Jacques Charrier

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Jacques Charrier
Jacques Charrier 1961.jpg
En 1961 dans Le Commando traqué.
Biographie
Naissance
(86 ans)
Metz
Nationalité
Activités
Conjoint
Brigitte Bardot (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Nicolas-Jacques Charrier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Films notables

Jacques Charrier, né le à Metz, est un acteur français de cinéma et de théâtre, producteur de cinéma, artiste peintre et céramiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît le à Metz en Lorraine au hasard d’une affectation de son père, militaire de carrière. Il est fils d’une famille de sept enfants.

À 22 ans, il se marie avec Brigitte Bardot qui lui donne un fils, Nicolas-Jacques Charrier. Il se remarie avec France Louis-Dreyfus, dont il a deux filles : Marie et Sophie. En 1995, une autre fille, Rosalie, naît de son union avec sa troisième épouse, Linda. Il est, depuis 2009, remarié avec une photographe japonaise, Makiko.

Art et théâtre[modifier | modifier le code]

En 1953 à 17 ans, il arrête ses études et entre à l’école des beaux-arts de Strasbourg, où il apprend le métier de céramiste.

En 1956, un professeur du conservatoire de Montpellier lui offre le rôle de Frédéric dans le film L'Arlésienne tiré de l’œuvre d’Alphonse Daudet. Son petit succès médiatique local le pousse à tenter sa chance à Paris alors qu'il a vingt ans : il entre à l’ENSATT - École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre de la rue Blanche où il devient l’élève de la comédienne Berthe Bovy.

Vedette de cinéma du jour au lendemain[modifier | modifier le code]

En 1958, après divers petits boulots, dont celui de décorateur de théâtre, il décroche un emploi de figurant à la Comédie-Française puis est choisi par Marguerite Jamois pour interpréter le rôle masculin principal de la pièce Le Journal d'Anne Frank avec Pascale Audret au Théâtre Montparnasse. C’est là que Marcel Carné le repère et lui offre le premier rôle, celui de Bob, dans son film Les Tricheurs avec Laurent Terzieff, Pascale Petit, Andréa Parisy, Dany Saval et Jean-Paul Belmondo. Sorti en octobre 1958, le film connaît un énorme succès public et du jour au lendemain, Jacques Charrier devient une vedette très recherchée par le monde du cinéma.

Hauts et bas sentimentaux et professionnels[modifier | modifier le code]

Il a vingt-deux ans quand, en 1959, Brigitte Bardot, qui en a vingt-quatre, l’impose au réalisateur Christian-Jaque dans le film Babette s'en va-t-en guerre (avec, entre autres, Francis Blanche). Brigitte et Jacques tombent amoureux et se marient le [1], à la fin du tournage, sous le feu des médias mondiaux. Quant au film lui-même, il est plutôt gentil et connaît un gros succès commercial, cette année-là.

Dans la foulée, René Clément lui propose de jouer dans le thriller Plein Soleil qu'il s'apprête à tourner à Naples, Ischia et Rome à la fin de l'été, mais sa femme étant enceinte, Charrier refuse, et ce sont finalement Alain Delon et Maurice Ronet qui personnifient Tom Ripley et Philippe Greenleaf.

Le , BB et Charrier ont un fils, Nicolas-Jacques, dont la naissance est un événement médiatique.

Le , Jacques Charrier divorce d’avec Brigitte Bardot. Il obtient la garde de l’enfant et s'étant remarié, l’élève avec sa nouvelle épouse, France Louis-Dreyfus. Aujourd'hui, son fils vit en Norvège ; il est père de deux filles nées en 1985 et 1990, Anna-Camilla et Théa-Joséphine, dont l'une est elle-même devenue mère[2].

Comme acteur, Jacques Charrier tourne dans une vingtaine de films, dont certains (de Chabrol, Mocky, Varda, Godard[3], Deville, Oury, Cayatte...) de qualité honorable. Aucun d'eux, cependant, ne rencontre plus le succès foudroyant des Tricheurs.

En 1969, il fonde, avec Jean-Claude Brialy, la société de production Les Films Marquise pour produire des films à petit budget. Elle ferme en 1975 après l'insuccès de Il pleut sur Santiago, un long métrage mettant en scène le coup d'État du général Pinochet en 1973 au Chili, donc le renversement et suicide du Président Salvador Allende.

Retour aux arts graphiques[modifier | modifier le code]

En 1980, il retourne à l’École des beaux-arts et se consacre désormais à la peinture. Sa production artistique est pleine de références à ses deux passions, les voyages et l’antiquité. Il expose régulièrement à Paris, Genève ou San Francisco.

Vivant à Paris depuis 1997, il se retrouve malgré lui sous le feu des médias avec la parution chez Grasset des mémoires de Brigitte Bardot, Initiales BB. Il intente un procès avec succès pour « violation de la vie privée » et publie Ma réponse à Brigitte Bardot chez Michel Lafon.

En 2008, il expose du 13 au de nombreuses toiles à l’Espace Cardin du 8e arrondissement de Paris[4]. En 2012, il expose aux « Archives Yves Klein », à Paris.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sabine Cayrol, « Brigitte Bardot dit oui pour la vie à Jacques Charrier », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Laureline Reygner, « Brigitte Bardot : "Je ne suis pas une bonne grand-mère" ! », sur purepeople.com, (consulté le ).
  3. Pour Godard, il tourne dans le sketch final de Le Plus Vieux Métier du monde (1967), et le baiser qu'il y donne à Anna Karina est sans doute le meilleur moment de tout le film.
  4. www.artiamo.net
  5. Salut champion sur ina.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]