David Hemmings

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David Hemmings

Naissance
Guildford, Surrey
Angleterre
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni britannique
Décès (à 62 ans)
Bucarest (Roumanie)
Profession Acteur, producteur, réalisateur, chanteur

David Hemmings est un acteur, producteur et réalisateur britannique, né le à Guildford, Surrey, et mort d'une crise cardiaque le à Bucarest (Roumanie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts et reconversions[modifier | modifier le code]

Enfant, David Hemmings débute à douze ans dans le rôle de Miles dans l'opéra The Turn of the Screw de Benjamin Britten puis part en tournée nationale et européenne pendant cinq années, au terme desquelles, devenu adolescent, il perd sa voix. Le garçon reprend sa scolarité mais, malgré ses prouesses sportives, ne parvient pas à s'intégrer. Il quitte l'école et ses parents pour entrer dans un atelier d'art dramatique à Londres. À quinze ans, il débute au cinéma dans le drame The Rainbow Jacket et organise la première exposition de ses peintures. Il participe trois ans plus tard à la superproduction américaine d'Otto Preminger, Sainte Jeanne, avec Jean Seberg.

Déçu par les rôles qu'on lui propose, David prend deux années sabbatiques. Il est portraitiste de rue à Juan-les-Pins et Paris, musicien et chanteur dans des night clubs en Autriche, sauveteur de montagne dans le comté de Cumberland. À dix-huit ans, il décide alors de relancer sa carrière d'acteur.

Ascension[modifier | modifier le code]

David Hemmings se fait un nom sur la scène d'avant-garde du Royal Court de Londres. Il travaille parallèlement avec les représentants du nouveau cinéma britannique : après Basil Dearden et Jack Lee Thompson, Clive Donner, Lance Comfort, Roy Ward Baker et surtout Michael Winner le dirigent. Si la participation de David à Play It Cool/Nus au soleil (film de propagande naturiste) n'est pas créditée, il tourne avec ce dernier deux autres films (mineurs) emblématiques du Swinging London. Le jeune acteur accède aux premiers rôles : d'abord à la télévision, dès 1961, dans l'éphémère série Home Tonight, puis dans le film musical Be My Guest. Cependant, il joue encore un rôle en retrait dans L'Œil du Malin aux côtés de David Niven et Deborah Kerr.

Une gloire éphémère[modifier | modifier le code]

Michelangelo Antonioni le repère sur scène et lui propose le rôle principal de son prochain film : celui de Thomas, un photographe de mode témoin malgré lui d'un meurtre. Blow-Up de Michelangelo Antonioni, Grand Prix du Festival de Cannes, sacre David Hemmings star des cinéphiles et des Sixties. Premier film où l'on expose un sexe féminin sans but pornographique, il sera aussi le film le plus représentatif du Swinging London : y apparaissent ainsi les Yardbirds et Jane Birkin encore adolescente. Dans le sillage de ce triomphe, il expose, conjointement avec Dennis Hopper, son œuvre picturale à Los Angeles.

Par la suite, Hemmings travaille avec Tony Richardson pour La Charge de la brigade légère un film historique, sur un épisode désastreux de la guerre de Crimée, avec Joshua Logan pour la comédie musicale Camelot avec Richard Harris en vedette (qu'il retrouve sur le film catastrophe Terreur sur le Britannic de Richard Lester), Roger Vadim pour la science-fiction érotique Barbarella avec Jane Fonda. Hemmings fut pressenti en 1969 par Stanley Kubrick pour jouer le rôle titre de son film Napoléon, jamais réalisé.

L'acteur remporte un grand succès dans le rôle titre de l'épopée historique Alfred le grand mais opte rapidement, avec Le Club des libertins et surtout Le Tunnel de la peur de Richard Sarafian, première collaboration professionnelle avec Gayle Hunnicutt, pour le cinéma bis.

Acteur bis[modifier | modifier le code]

Il continue sa carrière de manière erratique, de Dario Argento à Claude Chabrol en passant par José María Forqué. Par la suite il est cantonné dans des rôles de complément (L'Île des adieux, Le Piège infernal, Meurtre par décret) ou des productions de second ordre (Squadra antitruffa tourné en Italie, ou Harlequin, histoire fantastique signée par l'australien Simon Wincer), récoltant parfois d'excellentes critiques : Le Doute, Charlie Muffin à la télévision et le thriller Mort d'un prof de John Mackenzie.

Dans les années 80, Hemmings est presque tombé dans l'oubli. Ainsi Télé Poche en septembre 1986 titre sur lui « une drôle de carrière » et définit son personnage comme un « intellectuel séduisant »; en juin 1988, le magazine précise sa pensée : Hemmings « n'effectue en réalité qu'une carrière marginale, marquée par quelques grands films (Blow-Up, La Charge de la brigade légère) et surtout axée sur un cinéma moins commercial ». Par ailleurs, dans les multiples éloges décernés à son film le plus glorieux (Blow Up bien sûr), sa prestation est en général ignorée (cf Télérama numéro 1913), peut-être à cause de la « stricte objectivité » dont parle Alain Rémond et d'une forme de neutralité qui en découle dans le jeu de David.

Dans ses dernières années, après une éclipse de dix années, David Hemmings a joué dans de grosses productions américaines telles que Gladiator de son compatriote Ridley Scott, Gangs of New York de Martin Scorsese et La Ligue des gentlemen extraordinaires avec Sean Connery en vedette.

Réalisateur[modifier | modifier le code]

L'envie de mise en scène serait venue à David Hemmings en observant Antonioni. Quelques années plus tard, il dirige deux séquences de Alfred le grand et réalise son premier film en 1972. Il s'illustre dans la réalisation avec Running Scared, où il dirige sa femme Gayle Hunnicutt et Robert Powell, C'est mon gigolo, son film le plus célèbre qui réunit David Bowie, Marlene Dietrich et Kim Novak, et Le Survivant d'un monde parallèle, production américano-australienne et œuvre fantastique avec de nouveau le génial Robert Powell. Ses films sont en général descendus par la critique. Télé Poche par exemple, souligne à propos du Survivant « la faiblesse du scénario et son manque de rigueur » ; et Télérama descend en flammes Les Bourlingueurs : « sur le thème ressassé de la chasse au trésor, Hemmings n'a eu qu'un mérite, celui de ne pas se prendre au sérieux ». Hemmings réalise ensuite de nombreux épisodes de séries télévisées (Magnum, Agence tous risques avec George Peppard — que Hemmings avait dirigé au cinéma dans Les Bourlingueurs — ou encore Code Quantum), se réservant d'y apparaître comme acteur à l'occasion.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Amateur d'expériences variées, il crée (avec John Daly) le Hemdale Group of Associated Companies qui offre une gamme de services complète aux acteurs. David Hemmings fut marié notamment avec Gayle Hunnicutt. Ils ont eu ensemble un fils, Nolan, qui s'est illustré à la télévision dans Frères d'armes en 2001 et dans le rôle titre (enfant) de David Copperfield en 1983 ; au cinéma Nolan Hemmings a joué avec son père dans Last Orders en 2001 et dans Romantik en 2007, le dernier film de David. Mort quasi clandestinement lors d'un ultime tournage en Roumanie, David Hemmings s'apprêtait à convoler pour la cinquième fois.

Musique[modifier | modifier le code]

David Hemming enregistra un single, " Back Street Mirror" suivi de l'album "David Hemming Happens" en 67. Accompagné par le groupe rock "The Byrds" et produit par Jim Dickson (alors mentor du groupe), l'album est orienté Folk-Psychédélique. L'auteur des textes est Gene Clark.

David Hemming a également été le narrateur dans l'unique représentation en concert de "Journey to the Centre of the Earth" le 18 janvier 1974 au Royal Festival Hall, une adaptation du "Voyage au centre de la terre" de Jules Verne. Cette oeuvre de rock progressif composée par l'ex clavier de Yes Rick Wakeman a été éditée chez A&M records. Le London Symphony Orchestra et l'English Chamber Choir accompagnaient Rick Wakeman et ses musiciens. L'album se classera numéro 1er en Angleterre et 3ème aux USA.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Article « David Hemmings » dans Les Immortels du cinéma volume XV, Ciné Revue.

Lien externe[modifier | modifier le code]