Charles Vildrac

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Charles Vildrac
Charles Vildrac and his wife in Japan.jpg
Charles avec sa femme 1926 au Japon.
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Saint-TropezVoir et modifier les données sur Wikidata
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L'Indigent (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles Vildrac, né Charles Messager le dans le 5e arrondissement de Paris et mort le à Saint-Tropez, est un poète, dramaturge et pédagogue libertaire français[1]. Il fonda avec Georges Duhamel le groupe de l'Abbaye, une expérience communautaire en bord de Marne ouverte aux artistes (1906-1908).

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Charles Vildrac, par Josette Bournet
Portrait de Charles Vildrac, par Josette Bournet (v. 1930).

Charles Vildrac né au 22, rue Berthollet à Paris[2], est le fils d’un ancien communard déporté en Nouvelle-Calédonie. Poète, conteur, essayiste et surtout auteur dramatique, il reste un des écrivains de théâtre les plus importants des années 1920. Il évoque dans ses œuvres un monde habité de déracinés incapables d’aller jusqu’au bout de leur rêve.

Il fait ses débuts, en 1901, avec un pamphlet contre Gustave Kahn et Francis Vielé-Griffin, promoteurs du vers-librisme, puis, à la suite de longues et profondes réflexions sur son art, il adopte une forme nouvelle, fondée sur la constante rythmique, où l'assonance est préférée à la rime:

« Je ne puis pas oublier la misère de ce temps
O siècle pareil à ceux qui campèrent sous les tentes. »

Cette forme lui semble correspondre à la respiration humaine et convenir mieux que toute autre à l'expression de la réalité moderne, voire à certain humanisme poétique social dont il est, avec ses amis de l'Abbaye, l'un des plus généreux partisans.

Sa première œuvre, Livre d’amour, publiée en 1910, est considérée comme son chef-d’œuvre. Il choisit le pseudonyme de Vildrac par référence à Wildrake, personnage de Woodstock, un roman de sir Walter Scott.

Entre et l'été 1906, Vildrac met sur pied ce qui deviendra l'Abbaye de Créteil, lors de réunions préparatoires avec Georges Duhamel, René Arcos, Albert Gleizes, Lucien Linard et Jacques d'Otémar.

La prosodie nouvelle, à laquelle il restera fidèle, il la justifiera dans les Notes sur la technique poétique (1910), écrites en collaboration avec Georges Duhamel. Entre-temps, il avait publié ses Poèmes (1905) et son Livre d'amour (1910), que suivront Découvertes (1912), Chants du désespéré (1929). La langue poétique de Vildrac est directe, concrète, volontiers chantante et descriptive.

Son optimisme et sa simplicité ont exercé une influence sur nombre de poètes, notamment le Paul Éluard du Devoir et l'inquiétude, sinon des Poèmes politiques. Vildrac est cependant devenu célèbre non avec sa poésie, mais avec son théâtre, en particulier avec le Paquebot « Tenecity »(1920). On lui doit également des Récits (1926), des livres de voyage (Russie neuve, 1947) et plusieurs romans pour la jeunesse.

De 1910 à 1930, Il dirige une galerie d'art à son nom, située 11 rue de Seine[3], où il expose entre autres Manuel Rendón Seminario, Othon Friesz, Maurice Vlaminck, Charles Dufresne ; en 1924, il revend Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte de Georges Seurat à des collectionneurs de Chicago.

Pacifiste aux côtés de Romain Rolland, durant la Première Guerre mondiale, militant ensuite au mouvement « Clarté », il devient dans les années 1930 un « compagnon de route » du Parti communiste. Il est alors membre de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). De 1944 jusqu'à sa démission en 1953, il est membre du comité directeur du Comité national des écrivains.

Auteur de contes et de romans pour la jeunesse, aux éditions Bourrelier et SUDEL, des « morceaux choisis » de cet œuvre figurent longtemps dans les manuels de lecture des instituteurs de l'école primaire[4]. Il fut président du jury du Prix Jeunesse.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Un portrait daté de 1913 du peintre Gaston Thiesson fut exposé à la bibliothèque Georges Duhamel de Mantes-la-Jolie, lors d’une rétrospective Charles Vildrac.
  • Charles Vildrac était un ami très proche de l'écrivain Georges Duhamel, dont il épousa la sœur Rose en 1905. D'ailleurs Duhamel fait d'une certaine manière son portrait au travers du personnage de Justin Weill dans sa Chronique des Pasquier parue de 1933 à 1945.
  • En 1973, un prix de poésie est créé qui porte son nom : le Prix de poésie Charles-Vildrac.

Œuvre[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilbert Meynier, Les anarchistes français et la guerre d'Algérie, Université Nancy 2, 2010, page 5.
  2. Plaque commémorative apposée sur l'immeuble du no 22, rue Berthollet.
  3. Galerie Vildrac, sur Transatlantic encounters, en ligne.
  4. Notice du Maitron, par Nicole Racine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Rousselot, Dictionnaire de la Poésie française contemporaine, Paris, Larousse, 1968.
  • Nicole Racine, notice « Charles Vildrac », in Jacques Julliard & Michel Winock, Dictionnaire des intellectuels français, Paris, Le Seuil, 1996.

Liens externes[modifier | modifier le code]