Les Aventures du roi Pausole (roman)

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« Le roi Pausole rendait la justice sous un cerisier ». Illustration d'après une aquarelle de Carlègle.
Arthème Fayard et Cie, éditeurs, Paris

Les Aventures du roi Pausole est un roman de l'écrivain français Pierre Louÿs paru en 1901. Il donné lieu à deux adaptations, l'opérette d'Arthur Honegger (Les Aventures du roi Pausole) créée à Paris en 1930 et le film d'Alexis Granowsky, Les Aventures du roi Pausole, sorti en 1933.

Synopsis[modifier | modifier le code]

« Tryphème est une péninsule qui prolonge les Pyrénées vers les eaux des Baléares. Elle touche à la Catalogne et au Roussillon français.» Le royaume subit sans dommage une conspiration du silence de toute l'Europe, qui l'oublie, dans ces années 1890-1900.

Le roi Pausole simplifie le Livre des Coutumes hérité de ses ancêtres, et édicte le Code de Tryphème, de deux articles : « 1 - Ne nuis pas à ton voisin. II - Ceci bien compris, fais ce qu'il te plaît. » Il dispose d'un harem de 366 jeunes reines, qui passent chacune une nuit par an avec le roi.

À la vingtième année de son règne, sa fille Aline quitte clandestinement le palais. Elle a près de 18 ans, et, à sa première sortie à un spectacle de danse, elle est tombée amoureuse du jeune danseur vedette.

Durant trois jours, le roi Pausole est amené à quitter le palais, accompagné du sinistre et efficace huguenot Taxis, Grand-Eunuque, et de Giglio, page, spécialiste en improvisations, séduisant séducteur, à la recherche de la jeune princesse inexpérimentée.

Les péripéties s'enchaînent. Le harem connaît la révolte. À la campagne, Giglio révèle la jeune laitière Thierrette, la gardienne des framboises Rosine, les deux sœurs Galatée et Philis, et de nombreux sujets, dont M. Lebirbe. Le retour en ville confirme que le peuple aime son roi, parce qu'il garantit la liberté des mœurs et du commerce. La nudité est revendiquée, et seules les personnes laides sont priées de s'habiller. Et les relations amoureuses sont fortement recommandées, sans exclusivité.

Au retour, Pausole émancipe sa fille, et envisage divers aménagements, y compris dans le fonctionnement du harem, débarrassé de son Grand-Eunuque, renvoyé en France.

« On aura lu cette histoire extraordinaire ainsi qu'il convenait de la lire, si l'on a su, de page en page, ne jamais prendre exactement la Fantaisie pour le Rêve, ni Tryphème pour Utopie, ni le Roi Pausole pour l'Être Parfait. »

En conséquence de quoi, une « revue individualiste anarchiste » prit le nom de Pausole à Metz, en 1973, et commença sa numérotation avec le numéro 366. Quatre d'entre eux furent publiés.

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