Guy Arnoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Guy Arnoux
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Ardon, Loiret
Nom de naissance
Guy Paul André Arnoux
Nationalité
Activité
Influencé par
Les guerres mondiales

Guy Arnoux, né le à Paris 7e et mort le à Ardon (Loiret)[1], est un artiste, illustrateur et graphiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a illustré près de quatre-vingts livres dont plusieurs grands formats d'une remarquable qualité d'impression chez Devambez (1917 : Quelques drapeaux français; 1918 : Tambours et trompettes). À l'issue de la Guerre de 1914-18, il participe à de charmants petits livres pour les enfants : Le bon Anglais, Carnet d'un permissionnaire, Nos frères d'Amérique… Entre 1912 et 1925 il collabore à la célèbre revue de mode la Gazette du Bon Ton.

Il s'est intéressé aux domaines les plus variés de l'art décoratif : décors pour les paquebots (dont le Lafayette en 1930), publicités, jeux, affiches, menus, programmes, costumes, éventails, foulards, et même des chaussures[2]. Il laisse derrière lui un caractère d'imprimerie, intitulé Guy-Arnoux capitale, qu'il a réalisé en 1914 à la demande de Georges Peignot pour la Fonderie G. Peignot & Fils[3].

Issu d'une famille de militaires, l'armée et le patriotisme constituent ses thèmes favoris, allant parfois jusqu'à une certaine naïveté chauvine. En 1921, il est nommé peintre officiel de la marine.

En 1945, il illustre pour Alsatia un livre pour enfants : Trois campagnes d'Alsace : 1674, 1793, 1944. Le livre jeunesse n'occupe pas une place importante dans l'ensemble de son oeuvre[4].

Son trait est reconnaissable entre tous : un cerne noir et de larges aplats, très souvent réalisés au pochoir. Il est le représentant d'un nouvel art populaire, à la fois moderne et traditionnel. C'est sans doute le dernier grand imagier français.

Il fait partie du cercle des Mortigny, fondé par Dimitri d'Osnobichine, en 1908 [5], qui regroupe de nombreux artistes et habitués de la vie parisienne : Paul Poiret, Bernard Boutet de Monvel, Pierre Brissaud, Georges Villa, Joë Hamman, Lucien-Victor Guirand de Scevola, Joseph Pinchon, André Warnod, Pierre Troisgros, Jean Routier, Henri Callot, Pierre Falize, Pierre Prunier, cercle qui fonctionne jusque dans les années 50[6].

Il meurt en 1951, près d'Orléans, à Ardon, dans la propriété familiale "la Rousselière" après une journée de chasse.

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Le Dernier des Rochehaut de Henri Chervet, Paris, Devambez, 1920
  • Le Soldat français dans les guerres, Paris, Société Littéraire de France, 1917
  • Les Françaises, Quatre images allégoriques, Paris, Devambez, 1918
  • Les Marins de France, sous patronage du Secrétariat d’État à la Marine, Draeger, 1918
  • Chansons du marin français au temps de la marine en bois, Paris, Devambez, 1920
  • Les Caractères observés par un vieux philosophe du haut de sa fenêtre, Chez Devambez, 1920
  • La Peur de Mr Fierce, Claude Farrere, Le Livre 1922
  • Essais sur le théâtre 1921-1922 de Jean des Vallières. (Six illustrations), aux Editions La Douce France, 1923
  • Essais sur le théâtre 1923-1924 de Jean des Vallières. (Cinq illustrations), aux Editions La Douce France, 1925
  • La Bataille, Claude Farrere, Mornay "Les beaux Livres" 1926
  • Thomas l'agnelet gentilhomme de fortune, Claude Farrere, Javal et Bourdeaux 1927
  • Les Silences du colonel Bramble, d'André Maurois, Jean Variot, 1928
  • Saint-cendre, Maurice Maindron, Mornay "Les beaux Livres" 1930
  • Le Vitriol de lune, de Henri Beraud, Mornay "Les beaux Livres" 1931
  • Les Œuvres de François Villon, Paris, Rombaldi, 1935
  • L'Aigle de mer d'Édouard Peisson, Paris, Éditions de la nouvelle France, 1941
  • Le Beau sergent du roi, de Henri Beraud, Éditions Littéraires de France 1941
  • Napoléon III d'Octave Aubry, Paris, Fayard, collection Le Livre de demain, 22 bois originaux
  • Main d'Arc, Jean de La Varende, Paris, Rombaldi, 1943
  • L'Ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan, Paris, Éditions de la nouvelle France, 1944
  • Souvenirs d’un paria, Les Mémoires de Sanson, d'Honoré de Balzac, Paris, 1944, pochoirs
  • Terres de débat de Carton de Wiart, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945
  • Pontcarral de Albéric Cahuet, Paris, Mornay, 1946
  • Pays d'Ouche, Jean de La Varende, Paris, Rombaldi, 1946
  • Le Bien-Aimé de Sacha Guitry, Paris, Editions Raoul Solar, 1950
  • Les Temps ne sont plus... Souvenirs de vingt-cinq années de vénerie de Robert Villatte des Prûgnes, Moulins, Crépin-Leblond, 1951
  • "Leclerc" de Charles Pichon, Paris, S.E.F.I., 1948

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 7e, acte de naissance no 1130, année 1886 (avec mention marginale de décès)
  2. En 2005, sa paire de souliers du soir « Le bal » a été adjugée 41 000 euros, record mondial pour un objet de ce genre.
  3. Cf. Jean-Luc Froissart, L’or, l’âme et les cendres du plomb : l'épopée des Peignot, 1815-1983, Paris, librairie Tekhnê, , 400 p. (ISBN 2952283605)
  4. Nieres-Chevrel, Isabelle, 1941- ... et Perrot, Jean, 1937- ..., Dictionnaire du livre de jeunesse : la littérature d'enfance et de jeunesse en France, Electre-Ed. du Cercle de la Librairie, dl 2013 (ISBN 9782765414018 et 2765414017, OCLC 862208705, lire en ligne), p. 43
  5. "Les Modes, revue mensuelle illustrée des Arts décoratifs appliqués à la femme ", février 1906 disponible sur Gallica
  6. Bec et ongles, satirique hebdomadaire, 16 janvier 1932 disponible sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site internet officiel réalisé son petit-fils François-Jérôme Arnoux