Vincent Pinel

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Vincent Pinel
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Vincent Pinel, né le au Havre (Seine-Maritime), est un animateur culturel, un cinéaste et un écrivain de cinéma.

Biographie[modifier | modifier le code]

Intéressé par le mouvement ciné-club, il crée au Havre, en 1957, avec Patrice Gélard, l'association Jeune Cinéma. En 1961, diplômé de l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), il s'oriente vers l'animation culturelle et entre à la Maison de la Culture du Havre, la première de France qu'André Malraux vient d'inaugurer. En 1969, avec Christian Zarifian, il fonde au sein de cette maison l'Unité Cinéma (programmation, animation, production de films) qu'il dirige jusqu'en 1983.

À cette date, il est nommé conservateur des films à la Cinémathèque française où il met en place l'inventaire des collections et dirige la restauration des films jusqu'en 1991. Il est l'auteur de nombreux ouvrages techniques et historiques sur le cinéma. Avec Jean-Pierre Jeancolas et Jean Antoine Gili ; il crée en 1984 l'Association française de recherches sur l'histoire du cinéma (AFRHC) qui édite la revue 1895. Il est chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

  • 1957 : Le Château sous la pluie (11 minutes)[2].
  • 1958 : 7 heures précises… (8 minutes).
  • 1965 : La Fusée (18 minutes).
  • 1969 : L'Entrée d'un navire dans le port du Havre (coréalisé avec Christian Zarifian, 20 minutes).
  • 1971 : Encore un carreau ce cassé (dessin animé, 5 minutes). Sélectionné Annecy 1971 et Avignon 1971.
  • 1978 : Vues d'ici (coréalisé avec Christian Zarifian, 90 minutes). Sélectionné au Festival de Paris 1978 et de Cannes 1978[3].

Comme chef-monteur[modifier | modifier le code]

Comme restaurateur de films[modifier | modifier le code]

  • 1985 : reconstitution de La Passion de Jeanne d'Arc (Carl-Th. Dreyer, 1928, 2 210 mètres)[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Réalisateur face à son interprète, trois conceptions de l'interprétation, I.D.H.E.C., 1963.
  • Introduction au ciné-club, Les Éditions ouvrières, 1964.
  • Louis Lumière, Anthologie du cinéma, 1974. Traduction italienne.
  • Techniques du cinéma, « Que sais-je ? », P.U.F., 1981. Traduction italienne[6].
  • Filmographie des longs métrages sonores du cinéma français, Cinémathèque française, 1985.
  • Chronologie commentée de l'invention du cinéma, A.F.R.H.C., 1992.
  • Le Siècle du cinéma, Bordas puis Larousse, 1994. Prix Simone Genevois 1994[7].
  • Louis Lumière, inventeur et cinéaste, Nathan, 1994.
  • Les Métiers du cinéma, Milan, 1996.
  • Vocabulaire technique du cinéma, Nathan, 1996.
  • Genres et mouvements au cinéma, Larousse, 2000. Traductions grecque et espagnole.
  • Le Montage, l'espace et le temps du film, Cahiers du cinéma, 2001. Traductions italienne, espagnole et grecque.
  • Cinéma français, Cahiers du cinéma, 2006.
  • Dictionnaire technique du cinéma, Armand Colin, 2008.
  • Le Cinéma muet, Larousse, 2010.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Ça bouge !, les débuts de l'image animée, Unité Cinéma de la M.C.H., 1978.
  • Jean Renoir, en collaboration avec Max Gaillard, Unité Cinéma de la M.C.H., C.A.C. Jean Renoir de Dieppe, 1982.
  • 100 ans de cinéma, le siècle de Lumière, Délégation aux Célébrations Nationales, 1995.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique dans 900 cinéastes français d'aujourd'hui, dictionnaire établi sous la direction de René Prédal, Cerf / Télérama, 1988.
  2. « Ce qui me semble particulièrement remarquable c'est que Vincent Pinel possède le don de poétisation. Son film mériterait une large audience. » Patrice Hovald, L'Alsace, 26 novembre 1957.
  3. « Vues d'ici parle du Havre et de la France en 1977-1978, à la veille des élections perdues par la gauche. Une France située, vivante, en mouvement, comme ne la montrent jamais les médias » Louis Marcorelles, Le Monde, 5 octobre 1978.
  4. « Le montage, adroit en diable, ne perd pas l'ensemble de l'œil : la communion solennelle y veille, d'où la mémoire en chasse, et ce va-et-vient donne au film son unité, son rythme, sa respiration ample et forte. » Henry Rabine, La Croix, 7 mai 1977.
  5. Voir le numéro spécial de L'Avant-scène Cinéma, La Passion de Jeanne d'Arc, no 367-368, janvier-février 1988.
  6. « Un plan très bien conçu, avec un sens de la formule concrète et frappante, un grand esprit de clarté, et une grande intelligence de l'enjeu esthétique propre à toute technique. » Michel Chion, Cahiers du cinéma, no 332, février 1982.
  7. « Exemplaire réussite que cet ouvrage volumineux qui s'avère une inestimable source de documentation et un véritable objet de plaisir » Jean-Luc Douin, Télérama.

Liens externes[modifier | modifier le code]