Niafles

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Niafles
Niafles
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Daniel Gendry
2014-2020
Code postal 53400
Code commune 53165
Démographie
Gentilé niaflais, niaflaises[1]
Population
municipale
341 hab. (2015 en augmentation de 7,91 % par rapport à 2010)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 47″ nord, 1° 00′ 07″ ouest
Altitude Min. 37 m
Max. 89 m
Superficie 8,00 km2
Localisation

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Niafles est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 341 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Niafles est située dans le sud-Mayenne, à 4 km de Craon dans le canton de Château-Gontier (24 km) et à 32 km de Laval.

« Schistes précambriens. Un petit lambeau de graviers à galets de quartz, au nord du bourg (la Bousculière). »[2]. Petit territoire arrondi autour d'un bourg central, dont les plateaux atteignent 80 mètres, bordé au nord-ouest puis traversé d’ouest en est par l’Uzure, affluent de l'Oudon, qui coule à une altitude d’environ 40 mètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Niafles correspond à un type toponymique germanique commun au nord-ouest de la France : Neaufles-Auvergny, Neauphle-le-Château, Neauphe-sur-Dive, etc. recensées par Albert Dauzat et Charles Rostaing[3]. Il est issu des termes germaniques niuwe, nivi « neuf, nouveau » et alach « temple », d'où le sens global de « nouveau temple ».

Ces toponymes correspondent à des lieux de cultes possibles de la religion primitive des Francs, restés païens.

Certains secteurs de la Mayenne sont marqués par la présence de toponymes germaniques (cf. Hardanges, le Horps, le Ham, Hambers, etc.), presque inconnus en Ille-et-Vilaine voisine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, la commune faisait partie du fief de la baronnie angevine de Craon, dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Armes des Lantivy : D’azur, à 8 billettes d’or, 3, 3, 2, 2 et 1, au canton de gueules chargé d’une épée d’argent.
Pierre de Lantivy, demeurant à la Lande de Niafles, présenta ses preuves de noblesse en 1667, affirmant qu'il « restoit seul de son nom et armes, avec ses enfants », et qu'il portait : de gueules à l'épée d'argent en pal, la pointe en bas.

La seigneurie paroissiale, à laquelle resta attaché le patronage effectif de la cure, appartenait probablement dès l'origine et certainement depuis le XVIIe siècle aux seigneurs de la Lande de Niafles et se trouvait dans la mouvance de la baronnie de Craon.

Le 10 mai 1428, les paroissiens, par l'intermédiaire de Guillaume Doulxamy, Jean Sourfait, Robin Boessel et Jean Guillier, traitent avec Georges de La Trémoille « pour avoir seureté et toute abstinence de guerre avec les Angloys et leurs alliés ».

Époque moderne (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Localités de noms anciens : Grugé, Grez, Malaunay, la Teillaie, la Touche, le Teil.

Les habitants se révoltent à nouveau, René Guynoiseau, prêtre, à leur tête, contre Jean Louyn, sergent royal, qui venait le pour les contraindre à faire le guet au château de Craon.

Sans compter la part commune qu'ils eurent aux désastres du Craonnais pendant les troubles de la minorité de Louis XIII, et malgré les poteaux et les panonceaux aux armes du prince de Condé et la sauvegarde qu'il leur donnait contre « tous gens de guerre de quelque langue qu'ils soient », ou plutôt même à cause de leur dépendance du prince révolté, les habitants eurent la visite soit des Vendômistes, soit des troupes du roi commandées par le maréchal du Boisdauphin.

Le capitaine de Vains arriva à Niafle le dimanche gras 1616 à deux heures la nuit et n'en partit que le mardi à midi ; le sieur de Franqueville y logea du lundi de la Quasimodo à deux heures jusqu'au vendredi à midi.

Épidémie[Quoi ?] de juillet à septembre 1639.

Françoise-Catherine Belocier de Vallière, fonda une école à Niafles en 1714, qui subsiste au moins jusqu’au début du XXe siècle.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , combat contre les Chouans ; deux gardes territoriaux de Craon sont tués.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Joseph Piquet    
1947 1977 Joseph de Quatrebarbes    
1977 1985 Joseph Barrais    
1985[4] mars 2008 Michel Montecot    
mars 2008[5] en cours Daniel Gendry[6]    
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Religion[modifier | modifier le code]

Paroisse[modifier | modifier le code]

La paroisse était anciennement du diocèse d'Angers, de l'archidiaconé d’Outre-Maine et du doyenné de Craon, réunie au diocèse du Mans par le Concordat ; érigée en succursale par décret du 5 nivôse an XIII, de l'archiprêtre de Château-Gontier et du doyenné de Craon.

Depuis 1997 et la réforme des paroisses du diocèse de Laval, le village de Niafles fait partie de la paroisse Saint-Clément-du-Craonnais.

En 2007, une controverse a opposé des catholiques traditionalistes à la mairie et au diocèse qui souhaitaient leur départ[7],[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2015, la commune comptait 341 habitants[Note 2], en augmentation de 7,91 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443431471337410415442487455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
452436415418429415422402416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383382371322319295290276301
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
308272250281318287295296331
2015 - - - - - - - -
341--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'ancienne église, remplacée à la fin du XIXe siècle, placée sous le vocable de saint Martin de Tours, ne comprenait primitivement qu'une nef et un chœur en abside et avait été augmentée aux XVIIe siècle et XVIIIe siècles de deux chapelles formant transept, et d'un petit clocher au centre. Deux petites fenêtres romanes existaient, l'une au midi, l'autre au nord. On a reconnu en le démolissant que le chœur reposait sur un massif en pierres sèches.

La chapelle de la Vierge, dont la construction fut offerte par Pierre de Lantivy, sieur de la Lande, et feu René Lemanceau, curé, fut bénite en 1641. M. Cordon, curé, fit bâtir à ses frais la chapelle Sainte-Catherine, abattre le mur entre le chœur et la sacristie, et construire une voûte par François Legeay, maitre-maçon, en 1701. En 1705, il fit repaver l'église en blocs achetés au Bourg-Philippe, remplaça la table de l'autel Sainte-Catherine, ouvrit une porte à côté et mit dans la chapelle un tableau « où sont », dit-il, « sainte Catherine d'Alexandrie, saint Sébastien, saint Blaise et sainte Emérance, parce que l'on a particulière dévotion et voyage dans cette église à ces saints ». On mentionne aussi un autel de saint Jean-Baptiste en 1628.

En 1712, « les architectes » posent les fondements du grand autel nouveau tout au fond du chœur. Depuis la Révolution, les deux chapelles étaient dédiées à la Vierge Marie et à saint Sébastien. Un fragment de vitrail représentant la Vierge à la chaise est remonté dans une fenêtre de la sacristie.

  • La chapelle de Sainte-Catherine, fondée en 1542 par Élie Lallier, curé, augmentée par René Gouin, le , et desservie d'abord dans la chapelle de la Cruardière ; parmi les chapelains : François Trochon, 1652 ; André-Louis Ferron, vicaire, 1789 ;
  • La chapelle de la Pommeraie, fondée par René de la Chesnaye, le titulaire en 1641 René Bellanger.

L'église actuelle, de style ogival du XIIIe siècle, construite sur l'emplacement du transept de l'ancienne, est intérieurement décorée d'arcatures[13]. Elle a été bénite en 1885 et consacrée le .

Châteaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Lande de Niafles.
Article détaillé : Château de la Motte-Daudier.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Niafles (53400) », sur le site du Conseil départemental de la Mayenne
  2. Daniel Œhlert
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  4. « Michel Montécot, maire, ne se représente pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2016)
  5. « Daniel Gendry élu maire après Michel Montécot », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2016)
  6. Réélection 2014 : « Niafles (53400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  7. La Gazette de Niafles
  8. WESTERN CATHO en 2007 : «ça barde à Niafles» : Sébastien FATH
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Architecte, Boret fils.
  14. « Niafles sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)