Saint-Vincent-de-Tyrosse

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Saint-Vincent-de-Tyrosse
Saint-Vincent-de-Tyrosse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Intercommunalité Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud
(siège)
Maire
Mandat
Régis Gelez
2020-2026
Code postal 40230
Code commune 40284
Démographie
Gentilé Tyrossais
Population
municipale
7 669 hab. (2018 en diminution de 1,34 % par rapport à 2013)
Densité 366 hab./km2
Population
agglomération
16 278 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 38″ nord, 1° 18′ 26″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 61 m
Superficie 20,98 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Saint-Vincent-de-Tyrosse
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Vincent-de-Tyrosse
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton du Pays tyrossais
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Vincent-de-Tyrosse
Liens
Site web www.ville-tyrosse.fr

Saint-Vincent-de-Tyrosse est une commune française située dans le département des Landes, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse, composé de 11 communes.

Le gentilé est Tyrossais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'ancienne route nationale 10, à égale distance de Bayonne et de Dax. Elle bénéficie de la proximité de l'océan Atlantique, lieu de passage pour se rendre sur la côte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieudits et hameaux[modifier | modifier le code]

Quatre quartiers composent la commune de Saint-Vincent-de-Tyrosse[3] :

  • Castets ;
  • Maubecq ;
  • l'Eglise ;
  • Brana.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-de-Tyrosse est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Vincent-de-Tyrosse, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[7] et 15 891 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Vincent-de-Tyrosse, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (59,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,9 %), zones urbanisées (18,3 %), terres arables (15,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,6 %), prairies (1,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom occitan gascon est Sent Vincenç de Tiròssa[13] [sem.bin.sens.de.ti.rɔ.sə][14]. Familièrement, elle est souvent appelée simplement Semicenç ou Tiròssa[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-de-Tyrosse, comme Saint-Trosse, Saint-Gor ou Saint-Geours, serait un des « faux saints » si commun dans les Landes. La première mention de la ville est faite dans un document de 843 sous l'appellation Tirosse.

En 1939, un camp d’internement est ouvert pour interner les réfugiés espagnols fuyant la dictature franquiste[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1929 Alfred de Gorostarzu   Conseiller général du canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse de 1910 à 1919
1929 1935 Pierre de Gorostarzu    
1935 1938 Georges Bellocq    
1938 1953 Gabriel Delpuech Rad.  
1953 1971 Albert Dizabo    
1971 1988 René-Jean Labat PS  
juin 1988 juillet 2004 Jean-Claude Sescousse PS Conseiller général du canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse de 1998 à 2004
juillet 2004 mars 2014 Michèle Labeyrie PS Conseillère générale du canton de Saint-Vincent-de-Tyrosse de 2011 à 2015
2014 mars 2018
(démission[16] et décès le dimanche 11[17])
Marie Aphatie UMP-LR Vice-présidente de la Communauté de communes de Maremne-Adour-Côte-Sud de 2014 à 2018
mars 2018[18] juillet 2020 Pascal Briffaud LR [19]  
juillet 2020 en cours Régis Gelez DVG Chef d'entreprise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Rincón de Soto (Espagne) depuis 1997[20]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23]. En 2018, la commune comptait 7 669 habitants[Note 3], en diminution de 1,34 % par rapport à 2013 (Landes : +3,31 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5195565581 211652673754871900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0831 0711 1921 2151 2651 3161 4551 5621 554
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5701 7611 8231 7471 9022 0162 1302 2422 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 9453 2494 0634 4745 0755 3605 9557 5857 661
2018 - - - - - - - -
7 669--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Après la crise, le retour au développement économique. Saint-Vincent-de-Tyrosse dispose d'un tissu économique diversifié. Forte d'une longue tradition industrielle avec ses usines de chaussure et de traitement du bois, la ville a subi de plein fouet la crise qui a affecté le secteur industriel au début des années 1990. Victimes de la concurrence des pays aux coûts de main-d'œuvre dérisoires, les deux entreprises de fabrication de chaussure, principaux employeurs de la ville, sont contraintes de supprimer près de 400 emplois. C'est toute l'économie du pays tyrossais qui est sinistrée. Cet avenir morose s'est éclairé dès le début des années 2000. La transformation de la ville (réaménagement de l'avenue Nationale et du centre-ville) et l'extension de la zone artisanale et industrielle de Casablanca lui ont donné un nouvel essor, concrétisé par une croissance démographique importante. Le secteur tertiaire s'y est fortement développé ces dix dernières années et l'offre commerciale et de services y est conséquente et variée. Vingt-quatre nouveaux commerçants ont été recensés en 2010 et la communauté de communes MACS a prévendu une douzaine de lots dans la zone d'activité économique Terreblanque dont elle est propriétaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Treize joueurs de rugby internationaux formés dans ce club dont l'esprit a acquis une renommée nationale :

  • Pierre Daulouede : né le 27/07/1909 à Labenne. Décédé le 01/01/1997. Pilier. Clubs successifs : U.S. TYROSSE. 4 sélections de 1937 à 1940.
  • Louis Junquas : né le 11/09/1920 à Tyrosse. Décédé le 23/05/2002. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, A. BAYONNE, LYON O.U.. 13 sélections de 1945 à 1948. 8 fois capitaine.
  • André Alvarez : né le 26/05/1923 à Bayonne. Décédé le 27/08/2005. Arrière et ouvreur. Clubs successifs : A. BAYONNE, R.C. FRANCE, U.S. TYROSSE. 20 sélections de 1945 à 1951.
  • Pierre Dizabo : né le 04/10/1929 à Tyrosse. Décédé le 24/09/2002. Centre et ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, R.C. FRANCE, C.A. BEGLES. 13 sélections de 1948 à 1960.
  • Guy Camberabero : né le 17/05/1936 à Tyrosse. Ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, LA VOULTE S.. 14 sélections de 1961 à 1968.
  • Lilian Camberabero : né le 15/07/1937 à Tyrosse. Demi de mêlée. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, LA VOULTE S.. 14 sélections de 1961 à 1968.
  • Jean-Joseph Rupert : né le 07/03/1938 à Saint Jean-de-Marsacq. Troisième ligne aile. Clubs successifs : U.S. TYROSSE. 15 sélections de 1963 à 1968.
  • Jean-Pierre Lux : né le 09/01/1946 à Tyrosse. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, U.S. DAX. 47 sélections de 1967 à 1975.
  • André Dubertrand : né le 25/04/1950 à Saubion. Ailier. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, A.S. MONTFERRAND. 13 sélections de 1971 à 1976.
  • Michel Duffranc : né le 01/01/1956 à Bayonne. Centre. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, STADE MONTOIS, U.S. TYROSSE. 1 sélection en 1979.
  • Guy Accoceberry : né le 15/05/1967 à Vittel. Demi de mêlée. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, C.A. BEGLES. 19 sélections de 1994 à 1997.
  • Christophe Milhères : né le 03/01/1972 à Bayonne. Troisième ligne aile. Clubs successifs :U.S. TYROSSE, MERIGNAC, U.S. DAX, BIARRITZ O, U.S. DAX. 1 sélection en 2001.
  • François Gelez : né le 15/01/1979 à Bayonne. Ouvreur. Clubs successifs : U.S. TYROSSE, S.U. AGEN. 7 sélections de 2001 à 2003.

Mais aussi :

  • André Barthe : né le 11/04/1910 à Saint-Vincent de Tyrosse. Champion de France de moto 500 cm3 en 1936.
  • Hugo Viney-Thomas : né le 01/12/1991 à Dax. Champion de France des écarteurs de course landaise 2009.
  • Nathan Massardier : né le 10/02/2000 à Bayonne. Chasseur célèbre de 2004 et connu pour ses performances dans les concours en version réduites.

Naissances à Saint-Vincent-de-Tyrosse[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Saint-Vincent-de-Tyrosse est connue pour ses fêtes landaises, son arène, ses corridas et ses courses landaises.

La vie locale est à son apogée lors des fêtes qui se déroulent du troisième vendredi au quatrième mardi de juillet et celles-ci ne sont pas moins que les troisièmes des Landes en fréquentation après celles de Mont-de-Marsan (préfecture) et de Dax (sous-préfecture). La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 40 », sur www.habitants.fr (consulté le 28 août 2018).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Archives départementales des Landes, « Archives numérisées - Cadastre / Saint-Vincent-de-Tyrosse », début xixe siècle (consulté le 29 août 2018).
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Saint-Vincent-de-Tyrosse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 28 mars 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  13. « Toponymes occitans », sur www.locongres.org (consulté le 28 août 2018).
  14. a et b http://www.gasconha.com/spip.php?page=loc&id_loc=8014
  15. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2e édition. (ISBN 2-905828-32-3), p. 62
  16. « Saint-Vincent-de-Tyrosse (40)  : Marie Aphatie démissionne de ses fonctions de maire », sur SudOuest.fr (consulté le 28 juin 2020).
  17. « La maire de Saint-Vincent-de-Tyrosse Marie Aphatie est décédée », sur SudOuest.fr (consulté le 28 juin 2020).
  18. « Saint-Vincent-de-Tyrosse (40) : Pascal Briffaud devient maire », sur SudOuest.fr (consulté le 28 juin 2020).
  19. « Résultats municipales 2020 à Saint-Vincent-de-Tyrosse », sur Le Monde.fr (consulté le 28 juin 2020).
  20. Annuaire des villes jumelées
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 15 janvier 2021.
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]