Tarentelle

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La Tarentelle, par Léon Bazile Perrault.

Les tarentelles (en italien : Tarantella) sont un ensemble de danses traditionnelles, et de formes musicales associées, provenant du Sud de l'Italie. Au sein de l'ensemble des tarentelles sont particulièrement connues et pratiquées de nos jours la pizzica et la tammurriata, mais de nombreuses autres tarentelles existent.

Les genres de la tarentelle traditionnelle[modifier | modifier le code]

La tarentelle, selon les croyances, était une danse permettant de guérir un malade souffrant d'une morsure de tarentule. Les connaissances actuelles sur la tarentule (Lycosa tarantula) nous permettent de dire qu'il n'était pas question de cette araignée dans la tarentelle. Si la tarentule est impressionnante, le venin injecté lors de la morsure inflige à peine plus de souffrances qu'une piqure de frelon. En revanche, une autre araignée peuple cette même région de Tarente, Latrodectus tredecimguttatus. Bien plus petite et plus dangereuse, sa morsure peut provoquer des lésions et perturbations psychologiques et physiques assez importantes. La thérapie par tarentelle pourrait donc venir de la morsure de cette araignée.

Athanasius Kircher (1601-1680), qui a étudié la tarentelle, rapporte plusieurs types de tarentelles. Ces différents types étaient liés au « caractère de l'araignée »[1]. Il fallait que la danse plaise à l'araignée qui avait mordu le malade pour que la thérapie soit efficace.

On rencontre ainsi plusieurs formes de tarentelles[2] :

  • Pizzica

Le rythme de cette tarentelle originaire du Salento est effréné et endiablé. elle est désormais connue pour avoir été le moyen employé dans la thérapie par la tarentelle. Il en existe des formes pour couple (hétérosexuel), ainsi qu'entre hommes et entre femmes.

  • Tammurriata

Tarentelle de la région de Naples, son nom vient de l'instrument symbole du type, la tammorra, grand tambour sur cadre chargé de cymbales. La mélodie étant uniquement prise en charge par la voix (parfois accompagnée d'un accordéon et de percussions traditionnelles à l'époque actuelle), le rythme est irrégulier et frénétique, car suivant les variations de la voix, les chanteurs se relayant pour improviser autour de motifs de textes traditionnels. Les tammurriates sont notamment jouées durant la semaine de Pâques, dans les villages au pied du Vésuve, la musique et la danse dégagent alors un climat entre sacré et profane.

  • Montemaranese

Rythme très régulier, rapide.

Exemple de basse d'une Tarentella del Gargano
  • Del Gargano

Tarentelle basée sur la même basse, très circulaire bien que binaire, en ostinato.

Exemple de basse de Tarentella Napoletana
  • Napoletana

Tarentelle ternaire, la Tarentella Napoletana est comme son nom l'indique la tarentelle de la région de Naples. On en retrouve un exemple dans La danza de Gioachino Rossini, extrait de Soirées Musicales (1830–1835).

À ces quelques exemples s'ajoutent de nombreux autres types de tarentelles. Un aperçu est donné dans l'album La Tarentella de Christina Pluhar, enregistré par l'orchestre baroque L'Arpeggiata.

Quelques tarentelles classiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs compositeurs ont écrit des tarentelles, notamment :

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

  • Dans La Fille du tambour-major de Jacques Offenbach, les personnages dansent une tarentelle pour détourner l'attention des soldats autrichiens.
  • Dans Une maison de poupée de l'auteur norvégien Henrik Ibsen, Nora danse une tarentelle endiablée (création en 1879).
  • Dans Ce qui arriva quand Nora quitta son mari, de Elfriede Jelinek, Nora est à nouveau amenée à se produire en public avec sa fameuse tarentelle. (Titre original r: Was geschah, nachdem Nora ihren Mann verlassen hatte oder Stützen der Gesellschaften, traduit de l’allemand par Louis-Charles Sirjacq, l’Arche, Paris 1993).
  • Dans Un Tramway nommé Désir de Tennessee Williams, Blanche commente la tarentella dance.
  • Dans Viktor de Pina Bausch, on peut entendre Andrea Sacco chanter une tarantelle de Carpino

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Bours, Dictionnaire thématique des musiques du monde, éditions Fayard, 2002 (ISBN 2-213-61415-6)
  2. http://cancoillottefolk.com/plus/article.php?id_article=6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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