Adolphe Garrigou

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Adolphe Garrigou
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Biographie
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(à 91 ans)
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Activité

Adolphe Garrigou, né en 1802 à Tarascon-sur-Ariège et mort en 1893, fut un industriel, historien, préhistorien et spéléologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolphe Garrigou s'affilia vers 1819, sous la Restauration, à la société secrète des Carbonari de France, organisés sur le modèle de la société italienne du même nom.

Fondateur des usines métallurgiques Saint-Antoine à Saint-Paul-de-Jarrat disposant de hauts-fourneaux[1], constructeur en 1836 du "pont du Diable" à Montoulieu avec son beau-frère et associé, le polytechnicien Léo Lamarque (1808-1849) afin que ce dernier procède à des recherches en hydraulique, Adolphe Garrigou disposait de moyens conséquents qui lui permettront de mener à bien ses recherches et explorations.

Garrigou et l'archiviste départemental Rambaud commencèrent les fouilles de la grotte de Lombrives en 1822. Les deux hommes mirent au jour des crânes et divers ossements disposés en cercle autour d'une impressionnante concrétion stalagmitique, dite "Le Mammouth", sur un arc d'une centaine de mètres. Adolphe Garrigou y découvrit, outre une grande quantité de graffitis, une stèle discoïdale sur laquelle était gravée l'étoile à cinq branches.

Adolphe Garrigou se livra ensuite à l'exploration des spoulgas d'Ussat, d'Ornolac et de Bouan. Ces recherches sur le terrain lui apportèrent la preuve que les montagnes du Sabarthès avaient bien servi de refuge aux Cathares. A Ussat, dans la grotte de "Bethléem", c'est lui qui découvrit le pentagramme inscrit dans la roche. Dans la spoulga d'Ornolac, il trouva une plaque de bronze sur laquelle était sculptée en relief une colombe identique à celles trouvées plus tard à Montségur.

Républicain convaincu, la révolution de février 1848 lui permit d'être promu maire de Tarascon, puis administrateur du département de l'Ariège. Membre correspondant de l'Académie des Sciences, il se plongea dans la préhistoire et l'histoire régionales. C'est ainsi qu'il chercha pendant un demi-siècle, en sillonnant l’Ariège, la trace des derniers Cathares.

Adolphe Garrigou mourut en 1893. Sa riche bibliothèque fut dispersée et ses archives disparurent. Durant ses dernières années, il a beaucoup influencé son jeune voisin Antonin Gadal, lequel rédigea sa biographie[2].

Son fils Joseph Louis Félix Garrigou, né le 16 septembre 1835 à Tarascon-sur-Ariège et mort le 18 mars 1920, médecin, préhistorien, spéléologue et hydrologue, continua certaines recherches entreprises par son père, notamment dans la grotte de Lombrives.

Publications[modifier | modifier le code]

Adolphe Garrigou a publié une vingtaine d'ouvrages[3], dont :

  • Ibères, Ibérie, étude sur l'origine et les migrations de ces Ibères, premiers habitants connus de l'occident de l'Europe, in-16, XV-183 p., Foix, impr. de Vve Pomiès, 1884, réédité chez Lacour Recovia
  • Études historiques sur l'ancien pays de Foix et le Couseran, première partie de la période romaine, Les Sotiates du temps de César (reproduction en fac-similé), 1 vol. de 137 p., éditions Lacour, Nîmes, 2010
  • Sabar. Histoire de l'église de Sabar dans le canton de Tarascon-sur-Ariège ; Documents inédits et des plus intéressants relatifs à cette église et à tout le haut pays de Foix anciennement connu sous le nom de Sabartès, imprimerie d'Auguste de Labouisse-Rochefort, Toulouse, 1849 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Saint-Paul de Jarrat, aperçu historique et patrimonial », sur histariège.com (consulté le 4 septembre 2018)
  2. Antonin Gadal, Papa Garrigou, Patriarche du Sabarthez : Biographie d’Adolphe Garrigou, revue Les Archives de Montségur
  3. « Adolphe Garrigou (1802-1893) », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le 3 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]