Vicdessos

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Vicdessos
Vue aérienne générale de Vicdessos
Vue aérienne générale de Vicdessos
Blason de Vicdessos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Vicdessos
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes d'Auzat-Vicdessos
Maire
Mandat
Jean Magalhaes
2008-2014
Code postal 09220
Code commune 09334
Démographie
Gentilé Vicdessois
Population
municipale
558 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 14″ N 1° 29′ 57″ E / 42.7705555556, 1.49916666667 ()42° 46′ 14″ Nord 1° 29′ 57″ Est / 42.7705555556, 1.49916666667 ()  
Altitude Min. 652 m – Max. 1 585 m
Superficie 6,01 km2
Localisation

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Vicdessos

Vicdessos (occitan : Vic de Sòs) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Vicdessossois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue générale de Vicdessos, depuis un sentier de montagne

Commune des Pyrénées est située dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises en vallée de Vicdessos, aux pieds des montagnes du massif du Montcalm.

Vicdessos est à 15 km de distance de Tarascon-sur-Ariège et à 95 km de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orus Rose des vents
Suc-et-Sentenac
Auzat
Goulier
N Illier-et-Laramade
Lercoul
O    Vicdessos    E
S
Sem

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Arconac

Arconac : Situé au nord-est du village-centre, le lieu-dit est relié par la route à Vicdessos et à Cabré. Rattaché à la fin du XVIIIe siècle à Vicdessos[1], Arconac comptait en 1896 111 habitants, mais de nos jours la majorité des habitations sont des résidences secondaires, seuls quelques anciens y vivent encore toute l'année. Le hameau est typique des petits villages de montagne : ruelles escarpées, maisons anciennes...

Cabré : Également au nord-est de Vicdessos, Cabré se situe de l'autre côté du Vicdessos par rapport à Arconac. Situé sur la RD 8, cet écart est le passage obligé avant d'arriver sur Vicdessos. Le hameau se trouvait autrefois à proximité de la mine du Rancié, aujourd'hui fermée. Depuis Cabré, on peut accéder à la cascade de Caraoucou menant à Sem et son dolmen.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vicdessos et Arconac sont traversés par la rivière Vicdessos, affluent de l'Ariège.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est relié à Tarascon et Foix, par la RD 8 puis RN 20. Le col d'Agnes, culminant à 1 570, permet d'accéder à la station thermale d'Aulus-les-Bains.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire 

La Vallée de Vicdessos fut pendant des millénaires occupée par les glaciers. Suite à la déglaciation de Wurm, les hommes purent s'y installer. Les premières traces de peuplement remontent à plusieurs centaines de milliers d'années. La présence humaine dans les Pyrénées remontant à l'homme de Tautavel. Entre 30 000 et 9 000 avant J.-C., plusieurs civilisations foulèrent le sol vicdossien. On trouve notamment à proximité du village la grotte de Niaux[2].

Antiquité 

Plus tard, des hommes à la recherche de meilleures terres s'installèrent dans la vallée, en provenance de Foix et de Tarascon. Bien qu'habitée durant la période gallo-romaine, on n'y a retrouvé que peu de vestiges de cette époque[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Canton 

Vicdessos est le chef-lieu du canton homonyme qui regroupe les 10 communes suivantes : Auzat, Gestiès, Goulier, Illier-et-Laramade, Lercoul, Orus, Sem, Siguer, Suc-et-Sentenac et Vicdessos. Peuplé, en 2009, de 1 477 habitants, le canton fait partie de l'arrondissement de Foix et de la première circonscription de l'Ariège. Il est représenté au conseil général par le maire PS d'Auzat.

Intercommunalité 

Le village est membre de la communauté de communes d'Auzat-Vicdessos comme toutes les autres communes du canton, exception faite de Siguer. Crée en le 14 janvier 2002, la communauté de communes est également présidée par Bernard Piquemal, maire d'Auzat.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... 1830 André Vergniès Bouïchères ... ...
2001 2008 Marcel Bergay Divers droite[4] ...
2008 en cours Jean Magalhaes ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
737 753 874 1 016 1 108 1 136 1 142 1 185 1 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
989 947 889 835 862 824 808 721 692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
655 643 738 626 579 487 419 812 568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
635 585 580 602 483 461 444 437 548
2011 - - - - - - - -
558 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame 

Sa présence est attestée depuis 1081, elle s'appelait alors Saint-Martin-de-Sos et appartenait à l'abbaye de Saint-Sernin (Toulouse). Le clocher carré de style roman, souvent remanié, est le seul vestige de l'église primitive. Si à l'origine l'église ne possédait qu'une nef, deux autres furent rajoutées au XVe siècle, le portail datant lui aussi de cette époque est de style gothique. L'intérieur de l'édifice est orné de nombreuses statues et peintures (à noter, L'Adoration des bergers, tableau portant la date de 1846 qui est l'œuvre du peintre d'histoire et de genre français Auguste-Barthélemy Glaize (1807-1893)). L'orgue qui daterait probablement de la moitié du XVIIe siècle est un des trois plus anciens de Midi-Pyrénées ; restauré en 1780, 1882 et 1991 (par le facteur d'orgue gersois Pierre Vialle), l'orgue fut classé monument historique en 1977[7].

La bourgade est dominée par les ruines du château de Montréal.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vicdessos et Auzat se situent en contrebas du massif du Montcalm et de ses pics de Montcalm, d'Estats et du port de Sullo.

Le village est à proximité de nombreux étangs et lacs de montagne: l'étang de Peyregrand, les étangs de Neych, l'étang des Redouneilles des vaches, l'étang de Brouquenat, l'étang des Redouneilles des brebis...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hommes politiques 
La dame sauvage de Vicdessos 

En 1808, dans les Pyrénées, des chasseurs aperçurent une femme qui courait nue dans les rochers. Longuement traquée, elle fut finalement capturée et interrogée. Elle n’offrait en réponse que des grognements et une attitude propre aux animaux. Mais lorsqu’on lui demanda comment il se faisait qu’elle n’eût pas été dévorée par les ours, elle répondit clairement : « Les ours étaient mes amis ! » Ensuite, privée de liberté, elle se laissa mourir[8],[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Écartelé d'or et d'azur, à quatre tours de l'un en l'autre. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. EHESS Cassini
  2. auzatvicdessos.free.fr - Préhistoire
  3. auzatvicdessos.free.fr – XIIe siecle
  4. D'après Annuaire des Mairies de l'Ariège (09) Par EIP/ Les Éditions Céline p. 107
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. [1]
  8. Journal de l’Ariège, janvier 1814, par Bascle de Lagrèze, ancien sous-préfet de Foix.
  9. Cf. livre de C.Berdanac