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Radar à antenne active

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Le radar Euroradar CAPTOR AESA pour l'Eurofighter Typhoon

Un radar à antenne active ou radar AESA (Active Electronically Scanned Array) est un radar utilisant la technique de l'antenne réseau à commande de phase, mais qui ne possède pas une seule antenne émettrice mais plusieurs centaines de modules juxtaposés, qui se comportent comme autant de radars autonomes, coordonnés par un calculateur central.

Technologie[modifier | modifier le code]

Radar de contre-batterie COBRA de l’armée allemande, en service depuis 2005.

On distingue généralement les antennes à balayage électronique actives des antennes à balayage électronique passives (Passive electronically scanned array en anglais). Dans le cas des antennes à balayage électronique passives, une seule source produit l'onde, qui est ensuite déphasée de manière adéquate pour chacun des éléments radiatifs de l'antenne. Dans les antennes à balayage électronique actives, l'antenne est en réalité un ensemble de plusieurs (1 000 à 1 500, typiquement) sous-antennes indépendantes les unes des autres et disposant chacune de leur source propre. L'avantage de cette dernière approche est de pouvoir assurer le fonctionnement du système après reconfiguration même si l'une des sous-antennes est défectueuse. Cette technologie fait suite aux radars à antenne mécanique et aux radars PESA (Passive Electronically Scanned Array). C'est la miniaturisation croissante des composants liées au radar qui a permis son émergence. Sa technologie est difficile à maîtriser (miniaturisation) mais apporte de très nombreux avantages par rapport aux anciennes technologies de radar :

  • radar d'une extrême flexibilité. Les modules peuvent être divisés en « sous-radars » ayant chacun une tache différente (air-air, air-sol, brouillage...) ;
  • accroissement de la portée. La puissance émise et leur portée sont augmentées de 20 à 70 % par rapport à un radar PESA ;
  • discrétion et résistance au brouillage (travail simultané sur des fréquences différentes).
  • fiabilité (pas de mécanique, redondance des antennes) ;
  • nombreuses applications potentielles (arme à énergie dirigée, transmission de haut débit...).

Radars AESA[modifier | modifier le code]

Le premier radar de cette catégorie est le OPS-24 (en) développé par l'Institut de recherche et développement technique de l'Agence japonaise de défense. Construit par Mitsubishi Electric, il est installé sur le destroyer de la Force maritime d'autodéfense japonaise DD-155 de la classe Asagiri entré en service en [1],[2].

Avions possédant un radar à antenne active[modifier | modifier le code]

Destiné à ses débuts à des avions de combat à hautes performances, le radar à antenne active commence à se démocratiser depuis la fin des années 2010. Il est disponible en 2020 sur certains chasseurs légers et proposé en modernisation pour des avions d'entraînement ou des bombardiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • DSi no 67,
  1. (en) Sue Robertson, « Advantages of AESA Radar Technology », sur Mönch Verlagsgesellschaft mbH, (consulté le ).
  2. (en) « Asagiri Class Destroyer, Japan », sur naval-technology.com (consulté le ).
  3. (en) « New eyes for an old friend This radar will help the venerable B-52 fly for a century », sur raytheon.com, (consulté le ).
  4. « Eurofighter’s AESA Radar at “Very High Risk” of Missing Delivery Deadline », sur defense-aerospace.com (consulté le ).
  5. Henri Kenhmann, « < Quand le J-10C « s’exporte » au Pakistan… », sur eastpendulum.com, (consulté le ).
  6. Voir l'article « La DGA prépare l'avenir du Rafale », Air & Cosmos, no 2269, 10 juin 2011, p. 11
  7. (en-US) « Gripen E Set For Next Trial Phase - Gripen », sur gripenblogs.com (consulté le ).
  8. « La Roumanie prépare la modernisation des IAR-99 ! », sur avia news, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]