Niafles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Niafles
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Daniel Gendry
2014-2020
Code postal 53400
Code commune 53165
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 47″ nord, 1° 00′ 07″ ouest
Altitude Min. 37 m
Max. 89 m
Superficie 8,00 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

Voir sur la carte administrative de Mayenne
City locator 14.svg
Niafles

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

Voir sur la carte topographique de Mayenne
City locator 14.svg
Niafles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Niafles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Niafles

Niafles est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 336 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Niafles est située dans le sud-Mayenne, à 4 km de Craon dans le canton de Château-Gontier (24 km) et à 32 km de Laval.

« Schistes précambriens. Un petit lambeau de graviers à galets de quartz, au nord du bourg (la Bousculière). »[1]. Petit territoire arrondi autour d'un bourg central, dont les plateaux atteignent 80 mètres, bordé au nord-ouest puis traversé d’ouest en est par l’Uzure, affluent de l'Oudon, qui coule à une altitude d’environ 40 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Niafles correspond à un type toponymique germanique commun au nord-ouest de la France : Neaufles-Auvergny, Neauphle-le-Château, Neauphe-sur-Dive, etc. recensées par Albert Dauzat et Charles Rostaing[2]. Il est issu des termes germaniques niuwe, nivi « neuf, nouveau » et alach « temple », d'où le sens global de « nouveau temple ».

Ces toponymes correspondent à des lieux de cultes possibles de la religion primitive des Francs, restés païens.

Certains secteurs de la Mayenne sont marqués par la présence de toponymes germaniques (cf. Hardanges, le Horps, le Ham, Hambers, etc.), presque inconnus en Ille-et-Vilaine voisine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, la commune faisait partie du fief de la baronnie angevine de Craon, dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Armes des Lantivy : D’azur, à 8 billettes d’or, 3, 3, 2, 2 et 1, au canton de gueules chargé d’une épée d’argent.
Pierre de Lantivy, demeurant à la Lande de Niafles, présenta ses preuves de noblesse en 1667, affirmant qu'il « restoit seul de son nom et armes, avec ses enfants », et qu'il portait : de gueules à l'épée d'argent en pal, la pointe en bas.

La seigneurie paroissiale, à laquelle resta attaché le patronage effectif de la cure, appartenait probablement dès l'origine et certainement depuis le XVIIe siècle aux seigneurs de la Lande de Niafles et se trouvait dans la mouvance de la baronnie de Craon.

Le 10 mai 1428, les paroissiens, par l'intermédiaire de Guillaume Doulxamy, Jean Sourfait, Robin Boessel et Jean Guillier, traitent avec Georges de La Trémoille « pour avoir seureté et toute abstinence de guerre avec les Angloys et leurs alliés ».

Époque moderne (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Localités de noms anciens : Grugé, Grez, Malaunay, la Teillaie, la Touche, le Teil.

Les habitants se révoltent à nouveau, René Guynoiseau, prêtre, à leur tête, contre Jean Louyn, sergent royal, qui venait le pour les contraindre à faire le guet au château de Craon.

Sans compter la part commune qu'ils eurent aux désastres du Craonnais pendant les troubles de la minorité de Louis XIII, et malgré les poteaux et les panonceaux aux armes du prince de Condé et la sauvegarde qu'il leur donnait contre « tous gens de guerre de quelque langue qu'ils soient », ou plutôt même à cause de leur dépendance du prince révolté, les habitants eurent la visite soit des Vendômistes, soit des troupes du roi commandées par le maréchal du Boisdauphin.

Le capitaine de Vains arriva à Niafle le dimanche gras 1616 à deux heures la nuit et n'en partit que le mardi à midi ; le sieur de Franqueville y logea du lundi de la Quasimodo à deux heures jusqu'au vendredi à midi.

Épidémie[Quoi ?] de juillet à septembre 1639.

Françoise-Catherine Belocier de Vallière, fonda une école à Niafles en 1714, qui subsiste au moins jusqu’au début du XXe siècle.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , combat contre les Chouans ; deux gardes territoriaux de Craon sont tués.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Joseph Piquet    
1947 1977 Joseph de Quatrebarbes    
1977 1985 Joseph Barrais    
1985[3] mars 2008 Michel Montecot    
mars 2008[4] en cours Daniel Gendry[5]    
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Religion[modifier | modifier le code]

Paroisse[modifier | modifier le code]

La paroisse était anciennement du diocèse d'Angers, de l'archidiaconé d’Outre-Maine et du doyenné de Craon, réunie au diocèse du Mans par le Concordat ; érigée en succursale par décret du 5 nivôse an XIII, de l'archiprêtre de Château-Gontier et du doyenné de Craon.

Depuis 1997 et la réforme des paroisses du diocèse de Laval, le village de Niafles fait partie de la paroisse Saint-Clément-du-Craonnais.

En 2007, une controverse a opposé des catholiques traditionalistes à la mairie et au diocèse qui souhaitaient leur départ[6],[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 336 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Niafles[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443 431 471 337 410 415 442 487 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452 436 415 418 429 415 422 402 416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 382 371 322 319 295 290 276 301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
308 272 250 281 318 287 296 323 336
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'ancienne église, remplacée à la fin du XIXe siècle, placée sous le vocable de saint Martin de Tours, ne comprenait primitivement qu'une nef et un chœur en abside et avait été augmentée aux XVIIe siècle et XVIIIe siècles de deux chapelles formant transept, et d'un petit clocher au centre. Deux petites fenêtres romanes existaient, l'une au midi, l'autre au nord. On a reconnu en le démolissant que le chœur reposait sur un massif en pierres sèches.

La chapelle de la Vierge, dont la construction fut offerte par Pierre de Lantivy, sieur de la Lande, et feu René Lemanceau, curé, fut bénite en 1641. M. Cordon, curé, fit bâtir à ses frais la chapelle Sainte-Catherine, abattre le mur entre le chœur et la sacristie, et construire une voûte par François Legeay, maitre-maçon, en 1701. En 1705, il fit repaver l'église en blocs achetés au Bourg-Philippe, remplaça la table de l'autel Sainte-Catherine, ouvrit une porte à côté et mit dans la chapelle un tableau « où sont », dit-il, « sainte Catherine d'Alexandrie, saint Sébastien, saint Blaise et sainte Emérance, parce que l'on a particulière dévotion et voyage dans cette église à ces saints ». On mentionne aussi un autel de saint Jean-Baptiste en 1628.

En 1712, « les architectes » posent les fondements du grand autel nouveau tout au fond du chœur. Depuis la Révolution, les deux chapelles étaient dédiées à la Vierge Marie et à saint Sébastien. Un fragment de vitrail représentant la Vierge à la chaise est remonté dans une fenêtre de la sacristie.

  • La chapelle de Sainte-Catherine, fondée en 1542 par Élie Lallier, curé, augmentée par René Gouin, le , et desservie d'abord dans la chapelle de la Cruardière ; parmi les chapelains : François Trochon, 1652 ; André-Louis Ferron, vicaire, 1789 ;
  • La chapelle de la Pommeraie, fondée par René de la Chesnaye, le titulaire en 1641 René Bellanger.

L'église actuelle, de style ogival du XIIIe siècle, construite sur l'emplacement du transept de l'ancienne, est intérieurement décorée d'arcatures[11]. Elle a été bénite en 1885 et consacrée le .

Châteaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Lande de Niafles.
Article détaillé : Château de la Motte-Daudier.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Œhlert
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  3. « Michel Montécot, maire, ne se représente pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2016)
  4. « Daniel Gendry élu maire après Michel Montécot », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2016)
  5. Réélection 2014 : « Niafles (53400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  6. La Gazette de Niafles
  7. WESTERN CATHO en 2007 : «ça barde à Niafles» : Sébastien FATH
  8. Date du prochain recensement à Niafles, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Architecte, Boret fils.
  12. « Niafles sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)