André Billy

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André Billy
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André Billy en 1923

Naissance
Saint-Quentin, Drapeau de la France France
Décès (à 88 ans)
Fontainebleau, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

André Billy, né le à Saint-Quentin et mort le à Fontainebleau, est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au collège de la Providence à Amiens, où il rejoint en 1898 l'Académie de Rhétorique, André Billy étudie chez les jésuites de Saint-Dizier. Il commence à écrire en 1907 et va consacrer sa vie entièrement aux lettres. À ses débuts, il utilise parfois le nom de plume Jean de l'Escritoire.

André Billy décrit les milieux ecclésiastiques dans Bénoni, L'Approbaniste, Introïbo, Le Narthex. Il s'inspire des conteurs du XVIIIe siècle dans La Femme maquillée, L'Amie des hommes, Quel homme es-tu ? et son essai, Pudeur. Pendant de longues années, il est le critique littéraire de L'Œuvre, dirige la collection Leurs Raisons, et collabore au Figaro.

Il s'installe en 1914 au 13 rue de seine à Paris derrière l'institut .

André Billy devient président d'honneur de la Société des amis de Philéas Lebesgue.

Il est membre de l'association de l'Association des courrieristes littéraires des journaux quotidiens qui édite chaque année l'ami du lettré, revue de l'année littéraire & artistique et dont le président est Fernand DIVOIRE.

Retiré à Lyon pendant l'Occupation, il entreprend une série de biographies magistrales : Vie de Balzac, Vie de Diderot, et Vie de Sainte-Beuve. Il est également critique littéraire à L'Aurore.

Il se présente à l'Académie Goncourt en 1943, postulant au siège de Pierre Champion, décédé en juin 1942. Mais son élection, obtenue en 1943, n'est validée qu'en 1944 : en décembre 1943, une minorité d'académiciens (J.-H. Rosny jeune, René Benjamin, Sacha Guitry, Jean de La Varende) refusent d'entériner l'élection de Billy (préféré à Paul Fort, réputé antisémite). Billy avait notamment éreinté dans ses écrits Guitry et La Varende, et refusait toute collaboration. En 1944, le Comité national des écrivains exclut de son sein quatre membres de cette académie : Guitry, Benjamin, Jean Ajalbert et La Varende. En décembre, une campagne de France-Soir vilipende l'académie Goncourt et ses membres. L'élection de Billy sera validée le [1].

Après la guerre, il est auteur des Chroniques du samedi dans Le Figaro littéraire. La collection Histoire de la vie littéraire des éditions Tallandier est publiée sous la direction d'André Billy, qui y contribue L'Époque 1900. La collection de ses chroniques dans plus de cent journaux européens totalise plus de 11 000 articles[2].

André Billy a obtenu le Prix des Ambassadeurs en 1952 pour son essai sur Sainte-Beuve. En 1954, il est lauréat du Grand prix national des Lettres. Il était proche de Guillaume Apollinaire et de Paul Léautaud. Son épouse est décédée en 1965.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Benoni, mœurs d'église, roman, Sansol, Paris, 1907.
  • Paris vieux & neuf, La rive droite et La rive gauche (2 vol.), Eugène Rey éd., Paris, 1909.
  • La Dérive, roman, Louis-Michaud, Paris, 1909.
  • La Malabée, ornées de dessins par Laboureur, Société littéraire de France, Paris, 1917.
  • Barabour ou l'harmonie universelle, roman, La renaissance du livre, Paris, 1920.
  • Écrit en Songe. Variétés ornées de dessins par Laboureur, Société littéraire de France, Paris, 1920.
  • D'Homme à homme, nouvelle, les œuvres libres 14, août 1922, fayard, Paris, 1922.
  • L'Ange qui pleure, roman, Éditions de la Nouvelle Revue Critique, Paris, 1925.
  • La Trentaine, roman, Messein, Paris, 1925.
  • L'Épopée de Ménache Foïgel (Le Fléau du savoir, Comme Dieu en France, Le Lion, l'Ours et le Serpent), avec Moïse Twersky, 3 tomes, Plon, Paris, 1927-1928.
  • La Littérature française contemporaine, Colin, Paris, 1927.
  • Banlieue sentimentale, roman, Crès, Paris, 1929.
  • La Femme maquillée, roman, Flammarion, Paris, 1932.
  • Princesse folle, roman, Flammarion, Paris, 1933.
  • L'Amie des hommes, roman, Flammarion, Paris, 1935.
  • Quel homme es-tu? roman moderne, Flammarion, Paris, 1936.
  • L'Approbaniste, roman, Flammarion, Paris, 1937.
  • Nathalie ou les enfants de la terre, roman, Flammarion, Paris, 1938.
  • Introibo, roman, Flammarion, Paris, 1939.
  • Le Double Assassinat de la maison du bœuf, nouvelles, Éditions du milieu du monde, Genève, 1941.
  • Pauline, roman, Flammarion, Paris, 1941.
  • L'Herbe à pauvre homme, récit, Flammarion, Paris, 1942.
  • Le Duc des halles, Édouard Aubanel, Avignon, 1943.
  • Métro Marboeuf, roman, Intercontinentale Édition, Monaco, 1945.
  • Le Six, roman, Flammarion, Paris, 1946.
  • Malvina ou le Bataillon de Napoléon II, roman, Éditions de la Table Ronde, Paris, 1946.
  • Le Narthex, roman, Flammarion, Paris, 1949.
  • L'Époque 1900, J. Tallandier, 1951
  • L'Allegretto de la Septième roman, 1960.
  • Du noir sur du blanc, roman, 1963.
  • Stanislas de Guaita, biographie, Mercure de France, 1971.
Souvenirs
  • La Terrasse du Luxembourg, 1945
  • Le Pont des Saints-Pères, 1947
  • Le Balcon au bord de l'eau
  • Les Beaux Jours de Barbizon
  • Le Badaud de Paris et d'ailleurs, 1959
  • Sur les bords de la Veule, 1965
Préfaces
  • Monsieur Victor de Edmond Heuzé, 1931

Iconographie[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie et références[modifier | modifier le code]

  • Lucien Mazenod, Les Écrivains célèbres, éditions d'Art

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Marc Bailbé (dir.) et al. (préf. J.B. de Senneville), Jean de La Varende, écrivain de la fidélité, Université de Rouen, coll. « Centre d'Art, Esthétique et Littérature » (no 174),‎ (ISBN 9782877757379), p.93
  2. André Billy sur bellifontana.fr

Lien externe[modifier | modifier le code]