Martailly-lès-Brancion

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Martailly-lès-Brancion
Martailly-lès-Brancion
Brancion, ensemble de la ville.
Blason de Martailly-lès-Brancion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais - Tournugeois
Maire
Mandat
Patrick Talmey
2020-2026
Code postal 71700
Code commune 71284
Démographie
Gentilé Martaillons
Population
municipale
142 hab. (2018 en augmentation de 18,33 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 59″ nord, 4° 48′ 11″ est
Altitude Min. 214 m
Max. 476 m
Superficie 8,85 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tournus
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Martailly-lès-Brancion

Martailly-lès-Brancion est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Martailly-lès-Brancion fait partie du Mâconnais, plus précisément du Tournugeois, à la lisière du Haut-Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Martailly-lès-Brancion est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,6 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), prairies (24,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Brancion et Martailly en 1759, d'après la carte de Cassini.

Des traces de forteresse gauloise se trouvent sur le site du château de Brancion[8].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Brancion fut le siège d'un important maquis de résistants.

Dans la nuit du 28 au 29 mai 1968, une partie de Martailly fut dévastée par les eaux d'un violent orage qui frappa de nombreux villages du Tournugeois et du Haut-Mâconnais, orage qui causa notamment de sérieux dégâts au cimetière[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Philippe Neurhor Aucun  
mars 2008 En cours Patrick Talmey UMP/UDI  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 142 habitants[Note 2], en augmentation de 18,33 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514497540618633593608585565
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
513518530543576574483408364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384389365297280240264244216
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
187171144168146139118122142
2018 - - - - - - - -
142--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vignoble[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Martailly-lès-Brancion appartient à la paroisse Saint-Philibert en Tournugeois, qui a son siège à Tournus.

À partir de 1976, les sœurs bénédictines de Notre-Dame de la Compassion eurent leur noviciat installé à Brancion, avant son transfert à Savigny-sur-Grosne en 1985.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune, de par son hameau de Brancion au caractère médiéval, est labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté.

Sur son territoire se trouvent :

Monument commémoratif « Souviens-toi 1939-1945 » situé au col de Brancion.
  • deux croix : la croix Bernadotte et la croix de Brancion ;
  • une fontaine monumentale au bourg ;
  • au col de Brancion existe depuis le , date de son inauguration, un monument commémoratif à la Résistance et aux maquis[14] nombreux dans la région à partir de 1943. Il comprend 107 noms de maquisards morts aux combats en 1944, de résistants du Haut-Mâconnais, du Tournugeois et de la vallée de la Grosne, morts fusillés ou en déportation, d'otages fusillés[15].
  • l'orme bicentenaire de Martailly, labellisé « Arbre remarquable de France » en (âge estimé : 150 ans ; 4,50 m de circonférence)[Note 3] ;
  • le site de la cadole de la Fà (du nom du plateau du même nom surplombant le bourg de Martailly et Brancion), attaché à l'histoire du maquis (site de largage de containers en avril et [16])[17] ;
  • l'ancien café Vitrier, tenu par Henri[18] et Yvonne Vitrier[19], créateurs d'un groupe de FTP, qui fut dévasté et brûlé par les Allemands le [20] ;
  • une colonie de grands rhinolophes et de murins à oreilles échancrées se rassemble pour la mise bas sur la commune de Martailly-lès-Brancion en période estivale[21] ;
  • le site de la grotte du Four de la Baume, en contrebas de Brancion, fouillée en 1913 par Joseph Mazenot, instituteur à Royer[22].

À noter : à Martailly-lès-Brancion a son siège une association œuvrant dans les domaines de l'histoire et du patrimoine : Tremplin Homme et Patrimoine, fondée en 1996 (par des professionnels de la formation, une psychologue et des passionnés d'histoire et de patrimoine) et menant de nombreux chantiers mêlant restauration du patrimoine vernaculaire et actions d'insertion[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Séraphin Effernelli (né en 1925[24]), enseignant en retraite et auteur de nombreux ouvrages, fut résistant au sein du maquis de Brancion. Il est officier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945 avec deux citations, titulaire de la croix du combattant volontaire de la Résistance.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Martailly-lès-Brancion Blason
Tiercé en pairle renversé: au 1) de gueules à la tour ruinée d'argent, ouverte du champ et maçonnée de sable, au 2) d'or à la grappe de raisin feuillée de deux pièces au naturel, au 3) d'azur à la fasce ondée d'argent et à deux clefs de sable passées en sautoir brochant sur la fasce[25].
Détails
Création Jean-François Binon

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le patrimoine architectural et bâti de Martailly-lès-Brancion », article paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 190 (), pp. 2-3.
  • Séraphin Effernelli, Maquis à Brancion. Témoignages recueillis par Séraphin, sous le patronage du Comité départemental de Saône-et-Loire des anciens combattants de la Résistance (ANACR), 1976 (édition originale), 220 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. Cet orme semblant avoir échappé à la graphiose qui a éliminé la plupart de ses congénères figure parmi les quatre arbres labellisés « Arbre remarquable de France » par l’association nationale A.R.B.R.E.S. en Saône-et-Loire, avec : les douglas de la Roche Guillaume à La Petite-Verrière (labellisés en octobre 2007, groupe de douglas d’exception : les premiers plantés en Morvan, vers 1880), le chêne pédonculé poussant au bas du parc du château de Saint-Germain-lès-Buxy (labellisé en novembre 2011) et le hêtre pourpre bicentenaire du parc Monseigneur Joseph Robert à Lugny (labellisé en juin 2018).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Saint-Hippolyte - Les bords de Guye » sur saint-hippolyte-71.org.
  9. « Mais le sinistre le plus spectaculaire de la commune eut lieu au cimetière. Le mur de celui-ci constituait en effet un véritable barrage à un vallon encaissé d'un kilomètre sur 200 m ; derrière lui s'accumula rapidement une importante nappe d'eau, qui le culbuta sur 28 m ! Le flot envahissant brutalement ces lieux paisibles ravina le sol et fit basculer des pierres tombales, avant de ressortir par la grille d'entrée, traverser la D. 14 et se précipiter dans la Natouze en contrebas. » Source : Georges Bellicot, L'orage du 28 mai 1968 dans le Tournugeois, bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, Tome LXVII.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Séraphin Effernelli (direction), Maquis à Brancion, vol. 1, 1976 (rééd. 1993), vol. 2, 1989, ANACR de Saône-et-Loire, Mâcon; Maquis à Brancion, troisième livre, 2004, Tournus (postface de Serge Wolikow).
  15. Commission départementale de l'Information historique pour la paix, Sur les chemins de la mémoire et du souvenir. Département de Saône-et-Loire, Service départemental des Anciens combattants, Mâcon, 1988, 302 p. La description du monument est en p. 246. Sur la problématique mémorielle de ce monument, voir Jean-Yves Bourcier, Le monument, la commémoration et l'écriture de l'histoire, Socio-anthropologie, 2001.
  16. Containers qui étaient temporairement dissimulés dans les bois voisins par les maquisards avant d'être transportés par eux au domaine de l'Échelette, où leur contenu était caché dans des foudres. Source : Lieux de résistance 1940-1944 en Saône-et-Loire/Bourgogne-du-Sud : sentiers de la mémoire Mâconnais-Tournugeois, livret édité par Les Amis de la Résistance ANACR avec la participation de l'ancien résistant Séraphin Effernelli, 20 pages.
  17. René Rémond, « La cadole de la Fà, un patrimoine mémoriel », revue Images de Saône-et-Loire n° 193 (mars 2018), pp. 2-3.
  18. Henri Vitrier (1897-1984), natif de La Chapelle-sous-Brancion, ingénieur des Arts-et-métiers, devint chef militaire départemental des FTP en mars 1944, avant d'être nommé sous-préfet d'Autun à la Libération. Cf. Robert Chantin, Des temps difficiles pour des résistants en Bourgogne (échec politique et procès 1944-1953), éd L'Harmattan, 2002, p. 159. Voir aussi sa notice biographique in : André Jeannet, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire, JPM éditions, Mâcon, 2005, pp. 390-391.
  19. Henri et Yvonne Vitrier sont inhumés au vieux cimetière de Brancion, qui jouxte l'église romane.
  20. Source : Lieux de résistance 1940-1944 en Saône-et-Loire/Bourgogne-du-Sud : sentiers de la mémoire Mâconnais-Tournugeois, livret édité par Les Amis de la Résistance ANACR avec la participation de l'ancien résistant Séraphin Effernelli, 20 pages.
  21. « Une étude inédite sur des chauve-souris de Saône-et-Loire », sur creusot-infos.com, (consulté le ).
  22. Joseph Mazenot, La grotte préhistorique du Four de la Baume, à Brancion, 1913.
  23. 1104 personnes accueillies de 1996 à 2016. Source : Jacqueline et Michel Jondot, Quand la restauration des pierres est au service de la réhabilitation des hommes, article consacré à l'association Tremplin Homme et Patrimoine paru dans la revue trimestrielle « Images de Saône-et-Loire » (publiée par l'association Groupe Patrimoines 71), n° 203 de septembre 2020, pages 2 à 5.
  24. « Jean Séraphin Effernelli », né le 21 février 1925, site du Ministère des Armées
  25. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18848 Martailly-lès-Brancion sur armorialdefrance.fr