Kamov Ka-50

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Kamov Ka-50 & Ka-52
Image illustrative de l'article Kamov Ka-50
Le Kamov Ka-50 est un hélicoptère de combat très particulier : monoplace, rotors contrarotatifs, siège éjectable et canon à faible débattement.

Rôle Hélicoptère de combat
Constructeur Drapeau de l'URSS / Drapeau de la Russie Kamov
Premier vol
Mise en service
Date de retrait Toujours en service
Nombre construit 17
Équipage
1
Motorisation
Moteur Klimov TV3-117VMA
Nombre 2
Type Turbomoteurs
Puissance unitaire 2 190 ch
Nombre de pales 2 × 3
Dimensions
Image illustrative de l'article Kamov Ka-50
Diamètre du rotor 14,50 m
Longueur 15 m
Hauteur 4,93 m
Masses
À vide 7 800 kg
Charge utile 2 000 kg
Carburant 1 487 kg
Avec armement 9 800 kg
Maximale 10 800 kg
Performances
Vitesse de croisière 265 km/h
Vitesse maximale 310 km/h
Plafond 5 500 m
Vitesse ascensionnelle 600 m/min
Distance franchissable 520 km
Distance de convoyage avec 4 réservoirs externes : 1 160 km
Armement
Interne canon monotube 2A42 de 30 mm
Externe 2 points d'emport type BD3-UV sous chaque ailette, ou quatre, pour paniers à roquettes
Avionique
FLIR, radar, intensificateurs de lumière, télémètres laser, etc.

Le Kamov Ka-50 est un hélicoptère de combat russe. C'est actuellement le seul à être monoplace, doté de rotors contrarotatifs et d'un siège éjectable.

Description[modifier | modifier le code]

Conception[modifier | modifier le code]

Le Kamov Ka-50 a été conçu à partir de décembre 1977 sur une demande de l'Armée rouge, qui souhaitait disposer d'un hélicoptère de combat capable en particulier de missions antichar. Il s'agissait de répondre au programme américain AAH, qui avait abouti à l'AH-64 Apache, et de trouver un successeur à moyen terme au Mi-24. Les deux principaux hélicoptéristes soviétiques se lancèrent dans leurs projets respectifs, celui de Kamov étant appelé V-80 (en russe : B-80, avec « B » (V) pour « Bертолет » (Vertolet), signifiant « Hélicoptère »). Alors que le Mi-28 Havoc semble être un croisement d'Apache et de Hind, le futur Ka-50 innove largement. Ces innovations soulèvent la perplexité des Occidentaux et contribuent à bloquer son exportation actuellement, mais elles semblent logiques selon la tactique d'emploi de l'hélicoptère dans l'Armée rouge.

En Occident, les hélicoptères antichars classiques, de type Apache ou Tigre, volent en rase-motte, en collant au plus près au terrain et en avançant par petits sauts, en restant cachés par le relief pour se protéger, et engagent leurs cibles en restant à la plus grande distance possible, alors que les Soviétiques utilisent leurs hélicoptères comme des avions d'assaut, par exemple les A-10 ou Su-25 Frogfoot : ils se déplacent en vol horizontal à des hauteurs élevées et foncent sur leur objectif en le mitraillant, jusqu'à le dépasser et faire demi-tour pour une nouvelle passe de tir. Le vol stationnaire est essentiellement utilisé pour les décollages et atterrissages. Ceci explique les nombreuses particularités du Ka-50 : monoplace, rotors contrarotatifs, canon presque fixe, siège éjectable pour le pilote[1].

Spécificités[modifier | modifier le code]

Le Ka-50 est le premier (et encore le seul) hélicoptère de combat monoplace. En effet, selon la tactique soviétique, le pilote a une charge de travail plus limitée en ne devant pas éviter continuellement le relief, ce qui le laisse capable d'assumer seul le pilotage, la navigation et la mise en œuvre des armements. Pour ce faire, une automatisation poussée de l'avionique est nécessaire.

La seconde caractéristique unique du Ka-50 est l'absence de rotor de queue et l'utilisation de rotors contrarotatifs, une spécialité de Kamov déjà employée sur ses appareils basés sur navires (Ka-25 Hormone et Ka-27 Helix). La suppression du rotor de queue a plusieurs avantages. D'abord c'est une vulnérabilité en moins : en Afghanistan, 30 % des pertes d'hélicoptères ont été causées par destruction du rotor de queue ou de la transmission de celui-ci. Les moudjahiddins afghans avaient en effet pour tactique de se mettre à l'abri pendant la passe de tir et de tirer sur l'hélicoptère lorsqu'il les avait dépassés. Cet avantage est donc surtout important si l'hélicoptère est utilisé selon la tactique soviétique. Ensuite, le Ka-50 est très puissant (10 à 12 % de l'énergie des moteurs est habituellement consommée par le rotor de queue) et très compact, ce qui le rend moins détectable, permet de lourdement blinder la cellule et lui donne une grande manœuvrabilité. Les désavantages du système sont la taille de la tête du rotor, plus vulnérable aux tirs, sa complexité et les risques en cas de manœuvres violentes de faire se croiser les surfaces balayées par les deux rotors, avec des conséquences fatales. À deux reprises en Afghanistan, des Mi-24 ont vu, lors de manœuvres violentes, leur rotor toucher leur poutre de queue, mais la robustesse de l'hélicoptère leur a permis de rentrer à la base. Un tel désalignement des rotors serait en revanche fatal au Ka-50.

35 % de la masse du Ka-50 est en composites de carbone, qui ne produisent pas d'éclats lors d'impacts contrairement aux métaux. Le poste de pilotage est équipé de vitres pare-balles de 55 mm d'épaisseur et d'un blindage en acier et aluminium résistant à des impacts d'obus de 20 et 23 mm tirés à moins de 100 mètres de distance. D'autres blindages protègent les réservoirs (auto-obturants) et le circuit de carburant, les moteurs, les commandes, l'APU, les circuits hydrauliques, les réserves de munitions et les autres systèmes vitaux. Soit au total, environ 350 kg de blindages. La tête de rotor est également renforcée : elle reste opérationnelle même avec deux impacts directs de mitrailleuse lourde. Les pales du rotor principal, construites en matériaux synthétiques, résistent également à plusieurs impacts directs. Les moteurs sont installés séparément de chaque côté de l'appareil et équipés de réducteurs de chaleur (la chaleur étant source de rayons infrarouges et pouvant attirer les missiles surface-air sur l'appareil), et l'appareil peut voler sur un seul moteur. La transmission peut fonctionner pendant 30 minutes sans huile. Le train d'atterrissage tricycle rétractable et le fuselage sont prévus pour résister aux crashes.

Ka-50 au salon aéronautique MAKS de 2007, à Moscou.

Le Ka-50 est aussi le seul hélicoptère équipé d'un siège éjectable, ou plutôt d'un système d'extraction de siège (le pilote est « tiré », via son harnais, de son siège, tandis que ce dernier reste dans l'appareil), le Zvezda K-37-800 spécialement conçu pour l'appareil. Il a été présenté comme étant opérationnel à toutes altitudes, mais en réalité il est efficace à partir de 100 mètres ; par-ailleurs, à basse altitude, le pilote risque de ne pas avoir le temps de tirer la commande. Pour permettre l'éjection, des boulons explosifs libèrent les pales avant l'extraction du pilote. Le danger représenté par les pales partant à toute vitesse est alors à prendre en considération, surtout si le Kamov vole en formation, ou si le pilote s'éjecte à faible hauteur au-dessus d'un navire porte-aéronefs. La partie supérieure du cockpit s'ouvre et une fusée part en premier et tire par des câbles d'une trentaine de mètres de long la partie supérieure du siège du pilote. Le siège contient un kit de survie NAZ-7M, une balise radio activée automatiquement durant l'éjection, et un canot pneumatique. Il semble que pour les plusieurs Ka-50 perdus, leurs pilotes ne se soient pas éjectés. Il faut dire que ce système est prévu pour la moyenne et haute altitude ; en vol tactique, « dans le relief », le pilote doit plutôt compter sur les protections structurelles anti-crashes ; telle est du moins la doctrine occidentale.

Le Ka-50 peut être facilement transporté dans un avion-cargo Iliouchine Il-76 Candid. La maintenance de l'appareil est facilitée par la présence de larges portes d'accès sur le fuselage, qui permettent aux mécaniciens d'entretenir l'avionique, de ravitailler en carburant et de monter l'armement au niveau du sol. Tous les systèmes peuvent fonctionner pendant douze jours sans équipement de maintenance. Le Ka-50 est équipé d'une APU de démarrage AI-9V, d'un groupe de secours pour l'énergie électrique et hydraulique, de systèmes antigel sur les entrées d'air, les rotors, les sondes d'incidence et de lacet, et d'un dégivrage de la verrière par pulvérisation de liquide.

Production[modifier | modifier le code]

Un Ka-50 en vol, à l'exposition MAKS de 2005, à Moscou.

À partir de 1982, trois prototypes V-80 ont été construits :

  • no 010, produit au bureau d'études Kamov et équipé de moteurs TV3-117V ; premier décollage-atterrissage en restant stationnaire à Lioubertsy le et premier vol le 23 ou 27 (selon les sources) juillet de la même année. Perdu dans un crash le , les deux rotors s'étant croisés lors d'une manœuvre trop violente à basse altitude ; ses essais ont été repris par le no 012 ;
  • no 011, équipé des moteurs TV3-117VMA, du système TV à bas niveau de lumière Merkury, du canon, du système de visée K-041 et d'une maquette du système Chkval. Premier vol le . Les prototypes nos  010 et 011 avaient de fausses vitres peintes sur le fuselage pour faire croire à la présence de cockpits arrière ;
  • no 012, construit en 1985 équipé du système Merkury ; tests comparatifs contre le Mi-28 terminés en août 1986.

Deux appareils de présérie améliorés, appelés V-80Sh-1, ont été construits à Arseniev. Ils étaient tous les deux équipés de lance-leurres thermiques et radar UV-26 :

  • no 014, construit en 1989 et peint camouflage expérimental sable-vert-terre. Modifié en 1999 pour tester l'avionique du Ka-50N ;
  • no 015, construit en 1990 : premier appareil à porter le camouflage russe de série, puis un camouflage noir. Système d'éjection K-37-800 et maquette dun système TV bas niveau de lumière (BNL) en tourelle articulée.

Les premières informations à l'Ouest sur le Hokum (nom de code OTAN) datent du milieu de 1984, mais la première photographie n'a été publiée qu'en 1989, dans le « US Department of Defense's Soviet Military Power ». Après les tests comparatifs avec le Mil Mi-28 Havoc, le Ka-50 a été commandé en production en . Par la suite, trois autres appareils ont été utilisés pour d'autres développements :

  • no 018, 1er appareil au standard de série, premier vol le à Arseniev ; peint en camouflage expérimental trois tons de bruns, puis en camouflage sable-vert de l'armée russe. Modifié en 1997 pour tester la configuration Ka-50Sh ;
  • no 020, présenté au salon de Farnborough en , sous le surnom (pour l'exportation) de « Werewolf » (loup-garou) ;
  • no 021, surnommé « BlackShark », avec un camouflage noir identique au no 015 ; le nom de BlackShark (requin noir) a remplacé celui de Werewolf en 1996.

Les tests du Ka-50 ont commencé au milieu de l'année 1991, et les appareils de tests ont été livrés au 4e centre d'entraînement de l'aviation de l'armée de Torjok en . Il est entré en service en Russie l'année suivante. (Pour la suite, voir la partie plus bas sur la Russie.)

Versions[modifier | modifier le code]

Versions monoplaces Hokum-A[modifier | modifier le code]

Le Kamov Ka-50F, de combat nocturne.
  • Ka-50 : Version de base. Son avionique est très automatisée, pour réduire la charge de travail du pilote seul. La détection et le ciblage des cibles sont attribués à d'autres appareils (Ka-52). Il est doté d'un ystème de détection et poursuite TV diurne I-25IV Shkval-V dans le nez et d'un télémètre-désignateur à laser. Il est prévu de réviser le Ka-50 et de lui ajouter une tourelle FLIR et des intensificateurs de lumière pour la nuit, car le Ka-50 n'a pas de capacités nocturnes ;
  • Ka-50F (en russe : « Ка-50Ш ») : Version de combat de nuit ;
  • Ka-50Sh ou Ka-50N (en russe : « Ka-50H », avec « H » (N) pour « ноктюрн » (Noktyurn), signifiant « Nocturne »)[2] : Version de combat nocturne devant être à l'origine équipé des systèmes TpSPO-V et TV bas niveau de lumière Merkury testés sur les Ka-50. Le premier appareil, appelé Ka-50N, est le prototype no 018, révélé en . Il est équipé d'une tourelle optronique UOMZ (Ouralskyi Optiko-Mekhanicheskyi Zavod) Samshit-50, comprenant un FLIR Thomson-CSF Victor, au-dessus du système Chkval, et un radar Phazotron NIIR Arbalet FH-01 monté sur le mât rotor. Un second écran TV est présent dans le cockpit et il est prévu de remplacer la carte en papier déroulante PA-4-3 par un système digital. Son premier vol est rapporté le ou le (selon sources). En , il subit de nouvelles modifications, avec le déplacement de la tourelle Samshit-50 sous le nez avec le Shkval au-dessus, et la suppression du radar Arbalet. Au milieu de l'année 1998, l'écran cathodique IT-23 est remplacé par le TV-109, le HUD d'origine est remplacé par un affichage de casque Marconi. Un nouveau cockpit est présenté en , avec deux écrans à cristaux liquides Rousskaya Avionika de 8 x 6" (203 x 152 mm) et d'un écran cathodique central pour l'affichage des senseurs. L'avionique, d'origine occidentale, est présentée comme une solution temporaire en attendant des équivalents russes. En 1999, le prototype no 014 est présenté avec une tourelle optronique gyrostabilisée Ouralskyi (UOMZ) GOES-320 sur le haut du nez à la place du système Shkval, en plus de la tourelle Samshit-50 en dessous.

Ka-52 Alligator Hokum-B[modifier | modifier le code]

Un Kamov Ka-52.
  • Ka-52 : Version biplace au combat tout-temps et diurne/nocturne. Le Ka-52 aurait un rôle de détecteur et désignateur de cibles en groupes chasseurs-tueurs, les unités de combat devant être à la fois équipées de Ka-50 et de Ka-52. 85 % de la structure reste inchangée par rapport au Ka-50. Il est équipé d'un canon 2A42 de 30 mm, de missiles antichar 9K121 Vikhr ou Ataka, ainsi que de missiles antiaériens Igla. Il peut également embarquer des pods de roquettes S-8 (80 mm) ou S-13 de (130 mm). Une vingtaine sont en service au sein des forces armées de la Fédération de Russie en 2013 ;
  • Ka-52K « Katran » : Version navalisée du Ka-52, destinée à être embarquée à bord des BPC Vladivostok (501) et Sebastopol (BPC) avant l'annulation de la vente par la France à la Russie. Le Ka-52K bénéficie de pales et d'ailes repliables, d'un train d’atterrissage renforcé, d'un traitement anti-corrosion ainsi que de nouvelles capacités, comme la lutte anti-navire[3],[4]. Les premiers hélicoptères font leur vol d'essai en 2015[5]. Les Égyptiens, qui ont racheté les deux navires, ont passé commande à la Russie de 46 hélicoptères[6].

Ka-50-2[modifier | modifier le code]

La désignation Ka-50-2 a été utilisée pour trois variantes différentes :

  • Le nom de Ka-50-2 a été utilisé d'abord pour désigner la version biplace côte-à-côte, renommée Ka-52 Alligator depuis. Ceci explique entre autres que le Ka-52 porte l'inscription Ka-50-2 sur la queue ;
  • La seconde variante appelée Ka-50-2 est un biplace en tandem. La raison du retour de Kamov sur ses choix successifs, pour les monoplaces puis biplaces en tandem, s'explique par le fait que ce Ka-50-2 est destiné à l'exportation, pour les clients qui demandent des hélicoptère biplaces en tandem pour les utiliser selon les tactiques occidentales. L'avant est complètement modifié, avec deux sièges dotés du système d'extraction K-37, les ailes sont allongées et sont équipées de six points d'emport d'armement, les moteurs sont des TV3-117VMA-02 ;
  • Le Ka-50-2 Erdoğan est la troisième variante ; en fait c'est une amélioration du Ka-50-2 précédent, développée avec IAI (Israeli Aircraft Industries), proposée au concours lancé par la Turquie (« Erdoğan » veut dire guerrier-né en turc ; à noter que c'est aussi le nom de Recep Tayyip Erdoğan, président du conseil turc depuis mars 2003). L'avionique est entièrement fabriquée par IAI (notamment une tourelle optronique à l'avant sous le nez, bien que le tireur soit en place arrière) et est compatible avec les armements occidentaux (missiles israéliens ND-T et peut-être Hellfire II américain, en plus des Vikhr russes). La tourelle canon est la GIAT-Industries 621, avec un canon monotube de 20 mm ; le canon se remonte à l'atterrissage et est descendu en vol, lui permettant de tirer sur 360°. Il peut quand même tirer vers l'avant lorsqu'il est remonté. Le processus d'évaluation est passé par l'expérimentation en vol du no 061 Alligator (le Ka-52 ?) par dix pilotes turcs à Antalya (en Turquie) au début de l'année 1999. Le premier vol du Ka-50-2 a été annoncé en , mais aucune photo ne montre l'appareil en vol. Par contre il existe des photos d'une maquette à l'échelle un. L'Erdoğan a été donné pour favori pendant un temps devant l'AH-1Z Cobra et l'A129 Mangusta, après que l'Apache et le Tigre aient été éliminés en . Il a néanmoins perdu cette compétition face à l'A129 (alors redesigné T-129 ATAK), ayant seulement été en seconde place derrière le Mangusta.

Spécifications[modifier | modifier le code]

Données techniques[modifier | modifier le code]

Ka-50 BlackShark Ka-52 Alligator Ka-50-2 Erdoğan
Diamètre du rotor 14,50 m - -
Surface du disque de chaque rotor 165,13 m2 - -
Longueur totale (rotors tournants) 16,00 m - -
Longueur du fuselage 15 m - -
Longueur fuselage hors senseurs de nez 14,20 m - -
Envergure 7,34 m - -
Largeur de chaque ailette 3,16 m - -
Hauteur totale 4,93 m - -
Masse à vide 7 800 kg - -
Masse normale 9 800 kg 10 400 kg 9 800 kg
Masse maximale au décollage 10 800 kg 12 500 kg 11 300 kg

Performances[modifier | modifier le code]

Ka-50 BlackShark Ka-52 Alligator Ka-50-2 Erdoğan
Moteurs deux Klimov TV3-117VMA deux Klimov TV3-117VMA-02
Puissance 2 x 2 190 ch 2 x ?
Vitesse de croisière 275 km/h - -
Vitesse maximale 310 km/h 300 km/h -
Vitesse maximale en piqué 350 km/h - -
Vitesse ascensionnelle (à 2 500 m) 10 m/s - -
Facteur de charge maximal +3 g - -
Plafond opérationnel 5 500 m - -
Plafond maximal en vol stationnaire 4 200 m - -
Autonomie sur réservoirs internes 450 km - -
Autonomie avec réservoirs supplémentaires 1 200 km - -

Armement[modifier | modifier le code]

Armement du Kamov Ka-50.
  • Canon :
    • Ka-50 et Ka-52 : Un canon 2A42 de 30 mm monotube du côté droit de l'appareil. L'arme est dérivée du canon utilisé sur le véhicule de combat d'infanterie BMP-2. Son débattement commandé hydrauliquement est limité entre -37° et +3.5° en site et -2.5° et +9° en azimut ; cette faiblesse est compensée par la maniabilité du Ka-50 et un système automatique qui commande l'appareil en lacet (navigation) pour compenser les écarts. Le pilote peut sélectionner le type d'obus (le canon est approvisionné par deux caisses de munitions situées au centre du fuselage : celle à l'avant contient 240 obus perforants, et celle de derrière 230 obus explosifs à fragmentation) et la cadence de tir (cadence basse de 350 coups/minute et cadence haute de 550-600 coups/minute, en rafales de 10 ou 20 obus). Les obus ont une vitesse initiale de 980 m/s et une portée de 4 000 mètres.
    • Ka-50-2 Erdoğan : tourelle GIAT 621 (voir la description de la version)
  • Armement externe : Deux points d'emport type BD3-UV sous chaque ailette, inclinables vers le bas de 10° pour faciliter les tirs air-sol, permettant l'emport d'une charge totale maximale d'environ 2 300 kg. Sur chaque point d'emport peuvent être fixés :
    • Missiles antichars : un montage UPP-800 inclinable de 10° vers le bas, contenant une grappe de six missiles 9A4172 Vikhr (AT-16), mais une seule grappe peut être fixée par aile, soir un total de douze missiles. Le 9A4172 est un missile supersonique à guidage laser à double capacité antichar et anti-hélicoptère. Différents types de détonateurs sont utilisables (le pilote sélectionne le bon en vol) ;
    • Quatre paniers à roquettes B8V20A de vingt roquettes de S-8 de 80 mm chacun, ou quatre paniers B-13L de cinq roquettes S-13 de 122 mm chacun. La configuration courante des Ka-50 et Ka-52 est de douze missiles Vikhr sur les points externes, et de deux paniers B8V20A sur les points internes ;
    • Missiles air-sol (permettant l'engagement à distance de sécurité) : Kh-25 (AS-10 Karen ou AS-12 Kegler) et Kh-29 (AS-14 Kedge) ;
    • Nacelles canon UPK-23-250, contenant un canon de 23 mm approvisionné à raison de 250 obus ;
    • Un missile air-air d'autodéfense Igla-V (SA-16 Gimlet) peut être fixé sous chaque point d'emport ; le R-73 (AA-11 Archer) peut également être transporté ;
    • Bombes FAB-500 de 500 kg, ou des bombes à dispersion ;
    • Un réservoir de carburant de 500 litres peut être fixé sous chaque point d'emport.

Ventes[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

Les deux premiers Ka-50 ont été officiellement livrés le  ; deux autres ont suivi en 1996 (ces appareils portent les numéros 20 à 23 (l'appareil de présérie no 021 a été renommé 024 pour éviter les confusions). Dix autres ont été prévus dans le budget de 1997 et six en 1998, dont trois devaient être livrés avant 1999. La première série a été terminée en . Au total, treize Ka-50 auraient été livrés, mais l'armée russe a mis presque huit ans à les payer. Un des appareils a été perdu le , semble-t-il à cause d'un problème survenu au rotor.

Les commandes ont été annulées en , et le président russe Vladimir Poutine a annoncé début 2002 la reprise de la compétition avec le Mil Mi-28, en prévision de la construction en série du vainqueur.

Autres[modifier | modifier le code]

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  • Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord : serait intéressée par le Ka-50 et le Ka-50N, mais aucune vente connue.
  • Drapeau de l'Égypte Égypte : Les égyptiens qui ont racheté 46 Ka-52K pour équiper les deux Mistral[6].
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : selon certaines rumeurs peu crédibles, les forces d'Agressors (ou OPFOR) disposeraient de deux à six appareils pour l'entraînement des pilotes au combat anti-hélicoptère
  • Drapeau de la Macédoine Macédoine : une émission de la télévision publique macédonienne diffusée le 25 juin 2001 annonçait que des Ka-50 achetés à la Russie étaient opérationnels, mais cette information est probablement erronée.
  • Drapeau de la Turquie Turquie : participation du Ka-50-2 Erdoğan à l'appel d'offres turc pour l'achat d'une centaine d'hélicoptères de combat. Le Ka-50-2 semble avoir été pendant un temps préféré à l'AH-1Z Cobra et à l'A129 International (Mangusta), (l'AH-64 Apache et le Tigre avaient été éliminés en mars 2000) ; le Ka-50 a finalement perdu face à l'A129 International, produit sous licence et qui sera dénommé T-129 ATAK.
  • Drapeau du Venezuela Venezuela : serait intéressé par l'achat d'une dizaine de Ka-50. Certains exemplaires ont effectivement été achetés par le Venezuela car ils sont parfois visibles dans le ciel de Caracas sur les couloirs aériens permettant de rejoindre la Base Aérienne de la Carlota (Base Francisco de Miranda - située dans la capitale). Deux modèles sont clairement identifiables sur vues aériennes du logiciel "PLAN" de APPLE.[réf. nécessaire].

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans le jeu vidéo Heatseeker, dans la mission 1-3, les rebelles attaquent avec des Ka-52 pour pouvoir faire passer des vedettes.
  • Eagle Dynamics a produit et met régulièrement à jour un simulateur très détaillé du Ka-50 (Black shark et black shark 2)[7]
  • Le jeu de simulation Enemy Engaged opposait le KA 52 au Comanche américain.
  • Cet hélicoptère est présent dans les jeux Wargame: AirLand Battle ainsi que dans sa suite Wargame: Red Dragon au sein de la faction URSS.
  • Il est possible de piloter cet hélicoptère au sein des forces russes dans le jeu ARMA II. Le Ka-52 est également jouable.
  • Dans Battlefield: Bad Company, le Légionnaire possède un Ka-52.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Kamov Ka-50 », Avions légendaires.net,‎ (consulté le 15 avril 2017)
  2. (en) « Kamov Ka-50Sh 'Night Hunter' Russian Attack Helicopter », sur aviapress.com (consulté le 15 avril 2017)
  3. (en) « Ka-50/52 Hokum / Blackshark », sur red-stars.org, Red Stars (consulté le 15 avril 2017)
  4. « 32 hélicoptères KA-52K pour les 2 BPC russes », sur site fr.ria.ru, RIA Novosti (consulté le 15 avril 2017)
  5. (en) « Hélicoptères pour les BPC russes : Premiers vols en 2015 », Le Marin,‎ (consulté le 15 avril 2017)
  6. a et b Guillaume Belan, « Kamov confirme l'achat de 46 Ka-52K pour les BPC égyptiens »,‎ (consulté le 15 avril 2017)
  7. (en) DCS Ka-50 Modeling for Black Shark 1

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]