Alexandre Tansman

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Alexandre Tansman
Description de cette image, également commentée ci-après

Alexandre Tansman et sa première épouse, Anna Eleonora Brociner

Naissance
Łódź, Drapeau du Royaume du Congrès Royaume de Pologne
Décès (à 89 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Compositeur
Formation conservatoire de Łódź, conservatoire de Varsovie

Alexandre Tansman, né le à Łódź (Pologne) sous le patronyme Tancman et mort le à Paris, est un compositeur français d'origine polonaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Après des études à Łódź en numerus clausus, il part pour Varsovie où il mène de front des études de droit et de philosophie et de musique au Conservatoire. Il remporte les trois premiers prix de composition en 1919. Installé à Paris (fin 1919), il est joué dès les années 1920 et 1930. Sa carrière musicale est le fruit d’une rencontre avec Maurice Ravel, qui l’introduit dans les meilleurs salons, auprès de son éditeur et qui lui présente nombre d’interprètes. Ainsi, il fait bientôt partie de la vie musicale parisienne. Il se lie d’amitié avec les musiciens du groupe des Six et fréquente Bartok, Gershwin, Honegger, Milhaud, Prokofiev, Roussel, Schoenberg, Stravinski, etc. Il fait partie de l’École de Paris, avec le Hongrois Tibor Harsányi, le Roumain Marcel Mihalovici, le Tchèque Bohuslav Martinu et le Russe Alexandre Tcherepnine. En 1927, il rejoint les États-Unis, où il crée son second concerto pour piano, dédicacé à Charlie Chaplin, sous la baguette de Serge Koussevitzky. Les commandes se multiplient, ainsi que les tournées, notamment américaines, avec Koussevitzky, Mitropoulos, Golschmann, Monteux, Mengelberg, Toscanini, Serafin, Stokowski… Très cosmopolite et parlant sept langues,[interprétation personnelle] il entreprend un tour du monde en 1932-1933 et s'intéresse tant à l'Extrême-Orient qu'au jazz[interprétation personnelle]. Lors de cette tournée, il rencontre notamment Gandhi. En 1937, il épouse Colette Cras, fille du compositeur et contre-amiral Jean Cras. Il est naturalisé français en 1938. Sa carrière est nettement divisée par la Seconde Guerre mondiale.[interprétation personnelle] En raison de l'antisémitisme, il se voit contraint de se réfugier avec sa famille à Nice jusqu'en août 1941. Il parvient ensuite à s'exiler aux États-Unis grâce à un comité organisé par Chaplin, Toscanini, Koussevitzky, Stokowski, Mitropoulos et Golschmann. Dès son arrivée, il reçoit la « Elizabeth Sprague Coolidge Medal for Eminent Services to Chamber Music » pour sa 4e Sonate pour piano[1]. Il y résidera jusqu’en avril 1946. Durant ces presque cinq ans d’exil, il écrit plusieurs musiques de films, et surtout de nombreuses œuvres importantes, dont trois symphonies. Il multiplie les tournées, dirigeant et jouant dans les villes les plus importantes.[interprétation personnelle]

De retour d'exil des États-Unis, il se fixe définitivement en France, où il poursuit une brillante carrière européenne. En France, le philosophe français Vladimir Jankélévitch fut un admirateur et un ami fidèle de Tansman. Vers la fin des années 1970, il est de moins en moins joué en France, en raison peut-être de son langage musical, certes moderne et savant, mais aussi luxuriant, à une époque où apparaît le minimalisme, et taxé à tort de néoclassiciste.[interprétation personnelle]. En 1977, il est élu membre de la classe des Beaux-Arts de l’Académie Royale de Belgique en remplacement de Dimitri Chostakovitch, la France le nomme Commandeur des Arts et des lettres en 1986, en Pologne il reçoit la médaille du Mérite de la Culture et il est nommé post mortem« Docteur honoris causa de l’Académie Musicale de Łódź ».

L'héritage artistique de Tansman comporte plus de 300 œuvres pour les formations instrumentales et vocales les plus diverses, parmi lesquelles 7 opéras, 11 ballets, 6 oratorios, 80 partitions orchestrales (dont 9 Symphonies), de nombreuses œuvres de musique de chambre, 8 Quatuors à cordes, 8 Concerti pour tous les instruments, une centaine de pages pour le piano, de nombreuses musiques de scène et de la musique de film, beaucoup d’œuvres à l'intention des enfants.

On le redécouvre depuis peu, notamment grâce à l'abondante discographie de son œuvre.[interprétation personnelle] Sa ville natale, Łódź, organise tous les deux ans un prestigieux concours musical et festival international qui porte son nom.

Alexandre Tansman est inhumé au cimetière Sud de Saint-Mandé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Un vaste corpus d'opéras (7), d'oratorios, de symphonies (9) et d'œuvres de musique de chambre pour tous les instruments, formant au total plusieurs centaines de partitions, dont :

  • 8 mélodies japonaises, pour voix et orchestre/ou piano (1918)
  • La nuit kurde, opéra (1927)
  • Légende, pour orchestre (1923)
  • Concerto pour piano et orchestre n° 1 (1925), dédié à Édouard Ganche
  • La nuit kurde, opéra (1927)
  • Concerto pour piano n° 2 (1927)
  • Rapsodie hébraïque, pour orchestre (1933)
  • Orchestration de la suite pour piano Scènes d'enfants de Federico Mompou (1936) ;
  • Rapsodie polonaise, pour orchestre (1940)
  • The Genesis, pour récitant et orchestre, écrit en collaboration avec Arnold Schönberg, Darius Milhaud, Igor Stravinski, Mario Castelnuovo-Tedesco, Ernst Toch, Nathaniel Shilkret, d'après la Genèse (1944)
  • Isaïe le prophète, pour chœur et orchestre (1950)
  • Cavatine, pour guitare (1951)
  • Le Serment, épisode lyrique en deux tableaux, sur un livret de Dominique Vincent, d'après La Grande Bretêche de Balzac (1953) - Création française à l'Opéra de Nice (1963) Dir. Jean Périsson, avec Denise Duval, Michel Sénéchal, Franck Schooten
  • Concerto pour orchestre (1954)
  • 4 mouvements symphoniques, pour orchestre (1956)
  • Sabbataï Zévi, le faux messie, opéra, (1957–8)
  • Psaumes, pour ténor solo, chœur et orchestre (1960–61)
  • Suite in modo polonico, pour guitare (1962)
  • Le Rossignol de Boboli, opéra créé à l'Opéra de Nice en 1965 sous la direction de Jean Périsson
  • Six études pour orchestre, création par l'Orchestre philharmonique de l'ORTF en 1965, dir. Jean Périsson
  • Hommage à Chopin, pour guitare (1966)
  • Stèle in memoriam Igor Stravinsky, pour orchestre (1972)
  • Les dix Commandements, pour orchestre (1978–9)
  • Hommage à Lech Walesa, pour guitare (1982)
  • Musiques de film : Poil de Carotte (1932), La Châtelaine du Liban (1934), Flesh and Fantasy (1942), Paris Underground (1945), Destiny (1945), Sister Kenny (1946), The Bargee (1964)
  • 9 symphonies (1917, 1926, Symphonie concertante (1931, 1939, 1942), In memoriam (1944), Lyrique (1944), Musique pour orchestre (1948, 1957–1958)
  • 8 quatuors à cordes (1917, 1922, 1925, 1935, 1940, 1944, 1947, 1956)
  • 7 novelettes pour piano
  • Sonatine, pour basson et piano
  • Suite, pour basson et piano

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clavier, volume 29, Instrumentalist Company, 1990, p. 19

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]