Camcopter S-100

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Camcopter S-100
Image illustrative de l’article Camcopter S-100
Vue de l'hélicoptère.

Rôle drone
Constructeur Schiebel (Autriche)
Mise en service 2006
Date de retrait En service
Coût unitaire 4,2 millions d'euros selon la configuration
Nombre construit 300 (en 2018)[1]
Motorisation
Moteur Moteur à piston rotatif Wankel Diamond Engines AE-50R
Nombre 1
Puissance unitaire 55 ch
Nombre de pales 2
Dimensions
Diamètre du rotor 3,4 m
Longueur 3,091 m
Hauteur 1,042 m
Masses
À vide 97 kg
Charge utile 50 kg
Maximale 200 kg
Performances
Vitesse de croisière 101 km/h
Vitesse maximale 222 km/h
Plafond 5 486 m
Distance franchissable 80-130 km
Avionique
senseurs électro-optiques et infrarouge
Camcopter avec missile LMM
En version drone de transport avec charge additionelle latérale et boule optronique de reconnaissance aérienne

Le Camcopter S-100 est un drone hélicoptère de reconnaissance tactique, soutien d'artillerie, surveillance maritime et drone de combat s'il est équipé du missile LMM ainsi que drone de transport construit par la société autrichienne Schiebel.

Description[modifier | modifier le code]

L'appareil peut être programmé pour effectuer des vols autonomes ou être piloté à distance. Dans les deux modes, il est stabilisé par guidage inertiel et GPS. À masse maximale de 200 kg, son autonomie est de 6 heures. Sa vitesse maximale est de 220 km/h à un plafond maximal d'environ 5 500 mètres. Il est propulsé par un moteur Diamond Engines de 55 ch et peut embarquer diverses charges utiles comme des capteurs électro-optiques et infrarouge.

Historique[modifier | modifier le code]

Après avoir été conçu entre 2003 et 2005, le S-100 est acquis par l'armée des Émirats arabes unis, qui commande 40 appareils (40 autres en option). L'appareil a été commandé par trois autres pays, portant le nombre d'exemplaires à 200.

Le S-100 est présenté en vols de 20 min du 22 au 25 mai 2007 au salon International Defence Industry Fair (IDEF) à Ankara (Turquie). En , l'appareil reçoit une autorisation de vol délivrée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne.

Le , la Marine indienne teste le S-100 à partir de l'un de ses patrouilleurs en mer d'Arabie. Le , c'est au tour de la marine pakistanaise de tester l'appareil à bord de l'une de ses frégates de Type 21. Le , le S-100 démontre ses capacités à opérer à partir d'un petit navire de la Guardia civil espagnole au sud de Grande Canarie. Durant l'été , trois campagnes d'une semaine chacune ont lieu à partir de corvettes de classe K130 de la Bundesmarine en mer Baltique, totalisant plus de 130 décollages par des vents de 40 nœuds et une masse au décollage de 190 kg supplémentaires. Les et , après une première phase de test en septembre, ont lieu sur la frégate Montcalm les premiers appontages automatiques d'un drone sur un bâtiment en mouvement et par vent de 15-20 nœuds. Certes, un autre drone RQ-8A Fire Scout s'est posé les et sur le LPD USS Nashville de classe Austin, un navire beaucoup plus gros possédant un large pont d'envol et qui, de plus, naviguait par mer d'huile à petite vitesse[2].

Pour permettre des conditions d'emploi de jour comme de nuit du S-100, DCNS a conçu le Système d'appontage et de décollage automatique (SADA), doté d'un capteur infrarouge, destiné à guider avec précision le drone dans sa phase d'approche et pendant l'appontage. L'objectif, atteint, était une précision de 30 centimètres afin que l'engin soit capable de harponner en toute sécurité la grille de la plate-forme hélicoptère. Le temps de récupération ne serait que de deux minutes[3], jusqu’à un état de mer de force 5[4]. Le S-100 a été déployé à l'automne 2011 à bord du patrouilleur L'Adroit de DCNS[5].

Le , Le Camcopter S-100 a réalisé des essais en vol avec un système radar I-Master de Thales sur le site d’essais de Schiebel à Wiener Neustadt, en Autriche[6]. l’I-Master est adapté à la surveillance tout-temps, ainsi qu’à la détection et à la reconnaissance des objectifs sur des zones étendues, le tout en maintenant une importante distance de sécurité.

Fin 2018, il a été construit à environ 300 exemplaires.

En , à la suite de la validation de la DGA il intègre la flotte du porte-hélicoptères d’assaut Dixmude, préalablement modifié à cet effet à l’occasion de son carénage ; il s’agit alors du premier drone militaire aéronaval à atteindre sa pleine capacité opérationnelle en Europe[7]. Dans le cadre de son service au sein de la Marine nationale, où le drone porte le nom de « Serval » (pour Système embarqué de reconnaissance vecteur aérien léger), cette capacité opérationnelle initiale s’étend également aux sister-ships du Dixmude : le Mistral et le Tonnerre[8] avec la commande en décembre 2020 de deux couples de Camcopter S-100 supplémentaires[9].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Gorizont Air S-100, version russe construite sous licence

Non militaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La marine belge crée une unité dédiée aux drones embarqués », sur Mer et Marine, (consulté le )
  2. (en) « Autonomous Fire Scout UAV Lands on Ship » [archive du ], sur news.navy.mil, US Navy, (consulté le )
  3. « Inédit : un drone à bord d’une frégate française », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense français (consulté le )
  4. Jean-Dominique Merchet, « Une première : un drone se pose sur la frégate Montcalm », sur secretdefense.blogs.liberation.fr, Libération, (consulté le )
  5. (en) Andrea Blama, « CAMCOPTER S-100 Integration into DCNS New Class of Offshore Patrol Vessel » [archive du ], sur defensenews.com, Schiebel, (consulté le )
  6. « Le radar I-Master de Thales embarqué sur le drone Camcopter S-100 », sur meretmarine.com (consulté le )
  7. « La DGA qualifie l’intégration du drone Camcopter S-100 sur le PHA Dixmude », Mer et Marine,‎ (lire en ligne)
  8. « Le drone Serval qualifié à bord du « Dixmude » », Le Marin,‎ (lire en ligne)
  9. Laurent Lagneau, « La Marine nationale va recevoir quatre drones aériens tactiques S-100 Camcopter supplémentaires », Opex360, 15 décembre 2020
  10. « La marine australienne commande le drone embarqué Camcopter S-100 », sur Mer et Marine, (consulté le )
  11. (en) corporateName=Royal Australian Navy, « S-100 Camcopter », sur www.navy.gov.au (consulté le )
  12. (en) « PICTURES: Schiebel Camcopter S-100 operated from Chinese frigate », sur www.flightglobal.com, (consulté le )
  13. (en-GB) « Schiebel delivers CAMCOPTER® S-100 UAS to Jordan », sur sUAS News - The Business of Drones, (consulté le )
  14. « Des drones Schiebel pour les Ocean Eagle 43 du Mozambique », sur Mer et Marine, (consulté le )
  15. « UN Expert Calls for EU Investigation Into Austrian Firm That Sold Drones to Myanmar » (consulté le )
  16. Mark Broadbent, « UAV Focus », Air International, vol. 101, no 2,‎ , p. 14 (ISSN 0306-5634)
  17. « OSCE Special Monitoring Mission » [archive du ], sur OSCE (consulté le )
  18. (ro) « Frontiera maritimă a României, supravegheată de o dronă de mari dimensiuni », CTnews,‎ (lire en ligne)
  19. (en-GB) « 'Baby shark' drones to help rescue helicopters », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

Drones comparables[modifier | modifier le code]