Guy Arnoux

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Guy Arnoux
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Ardon, Loiret
Nom de naissance
Guy Paul André Arnoux
Nationalité
Activité

Guy Arnoux, né le à Paris 7e et mort le à Ardon (Loiret)[1], est un artiste, illustrateur et graphiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Arnoux a illustré près de quatre-vingts livres dont plusieurs grands formats d'une remarquable qualité d'impression publiés chez Devambez. À l'issue de la Guerre de 1914-18, il participe à de charmants petits livres pour les enfants : Le bon Anglais, Carnet d'un permissionnaire, Nos frères d'Amérique… Entre 1912 et 1925 il collabore à la revue de mode très en vue, la Gazette du Bon Ton.

Il s'est intéressé aux domaines les plus variés de l'art décoratif : décors pour les paquebots (dont Le Lafayette en 1930), publicités, jeux, affiches, menus, programmes, costumes, éventails, foulards, et même des chaussures[2].

Il a conçu un caractère d'imprimerie, intitulé Guy-Arnoux capitale, qu'il a réalisé en 1914 à la demande de Georges Peignot pour la Fonderie G. Peignot & Fils[3].

Issu d'une famille de militaires, l'armée et le patriotisme constituent ses thèmes favoris, allant parfois jusqu'à une certaine naïveté chauvine. En 1921, il est nommé peintre officiel de la Marine[réf. nécessaire].

En 1945, il illustre pour les éditions Alsatia un livre pour enfants : Trois campagnes d'Alsace : 1674, 1793, 1944. Le livre jeunesse n'occupe pas une place importante dans l'ensemble de son œuvre[4].

Son trait est reconnaissable : un cerne noir et de larges aplats, très souvent réalisés au pochoir. Il est le représentant d'un nouvel art populaire, à la fois moderne et traditionnel.

Il fait partie du Cercle des Mortigny, fondé par Dimitri d'Osnobichine, en 1908 [5], qui regroupe de nombreux artistes et habitués de la vie parisienne : Paul Poiret, Bernard Boutet de Monvel, Pierre Brissaud, Georges Villa, Joë Hamman, Lucien-Victor Guirand de Scevola, Joseph Pinchon, André Warnod, Pierre Troisgros, Jean Routier, Henri Callot, Pierre Falize, Pierre Prunier, cercle qui fonctionne jusque dans les années 50[6].

Il meurt en 1951, près d'Orléans, à Ardon, dans la propriété familiale dite La Rousselière, après une journée de chasse.

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

  • Le Dernier des Rochehaut de Henri Chervet, Paris, Devambez, 1920
  • Le Soldat français dans les guerres, Paris, Société Littéraire de France, 1917
  • Les Françaises, Quatre images allégoriques, Paris, Devambez, 1918
  • Les Marins de France, sous patronage du Secrétariat d’État à la Marine, Draeger, 1918
  • Chansons du marin français au temps de la marine en bois, Paris, Devambez, 1920
  • Les Caractères observés par un vieux philosophe du haut de sa fenêtre, Chez Devambez, 1920
  • La Peur de Mr Fierce, Claude Farrere, Le Livre 1922
  • Essais sur le théâtre 1921-1922 de Jean des Vallières. (Six illustrations), aux Editions La Douce France, 1923
  • Essais sur le théâtre 1923-1924 de Jean des Vallières. (Cinq illustrations), aux Editions La Douce France, 1925
  • La Bataille, Claude Farrere, Mornay "Les beaux Livres" 1926
  • Thomas l'agnelet gentilhomme de fortune, Claude Farrere, Javal et Bourdeaux 1927
  • Les Silences du colonel Bramble, d'André Maurois, Jean Variot, 1928
  • La belle Eugénie, de Marc Elder, Les éditions pittoresques, 1928
  • Saint-cendre, Maurice Maindron, Mornay "Les beaux Livres" 1930
  • Le Vitriol de lune, de Henri Beraud, Mornay "Les beaux Livres" 1931
  • Les Œuvres de François Villon, Paris, Rombaldi, 1935
  • L'Aigle de mer d'Édouard Peisson, Paris, Éditions de la nouvelle France, 1941
  • Le Beau sergent du roi, de Henri Beraud, Éditions Littéraires de France 1941
  • Napoléon III d'Octave Aubry, Paris, Fayard, collection Le Livre de demain, 22 bois originaux
  • Main d'Arc, Jean de La Varende, Paris, Rombaldi, 1943
  • L'Ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan, Paris, Éditions de la nouvelle France, 1944
  • Souvenirs d’un paria, Les Mémoires de Sanson, d'Honoré de Balzac, Paris, 1944, pochoirs
  • Terres de débat de Carton de Wiart, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945
  • Pontcarral de Albéric Cahuet, Paris, Mornay, 1946
  • Pays d'Ouche, Jean de La Varende, Paris, Rombaldi, 1946
  • Les Cavaliers sous les voûtes de Notre-Dame, Père de Reviers des Mauny, Esprit et Tradition, Daniel Deschênes, éditeur, Paris, 1946
  • Le Bien-Aimé de Sacha Guitry, Paris, Editions Raoul Solar, 1950
  • Les Temps ne sont plus... Souvenirs de vingt-cinq années de vénerie de Robert Villatte des Prûgnes, Moulins, Crépin-Leblond, 1951
  • "Leclerc" de Charles Pichon, Paris, S.E.F.I., 1948

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 7e, acte de naissance no 1130, année 1886 (avec mention marginale de décès)
  2. En 2005, sa paire de souliers du soir « Le bal » a été adjugée 41 000 euros, record mondial pour un objet de ce genre.[réf. nécessaire]
  3. Cf. Jean-Luc Froissart, L’or, l’âme et les cendres du plomb : l'épopée des Peignot, 1815-1983, Paris, librairie Tekhnê, , 400 p. (ISBN 2-9522836-0-5)
  4. Nieres-Chevrel, Isabelle, 1941- ... et Perrot, Jean, 1937- ..., Dictionnaire du livre de jeunesse : la littérature d'enfance et de jeunesse en France, Paris, Electre-Ed. du Cercle de la Librairie, dl 2013, 989 p. (ISBN 978-2-7654-1401-8 et 2765414017, OCLC 862208705, lire en ligne), p. 43
  5. "Les Modes, revue mensuelle illustrée des Arts décoratifs appliqués à la femme ", février 1906 sur Gallica
  6. Bec et ongles, satirique hebdomadaire, 16 janvier 1932 sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]

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