Poma

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Pomagalski (homonymie).

Poma
logo de Poma

Création 13 décembre 1947
Fondateurs Jean Pomagalski
Personnages clés Jean Pomagalski,
Gaston Cathiard
Jean-Pierre Cathiard
Jean Gauthier
Jean Souchal
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Créons le lien
Siège social Voreppe
Drapeau de France France
Direction Directoire : Jean Souchal
Cons. Surv. : Jean Gauthier
Actionnaires HTI (Michael Seeber)
Activité Transport par câble
Société mère HTI BV
Filiales Comag, Sacmi,
Semer, Sigma,
Leitner-Poma of America, Poma Beijing, Poma Colombia, Baco, Poma do Brasil
Effectif 900
Site web www.poma.net

Poma est une entreprise française spécialisée dans la fabrication de systèmes de transport par câble. Elle est détenue depuis le par l'industriel italien Michael Seeber, par le biais de HTI BV[1], réunissant le groupe Poma et le groupe Leitner et formant un des deux leaders mondiaux du transport par câble[2].

La société Poma a été créée par Jean Pomagalski le [3]. Son siège social est à Voreppe, dans l'Isère et POMA possède 4 filiales industrielles en région Auvergne Rhône-Alpes, dont certaines sont basées sur son site industriel de Gilly sur Isère, inauguré en janvier 2018.

En 2017, le groupe Poma emploie 1 100 personnes réparties à travers le monde[3] et a réalisé plus de 8000 installations de transport de personne ou de matériaux par câble. Son chiffre d'affaires est de 345 millions d'euros, dont 80% à l'exportation[4],[5]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Pomagalski, ingénieur d’origine polonaise, entrepreneur de bâtiment à Grenoble, installe son premier téléski à L’Alpe d’Huez en 1936[6],[7]. Il s'agit d'un remonte-pente bricolé à attaches fixes[7]. S’il était inventif, Jean Pomagalski ne disposait initialement que des moyens limités de son entreprise de travaux publics[7] ; il s'associe d'abord à des entreprises partenaires (Dandelot, Applevage) pour produire ses appareils sous licence[7], puis finit par créer sa propre entreprise de remontées mécaniques en 1947[3]. Poma est depuis l’origine installée en banlieue grenobloise, à Fontaine, dès 1948 et depuis 1987, à Voreppe[7].

Après le décès de Jean Pomagalski en 1969, Gaston Cathiard lui succède à la tête de l’entreprise en 1970[7]. Ce montagnard, fondateur et président du syndicat des moniteurs de ski, a poursuivi le développement de l’entreprise. Jean-Pierre Cathiard a pris la relève en 1980, accélérant le déploiement de l'entreprise sur les marchés asiatiques et le transport toutes saisons[7]. L'entreprise a alors mené une politique industrielle orientée vers la standardisation des composants, le pré-montage en atelier et la maîtrise des éléments spécifiques aux remontées mécaniques.

Métiers[modifier | modifier le code]

Poma construit des systèmes de transport de passagers par câble incluant notamment des télésièges fixes (4 ou 6 places) et débrayables (4, 6 ou 8 places), des télécabines (4, 6, 8, 10, 16 places), des tramways aériens, des téléphériques, des télémix, des funitels ainsi que des funiculaires. Elle a installé plus de huit mille solutions de transports par câble de personnes et de matériaux dans plus de 80 pays, transportant huit millions de passagers chaque heure[8].

La majorité des solutions de transport par câble sont implantés dans des stations de sports d'hiver, qui renouvellent aujourd'hui leurs installations pour le confort et la sécurité des voyageurs, en proposant des remontées mécaniques de dernières générations.

D'autres installations de transport aérien sont réalisées dans des parcs d'attractions ou dans des lieux touristiques ou permettant d'accéder à des panoramas plus rapidement et facilement, comme c'est le cas au Mont Huashan.

De plus, un autre marché s'est ouvert il y a une dizaine d'années : celui du transport urbain, là où le métro ou le tram ne peuvent s'implanter (Colombie avec le MetroCable à Medellín, Taïwan dans la capitale Taipei, Tianmenshan, en Chine dans le parc national du Zhangjiajie, Roosevelt Island au cœur de Manhattan à New York, etc.).

[9],[10],[11]

Poma a aussi développé un secteur d'ingénierie de service : réaménagement des espaces skiables, maintenance des installations, formation…

En 2015, Poma se lance dans le secteur de la production d'électricité et la fabrication d'éoliennes, commercialisées sous le nom de Poma-Leitwind et assemblées en Savoie[12].

En 2018, POMA inaugure son plus grand site industriel à Gilly sur Isère. Un nouveau site de production de 70 000 m2 comprenant un hub technologique à destination des 90 pays dans lesquels POMA installe ses solutions. Sur place sont ainsi rassemblées la SACMI, qui gère la fabrication d'ensembles mécanosoudés et le montage d'ensembles mécaniques, la COMAG, chargée de l'installation et de la maintenance des remontées mécaniques et une unité d'assemblage des éoliennes POMA Leitwind.

Réalisations notoires[modifier | modifier le code]

Le Roosevelt Island Tramway

La société a notamment construit le téléphérique Vanoise Express qui relie les domaines skiables des Arcs et de La Plagne, le Funitel de la Perdrix à Super-Besse en Auvergne ou le télésiège du Lièvre Blanc à Ax 3 Domaines, le plus long et le plus rapide de France[13].

Elle a également procédé au remplacement du téléphérique urbain Roosevelt Island Tramway à New York et à l’installation des lignes de télécabines Metrocable à Medellín, dont 6 lignes sont désormais en fonctionnement et deux sont en construction.

L'Isérois construit par ailleurs de nombreux transports hectométriques (APM), tels l'ancien mini-métro Poma 2000 de Laon[14], le Skymetro de l'aéroport de Zurich, ou encore l'ExpressTram de l'aéroport de Détroit.

Poma est également, via sa filiale Sigma, le constructeur des cabines de la grande roue London Eye à Londres et de celles de High Roller à Las Vegas.

Le télécabine de Maokong, construit par Poma, a ouvert le 4 juillet 2007 à Taipei, Taïwan.

En 2011, Poma réalise sur le site de Minatec à Grenoble un véhicule pour le domaine des nanotechnologies appelé liaison blanc-blanc. Il s'agit d'un funiculaire desservant deux salles blanches distantes, évitant ainsi au personnel de se déshabiller pour passer de l'une à l'autre[15].

En 2018, Poma inaugure la 1re Télécabine des Caraïbes à Saint Domingue : le Teleferico Santo Domingo[16]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Poma : Une coordination franco-italienne », sur http://www.lettredesachats.com, La lettre des achats
  2. Selon la CCI locale
  3. a b et c « Pomagalski », sur Societe.com (consulté le 6 octobre 2010)
  4. Pays voironnais, Repères, Lettre des acteurs économiques du Pays voironnais, mai 2010
  5. lessor38.fr, « Poma : les remontées mécaniques mais pas que... », L'Essor Isère, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  6. « Articles du Petit Dauphinois du 7 janvier et 30 mars 1936 »
  7. a b c d e f et g « Poma- remontees-mecaniques.net », sur http://www.remontees-mecaniques.net
  8. Site officiel de Poma
  9. « L'ETI iséroise Poma accélère sa diversification dans le téléphérique urbain - Plus grand, Plus fort », Plus grand, Plus fort,‎ (lire en ligne)
  10. « Poma décroche un contrat de 38 millions d'euros pour des remontées mécaniques "nouvelle génération" | Place Gre'net », Place Gre'net,‎ (lire en ligne)
  11. « Poma, champion mondial des téléphériques et télécabines 1/2 - The Good Life », The Good Life,‎ (lire en ligne)
  12. Poma s’ouvre à l’éolien grâce à une usine en Savoie Le Dauphiné, 6 octobre 2015
  13. Télésiège du Lièvre à Ax 3 Domaines : le plus rapide et le plus long de France, La Dépêche du Midi.fr, consulté le 12 mars 2009
  14. Site officiel des Transports urbains laonnois
  15. Vidéo de Télégrenoble-Isère, émission Cap info du 22 avril 2014, 19 min 10 s sur 22 min 24 s.
  16. « Inauguration du 1er téléphérique urbain des Caraïbes à Saint-Domingue, réalisé par l'entreprise française POMA », Direction générale du Trésor,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]