Gendarmerie

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Grenade « bois de cerf à huit branches » de la Gendarmerie nationale française

La gendarmerie est la force armée, chargée de missions de police parmi les populations civiles. En outre, elle exerce des fonctions de prévôté au sein des armées sur les théâtres d'opérations extérieurs. Les membres de ce corps sont appelés gendarmes, ou « soldats de la loi ». Le terme « maréchaussée » est également mais plus rarement utilisé (exemple de la Maréchaussée royale aux Pays-Bas), pour désigner ce type d'unités.

Étymologie et histoire[modifier | modifier le code]

École des officiers de la Gendarmerie nationale (France)

À la fin du XIIe siècle, la « Maison du Roi » de France était dirigée par quatre grands officiers : le Sénéchal, à la tête de l'armée et de la justice ; le Chambrier, gardien de la chambre du roi ; le Chancelier, secrétaire et gardien du sceau royal et enfin le Connétable qui dirigeait les écuries, secondé par les maréchaux.

En l'an 1190, Philippe Auguste quitte son royaume pour participer à la troisième croisade. Ses conseillers, et notamment le Grand Sénéchal, Thibaut V, chef des Armées, le prient de s'entourer d'une garde personnelle de sergents à masses, des sergents d'armes.

Le mot gendarme vient de l'ancien français « gens d'armes », les hommes d'armes. De la fin du Moyen Âge au début de l'époque moderne, le terme désigne une troupe d'élite de cavaliers fortement armés, de noble naissance, servant dans l'armée française. Cette troupe disparaît à la fin du XVIIIe siècle pour des raisons d'économie[1]. L'expression a acquis une connotation nouvelle après la Révolution française, lorsque la maréchaussée de l'Ancien Régime, qui exerçait les missions de police a été rebaptisée « gendarmerie nationale » en 1791 car elle n'est plus au service du roi mais de la nation. Les révolutionnaires lui suppriment sa fonction judiciaire pour ne garder que sa fonction policière.

Toutefois, la gendarmerie ne serait pas, selon certains auteurs, la descendante des "gens d'armes", unité d'élite uniquement belligérante des Rois de France. Au contraire, elle serait issue de la connétablie qui devint maréchaussée et qui serait elle-même l'héritière des brigades mobiles romaines commandées par des magistrats dits "latronculatores" (juges des voleurs). Ces deux organisations, "gens d'armes" et "maréchaussée", n'exerçaient donc pas les mêmes fonctions[2].

Fiche métier du gendarme[modifier | modifier le code]

Dans la gendarmerie nationale, une multitude de grade existe. Au cours de sa carrière, un gendarme peut acquérir des grades, ou alors, il peut passer un concours, tel que celui de GAV (gendarme adjoint volontaire), de sous-officier ou d’officier, afin de commencer sa carrière en se différenciant dans la hiérarchie militaire.

Une fois le concours obtenu, une formation de plusieurs mois est dispensée au sein d’une école de gendarmerie.

Les concours sont ouverts à tous, cependant à certaines conditions : être de nationalité française, avoir un casier judiciaire vierge, être bachelier (sauf GAV) et être âgée d’au moins 17 ans.

Spécialités dans la gendarmerie : gendarme spéléologues ; la gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires, maître de chien, PGHM (peloton de gendarmerie haute montagne), enquêteur subaquatique, gendarme maritime, gendarme en unité nautique, gendarme de l’air, gendarme des transports aériens… Cependant, elles ne sont accessibles que sous certaines conditions. 

Titre et statut[modifier | modifier le code]

Carabiniers italiens patrouillant à Florence
Hélicoptère de la Gendarmerie (France)
Vedette de la Gendarmerie maritime au port de La Rochelle

Ces forces sont en général appelées gendarmerie, mais peuvent porter d'autres noms, comme les Carabiniers en Italie et au Chili, ou la Guardia civil en Espagne ou encore Garde Nationale en Tunisie. Chaque pays utilisant le terme institutionnel de gendarmerie comme il le souhaite, cela peut parfois créer des confusions. Par exemple, les gendarmeries cantonales suisses ne sont pas des unités militaires. Ce sont, en fait, les forces de police en uniforme des cantons romands. Au Chili, pour des raisons historiques, le terme désigne l'administration pénitentiaire, alors que les véritables « gendarmes » sont appelés carabiniers.

Certaines forces qui ne sont plus à statut militaire ont conservé le titre de gendarmerie pour des raisons historiques. Par exemple, la Royal Canadian Mounted Police est officiellement appelée en français Gendarmerie royale du Canada (GRC), parce qu'elle était traditionnellement une force militaire. La gendarmerie nationale argentine est une force militaire (en termes de formation, d'identité et de perception par le public et elle a participé au combat dans la guerre des Malouines), mais, juridiquement, c'est une « force de sécurité », pas une « force armée », cela étant nécessaire, en vertu du droit argentin, pour avoir juridiction sur la population civile.

Dans les pays anglo-saxons, où les missions de police sont rarement confiées à des forces militaires, les gendarmeries sont parfois considérées comme des forces para-militaires plutôt que militaires, en raison de leurs fonctions au sein de la population civile. Mais ce qualificatif ne correspond nullement à leur statut officiel et à leurs capacités. Les gendarmes sont souvent déployés dans des opérations militaires, parfois dans leur propre pays ainsi que dans des missions de sécurisation ou de maintien de la paix à l'étranger.

Le code de déontologie[modifier | modifier le code]

Mise en place au 1er janvier 2014, le code de déontologie est inséré au chapitre IV du code de la sécurité intérieure. Les instance de la Gendarmerie nationale conçoit la nécessité de définir les devoirs moraux des gendarmes. L'action du gendarme s'inscrit dans un cadre spécifique déontologique qu'il faut connaitre et respecter pour le bon fonctionnement et l'image de l'institution auprès du public.

Le comportement du gendarme[modifier | modifier le code]

L’action du gendarme en uniforme dans sa vie professionnelle et dans sa vie privée répond une éthique basée sur des marques extérieurs de respect, de confiance, de savoir-vivre, comportant : le salut, les principes de politesse et de comportement, la poignée de main, le comportement à l’égard de l’autorité, à l’égard des autorités.

Le salut est un acte réglementaire par lequel un militaire exprime son respect au drapeau, à un supérieur. La politesse militaire est plus stricte que la politesse commune, il n’agit plus en tant que simple individu. La poignée de main est une marque d’estime et de confiance réciproques. La population constitue le centre de l’action du gendarme. Il doit alors adopter un comportement irréprochable, respecter les coutumes, croyances.

Droits généraux du militaire[modifier | modifier le code]

Les militaires de la gendarmerie, possèdent des droits et des libertés prévus par la Constitution de la Ve République. Elles sont établies par le Statut général des militaires inséré dans le Code de la Défense.

Le Statut général des militaires précise que « Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. Toutefois, l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint, dans les conditions fixées au présent livre. » (Article L.4121-1 du Code de la Défense).

Le droit d'expression et le devoir de réserve : l’article L.4121-2 affirme que « les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. » Les militaires ne peuvent donc pas organiser ou participer à des manifestations de propagande philosophique, religieuse, politique et syndicale.

Selon l’article L.4121-4 du Code de la Défense, le droit de grève n’est pas reconnu aux militaires car il ne respecte pas les règles de la discipline militaire. Il en est de même pour le principe de continuité dans la protection des citoyens.

Dans le cadre de ses missions, le militaire obtient le droit de permissions pour évènement familial. On lui accorde également des permissions d’éloignement pour des missions effectuées en dehors de la métropole. Par la suite, il peut bénéficier d’un droit de repos selon la durée de ses missions.

Les droits du militaire sont encadrés du fait de la spécificité de ses missions et des contraintes liées au service.

Le devoir d'agir ou de réagir du gendarme[modifier | modifier le code]

Le gendarme a des obligations telles que l'obligation d'intervenir, de porter secours, celles qui sont communes à tous citoyens, l'obligation de dénoncer les mauvais traitements sur mineurs et dénoncer un crime.

Que ce soit en uniforme ou en civil, le gendarme doit intervenir, faire cesser l'infraction et appréhender l'auteur. Si ces obligations ne sont pas respectées, elles feront l'objet de sanctions pénales et/disciplinaires.

Guide du gendarme et disponibilité[modifier | modifier le code]

La charte du gendarme traduit le socle commun de valeurs qui s’impose à chaque gendarme. Elle lui fait appréhender le sens de son action au profit de la population.

Au moment où il revêt l’uniforme pour la première fois, le gendarme ne souscrit pas seulement un engagement juridique. Il adhère librement à des valeurs et à des représentations qu’ont fait vivre avant lui les hommes et les femmes qui l’ont précédé dans la gendarmerie au service de la France.

Ce sont ces valeurs qui doivent guider son action en tous lieux et en tout temps, des missions de sécurité aux missions de souveraineté, du temps de paix au temps de guerre.

Les récompenses et les sanctions[modifier | modifier le code]

Dans l'exercice de leurs fonctions, les gendarmes peuvent être sanctionnés pour des fautes commises dans leur travail mais peuvent aussi être récompensés pour leur actes. Au sujet des récompenses, les décorations peuvent leur être attribuées pour reconnaître des actions d'éclat, des faits de guerre, des mérites éminents ou pour récompenser des actes méritoires et des services rendus. Elles peuvent également revenir aux gendarmes tués ou blessés en service. En outre, les militaires peuvent être récompensés par l’attribution d’un témoignage de satisfaction, délivré par le ministère de la défense par exemple.

En revanche, le gendarme peut être sanctionné. Les punitions répondent aux impératifs de la vie courante militaire : ordre, discipline, cohésion. Elles se caractérisent par une sanction immédiate et contemporaine des fautes ou des manquements du militaire. Ces sanctions disciplinaires sont inscrites à son dossier individuel, mais elles sont positives puisqu’elles permettent de recadrer le gendarme et de lui faire rappeler qu’il est militaire.

Rattachement[modifier | modifier le code]

La gendarmerie est un service de police, mais dans de nombreux pays (par exemple, en France), le mot police désigne normalement la police civile.

Selon les pays, elle peut être placée sous l'autorité du ministère de la défense (par exemple, en Italie) ou du ministère de l'intérieur (par exemple, en Argentine et en Roumanie), ou même les deux à la fois, comme au Chili (ou en France, à partir de 2009). Il y a, en ce cas, une coordination entre le ministère de la défense et le ministère de l'intérieur sur l'utilisation des gendarmes.

Cependant, en plus du ministère de rattachement, les ministères d'emploi sont en général nombreux. En France, la gendarmerie travaille principalement avec le ministère de la justice, pour ses nombreuses missions de police judiciaire, mais elle apporte aussi son concours au ministère chargé des transports pour ce qui ressort de la sécurité routière ou des transports aériens, au ministère de l'agriculture pour la police rurale, etc.

Sans que cela soit son objet principal, la gendarmerie exerce également des missions de police militaire, soit sur le territoire national, soit auprès des troupes en opérations à l'étranger (Gendarmerie prévôtale). Dans les pays où gendarmerie et police civile co-existent, peuvent exister des rivalités et les tensions entre les forces. Les réputations respectives de ces deux forces sont parfois différentes, les gendarmes étant souvent mieux perçus par les populations civiles que leurs homologues policiers.

Spécificité militaire[modifier | modifier le code]

Par rapport aux forces de police civile, les gendarmeries disposent en plus de capacités militaires (par exemple, des blindés de transport de troupe ou des blindés lourds avec des canons de 90 mm) qui leur permettent d'intervenir avec les autres forces armées.

Les forces de gendarmerie peuvent également remplir diverses autres missions militaires ou de police.

Par exemple, en France, la Gendarmerie nationale est responsable, comme la police nationale, du contrôle des foules et de la répression des émeutes (Gendarmerie mobile), de la lutte contre le terrorisme et de la libération des otages (GIGN), du contrôle et la sécurité des aéroports et aérodromes civils ainsi que la police de la circulation aérienne (Gendarmerie des transports aériens) et de la protection du Président de la République (GSPR). Elle assure également la garde des palais nationaux et des services d'honneur (Garde républicaine), le secours en montagne (Peloton de gendarmerie de montagne et de haute montagne), la surveillance et la police maritimes (Gendarmerie maritime), la surveillance des bases de l'armée de l'air (Gendarmerie de l'air), la surveillance des centres de la DGA (Gendarmerie de l'armement) ou le contrôle gouvernemental de l'armement nucléaire (Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires).

Rôle dans les conflits modernes[modifier | modifier le code]

Les gendarmes jouent un rôle important dans le rétablissement de la loi et de l'ordre dans les zones de conflit, une tâche qui est adaptée à leur but, leur formation et leurs capacités militaires. Les unités sont largement utilisées dans les opérations de maintien de la paix, par exemple en ex-Yougoslavie.

Autres unités militaires exerçant certaines missions de police[modifier | modifier le code]

Dans certains cas, il est difficile de déterminer si une force militaire de police doit être définie comme une gendarmerie ou non (par exemple, la Police fédérale de prévention au Mexique, la Polícia Militar brésilienne, ou l'ancienne police sud-africaine jusqu'en 1994). D'autres services, comme la Guardia di Finanza italienne ne devraient normalement pas être définis comme gendarmeries, car ne disposant pas de fonctions générales de police dans la population civile, tout en ayant un statut militaire et exerçant certaines missions de police. En Russie, les Troupes de l'intérieur du ministère de l'intérieur sont des unités militaires qui ont des quasi-fonctions de police.

Gendarmerie par pays[modifier | modifier le code]

Pays Nom Statut
Drapeau de l'Albanie Albanie Gendarmerie royale albanaise Dissoute
Drapeau de l'Algérie Algérie Gendarmerie nationale algérienne Active
Drapeau de l'Allemagne Allemagne Feldgendarmerie Dissoute
Drapeau de l'Argentine Argentine Gendarmerie nationale argentine Active
Drapeau de l'Autriche Autriche Gendarmerie fédérale Dissoute
Drapeau du Bangladesh Bangladesh Bangladesh Ansar Active
Drapeau de la Belgique Belgique Gendarmerie nationale belge Dissoute
Drapeau du Bénin Bénin Gendarmerie nationale béninoise Active
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie OMON (Biélorussie) Active
Drapeau du Brésil Brésil Polícia Militar (Brésil) Active
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie Gendarmerie bulgare Active
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Gendarmerie nationale burkinabé Active
Drapeau du Burundi Burundi Gendarmerie nationale burundaise Active
Drapeau du Cambodge Cambodge Gendarmerie royale khmère Active
Drapeau du Cameroun Cameroun Gendarmerie nationale camerounaise Active
Drapeau du Canada Canada Gendarmerie royale du Canada Active
Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine Gendarmerie nationale (République centrafricaine) Active
Drapeau du Chili Chili Carabineros de Chile Active
Drapeau de la République populaire de Chine Chine Police armée du peuple Active
Drapeau de la Colombie Colombie Corps des Carabiniers colombiens Active
Drapeau des Comores Comores Gendarmerie nationale comorienne Active
Drapeau du Costa Rica Costa Rica Force publique du Costa Rica Active
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Gendarmerie nationale (Côte d'Ivoire) Active
Crète Gendarmerie crétoise Dissoute
Drapeau du Danemark Danemark Gendarmerie danoise Dissoute
Drapeau de Djibouti Djibouti Gendarmerie nationale djiboutienne Active
Drapeau de l'Égypte Égypte Forces de la sécurité centrale (Égypte) Active
Drapeau de l'Espagne Espagne Guardia Civil Active
Drapeau de la France France Gendarmerie nationale française Active
Drapeau de la Grèce Grèce Gendarmerie grecque Dissoute
Drapeau du Gabon Gabon Gendarmerie nationale gabonaise Active
Drapeau de la Guinée Guinée Gendarmerie nationale guinéenne Active
Drapeau de la Hongrie Hongrie Készenléti Rendőrség Active
Drapeau de l'Irak Irak Police nationale irakienne Active
Drapeau de l'Iran Iran Gendarmerie de la République islamique d'Iran Dissoute
Drapeau d’Israël Israël Police aux frontières israélienne Active
Drapeau de l'Italie Italie Arme des Carabiniers Active
Drapeau du Japon Japon Kenpeitai Dissoute
Drapeau de la Jordanie Jordanie Gendarmerie jordanienne Active
Drapeau du Liban Liban Forces de sécurité intérieure au Liban Active
Drapeau du Luxembourg Luxembourg Gendarmerie luxembourgeoise Dissoute
Drapeau de Madagascar Madagascar Gendarmerie nationale malgache Active
Drapeau du Mali Mali Gendarmerie nationale malienne Active
Drapeau du Maroc Maroc Gendarmerie royale marocaine Active
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie Gendarmerie nationale mauritanienne Active
Drapeau du Mexique Mexique Gendarmerie nationale mexicaine Active
Drapeau de la Moldavie Moldavie Troupe des Carabiniers moldaves Active
Drapeau de Monaco Monaco Compagnie des Carabiniers du Prince Active
Drapeau du Nicaragua Nicaragua Garde nationale du Nicaragua Dissoute
Drapeau du Niger Niger Gendarmerie nationale nigérienne Active
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Maréchaussée royale Active
Drapeau du Pérou Pérou Gendarmerie péruvienne Dissoute
Drapeau des Philippines Philippines Gendarmerie des Philippines Active
Drapeau de la Pologne Pologne Żandarmeria Wojskowa Active
Drapeau du Portugal Portugal Garde nationale républicaine (Portugal) Active
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo Gendarmerie (RD Congo) Active
Drapeau de la République du Congo République du Congo Gendarmerie nationale congolaise Active
Drapeau de la Roumanie Roumanie Gendarmerie roumaine Active
Drapeau de la Russie Russie Garde nationale de la Fédération de Russie en:National Guard Forces Command Active
Drapeau du Rwanda Rwanda Gendarmerie rwandaise Active
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin Forces armées de la République de Saint-Marin#La gendarmerie Active
Drapeau du Salvador Salvador Garde nationale du Salvador Dissoute
Drapeau du Sénégal Sénégal Forces armées du Sénégal#Gendarmerie Active
Drapeau de la Serbie Serbie Žandarmerija Active
Drapeau du Tchad Tchad Gendarmerie nationale tchadienne Active
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Gendarmerie tchécoslovaque Dissoute
Drapeau du Togo Togo Gendarmerie nationale togolaise Active
Drapeau de la Tunisie Tunisie Garde nationale tunisienne Active
Drapeau de la Turquie Turquie Jandarma Active
Drapeau de l'Ukraine Ukraine Troupes internes ukrainiennes Active
Drapeau du Vatican Vatican Gendarmerie de l'État de la Cité du Vatican Active
Drapeau du Venezuela Venezuela Garde nationale vénézuélienne Active

Influence française[modifier | modifier le code]

L'utilisation d'unités militaires pour la police des populations civiles est commune à de nombreuses époques et cultures. Mais, bien qu'elle ne puisse pas être considérée comme un concept purement français, la gendarmerie française a été le modèle le plus influent de ce type d'institution, comme en Italie. La Belgique et l'Autriche avaient des gendarmeries (garde royale), mais elles ont fusionné avec les polices civiles respectivement en 2001 et 2005. Beaucoup d'ex-colonies françaises, en particulier en Afrique, ont conservé des gendarmeries.

Le symbole commun de la gendarmerie est la grenade enflammée, qui a été utilisée pour la première fois par la gendarmerie française.

Sociologie de la gendarmerie[modifier | modifier le code]

La sociologie des gendarmeries est une branche de la sociologie de la police. Elle étudie les caractéristiques organisationnelles et fonctionnelles des institutions gendarmiques et leur intervention dans la mise en œuvre des politiques publiques de sécurité. En France, les premiers travaux en ce domaine datent du début des années 1980, mais cette étude s'est particulièrement développée avec les travaux de François Dieu, dans le cadre du Centre d'Études et de Recherches sur la Police de l'Institut d'Études Politiques de Toulouse.

Bibliographie :

  • H. Lafont, P. Meyer, Le nouvel ordre gendarmique, Seuiil, 1980;
  • F. Dieu, Gendarmerie et modernité, Éditions Montchrestien, 1994;
  • F. Dieu, La gendarmerie. Secrets d'un corps, Éditions Complexe, 2002;C
  • F. Dieu, P. Mignon, Sécurité et proximité. La mission de surveillance générale de la gendarmerie, L'Harmattan, Collection « Sécurité et société », 2001.
  • A. Lignereux, « La Paix des Champs - Gendarmerie et société dans la Sarthe (1800-1914) », in: Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 2006, p. 133-168 (ill.; tableaux et graphiques).
  • J.L Loubet del Bayle, Police et politique. une approche sociologique, L'Harmattan, 2006
  • Rumin S. Les effets de la périurbanuisation sur la gendarmerie française, in CEDREA - les cahiers des dynamiques sociales et de la recherche-action, 2003, http://www.cedrea.net/Les-effets-de-la-periurbanisation

L'association internationale des gendarmeries - FIEP[modifier | modifier le code]

Article détaillé : FIEP.

La FIEP (pour France-Italie-Espagne-Portugal, dont les gendarmeries ou forces assimilées sont les quatre premiers membres) est une association qui regroupe les forces de police à statut militaire de l'espace euro-méditerranéen. Fondée en 1994, elle comprenait alors la gendarmerie nationale française, l'arme des carabiniers italiens et la garde civile espagnole, rejointes par la Garde nationale républicaine portugaise en 1996, puis par la gendarmerie turque en 1998, la maréchaussée royale néerlandaise, la gendarmerie royale marocaine en 1999 et la gendarmerie roumaine en 2002). La gendarmerie argentine et les carabiniers du Chili ont rejoint l'association en qualité de membres associés en octobre 2005.

Son but est de promouvoir la coopération et les spécificités de leurs organisations. Elle agit aussi auprès des institutions européennes pour être reconnue comme forum sur les questions de sécurité et la définition et la promotion d'une force européenne de gendarmerie capable d'agir sur un théâtre régional en Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Noël Luc, Gendarmerie, État et société au XIXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2002.
  2. Joaquim Ambert, Esquisses historiques, psychologiques et critiques de l'armée française, Bruxelles, Librairie militaire de J-B PETIT, rue marcq, n°1, BRUXELLES, , 602 p., p. 242-253

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Arcudi & Michael E. Smith, « The European Gendarmerie Force: a solution in search of problems? », European Security, vol. 22, no 1, 2013, p. 1-20, DOI 10.1080/09662839.2012.747511.
  • Clive Emsley: Gendarmes and the State in Ninenteenth-Century Europe, New York (Oxford University Press) 1999. (ISBN 0-19-820798-0).
  • Jean-Noël Luc et Frédéric Médard (sous la direction de), Histoire et Dictionnaire de la Gendarmerie - De la Maréchaussée à nos jours, Paris, Jacob-Duvernet, 2013, 538 pages.
  • Pierre Miquel, « Gendarmes - Des Destins incroyables », Olivier Orban, 1990.
  • Jean-Marie Thiébaud, Dictionnaire Encyclopédique International des Abréviations, Sigles et Acronymes, Armée et armement, Gendarmerie, Police, Services de renseignement et Services secrets français et étrangers, Espionnage, Contrespionnage, Services de secours, Organisations révolutionnaires et terroristes, Paris, L'Harmattan, 2015, 827 p.
  • Arnaud-Dominique Houte, Jean-Noël Luc, Les Gendarmeries dans le monde, de la Révolution française à nos jours, Paris, PUPS, mars 2016, 414 p,
  • Georges Philippot, Benoît Haberbusch (dir), Annuaire des gendarmeries du monde, Maisons-Alfort, SNHPG, 2016, 416 p.
  • « Fiche métier gendarme », sur Onisep.

Articles connexes[modifier | modifier le code]