Guy Delorme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delorme.

Guy Delorme

Naissance
Mary-sur-Marne, France
Nationalité France française
Décès (à 76 ans)
Bry-sur-Marne, France
Profession Acteur
Cascadeur
Films notables Le Capitan
Le Miracle des loups
Les Trois Mousquetaires
Le Chevalier de Pardaillan

Guy Delorme (né le à Mary-sur-Marne et mort le à Bry-sur-Marne) est un acteur et cascadeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est un des seconds rôles les plus connus du cinéma français où il a fait les beaux jours des films de cape et d'épée du début des années 1960. Il incarnait en général le "méchant" face aux héros interprétés par Jean Marais ou Gérard Barray. Il n'était pas une très grande vedette, mais son visage est resté dans les mémoires de millions de Français car ses films furent souvent rediffusés par la télévision. Au cinéma, il tourna notamment sous la direction de Julien Duvivier, Billy Wilder, Abel Gance, André Hunebelle, Claude Autant-Lara, Jean Delannoy, Gérard Oury, Georges Lautner, Andrzej Żuławski et Éric Rohmer. Il a aussi figuré dans plusieurs feuilletons télévisés dans les années 1970.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Guy Delorme joue le rôle du cavalier Exelmans dans le film d'Abel Gance, Austerlitz.

Guy Delorme débute sa carrière au cinéma à l'âge de 22 ans, dans un film de Julien Duvivier, Sous le ciel de Paris en 1951 pour lequel il n'est pas crédité. Il joue ensuite en 1955-56 dans le deuxième film de Robert Hossein, Pardonnez nos offenses. Il participe en 1957 au tournage du film Ariane de Billy Wilder, mais son rôle de gigolo est coupé au montage[1].

C'est l'année 1959 qui va être décisive pour la suite de sa carrière avec deux films en costume : Austerlitz d'Abel Gance où il joue le rôle du Général Exelmans et surtout Le Bossu d'André Hunebelle qui va marquer le début d'une longue collaboration entre les deux hommes et confirmer le style de film dans lequel Guy Delorme va être reconnu.

Les films de cape et d'épée[modifier | modifier le code]

Jean Marais est l'acteur avec lequel Guy Delorme a le plus tourné ; huit fois au cinéma et deux fois à la télévision.

Guy Delorme devient dans la première moitié des années 1960 un habitué des films de cape et d'épée. Sous l'impulsion d'André Hunebelle puis de Bernard Borderie, il s'impose comme le "méchant" face aux rôles principaux joués par Jean Marais ou Gérard Barray. Il est aidé en cela par sa maîtrise de l'escrime et de l'équitation qui le destine naturellement aux films historiques. Son physique, avec son œil noir et sa barbe satanique, l'a très vite imposé comme l'ennemi du héros dans ces films. À noter qu'à cette époque, Guy Delorme a à peine trente ans mais sa physionomie sévère lui donnait facilement dix à quinze ans de plus.

Après avoir démarré dans cet emploi en 1959 dans Le Bossu, André Hunebelle va lui donner ses rôles les plus marquants dont celui de Rinaldo, l'âme damnée de Concino Concini, dans Le Capitan en 1960. Malheureusement pour Guy Delorme, André Hunebelle décide de le doubler pour ce rôle d'Italien. En 1961 il joue le rôle du Comte Jean de Sénac, allié de Charles le Téméraire, dans Le Miracle des loups. Dans ces deux films, il se retrouve face à Jean Marais contre qui il se bat à l'épée dans un duel final.

Il se retrouve encore opposé à Jean Marais, qu'il affronte dans Le Capitaine Fracasse, film de Pierre Gaspard-Huit, réalisé en 1961.

C'est ensuite Bernard Borderie qui lui offre des rôles importants, cette fois-ci face à Gérard Barray, dans le diptyque Les Trois Mousquetaires[A 1],[A 2] en 1961 dans lequel il interprète le Comte de Rochefort puis dans les aventures de Pardaillan : Le Chevalier de Pardaillan[A 3] (1962) et Hardi ! Pardaillan[A 4] (1964) où il incarne Maurevert, l'âme damnée du duc de Guise. À la fin du premier film, Maurevert meurt mais son rôle semblait tellement important aux yeux de l'équipe du tournage, qu'il "ressuscite" pour jouer dans le second opus.

Il tourne au total dans sept films sous la direction de André Hunebelle et neuf avec Bernard Borderie. Il côtoie Jean Marais le temps de huit tournages.

Après avoir incarné les "méchants", notamment dans des adaptations de Dumas, Guy Delorme finit par interpréter d'Artagnan en 1984.

Sa carrière est moins prolifique à partir de la seconde moitié des années 1960 car il semble privilégier la télévision ou sa carrière de cascadeur qui le fait apparaître dans les grosses productions françaises comme : Le Corniaud de Gérard Oury en 1965, Fantômas contre Scotland Yard de André Hunebelle en 1967, Le Cerveau de Gérard Oury en 1969 ou encore Le Mur de l'Atlantique de Marcel Camus en 1970. Mais souvent, il n'est pas crédité au générique.

Il tourne de moins en moins au cinéma dans les années 1970, où on l'aperçoit dans L'important c'est d'aimer de Andrzej Żuławski en 1974 ou dans un James Bond : Moonraker en 1979 ; dans les deux cas sans être crédité.

Parmi ses derniers rôles, on retient celui de Clamadieu des Îles dans Perceval le Gallois d'Éric Rohmer en 1978 et celui de d'Artagnan dans le film de son vieux complice Yvan Chiffre, Le Fou du roi en 1984.

Il tourne son dernier film en 1986 : La Rumba de Roger Hanin.

À la télévision[modifier | modifier le code]

À partir du milieu des années 1960, il enchaîne des apparitions à la télévision, surtout dans des feuilletons historiques. Comme Thierry la Fronde dès le début années 1960 puis, plus tard, dans Schulmeister, l'espion de l'empereur en 1974. Parmi ceux dans lesquels il tient un rôle important, citons : Gaspard des montagnes de Jean-Pierre Decourt en 1965 et Corsaires et flibustiers de Claude Barma en 1966. Il retrouve Jean Marais par deux fois en 1973, dans Joseph Balsamo de André Hunebelle et dans Karatekas and co de Edmond Tyborowski. Il tourne également une dernière fois avec Bernard Borderie dans Ces beaux messieurs de Bois-Doré en 1976.

Le cascadeur[modifier | modifier le code]

Parallèlement à son activité de comédien proprement dit, il fait partie de l'équipe de cascadeurs de Claude Carliez[2] et François Nadal qui intervient sur de nombreuses grosses productions du cinéma français et international (James Bond). Guy Delorme est un spécialiste des cascades physiques, des combats à l'arme blanche et des cascades équestres.

Hommage[modifier | modifier le code]

En 2005, quelque temps avant sa mort, Guy Delorme signe la préface[A 5] du septième tome de la bande dessinée De capes et de crocs[3], intitulée Chasseurs de chimères, d'Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou. Il y remercie les deux auteurs de lui avoir rendu hommage, en s'inspirant de ses personnages de "méchants" dans les films de cape et d'épée pour créer celui de la série dessinée : le Capitan Mendoza.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Cascade[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Trois Mousquetaires : Les Ferrets de la Reine, la fiche du film
  2. Les Trois Mousquetaires : La Vengeance de Milady, la fiche du film
  3. Le Chevalier de Pardaillan, la fiche du film
  4. Hardi ! Pardaillan, la fiche du film
  5. "À Jean-Luc Masbou et Alain Ayroles. Tout mômes ils allaient au cinoche, voir des films de cape et d'épée. Un jour ils eurent l'idée de faire une merveilleuse BD : De Cape et de Crocs ! Il leur fallait un traître, un méchant, un félon. Alors, ils ont choisi ma tronche et m'ont appelé Mendoza. Merci à Eux. Aux Lecteurs et aux Éditions Delcourt." Guy Delorme

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fichier IMdb
  2. http://www.autourdelouisdefunes.fr/carliez-claude.htm
  3. Chasseurs de chimères d'Ayroles et Masbou, Delcourt, 2006
  4. Le Capitan en bd sur le site BDoubliées