Martres-Tolosane

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Martres-Tolosane
Martres-Tolosane
Vue du ciel, depuis le Sud (mars 2017).
Blason de Martres-Tolosane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Garonne
Maire
Mandat
Loïc Gojard
2020-2026
Code postal 31220
Code commune 31324
Démographie
Gentilé Martrais
Population
municipale
2 414 hab. (2019 en augmentation de 7,43 % par rapport à 2013)
Densité 103 hab./km2
Population
agglomération
2 628 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 59″ nord, 1° 00′ 42″ est
Altitude Min. 236 m
Max. 488 m
Superficie 23,52 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Martres-Tolosane
(ville-centre)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cazères
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Martres-Tolosane
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Martres-Tolosane
Liens
Site web Site Officiel de la Mairie de Martres-Tolosane

Martres-Tolosane est une commune française située dans le centre du département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Comminges, correspondant à l’ancien comté de Comminges, circonscription de la province de Gascogne située sur les départements actuels du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Garonne, le canal de Saint-Martory, le Bernès, le ruisseau de Jounades, et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (la « vallée de la Garonne de Boussens à Carbonne » et « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), un espace protégé (« la Garonne, l'Ariège, l'Hers Vif et le Salat ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Martres-Tolosane est une commune rurale qui compte 2 414 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Martres-Tolosane et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Martrais ou Martraises.

Sous l'Empire romain, la villa romaine de Chiragan y fut érigée. Elle est considérée comme une des villas les plus importantes d'Europe, et dont les bustes découverts sont visible au musée Saint-Raymond de Toulouse.

Depuis le XVIIIe siècle, Martres-Tolosane est surtout connue pour ses faïenceries, dont les pièces et les décors peints sont réalisés à la main, ces techniques ancestrales de fabrication étant encore conservées de nos jours.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Vidian, inscrite en 1926, la villa romaine de Chiragan, inscrite en 1998, et le château de Thèbe, inscrit en 1994 puis en 1995.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Martres-Tolosane se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 57 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département, à 39 km de Muret[2], sous-préfecture, et à 6 km de Cazères[3], bureau centralisateur du canton de Cazères dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Martres-Tolosane[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Mauran (2,0 km), Montclar-de-Comminges (2,6 km), Sana (3,2 km), Boussens (4,0 km), Marignac-Laspeyres (4,1 km), Lescuns (4,7 km), Palaminy (4,8 km), Roquefort-sur-Garonne (4,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Martres-Tolosane fait partie du pays de Comminges, correspondant à l’ancien comté de Comminges, circonscription de la province de Gascogne située sur les départements actuels du Gers, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège[5].

Martres-Tolosane est limitrophe de neuf autres communes.

Carte de la commune de Martres-Tolosane et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 352 hectares ; son altitude varie de 235 à 488 mètres[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Martres-Tolosane.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[8]. Elle est drainée par la Garonne, le canal de Saint-Martory, le Bernès, le ruisseau de Jounades, un bras de la Garonne, la Nauze le ruisseau de Bourric et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 47 km de longueur totale[9],[Carte 1].

La Garonne est un fleuve principalement français prenant sa source en Espagne et qui coule sur 529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique[10].

Le canal de Saint-Martory, d'une longueur totale de 71,2 km, prend sa source dans la commune de Saint-Martory et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Toulouse, après avoir traversé 19 communes[11].

Le Bernès, d'une longueur totale de 18,3 km, prend sa source dans la commune d'Aurignac et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Cazères, après avoir traversé 9 communes[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[13]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[14].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[13]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 831 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[16] complétée par des études régionales[17] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cerizols », sur la commune de Cérizols, mise en service en 1982[18] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[19],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 933,1 mm pour la période 1981-2010[20]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, dans le département de l'Ariège, mise en service en 1949 et à 23 km[21], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[22], à 12,3 °C pour 1981-2010[23], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[24].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[25],[26].

Un espace protégé est présent sur la commune : « la Garonne, l'Ariège, l'Hers Vif et le Salat », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 658,7 ha[27].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[29].

  • « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste », d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs (zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[30]

et un au titre de la directive oiseaux[29] :

  • la « vallée de la Garonne de Boussens à Carbonne », d'une superficie de 1 893 ha, hébergeant une avifaune bien représentée en diversité, mais en effectifs limités (en particulier, baisse des populations de plusieurs espèces de hérons). Trois espèces de hérons y nichent : Garde-bœufs, Bihoreau gris et Aigrette garzette[31].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 1 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[32] : « la Garonne de Montréjeau jusqu'à Lamagistère » (5 075 ha), couvrant 92 communes dont 63 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[33] et les « versants sud des massifs du Mont Grand et de Cassagnau » (179 ha), couvrant 2 communes du département[34] et deux ZNIEFF de type 2[Note 7],[32] :

  • « la Garonne et milieux riverains, en aval de Montréjeau » (6 874 ha), couvrant 93 communes dont 64 dans la Haute-Garonne, trois dans le Lot-et-Garonne et 26 dans le Tarn-et-Garonne[35] ;
  • les « Petites Pyrénées en rive gauche de la Garonne » (3 525 ha), couvrant 12 communes du département[36].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Martres-Tolosane est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 8],[37],[I 2],[38]. Elle appartient à l'unité urbaine de Martres-Tolosane, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 3] et 2 628 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 9]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (24,7 %), terres arables (24 %), forêts (15,8 %), prairies (10,8 %), eaux continentales[Note 10] (9,1 %), zones urbanisées (8,4 %), mines, décharges et chantiers (4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %)[39].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 117 ou l'autoroute A64 (sortie Sortie 22).

La ligne 379 du réseau Arc-en-Ciel relie la commune au centre-ville de Saint-Gaudens depuis Lavelanet-de-Comminges, et la ligne 452 du réseau liO relie la commune à la gare routière de Toulouse et à Saint-Girons.

La commune compte une gare sur son territoire, la gare de Martres-Tolosane, desservie par des TER Occitanie effectuant des liaisons entre Toulouse-Matabiau, Boussens, Tarbes et Pau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne nécropole paléochrétienne. Le nom Martres vient du latin martyrum (lui-même issu du grec μάρτυρος, témoin). Ce toponyme[40], dans la majorité des cas, désignait un cimetière antique ou barbare[41].

Histoire[modifier | modifier le code]

Buste romain (IIe-IIIe siècle) découvert à Chiragan en 1826.

À partir du Moyen Âge jusqu'à sa disparition en 1790 pendant la Révolution française, Martres-Tolosane faisait partie du diocèse de Rieux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des exécutions et massacres eurent lieu le  ; ils furent commis par des éléments de la 2e panzerdivision SS Das Reich. D'autres assassinats eurent lieu les 8 et [44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est donc de dix neuf[45],[46].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cœur de Garonne et du canton de Cazères. Avant le , elle faisait partie de la communauté de communes du canton de Cazères.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Louis Soueix SFIO  
1959 1971 Henri Naudin    
1971 1972 Jean Camasses    
1972 1986 Firmin Barrère    
1986 1989 Jean Suspène    
1989 1994 Roger Maury    
1994 1994 René Stambouli   S/p de Muret
1994 2001 Jean Courtade    
mars 2001 2008 Brigitte Redinger PS  
mars 2008 juillet 2014 Carole Delga PS Députée (2012 → 2014 et 2015 → 2017),
présidente du conseil régional d'Occitanie ( → ).
juillet 2014 mai 2018 Gilbert Tarraube PS Retraité.
mai 2018 En cours Loïc Gojard PS Ingénieur de recherche, conseiller départemental depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[48].

En 2019, la commune comptait 2 414 habitants[Note 11], en augmentation de 7,43 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +7,81 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0221 0611 2491 3731 5501 6461 6921 8411 887
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8511 8711 9501 7301 6791 7001 7831 7341 769
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6211 5621 5651 3811 4301 2661 2661 5651 809
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8842 0241 9091 9251 9291 6872 0542 2262 369
2019 - - - - - - - -
2 414--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[51] 1975[51] 1982[51] 1990[51] 1999[51] 2006[52] 2009[53] 2013[54]
Rang de la commune dans le département 27 50 65 76 93 89 90 94
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Martres-Tolosane fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par le groupe scolaire Jean de la Fontaine : maternelle et primaire[55].

Santé[modifier | modifier le code]

Maison de retraite type EHPAD.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

  • Salon des arts du Feu : week-end du 1er novembre
  • Reconstitution historique (selon la légende) de la bataille de Saint-Vidian tous les ans le dimanche de la sainte Trinité[56],[57].
  • Le roman de Georges-Patrick Gleize " La fille de la fabrique", publié en 2013 aux Éditions Calmann-Levy et en 2021 édition poche chez De Borée, se passe à Martres-Tolosane dans le monde des faïenciers.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes du canton de Cazères[58].

Une déchèterie intercommunale gérée par la communauté de communes est présente sur la commune de Mondavezan[59].

Martres-Tolosane a obtenu le 1er Prix en 2017 et 2018 au concours des villes et villages fleuris de la Haute-Garonne

Village Fleuri[modifier | modifier le code]

Martres-Tolosane a obtenu le 1er Prix en 2017 et 2018 au concours des villes et villages fleuris de la Haute-Garonne.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 067 ménages fiscaux[Note 12], regroupant 2 362 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 750 [I 8] (23 140  dans le département[I 9]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 13] (55,3 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 8,4 % 10,7 % 13,8 %
Département[I 11] 7,7 % 9,6 % 9,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 348 personnes, parmi lesquelles on compte 74,7 % d'actifs (61 % ayant un emploi et 13,8 % de chômeurs) et 25,3 % d'inactifs[Note 14],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 13]. Elle compte 871 emplois en 2018, contre 882 en 2013 et 962 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 834, soit un indicateur de concentration d'emploi de 104,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,1 %[I 14].

Sur ces 834 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 278 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 84,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,5 % les transports en commun, 6,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

217 établissements[Note 15] sont implantés à Martres-Tolosane au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 16],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 217 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
25 11,5 % (5,7 %)
Construction 32 14,7 % (12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
73 33,6 % (25,9 %)
Information et communication 5 2,3 % (4,1 %)
Activités financières et d'assurance 3 1,4 % (3,8 %)
Activités immobilières 10 4,6 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
15 6,9 % (19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
33 15,2 % (16,6 %)
Autres activités de services 21 9,7 % (7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,6 % du nombre total d'établissements de la commune (73 sur les 217 entreprises implantées à Martres-Tolosane), contre 25,9 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[60] :

  • Steel Electronique, fabrication de cartes électroniques assemblées (6 002 k€)
  • SARL Des Etablissements Dinnat, commerces de détail de charbons et combustibles (4 639 k€)
  • Biscuiterie Vital, fabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation (3 789 k€). L'entreprise a été créée en 1836 par Jacques et Jeanne-Marie Vital[61].
  • Sud Pompage, location et location-bail de machines et équipements pour la construction (3 508 k€)
  • SARL Carrosserie Assistance Togue, entretien et réparation de véhicules automobiles légers (1 167 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans « les Vallées », une petite région agricole consacrée à la polyculture sur les plaines et terrasses alluviales qui s’étendent de part et d’autre des sillons marqués par la Garonne et l’Ariège[63]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 41 32 19 18
SAU[Note 18] (ha) 1 240 1 318 1 360 1 283

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 41 lors du recensement agricole de 1988[Note 19] à 32 en 2000 puis à 19 en 2010[65] et enfin à 18 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 56 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[66],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1 240 ha en 1988 à 1 283 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 30 à 71 ha[65].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film L'Été en pente douce a été tourné en grande partie dans le village en 1987.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Martres-Tolosane

Son blasonnement est : Écartelé : au premier de gueules à la molette d'argent, au deuxième et au troisième d'azur à l'oie d'argent, becquée et membrée d'or, au quatrième de gueules à la fasce d'argent .


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Faculté des lettres de Toulouse - Jean Boube, La nécropole paléochrétienne de Martres-Tolosane (Haute-Garonne), Toulouse, Pallas III. Revue d'études antiques, (lire en ligne), p. 89-115

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[15].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[28].
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  10. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  12. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  13. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  14. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  15. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  16. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  17. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  18. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  19. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[64].
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Martres-Tolosane » sur Géoportail (consulté le 5 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Martres-Tolosane » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Martres-Tolosane » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Martres-Tolosane » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Martres-Tolosane » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Martres-Tolosane » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Martres-Tolosane » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans la Haute-Garonne » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Martres-Tolosane et Muret », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Martres-Tolosane et Cazères », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Martres-Tolosane », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 293-296.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  8. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  9. « Fiche communale de Martres-Tolosane », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  10. Sandre, « la Garonne »
  11. Sandre, « le canal de Saint-Martory »
  12. Sandre, « le Bernès »
  13. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  14. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  15. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  16. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  17. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  18. « Station Météo-France Cerizols - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  19. « Orthodromie entre Martres-Tolosane et Cérizols », sur fr.distance.to (consulté le ).
  20. « Station Météo-France Cerizols - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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  60. « Entreprises à Martres-Tolosane », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
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  62. « Faïences et Métiers d'Art - Martres-Tolosane ».
  63. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  64. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  65. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Martres-Tolosane - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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  69. « Au Presbytère, Manuel Valls prône «l'identité généreuse» », sur ladepeche.fr (consulté le ).
  70. « Office du tourisme et centre d'interprétation Angonia - Martres-Tolosane ».