Poma

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Pomagalski (homonymie).

Poma
logo de Poma

Création 13 décembre 1947
Fondateurs Jean Pomagalski
Personnages clés Jean Pomagalski,
Gaston Cathiard
Jean-Pierre Cathiard
Jean Gauthier
Jean Souchal
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Créons le lien
Siège social Voreppe
Drapeau de France France
Direction Directoire : Jean Souchal
Cons. Surv. : Jean Gauthier
Actionnaires HTI (Michael Seeber)
Activité Fabrication de matériel de levage et de manutention
Produits Transport par câble
Société mère HTI BV
Filiales Comag, Sacmi,
Semer, Sigma,
Leitner-Poma of America, Poma Beijing, Poma Colombia, Baco, Poma do Brasil
Effectif 396 (2018/2019)
Site web www.poma.net

Fonds propres 86 434 800 € (janvier 2019)
Chiffre d'affaires 281 636 300 € (janvier 2019)
Résultat net 23 549 300 € (janvier 2019)[1]

Poma est une entreprise française spécialisée dans la fabrication de systèmes de transport par câble. Elle est détenue depuis le par l'industriel italien Michael Seeber, par le biais de HTI BV[2], réunissant notamment le groupe Poma et le groupe Leitner, formant un des deux leaders mondiaux du transport par câble[3].

La société Poma été créée par Jean Pomagalski le [4]. Son siège social est à Voreppe, dans l'Isère et Poma possède 4 filiales industrielles (COMAG, SACMI, Sigma et SEMER) en région Auvergne Rhône-Alpes, dont certaines sont basées sur son site industriel de Gilly sur Isère, inauguré en .

En 2018, le groupe Poma emploie 1 575 personnes réparties [4]en France et à travers le monde dans ses 20 filiales. Poma a réalisé plus de 8 000 installations de transport de personnes ou de matériaux par câble dans plus de 90 pays. Son chiffre d'affaires est de 450 millions d'euros, dont 78 % à l'exportation[5],[6]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean Pomagalski, ingénieur d’origine polonaise, entrepreneur de bâtiment à Grenoble, installe son premier téléski à L’Alpe d’Huez en 1936[7],[8]. Il s'agit d'un remonte-pente bricolé à attaches fixes[8]. S’il était inventif, Jean Pomagalski ne disposait initialement que des moyens limités de son entreprise de travaux publics[8] ; il s'associe d'abord à des entreprises partenaires (Dandelot, Applevage) pour produire ses appareils sous licence[8], puis finit par créer sa propre entreprise de remontées mécaniques en 1947[4]. Poma est depuis l’origine installée en banlieue grenobloise, à Fontaine, dès 1948 et depuis 1987, à Voreppe[8].

Après le décès de Jean Pomagalski en 1969, Gaston Cathiard lui succède à la tête de l’entreprise en 1970[8]. Ce montagnard, fondateur et président du syndicat des moniteurs de ski, a poursuivi le développement de l’entreprise. Jean-Pierre Cathiard a pris la relève en 1980, accélérant le déploiement de l'entreprise sur les marchés asiatiques et le transport toutes saisons[8]. L'entreprise a alors mené une politique industrielle orientée vers la standardisation des composants, le pré-montage en atelier et la maîtrise des éléments spécifiques aux remontées mécaniques.

Métiers[modifier | modifier le code]

Poma construit des systèmes de transport de passagers par câble incluant notamment des télésièges fixes (4 ou 6 places) et débrayables (4, 6 ou 8 places), des télécabines (4, 6, 8, 10, 16 places), des tramways aériens, des téléphériques, des télémix, des funitels ainsi que des funiculaires. Elle a installé plus de huit mille solutions de transports par câble de personnes et de matériaux dans plus de 80 pays, transportant huit millions de passagers chaque heure[9].

La majorité des solutions de transport par câble sont implantés dans des stations de sports d'hiver, qui renouvellent aujourd'hui leurs installations pour le confort et la sécurité des voyageurs, en proposant des remontées mécaniques de dernières générations.

D'autres installations de transport aérien sont réalisées dans des parcs d'attractions ou dans des lieux touristiques ou permettant d'accéder à des panoramas plus rapidement et facilement, comme c'est le cas au Mont Huashan.

,[10]

Poma a aussi développé un secteur d'ingénierie de service : réaménagement des espaces skiables, maintenance des installations, formation…

En 2015, Poma se lance dans le secteur de la production d'électricité et la fabrication d'éoliennes, commercialisées sous le nom de Poma-Leitwind et assemblées en Savoie[11].

En 2018, Poma inaugure son plus grand site industriel à Gilly sur Isère. Un nouveau site de production de 70 000 m2 comprenant un hub technologique à destination des 90 pays dans lesquels Poma installe ses solutions. Sur place sont ainsi rassemblées la SACMI, qui gère la fabrication d'ensembles mécanosoudés et le montage d'ensembles mécaniques, la COMAG, chargée de l'installation et de la maintenance des remontées mécaniques et une unité d'assemblage des éoliennes Poma Leitwind.

Les systèmes par câbles en milieu urbain[modifier | modifier le code]

La société iséroise propose des systèmes de transports hectométriques, navettes de faible ou moyenne capacité de transport,, ainsi que des téléphériques, qui peuvent s'implanter là où d'autres systèmes ne le peuvent.

Au début des années 80, Poma développe un système de transport, POMA 2000, destiné au transport urbain. La première réalisation sera le Poma 2000 de Laon.

Le Roosevelt Island Tramway.

Poma a procédé au remplacement du téléphérique urbain Roosevelt Island Tramway à New York et à l’installation des lignes de télécabines Metrocable à Medellín dont 6 lignes sont désormais en fonctionnement et deux en construction. Le télécabine de Maokong a ouvert le 4 juillet 2007 à Taipei, Taïwan. En 2018, Poma inaugure la 1re Télécabine des Caraïbes à Saint Domingue : le Teleferico Santo Domingo[12].

En 1996, Poma s'associe à Otis dans une entreprise commune appelée "Poma-Otis Transportation Systems" (60 % Otis et 40% Pomagalski) afin de promouvoir leurs systèmes de navettes automatiques[13], dont le système Otis Hovair par exemples le Skymetro de l'aéroport de Zurich ou l'ExpressTram de l'aéroport de Détroit. La société comprend deux établissements, celui du Bourget du Lac (Technolac) avec un effectif de 40 personnes et celui de Farmington avec un effectif de 50 personnes. L'association Poma-Otis donne de bons résultats les premières années[14]. C'est encore sous la marque Poma-Otis que fut commercialisé et installé en 2004 le SATU Oeiras au Portugal, mais aucun système Hovair ne sera vendu après 1999 par la société.

Suite au rachat de la société Poma par le groupe Seeber en 2000[15] et l'avis favorable du Conseil de la Concurrence[16], Poma est associée avec une autre société du groupe, Leitner, les systèmes sont commercialisés en commun sous le nom de minimetro[17]. Les réalisations sont :

  • Minimetro de Perugia (2008)
  • MiniMetro Squaire Metro à l'aéroport de Francfort (2012)[18]
  • Miami International Airport (MIA) (2016)[19]
  • Cairo International Airport People Mover (2016)
  • Pisa Mover (2017)

Réalisations notoires[modifier | modifier le code]

La société a notamment construit le téléphérique Vanoise Express qui relie les domaines skiables des Arcs et de La Plagne, le Funitel de la Perdrix à Super-Besse en Auvergne ou le télésiège du Lièvre Blanc à Ax 3 Domaines, le plus long et le plus rapide de France[20].

Poma est également, via sa filiale Sigma, le constructeur des cabines de la grande roue London Eye à Londres et de celles de High Roller à Las Vegas.

Le téléphérique du Mont Tianmen entre la proche station de chemin de fer de Zhangjiajie et le sommet de la montagne est présenté dans les guides touristiques comme le « plus long téléphérique de haute-montagne pour passagers du monde ».

En 2011, Poma réalise sur le site de Minatec à Grenoble un véhicule pour le domaine des nanotechnologies appelé liaison blanc-blanc. Il s'agit d'un funiculaire desservant deux salles blanches distantes, évitant ainsi au personnel de se déshabiller pour passer de l'une à l'autre[21].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.societe.com/societe/poma-055501902.html
  2. « Poma : Une coordination franco-italienne », sur http://www.lettredesachats.com, La lettre des achats
  3. Selon la CCI locale
  4. a b et c « Pomagalski », sur Societe.com (consulté le 6 octobre 2010)
  5. Pays voironnais, Repères, Lettre des acteurs économiques du Pays voironnais, mai 2010
  6. lessor38.fr, « Poma : les remontées mécaniques mais pas que... », L'Essor Isère,‎ (lire en ligne, consulté le 8 octobre 2018)
  7. « Articles du Petit Dauphinois du 7 janvier et 30 mars 1936 »
  8. a b c d e f et g « Poma- remontees-mecaniques.net », sur http://www.remontees-mecaniques.net
  9. Site officiel de Poma
  10. « Poma, champion mondial des téléphériques et télécabines 1/2 - The Good Life », The Good Life,‎ (lire en ligne, consulté le 8 octobre 2018)
  11. Poma s’ouvre à l’éolien grâce à une usine en Savoie Le Dauphiné, 6 octobre 2015
  12. « Inauguration du 1er téléphérique urbain des Caraïbes à Saint-Domingue, réalisé par l'entreprise française POMA », Direction générale du Trésor,‎ (lire en ligne, consulté le 8 octobre 2018)
  13. Philippe Desfilhes, « Ils lancent l'ascenseur horizontal », L'Usine Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  14. Anna Chatel-Demenge, « Poma-Otis engrange 330 millions de francs de commandes à l'export », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  15. Anne Chatel-Demenge, « Pomagalski passe sous le contrôle de l'italien Seeber », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  16. « Avis 01-A-02 du 13 février 2001 », sur Autorité de la concurrence, (consulté le 3 décembre 2019)
  17. (en) « MiniMetro », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  18. (de) « Frankfurt: Let the MiniMetro take you to the office - LEITNER ropeways », sur www.leitner-ropeways.com (consulté le 29 novembre 2019)
  19. (en) « MIA e Train », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  20. Télésiège du Lièvre à Ax 3 Domaines : le plus rapide et le plus long de France, La Dépêche du Midi.fr, consulté le 12 mars 2009
  21. Vidéo de Télégrenoble-Isère, émission Cap info du 22 avril 2014, 19 min 10 s sur 22 min 24 s.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]