Grevilly

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Grevilly
Grevilly
L'église Saint-Martin de Grevilly et son cimetière, inscrits au titre des Monuments historiques.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais - Tournugeois
Maire
Mandat
Patrice Raguet
2020-2026
Code postal 71700
Code commune 71226
Démographie
Population
municipale
30 hab. (2019 en diminution de 11,76 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 55″ nord, 4° 49′ 05″ est
Altitude Min. 299 m
Max. 401 m
Superficie 2,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tournus
Législatives Première circonscription
Localisation
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Grevilly

Grevilly est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle appartient au Haut-Mâconnais et fait désormais partie du canton de Tournus, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

L'une de ses particularités est de figurer parmi les dix communes les moins peuplées de Saône-et-Loire[1]. En effet, trente habitants y étaient recensés au (chiffre officialisé par l'INSEE au 1er janvier 2022), ce qui classe cette commune au 2e rang des communes les moins peuplées de Saône-et-Loire, derrière Chérizet (20 habitants) et devant Montceaux-Ragny (31 habitants).

Géographie[modifier | modifier le code]

Grevilly est une commune viticole du Haut-Mâconnais.

Village viticole, Grevilly dispose de vignes dont la vendange est majoritairement vinifiée à la cave coopérative de Lugny. La commune dispose toutefois d'un vigneron indépendant : le Domaine viticole Alexis de Benoist[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Haut-Mâconnais est océanique tempéré à tendance continentale.

Les précipitations y sont régulières tout au long de l'année, avec, toutefois, une hausse de celles-ci au printemps et à l'automne. Durant l’été, les précipitations sont peu fréquentes mais peuvent prendre la forme d’orages parfois violents engendrant d’importants cumuls de pluie. L'hiver est froid et humide, principalement en raison des bancs de brouillard et au froid continental. L'été, pour sa part, est chaud et sec, conséquence de l’influence méridionale (vent du midi).

Le Mâconnais se situe immédiatement en dessous de la zone dite de « rupture climatique » entre le nord, l’ouest et le sud. Les monts du Mâconnais sont fortement influencés par cette croisée des climats (océanique, continental et méditerranéen) et bénéficient, à ce titre, d’une faune et d'une flore remarquable : plantes méditerranéennes et insectes résistant à une latitude élevée.

Pour la ville de Mâcon, agglomération proche de Grevilly, les valeurs climatiques enregistrées de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[3]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Grevilly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (60 %), forêts (21,3 %), prairies (18,5 %), cultures permanentes (0,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Grevilly et les villages du Haut-Mâconnais en 1759, d'après la carte de Cassini.

En 1581, Georges de Beauffremont, seigneur de Cruzille, obtint que cette seigneurie soit érigée en comté, « pour lui et ses hoirs mâles sans être sujet à la reversion au domaine et couronne en cas que ledit sieur de Beauffemont décédera sans enfants mâles ». Le comté comprenait Collonge, Sagy et Ouxy (sur l'actuelle commune de Cruzille) ainsi que Gratay, Cruzille, Grevilly et Ozenay.

1790 : à la création des cantons, la commune de Grevilly est rattachée au canton de Tournus. Quelques années plus tard, tout comme Chardonnay et Montbellet, Grevilly sera rattachée au canton de Lugny.

1972 : création du Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Lugny (siège en mairie de Lugny), auquel adhèrent Grevilly et treize autres communes du Haut-Mâconnais, avec pour objet : la couverture des dépenses d'investissement et de fonctionnement du collège de Lugny, la réalisation d'une maison de retraite, la création et le fonctionnement de tous services sociaux (tels que dispensaire, aide à domicile par exemple), la réalisation de travaux d'assainissement, le ramassage d'ordures ménagères et l'entretien de la voirie communale[11].

1993 : fondation de la communauté de communes du Haut-Mâconnais (avec Lugny pour siège), regroupant sept communes : Bissy-la-Mâconnaise, Burgy, Chardonnay, Cruzille, Grevilly, Lugny et Saint-Gengoux-de-Scissé. À cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône (siège à Lugny), résultant de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône) et totalisant une population de 7 336 habitants.

 : rattachement des communes de Grevilly et de Cruzille, qui disposaient jusque-là d'une compagnie de sapeurs-pompiers, au secteur du centre de secours de Lugny, entraînant la dissolution de la compagnie de Cruzille-Grevilly.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Grevilly, dont le conseil municipal est composé de sept membres (maire, adjoints au maire et conseillers municipaux), a, depuis , François Chevalier pour maire (réélu en 2020).

Antérieurement, Grevilly a notamment eu pour maires :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1810   Claude Canot    
juin 1818   Jean Mulsey    
1832   Jacques Meunier    
1843   Joachim Gaudet    
août 1848   Philibert Billebot    
1849   Claude Couturier    
1853 1856 Joachim Gaudet    
1856 1860 Joseph Rivet (?)    
1860 1861 Philibert Billebot    
1865 1883 Joseph Rivet    
1884   Ernest de Benoist de Gentissart    
1919   Benoît Ravier    
1939   Jean-Baptiste Couturier    
1944 1957 Etienne Chaffanjon    
juin 1995 mars 2008 Michèle Desseigne    
mars 2008 mars 2020 François Chevalier / Réélu en 2014.
mars 2020 juillet 2020 François Chevalier / Réélu en 2020, démission en juillet 2020.
octobre 2020 en cours Patrice Raguet / Retraité de la métallurgie.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Grevilly s'appellent les Grevillons.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2019, la commune comptait 30 habitants[Note 2], en diminution de 11,76 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
127126141139135164185169174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
151165185172174174147124115
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
116121118957671707069
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
575453454237363635
2014 2019 - - - - - - -
3530-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vignoble[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Martin. Datant du premier quart du XIIe siècle, l'édifice est « ancré » dans le flanc de la colline, un peu à l'écart du village. Sa façade est à l'ouest et le chœur est tourné vers l'est. L'église fait partie des cinquante-sept églises du diocèse d'Autun dédiée à saint Martin. Le site (église, cimetière et mur de pierres sèches) a été inscrit au titre des Monuments historiques en 1942. Au sud a été ajoutée au XIXe une chapelle plafonnée ayant usage de sacristie. L’intérieur de l'église a été restauré en 1978 et l'extérieur en 1994.
  • La croix de pierre dressée dans le cimetière, qui date de 1872 et sur laquelle est gravée l’inscription latine « Requiem aeternam Dona eis Domine » (« Seigneur, accorde-leur le repos éternel »).

Culte[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, Grevilly cessa d'être paroisse. En 1795, lors du rétablissement du culte, la commune, à la demande de ses habitants, fut desservie par Pierre Maréchal, curé de Lugny de 1767 à 1803. Elle fut ultérieurement rattachée à Cruzille pour le culte (commune où, désormais, furent célébrés les offices, donnés les sacrements et faites les inhumations des Grevillons).

Grevilly appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gisèle Couturier, « Grevilly au fil du temps... », 1995 (312 pages).
  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française : ouvrage traitant de la révolte des Brigands en Haut-Mâconnais en 1789.
  • Gisèle Couturier, Jean-Paul Geoffroy, Augustin de Benoist, Le chapitre de l'église royale et collégiale de Saint-Philibert de Tournus face aux habitants de Grevilly sous l'Ancien Régime, à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, tome CXVIII, Tournus, 2019, pp. 31-56. (ISSN 0153-9353).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Voyage à la découverte de nos communes », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 100 de mars 1995, pages 20 à 27.
  2. https://www.vins-bourgogne.fr/nos-savoir-faire/femmes-et-hommes-passionnes/de-benoist-alexis-artisan-vigneron-grevilly-71700,2397,9211.html?&args=Y29tcF9pZD0xNDA2JmFjdGlvbj12aWV3RmljaGUmaWQ9VklOQk9VMDAwVjUwM05HMyZ8 Les pages consacrées aux producteurs de vin sur le site internet du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
  3. « Normes et records 1961-1990 : Mâcon - Charnay (71) - altitude 216m », sur infoclimat.fr.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Par arrêté préfectoral du 19 mai 1972.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. Il termina sa carrière d'officier général en tant que directeur du matériel de la 1re région militaire. Il était chevalier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, des palmes académiques et du Mérite agricole. Il fut notamment président de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus et membre titulaire de l'Académie de Mâcon.