur 20 Minutes,
- ↑ La rédaction, « Le directeur de Marineland, Bernard Giampaolo, remplacé », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Le directeur de Marineland remplacé quelques jours après le décès de l'orque Valentin », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Marineland d'Antibes: Les anti-captivité dans la rue, le parc pas prêt à renoncer », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ « Manifestation des anti Marineland à Antibes », sur France 3 Côte d'Azur,
- ↑ « Impact des inondations sur les animaux du Marineland d'Antibes, 14e législature, Question écrite no 18 910 de M. Jean-Vincent Placé (Essonne - Écologiste) publiée dans le JO Sénat du 19 novembre 2015 - page 2677 », sur senat.fr.
- ↑ « Conditions de captivité des orques du parc Marineland d'Antibes, 14e législature, Question écrite no 18 911 de M. Jean-Vincent Placé (Essonne - Écologiste) publiée dans le JO Sénat du 19 novembre 2015 - page 2677 », sur senat.fr.
- « Marineland d'Antibes : plus de 500 personnes manifestent contre la captivité des mammifères marins », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- ↑ « Marineland : le monde du silence ! », Le Point, .
- ↑ « Quand Marineland pollue... en douce », Le Point,
- ↑ « Marineland d'Antibes: EELV demande un audit et «une étude de reconversion du site» », sur 20 Minutes,
- ↑ « Après SeaWorld, Marineland d'Antibes promet qu'il va changer ses spectacles d'orques », sur RTL, .
- ↑ « Le nouveau directeur général de Marineland mise sur le dialogue avec les "anti-captivité" », Nice-Matin, (lire en ligne)
- ↑ « Marineland d'Antibes: Le parc présente son nouveau directeur et en dit plus sur ses «prochaines orientations» », 20 Minutes (consulté le )
- ↑ « Marineland d'Antibes: Cible de critiques, le parc va rouvrir avec «plus de pédagogie» », sur 20 Minutes, (consulté le )
- « Antibes : sauvé des eaux, Marineland rouvre ses portes », La Provence,
- « Marineland d'Antibes: Sea Shepherd porte plainte pour «maltraitance animale» », 20 Minutes, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « La plainte de Sea Shepherd contre Marineland finalement irrecevable », sur 20 Minutes (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Un dauphin de Marineland meurt d'une maladie incurable », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Un dauphin né à Marineland en 1992 vient de mourir », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- « Marineland d'Antibes: manifestation contre la captivité des mammifères marins », L'Express,
- ↑ La rédaction, « Le directeur général de Marineland démissionne », sur Nice-Matin, (consulté le )
- La rédaction, « Un nouveau patron pour Marineland », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ Vincent Bellanger, « Antibes : un nouveau patron pour Marineland », sur Nice-Matin, (consulté le )
- « Le parc Marineland d’Antibes mise sur les attractions sans animaux », Le Parisien,
- ↑ La rédaction, « Venez admirer les plus beaux clichés des visiteurs de Marineland », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Alexia Barrier et la Route du Rhum 2018 », sur marineland.fr (consulté le )
- ↑ « Webmag RDR 2018 / destination guadeloupe | Alexia Barrier - Navigatrice », sur alexiasailingteam.com (consulté le )
- ↑ « Exposition photos à Marineland - Environnement - Antibes », sur Site officiel de l'Office de Tourisme (consulté le )
- AFP, « Trois oursons blancs font leurs premiers pas dehors sur la Côte d'Azur », Geo, (consulté le )
- ↑ « Voici comment ont été prénommés les 3 oursons nés à Marineland en décembre », Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ (en) Curry, Erin & Safayi, Sina & Meyerson, Randi & Roth, Terri, « Reproductive trends of captive polar bears in North American zoos: a historical analysis. », JOURNAL OF ZOO AND AQUARIUM RESEARCH., (lire en ligne)
- « Lotty, la doyenne des dauphins de Marineland est décédée », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- « La doyenne des dauphins du parc Marineland est décédée », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- ↑ Margot Dasque, « La doyenne des dauphins de Marineland est décédée, les causes de la mort inconnues », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Marineland à Antibes. Lotty, la doyenne des dauphins, est morte à l'âge de 40 ans. », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ La rédaction, « Marineland va rouvrir ses portes le 19 juin », sur Nice-Matin, (consulté le )
- « Le Marineland d’Antibes prépare sa réouverture », sur TF1 INFO, (consulté le )
- « Le Marineland d'Antibes a rouvert ses portes », sur France Bleu, (consulté le )
- ↑ Communiqué de presse du 15 juin 2020, consultable sur http://freqstats.marineland.fr/dl/15-06-20-Marineland-rouvre-ses-portes-le-19-Juin.pdf
- ↑ « Un dauphin né au parc Marineland d'Antibes donne naissance à un delphineau, une première », La Dépêche du Midi (consulté le )
- ↑ « PHOTOS - Un deuxième dauphin vient de naître à Marineland », sur France Bleu, (consulté le )
- ↑ Vincent Bellanger, « "Non, nous ne sommes pas inquiets": le patron du parc Marineland d’Antibes s’exprime sur son avenir », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ « Article 46 - LOI n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes (1) - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- viceversa, « Fermeture de Marineland : Directeur triste, fermeture définitive en 2025, sort des salariés à négocier », sur Viceversamag.com : Toute l'actualité au même endroit !, (consulté le )
- « "Un vide réglementaire total": John Reilly, patron de Marineland, s'agace contre le gouvernement », sur RMC, (consulté le )
- ↑ Mathilde Tranoy, « "Cette incertitude nous empêche d’évoluer": le directeur de Marineland dans le flou après la promulgation de la loi anti captivité », sur Nice-Matin, (consulté le )
- « Mort d’une orque au Marineland d’Antibes, la deuxième en seulement cinq mois », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- « Un bébé dauphin meurt deux jours après sa naissance au Marineland d’Antibes, une association réagit », Ouest-France, (lire en ligne)
- « Un bébé dauphin meurt deux jours après être né à Marineland », sur www.laprovence.com, (consulté le )
- ↑ Matéo Garcia, « Mort d'Inouk au Marineland d'Antibes : ce que révèle l'autopsie de l'orque sur l'origine de son décès », sur midilibre.fr,
- « "C'est une triste journée" : le directeur du Marineland d'Antibes prend la parole après l'annonce de la fermeture définitive du parc », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- « "L'équilibre économique n'est plus garanti": le directeur de Marineland s'exprime sur la fermeture du parc », sur BFMTV, (consulté le )
- « Trois questions sur la fermeture définitive du Marineland d'Antibes, plus grand zoo marin d'Europe », sur Franceinfo, (consulté le )
- Par Emilie Torgemen Le 4 janvier 2025 à 06h10, « Fin de Marineland : « Il y a un vrai changement de regard sur les animaux » », sur leparisien.fr, (consulté le )
- « Alpes-Maritimes. Marineland : le parc ferme ses portes, le sort des animaux en suspens », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
- ↑ « Marineland : un parc en décomposition en attente de solution pour ses orques et ses dauphins », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- ↑ « Une piste au ZooParc de Beauval pour les dauphins de Marineland », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- « Dauphins à Beauval : une quinzaine d’ONG opposées au projet du ZooParc », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- ↑ « Les manchots », sur Marineland.fr
- ↑ « Antibes : un sixième bébé orque est né au parc Marineland », Le Parisien,
- ↑ « VIDEO. Un bébé otarie naît sous les yeux des soigneurs de Marineland » [vidéo], sur 20 Minutes (consulté le )
- ↑ « Vidéo : l'accouplement de deux requins filmé au Marineland d'Antibes » [vidéo], sur CNews (consulté le )
- ↑ « PHOTOS. Son espèce est en danger d'extinction... Un bébé manchot est né à Marineland », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Marineland: un aquarium sensibilisé au respect de l'environnement marin », sur paperblog.fr,
- ↑ (de) « Flocke und Rasputin leben jetzt in Frankreich », sur tiergarten.nuernberg.de, .
- ↑ « Antibes: un bébé ours polaire est né à Marineland », sur BFM TV.com,
- ↑ « Naissance d'un ourson polaire à Antibes », sur Paris Match.com,
- ↑ « L'ours polaire Hope quitte le Marineland pour la Suède - Zoonaute.net », Zoonaute.net, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Naissance de trois oursons polaires au parc Marineland sur la Côte d'Azur », sur Sciences et Avenir (consulté le )
- ↑ « Naissance de trois oursons polaires au parc Marineland sur la Côte d'Azur », sur video.geo.fr (consulté le )
- (en) « Captive Killer Whales (Historical) », sur CetaBase (consulté le )
- ↑ « Infoparks.com, le guide des parcs de loisirs en Europe... », sur infoparks.com (consulté le )
- ↑ (en-US) « France’s Marineland Has Rare Captive Breeding of Coral Shrimpfish », sur Reef Builders | The Reef and Saltwater Aquarium Blog, (consulté le )
- ↑ « Naissance de deux bébés raies à points bleus à Marineland », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « France’s Marineland Has Rare Captive Breeding of Gramma Dejongi », sur Reef Builders | The Reef and Saltwater Aquarium Blog, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Marineland Antibes Successfully Rears Spotfin Anthias », sur Reef Builders | The Reef and Saltwater Aquarium Blog, (consulté le )
- ↑ « Océanopolis parvient à faire naître des poissons de récif coralien menacés », sur France 3 Bretagne (consulté le )
- ↑ « Les touristes, auxiliaires de la science », sur espaces-naturels.info,
- ↑ « Article sponsorisé - Fondation Marineland », Nice-Matin, (lire en ligne)
- ↑ « La Ville d'Antibes et la Fondation Marineland valorisent le patrimoine écologique », sur Metronews,
- ↑ « Les programmes de conservation de la Fondation Marineland », sur fondationmarineland.fr
- ↑ (en) « norwegianorcasurvey », sur norwegianorcasurvey (consulté le )
- ↑ « Le phoque moine de méditerranée : une espèce à protéger d’urgence | Regard sur la Croatie », sur regardsurlacroatie.com (consulté le )
- ↑ « RTMMF | Société Herpétologique de France | La SHF », sur lashf.org (consulté le )
- ↑ Nikos Alexandris, Bruno Chatenoux, Laura Lopez Torres et Pascal Peduzzi, Monitoring the Restoration of Mangrove Ecosystems from Space, (lire en ligne)
- ↑ « Monitoring the restoration of mangrove ecosystems by space », sur grid.unep.ch,
- ↑ « Partenaires de l'association Stellaris », sur stellaris-asso.org (consulté le )
- ↑ Mylène Muller, « Campagne d’observation aérienne des animaux marins », sur finesse-max.com,
- ↑ Anne Le Hars, « Les bébés tortues ont rejoint la mer à Fréjus après deux mois de suspense », France 3 Régions, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « PHOTOS. Retour sur l'épopée exceptionnelle des œufs de tortues pondus dans le sable varois », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Laurent Verdi, « Un hôpital pour tortues marines à Antibes », France 3 Provence-Alpes, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « VIDEO. Côte d'Azur: Récupérée mal en point, la tortue Léopold soignée et remise en liberté » [vidéo], sur 20 Minutes (consulté le )
- ↑ Catherine Lioult, « Hope, la tortue caouanne blessée retrouve la liberté au large d'Antibes », France 3 Provence-Alpes, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Une troisième tortue prise en charge au Cap d'Antibes », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Un centre de soin pour les tortues blessées à Antibes », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- « Marineland - Le site de l'UFCS », sur www.ufcs.fr (consulté le )
- ↑ Marie Morin, « "Nuit de rêve" au Marineland pour les enfants malades », France 3 Régions, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marineland Côte d'Azur, « Marineland TV - Reportage N°118 - Dreamnight at the zoo 2016 à Kid's Island », (consulté le )
- ↑ Marineland Côte d'Azur, « Marineland TV - Actu N°112 - 4eme édition pour Dreamnight at the zoo », (consulté le )
- ↑ Marineland Côte d'Azur, « Marineland TV - Actu N°175 - Dreamnight 2017 », (consulté le )
- ↑ « Le rêve de Nathan et les dauphins », sur unreveunsourire.fr
- ↑ « Le rêve de Thomas - Association Aladin à Bordeaux, soutient les enfants gravement malades », Association Aladin à Bordeaux, soutient les enfants gravement malades, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Newsletter Make a wish », sur makeawishsud.be, Make-A-Wish
- ↑ « Tous aux parcs pour décrocher les étoiles ! », Association Petits Princes, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « LUTTE CONTRE LA POLLUTION MARINE », sur marineland.fr (consulté le )
- ↑ « Soignée, une petite tortue caouanne remise à la mer ce mercredi au large d'Antibes », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le )
- ↑ « Sainte-Maxime : Ana, la tortue avec des crustacés sous sa carapace et du plastique dans le ventre, a été remise à la mer », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le )
- ↑ « VIDÉOS. Retour en mer pour Ana, la tortue repêchée avec un sac plastique dans l'intestin » [vidéo], Var-Matin, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Programmes EAZA », sur Association européenne des zoos et aquariums (consulté le )
- ↑ (en) « EAZA Activities > Collection Planning > EEPs and ESBs », sur eaza.portal.isis.org (consulté le )
- ↑ « Bilan de la campagne ObsTortueMed 2017 », sur marineland.fr, (consulté le )
- ↑ Claro, « LES RÉSEAUX DE SURVEILLANCE DES ÉCHOUAGES DE TORTUES MARINES en France métropolitaine », sur patrinat.fr
- ↑ « Des tortues marines nées en captivité s'acclimatent au milieu marin à Antibes », sur France 3 Côte d'Azur,
- ↑ « Trois soigneurs de Marineland à la rescousse du béluga en Normandie », sur France Bleu, (consulté le )
- ↑ « Pour sauver le béluga dans la Seine, l’extraction vers la mer désormais privilégiée », sur Le HuffPost, (consulté le )
- ↑ « Le CRC Marineland », sur fondationmarineland.fr
- ↑ (en) Praca E., Gannier A., Das K. et Laran S., « Modelling the habitat suitability of cetaceans: Example of the sperm whale in the northwestern Mediterranean Sea. », Deep Sea Research Part I : Oceanographic Research Papers, no 56, , p. 648-657 (lire en ligne)
- ↑ (en) Drouot V., Gannier A. et C. Goold J., « Diving and Feeding Behaviour of Sperm Whales (Physeter macrocephalus) in the Northwestern Mediterranean Sea. », Aquatic Mammals, vol. 3, no 30, , p. 419-426 (lire en ligne)
- ↑ (en) Praca E. et Gannier A., « Ecological niches of three teuthophageous odontocetes in the northwestern Mediterranean Sea. », Ocean Science, no 4, , p. 49-58 (lire en ligne)
- ↑ (en) Praca E., Laran S. et Lepoint G., Thomé J.P., Quetglas, A., Belcari P., Sartor, P., Dhermain F., Ody D., Tapie N., Budzinski H. et Das K., « Toothed whales in the northwestern Mediterranean, insight in their feeding ecology using chemical tracers. », Marine Pollution Bulletin, no 62, , p. 1058-1065 (lire en ligne)
- ↑ (en) Laran S. et Gannier A., « Spatial and temporal prediction of fin whale distribution in the northwestern Mediterranean Sea. », ICES Journal of Marine Science, no 65, (lire en ligne)
- ↑ (en) Gnone G., Bellingeri M., Dhermain F., Dupraz F., Nuti S., Bedocchi D., Moulins A., Rosso M., Alessi J., Mccrea R., Azzellino A., Airoldi S., Portunato N., Laran S., David L., Di Meglio N., Bonelli P., Montesi G., Trucchi R., Fossa F., Wurtz M., « Distribution, abundance, and movements of the bottlenose dolphin (Tursiops truncatus) in the Pelagos Sanctuary MPA (north-west Mediterranean Sea). », Aquatic Conservation: Marine and Freshawater Ecosystems, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Comparative physiological energetics of Mediterranean and North Atlantic loggerhead turtles », Journal of Sea Research, (ISSN 1385-1101, DOI 10.1016/j.seares.2018.06.010, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Poisson, François, « The effect of hook type and trailing gear on hook shedding and fate of pelagic stingray (Pteroplatytrygon violacea): New insights to develop effective mitigation approaches », Marine Policy, Volume 107, September 2019, 103594, (lire en ligne)
- ↑ (en) Stéphane Caut, Sophie Laran, Emmanuel Garcia-Hartmann, et Krishna Das, « Stable isotopes of captive cetaceans (killer whales and bottlenose dolphins). », The Journal of Experimental Biology, no 214, , p. 538-545 (lire en ligne)
- ↑ (en) Formigaro C, Henríquez-Hernandez LA, Zaccaroni A, Garcia-Hartmann M, Camacho M, Boada LD, Zumbado M et Luzardo OP, « Assessment of current dietary intake of organochlorine contaminants and polycyclic aromatic hydrocarbons in killer whales (Orcinus orca) through direct determination in a group of whales in captivity. », Science of the Total Environment, no 472, , p. 1044-1051 (lire en ligne)
- ↑ (en) M. Chiarello, S. Villéger, C. Bouvier et J. C. Auguet, « Captive bottlenose dolphins and killer whales harbor a species-specific skin microbiota that varies among individuals », Scientific Reports, vol. 7, no 1, (ISSN 2045-2322, DOI 10.1038/s41598-017-15220-z, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-GB) Helen Briggs, « The killer whale that can 'speak' », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « VIDEO. Marineland d'Antibes : L’orque Wikie apprend les bonnes manière, elle sait même dire « hello » (et ce n'est pas une fake news) », sur 20 Minutes (consulté le )
- ↑ (en) Alice Kantor et Lauren Said-Moorhouse, « Killer whale learns how to mimic human speech », CNN, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « Killer whale says 'hello' », sur BBC News (consulté le )
- ↑ (it) « Francia: ecco Wikie, l'orca parlante - Video Tgcom24 », sur TGCOM24 (consulté le )
- ↑ (en) « 'Talking' Orca Imitates Human Words—See More Animal Mimics », National Geographic, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le parc Marineland récompensé pour avoir appris à une orque à imiter les sons humains », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le Marineland d'Antibes récompensé à la conférence annuelle d’IMATA - Zoonaute.net », Zoonaute.net, (lire en ligne, consulté le )
- Hélène Meziani et Cathy Alegria, « Les parcs de loisirs en France », sur xerfi, .
- ↑ (es) « Parques Reunidos: las ‘clarisas’ vuelven a bolsa con Morgan Stanley y Deutsche Bank », El Confidencial, .
- « La justice fait barrage au Marineland », Libération,
- ↑ « Marineland d'Antibes : 90 % des installations dévastées par les inondations », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ Alain Monferrand et Jean-François Trichard, La fréquentation des lieux culturels et non culturels, en France métropolitaine, en 1991 et en 1996, FeniXX réédition numérique, Observatoire national du tourisme, , 208 p. (ISBN 9782307484400 et 230748440X, lire en ligne), p. 125.
- ↑ « Chiffre clés du tourisme Côte d'Azur », sur cotedazur-touriscope.com, .
- ↑ Juliette Garnier, « Seaworld touche le fond après la diffusion d'un documentaire », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Les investissements touristiques en PACA, brochure Edition 2015, sur ccimp.com, CCI Aix-Marseille-Provence
- ↑ « Le Marineland d'Antibes va-t-il couler ? », La Provence, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Marineland », sur www.societe.com (consulté le ).
- ↑ Fabrice Pouliquen, « Orques en captivité : L’effet «Blackfish» peut-il gagner Marineland ? », sur 20 Minutes, (consulté le ) : « Nous avons jamais eu un seul incident avec l’une de ses orques »
- ↑ (en) « Killer Whale attacks trainer », sur Youtube, (consulté le )
- ↑ (en) « Fisheries Home » Protected Resources » Species » Killer whale (Orcinus orca) », sur nmfs.noaa.gov,
- ↑ (en) PF Olesiuk, MA Bigg et GM Ellis, Department of Fisheries and Oceans, Pacific Biological Station, Nanaimo, B.C., Canada, « Life history and population dynamics of resident killer whales (Orcinus orca) in the coastal waters of British Columbia and Washington State », Report of the International Whaling Commission, Special Issue 12, , p. 209 à 243 (ISSN 0255-2760, lire en ligne)
- ↑ « Le bien-être des animaux certifié par American Humane Conservation », La Provence, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Marineland obtient une certification concernant le bien-être et les soins apportés aux animaux », Nice-Matin, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Les orques de Marineland d'Antibes vont-elles partir dans un parc animalier au Japon ? », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le )
- ↑ « Marineland « étudie plusieurs possibilités de relocalisation » pour ses orques », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ (en) « What is PBI’s position on polar bears in zoos? - Polar Bears International », sur polarbearsinternational.org (consulté le )
- ↑ « Antibes : naissance d’un ours polaire dans un frigo nommé “Marineland” », sur zoo-de-france.com,
- ↑ « Les zoos, dernière solution pour sauver les ours polaires ? », Le Monde, (lire en ligne)
- « Nouveaux ennuis judiciaires de Marineland avec le voisinage », Nice-Matin, (lire en ligne)
- ↑ « Le Marineland d’Antibes traîne ses détracteurs en justice », sur dauphinlibre.be, (consulté le )
- ↑ « A quelle famille le dauphin appartient-il ? - C'est Pas Sorcier » [vidéo], sur youtube.com (consulté le )
- ↑ « C'est pas sorcier - Les daussphins - Vidéo dailymotion » [vidéo], sur Dailymotion (consulté le )
- ↑ « Les animaux de la 8 : Marineland - Magazine - Télé-Loisirs », Télé-Loisirs (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :