Danses hongroises

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

21 Danses hongroises
Œuvres de Johannes Brahms
Image illustrative de l’article Danses hongroises
Johannes Brahms vers 1853

Genre Musique classique
Nb. de mouvements 21 danses
Musique Johannes Brahms
Effectif Piano à quatre mains, puis orchestre symphonique et piano seul
Dates de composition Entre 1867 et 1880
Création
Oldenbourg (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)

Les Danses hongroises op. deest de Johannes Brahms (1833-1897) sont une série de 21 compositions et arrangements de danse hongroise pour piano à quatre mains, composées entre 1867 et 1880, inspirées pour la plupart d'airs populaires de danse hongroise-traditionnelle-folklorique-tzigane-slaves. Elles sont réorchestrées par la suite pour orchestre symphonique, dont les 1re, 3e, 10e par Brahms, avec pour plus célèbre d'entre elles la Danse hongroise nº 5.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les jeunes compositeurs virtuoses Ede Reményi et Johannes Brahms, vers 1852.

L'intérêt du musicien pour la musique tzigane fut très précoce : dès l'âge de dix-neuf ans, il accompagna le violoniste hongrois Ede Reményi à travers l'Allemagne[1],[2],[3], qui l'initia à la musique de son pays et lui présenta Joseph Joachim. Celui-ci devint par la suite son ami.

Cette expérience d'accompagnement d'Ede Reményi lui inspire avec le temps sa série de compositions et d'arrangements de 21 Danses hongroises pour piano à quatre mains, inspirées pour la plupart d'airs populaires folkloriques de danses verbunkos et csárdás hongroises, arrangées avec des airs de musique tzigane (très en vogue à l'époque) caractérisées entre autres par de brusques changements de temps lents et rapides typiques du folklore musical hongrois[4].

Au nombre de vingt-et-une, les danses hongroises furent composées sur plusieurs années : les six premières furent proposées dès 1867 à un éditeur, qui les refusa. Les dix premières parurent en 1869 dans leur version pour piano à quatre mains. Les dernières ont été éditées en 1880.

Elles ne comportent pas de numéro d'opus, le compositeur ne les considérant pas comme des œuvres originales, mais de simples adaptations d'œuvres de musique traditionnelle. Il semble cependant que les thèmes des onzième, quatorzième et seizième soient totalement originaux.

Il en existe de nombreuses transcriptions. Seules la première, la troisième et la dixième furent orchestrées par Johannes Brahms lui-même en 1873. Le compositeur allemand Albert Parlow orchestra les cinquième, onzième, douzième, treizième, quatorzième, quinzième et seizième. Le compositeur tchèque Antonín Dvořák fit les orchestrations des cinq dernières. Les autres furent orchestrées par le chef d'orchestre suédois Johan Andreas Hallén (deuxième), le compositeur russe Paul Juon (quatrième), Martin Schmeling (cinquième, sixième et septième) et Gál (huitième et neuvième). Brahms fit un arrangement des dix premières pour piano seul. Son ami le violoniste Joseph Joachim en fit également une version pour violon et piano.

Détails[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Danse hongroise no 5
Des difficultés à utiliser ces médias ?
Des difficultés à utiliser ces médias ?

Danse no 5[modifier | modifier le code]

La danse hongroise nº 5 en fa dièse mineur (Allegro) est sans doute la pièce la plus connue parmi les 21 Danses hongroises[5]. Publiée avec succès par son éditeur N. Simrock en 1869, elle est reprise, arrangée, et orchestrée plus tard, en particulier par le compositeur allemand Albert Parlow.

Pour cette danse hongroise n°5, Johannes Brahms juxtapose la composition reprise Erinnerung an Bartfeld (Souvenir de Bardejov) du compositeur hongrois Béla Kéler[6], avec des alternations successives de parties lentes et mélancoliques et de parties rythmées, rapides, enjouées, enflammées, et grandioses, de musique hongroise, slave, et tzigane[7].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Reprises, citations et hommages[modifier | modifier le code]

Le groupe de black metal Belphegor reprend le thème de la Danse no 1 dans leur chanson In Blood - Devour this sanctity, sur l'album Blood Magick Necromance[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Brahms: Danses hongroises pour orchestre à cordes », sur www.analekta.com (consulté le 19 décembre 2019)
  2. « Johannes Brahms - danses hongroises », sur www.ars-classical.com (consulté le 19 décembre 2019)
  3. « Danses hongroises de Brahms », sur palomavaleva.com (consulté le 19 décembre 2019)
  4. « Danses hongroises - Johannes Brahms », sur pad.philharmoniedeparis.fr (consulté le 19 décembre 2019)
  5. « Johannes Brahms – Danse hongroise N° 5 », sur www.lamusiqueclassique.com (consulté le 18 décembre 2019)
  6. [vidéo] Béla Kéler - Bártfai Emlék Csárdás,Op.31 (Erinnerung an Bartfeld) sur YouTube
  7. « Brahms : Danse Hongroise n°5 », sur www.francemusique.fr (consulté le 19 décembre 2019)
  8. [vidéo] Charlie Chaplin - Le Dictateur - Scène du barbier (Danse hongroise n° 5 de Brahms) sur YouTube
  9. Album Blood Magick Necromance, piste In Blood - Devour this sanctity, thème à la guitare et au chant de 2'18" à 2'48" et de 3'58" à 4'20"

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]