Louis Touchagues

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Louis Touchagues
Naissance
Décès
(à 81 ans)
Paris
Nom de naissance
Louis François TouchaguesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinction

Louis Touchagues, né le [1] à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or dans le Rhône et mort le à Paris[2], est un artiste peintre, dessinateur, illustrateur, et décorateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Touchagues arrive à Paris en 1923 pour exercer son métier de dessinateur-illustrateur dans plusieurs journaux illustrés (L'Art vivant, Paris-Journal, Les Nouvelles littéraires) et satiriques (Le Crapouillot, Le Charivari). Il sera également dessinateur parlementaire, délégué par les Beaux-Arts comme dessinateur à la première Conférence de la Paix ainsi qu'à l'arrivée du Général de Gaulle à Paris.

Il illustre de nombreux livres de Colette, Sacha Guitry, Marcel Achard, Marcel Aymé, Georges Duhamel, Joseph Delteil (Jeanne d'Arc), et se fait connaitre au travers de trois albums (Femmes et modèles, La Parisienne et Vagues à St-Tropez) comme le dessinateur de la femme. Il a comme modèle la toute jeune Jeanne et sera à l'origine de sa carrière par l'entremise de Michel de Brunhoff son ami[3]. En tant que peintre, il exposera aux côtés de Marc Chagall, Raoul Dufy, Ossip Zadkine, et Marie Laurencin.

Son goût pour la décoration le mènera à réaliser des décors et costumes de théâtre pour ses amis lyonnais Henri Béraud et Marcel Achard, mais aussi des décors sur porcelaine pour Camille Le Tallec[4]. Il travaille notamment pour Charles Dullin[5] à l'Atelier, et pour Louis Jouvet à la Comédie-Française. Il réalise l'un des quatorze tableaux, intitulé Place de la Concorde, du spectacle itinérant Le Théâtre de la Mode[6]. Louis Touchagues sera également décorateur organisateur de grandes soirées. De ses travaux résulteront de nombreuses peintures murales et fresques pour des particuliers : fresques de la Chapelle de l'Ermitage du Mont Cindre à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or près de Lyon, plafond mobile chez Lasserre, verres peints pour les verrières du Musée d'art moderne de la ville de Paris. Il décore également le bar-fumoir de la Comédie-Française.

Il a aussi pris pour pseudonymes Chag et Chagues. Il a été acteur dans Paris je t’aime de Guy Perol[7].

Postérité[modifier | modifier le code]

Une association, créée en 1993, ayant pour but de « redonner à l'œuvre du peintre Louis Touchagues, (sa) place méritée dans le patrimoine artistique de la France », a mis en œuvre la restauration de la fresque du porche de la chapelle de l'Ermitage en 1998, puis de celle au-dessus de l'autel en 2002.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Claude Robert, commissaire-priseur, trois ventes de l'atelier Louis Touchagues, Hôtel Drouot, Paris, octobre 1976, mars 1977, 15 octobre 1979[8].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Œuvres d'illustration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives du Rhône, registre 4E8139, page 5/11, acte no 17 : son père André Touchagues platrier-peintre et sa mère Marguerite Gery couturière. En mention marginale, figure son mariage le 5 avril 1928 avec Margot Helva Palm à Paris 15e.
  2. Il repose au cimetière de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or.
  3. Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins : 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, , 220 p. (ISBN 9782850183416, notice BnF no FRBNF35660421, présentation en ligne), « Victoire », p. 185
  4. Keith and Thomas Waterbrook-Clyde, Atelier Le Tallec Hand Painting Limoges Porcelain, Schiffer Publishing, (ISBN 978-0-7643-1708-8), p. 52-53.
  5. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains.
  6. Guénolée Milleret (préf. Alexis Mabille), Haute couture : Histoire de l'industrie de la création française des précurseurs à nos jours, Paris, Eyrolles, , 192 p. (ISBN 978-2-212-14098-9), « Le Théâtre de la Mode », p. 110 à 111
  7. Dictionnaire des illustrateurs, 1905-1965, sous la dir. de Marcus Osterwalder, éditions Ides et Calendes, 2001, p. 1641-1642.
  8. Françoise de Perthuis, « Un témoin de la vie parisienne : Touchagues », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°34, 5 octobre 1979, page 13.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999

Liens externes[modifier | modifier le code]