Cuillé

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Cuillé
Cuillé
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Marie-Noëlle Hincelin
2020-2026
Code postal 53540
Code commune 53088
Démographie
Gentilé Cuilléens
Population
municipale
852 hab. (2018 en diminution de 6,99 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 15″ nord, 1° 07′ 07″ ouest
Altitude Min. 57 m
Max. 103 m
Superficie 21,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cossé-le-Vivien
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Cuillé

Cuillé est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 852 habitants[Note 1] (les Cuilléens).

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cuillé est limitrophe du département d'Ille-et-Vilaine, au nord-ouest de la Mayenne angevine.

Cuillé se situe à 10 km de La Guerche-de-Bretagne, à 19 km de Craon, à 20 km de Vitré, à 28 km de Pouancé et à 29 km de Laval.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cuillé est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,2 %), terres arables (37,5 %), prairies (11,4 %), zones urbanisées (2,7 %), forêts (1,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie historiquement du Haut-Anjou. Une partie de la paroisse dépendait de la baronnie de Pouancé, l’autre de celle de Craon. Le village de Cuillé dépendait de la sénéchaussée d'Angers.

La paroisse de Cuillé tenait l’extrémité nord-ouest de l’Anjou et relevait du diocèse d'Angers. L’église romane du XVe siècle, située à 500 mètres seulement de la limite bretonne, possédait deux chapelles dans le transept : l’une au nord, celle « des Bretons », l’autre au sud, celle « des Angevins ».

Au Moyen Âge, Gennes et Cuillé se situaient déjà de part et d'autre de la Seiche, mais cette rivière tout près de sa source n'y avait pas l'ambition de jouer le rôle de frontière. Elle devint seulement limite de gabelle. Il fallut par conséquent creuser des souterrains pour acheminer le sel breton à Cuillé, illégalement mais à prix convenable.

La dépendance de Cuillé à la baronnie de Pouancé, commence avec le mariage de Guillaume de La Guerche avec Emma, fille de Gautier Hai de Pouancé.

À Cuillé se trouve la croix de l’Entrehaie. Au XVe siècle, le seigneur de Pouancé devait rituellement, passer en ce lieu frontalier entre les deux seigneuries de La Guerche et de Pouancé, afin de s'assurer du maintien de ses prérogatives sur cette zone frontalière entre Anjou et Bretagne, (La Croix d'Entrehaie, se situait à la limite des communes de La Selle-Guerchaise et de Cuillé, le long du chemin de La Guerche à Laubrières).

Sous l’Ancien Régime, les villages excentrés du Haut-Anjou, maintenaient des liens permanents entre eux (Cuillé, Laubrières, Méral, Craon et Pouancé). Les postes d’officiers seigneuriaux de la baronnie de Pouancé étaient régulièrement relevés et échangés en permutant entre Cuillé et Pouancé.

On dénombrait vingt-sept cafés dans la commune, bourg et campagne compris, avant 1900.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Michel Bellamy   Notaire
2008[9] mai 2020 Viviane Ricard[10]   Agricultrice
mai 2020[11] En cours Marie-Noëlle Hincelin SE Ingénieur en travaux publics

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 852 habitants[Note 3], en diminution de 6,99 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4291 3101 4101 7401 5861 5521 5991 6201 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6551 5761 6081 5481 5901 5511 4481 5771 528
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5601 5241 4141 1631 2081 1861 1811 2061 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 082997861827863849929941952
2013 2018 - - - - - - -
916852-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin (XIIe siècle, XVe siècle, XVIIe siècle et XIXe siècle).
  • Chapelle Saint-Bruno-et-Saint-Charles (1869).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Farcy : d'or fretté d'azur de six pièces, au chef de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 1, , p. 989
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
  10. Réélection 2014 : « Cuillé (53540) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014).
  11. « Municipales. Marie-Noëlle Hincelin préside la nouvelle municipalité de Cuillé », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 août 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Henri de La Messelière, Les Filiations bretonnes, vol. IV, page 68