Kostia Terechkovitch

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Kostia Terechkovitch
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Naissance
Décès
(à 76 ans)
Monaco (Monaco)
Autres noms
Constantin Terechkovitch
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Distinction

Kostia Terechkovitch, dit Constantin Terechkovitch, né le dans les faubourgs de Moscou, et mort le à Monaco, est un peintre et graveur français d'origine russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents de Kostia Terechkovitch l'envoient en apprentissage dans l'atelier du peintre moscovite Constantin Youon et chargent le collectionneur Sergueï Chtchoukine de former son regard artistique. Il entre par la suite à l’École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou. En cette même année 1917 éclate la révolution russe, désorganisant la société civile. Prenant cela comme une opportunité, il se décide à partir pour Paris, alors capitale des arts, qu’il atteindra seulement en 1920 après de multiples péripéties et petits métiers.

À Paris, il retrouve la communauté expatriée russe à Montparnasse, où il rencontre Larionov. Il se lie alors avec d'autres peintres de l'époque, comme Chaim Soutine, Moïse Kisling, Pinchus Kremegne et André Lanskoy, puis de son amitié avec Roland Oudot, Maurice Brianchon et Raymond Legueult. Sa carrière est lancée en 1921 quand l’écrivain et critique d’art Serge Romoff le prend sous son aile, ce qui n’empêche pas des débuts difficiles. L’année 1923 est décisive : après avoir rallié Berlin et sa diaspora artistique russe (Il y a là, entre autres, Maurice Blond et Isaac Mintchine), il se trouve confronté comme ses compatriotes au choix difficile de rentrer en Russie ou de repartir à Paris.

En 1933, il réalise les décors et les costumes du spectacle des Ballets russes à Monte-Carlo. Il se marie la même année et son épouse, Yvette, deviendra son principal modèle, bientôt suivie par les deux filles du couple : France et Nathalie. À partir de 1934, il participe aux expositions du Groupe de l'Amitié avec Jeanne Besnard-Fortin, Serge Charchoune et Emmanuel Mané-Katz[1]. En 1939, il s'engage dans la Légion étrangère puis est démobilisé en 1940. Pendant l'Occupation allemande, il se réfugie avec sa famille dans une maison proche d'Avallon, où il reprend la peinture, plus tard il est accueilli à Saint-Tropez par Dunoyer de Segonzac.

Après la Seconde Guerre mondiale, il voyage, s'intéresse à toutes les grandes compétitions sportives, notamment les courses de chevaux et les Jeux olympiques, et s'établit quelque temps à Menton. En 1941, il fait la connaissance de Pierre Bonnard, vieux rêve qui le hantait. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1951.

Les thèmes de la maturité pour Kostia Terechkovitch seront principalement sa famille et ses deux filles France et Nathalie, après avoir peint de très nombreuses danseuses, des paysages (bords de marne, plages, bords de mer, campagnes et villages). Passionné de sport, on lui doit des chevaux de courses, des scènes hippiques, mais aussi des aquarelles sur le tennis. Le critique d'art André Salmon écrira à son sujet : « La palette de ce peintre, son traitement de la couleur, affirment sa personnalité. S’il n’a pu se dépasser, au moins s’est-il heureusement situé. »[réf. nécessaire]

Kostia Terechkovitch est inhumé à Roquebrune Cap Martin, où il vivait une partie de l'année.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Évreux, musée d'Évreux :
    • Les Bords de la Marne, huile sur toile ;
    • Évreux, la ferme de Cambolle, huile sur toile ;
    • Évreux, promenade dans la jardin, gouache sur papier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bénézit, Jeanne Besnard-Fortin, Gründ, 1999, Tome 2, page 245.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Forent Fels, Terechkovitch, Éditions Le Triangle, Paris, 1928
  • Louis Chéronnet, Kostia Terechkovitch, Éditions Squana, Julliard, Paris, 1943
  • Maximilien Gauthier, Constantin Terechkovitch, Éditions Pierre Cailler, Genève, 1948
  • Gisèle d'Asailly, Avec les peintres de la Réalité poétique, Julliard, Paris, 1949
  • Jean Paul Crespelle, Terechkovitch, collection Les Grandes Monographies, Éditions Pierre Cailler, Genève, 1958
  • Jean Paul Crespelle, Montpparnasse vivant, Hachette, Paris, 1962
  • Georges Vigne Terechkovitch, collection Les Maîtres de la peinture moderne, Éditions Flammarion, 1972
  • France Terechkovtich, Terechkovitch, lithographe, Éd. La Bibliothèque des Arts, 2010, (ISBN 978-2-88453-155-9)
  • Philippe-Alexandre Pierre, « Constantin Terechkovitch, lithographe du bonheur de vivre », in Nouvelles de l'estampe, no 237, 2011, p. 79-80.