Parcé-sur-Sarthe

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Parcé-sur-Sarthe
Parcé-sur-Sarthe
Le bourg.
Blason de Parcé-sur-Sarthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Sablé-sur-Sarthe
Intercommunalité Communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe
Maire
Mandat
Michel Gendry
2014-2020
Code postal 72300
Code commune 72228
Démographie
Gentilé Parcéen
Population
municipale
2 136 hab. (2015 en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 37″ nord, 0° 12′ 05″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 70 m
Superficie 40,58 km2
Localisation

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Liens
Site web www.parce-sur-sarthe.fr

Parcé-sur-Sarthe est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 136 habitants[Note 1] (les Parcéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Parcé est située sur la Sarthe. Avant la Révolution française, Parcé contrôlait le passage de la Sarthe entre l'Anjou et le Maine.

Communes limitrophes de Parcé-sur-Sarthe
Avoise
Solesmes Parcé-sur-Sarthe Dureil
Vion, Louailles Le Bailleul, Arthezé, Malicorne-sur-Sarthe

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Parcé partagea son histoire avec l'Anjou. Parcé fait partie aujourd'hui du Maine angevin.
  • Féodalité : les seigneurs de Parcé appartenaient à la grande famille de Champagne-Parcé, connue depuis le Xe siècle, souvent dite de Champagne au Maine alors qu'il s'agit bien en fait de la Champagne d'Anjou (la Champagne du Maine, à l'ouest du Mans et proche de l'abbaye de Champagne, avait d'autres seigneurs, notamment les Beaumont, les Laval-Loué, les Tucé et Beaumanoir-Lavardin ; sa partie méridionale, juste au nord de la Sarthe, formait la Champagne-Hommet[1]). Cette famille eut aussi Champigné, Durtal et Mathefelon, La Suze (voir des précisions à ces deux derniers articles) et Villaines, et même au XVe siècle des fiefs dans le royaume de Naples, puis au XVIIe siècle les comtés de Belfort et de Ferrette. Localement, on les trouvait aussi au Bailleul, à Avoise et Pescheseul etc. ; ils étaient décorés des titres de prince de Pe(s)cheseul-en-Avoise, premier baron du Maine ou premier baron d'Anjou. La branche des Champagne ainsi titrée et fieffée s'éteignit dans les Châteaubriant des Roches-Baritaut de Grassay, les Du Puy du Fou dauphins ou marquis de Combronde, enfin les Lévis-Mirepoix[2]. En 1701, il y eut une vente, et les Barrin de La Galissonnière devinrent seigneurs de Parcé, Avoise et Pescheseul jusqu'à la Révolution et même, pour la propriété du domaine, jusqu'au XIXe siècle[3],[4].
  • Au Moyen Âge, la paroisse faisait partie de la sénéchaussée angevine de La Flèche.
  • Sous l'Ancien Régime, la commune était rattachée au pays d'élection de La Flèche.
  • Lors de la Révolution française, la commune fut, comme toutes celles de la sénéchaussée de La Flèche, rattachée au nouveau département de la Sarthe.
  • En 1801, lors du Concordat, la paroisse fut détachée du diocèse d'Angers pour celui du Mans.
  • Claude Chappe réalise sa première expérience publique de communication à distance entre Parcé et Brûlon le 2 mars 1791. L'expérience consista à placer deux cadrans mobiles dotés d'aiguilles et de chiffres, appelés tachygraphe, installés respectivement dans son village natal de Brûlon, distant de 14 km, et le village de Parcé. L'expérience, qui consistait à envoyer un message dans chaque sens, fut réussie et authentifiée par un compte rendu officiel. Claude Chappe put, avec ces preuves de fonctionnement, se rendre à Paris pour promouvoir son invention.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Jacques Serreau    
mars 2008[5] mars 2014 Jacques Estival   Ingénieur
mars 2014[6] en cours Michel Gendry   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 2 136 habitants[Note 2], en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1611 9972 0131 9992 2262 2882 3152 4562 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3132 2602 2002 1662 0512 0231 9401 8951 776
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6221 5441 5831 4741 4511 4001 3471 3511 380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2811 1601 1901 4321 6401 8101 9992 0232 141
2015 - - - - - - - -
2 136--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tour Saint-Pierre, du XIIe siècle, inscrite au titre des Monuments historiques en 1963[11], vestige de l'ancienne église Saint-Pierre[12].
  • Calvaire monumental, du XVIIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques en 1978[13],[14].
  • Manoir de Rousson, des XVe, XVIe et XVIIIe siècles, inscrit au titre des Monuments historiques en 1984[15],[16].
  • Église Saint-Martin, des XIe ou XIIe, XVe, XVIe et XIXe siècles, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[17].
  • Maison à tours ronde et carrée, dite Maison Pérottin, ancienne prison, recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel[18].
  • Manoir du Grand Poligné, des XVe, XVIe et XIXe, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[19].
  • Le logis Saint-Martin, manoir des XVe, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel[20].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié, dans le cimetière.
  • Le moulin.
  • Les croix de chemin : témoins de la piété populaire, on les a édifiées au cours des siècles pour protéger les voyageurs. Dix-huit croix de chemin ont été rénovées par l'association locale du patrimoine.


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Activité, label et manifestations[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

Parcé-sur-Sarthe est reconnue petite cité de caractère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Villon (1431-1463), poète, y a été brièvement emprisonné comme en atteste une plaque apposée dans le circuit historique.
  • Claude Chappe (1763-1805), inventeur du télégraphe aérien. Il faisait ses premiers essais en faisant passer des messages entre Brûlon et Parcé.
  • Joseph-René Verdier (1819 à Parcé-sur-Sarthe - 1904), peintre aquarelliste et élève d'Auguste et Rosa Bonheur. Auteur de Étang au crépuscule, Petite Fille jouant avec un chien et Un Matin dans la lande (musée du Mans).
  • Marcel Pagnol (1895-1974), qui achètera le moulin d’Ignière en 1930, où il séjourna, pour le revendre une vingtaine d’années plus tard. « Le Gendre de Monsieur Poirier » sera en partie tourné dans la région.
  • François Dufeu (né en 1943 à Parcé), écrivain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Parcé-sur-Sarthe

Les armoiries de Parcé-sur-Sarthe se blasonnent ainsi :
coupé : au premier d'azur au lion issant au naturel lampassé de gueules et couronné d'or, au second de sable fretté de huit pièces de gueules[21].

Armes de Geoffroy de Champagne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Champagne-Hommet », sur Verdelles
  2. Ainsi, pendant plus de sept siècles la famille de Champagne et ses descendant en succession féminine régnèrent sur la région de Parcé et d'Avoise. À partir de de la fin de la note 12 de l'article Mathefelon, nous poursuivons la généalogie des princes de Pescheseul, sires d'Avoise, Parcé, Longchamp(s), Bazeilles et du Bailleul : Pierre Ier († peut-être centenaire en 1485 ; frère de Jean IV de Champagne ; chevalier du Croissant, Grand-maréchal et vice-roi de Sicile (Naples), prince de Montorio et d'Aquila) et Marie fille de Thibaud Ier de Montmorency-Laval-Loué ont < pour fils aîné René qui suit, et pour cadets : Baudouin (II) de Parcé, † sans postérité, conseiller-chambellan de Louis XI ; Brandelis (III), † vers 1504, seigneur de Bazouges, Brouassin, Villaines-la-Juhel, Villaines-sous-Malicorne, La Motte-Achard, et de La Suze vers 1503, père de Baudouin (III) de La Suze ; Guy, né vers 1454, † à Pavie en 1525, seigneur de Ravault, Bonnefontaine et La Roche-Simon, père de Christophe, lui-même père de François, père de Claude de Champagne vicomte de Neuville, † 1605 ; et Jean de Morcins, souche d'une branche champenoise ?. < René de Champagne, fils aîné de Pierre Ier, prédécédé en 1480, épouse en 1477 Julienne fille de Guy de Beaumanoir-Lavardin et Jeanne d'Estouteville-Villebon ; < parents d'Anne de Champagne, x Georges de Châteaubriant des Roches-Baritaut, Grand-veneur de France en 1481-83 ; et de Pierre II de Champagne, † 1529, x Anne (1475-1540) fille de Guy de Fourmantière et de Françoise de Laval-Bois-Dauphin, fille de Thibaud II de Laval-Loué, † 1461, et d'Anne Maimbier de Bois-Dauphin ; < parents de Renée de Champagne, x 1522 René Ier Le Clerc de Juigné (1493-1567) ; et de Jean V de Champagne, qui aurait sauvé Charles IX de la noyade dans la Sarthe en 1571, † à Pescheseul le 3 juillet 1576, x 1538 sa cousine issue de germain Anne de Laval-Bois-Dauphin (fille de Renée de Saint-Mars x Jean de Laval, lui-même fils de René Ier de Laval-Bois-Dauphin, fils de Thibaud II ci-dessus ; Anne de Laval était la sœur de René II de Laval, et donc la tante du maréchal Urbain de Laval). < La fille de Jean V et d'Anne de Laval-Bois-Dauphin, Hardouine de Champagne, † vers 1581, épouse en 1559 son cousin Philippe Ier de Châteaubriant des Roches-Baritaut comte de Grassay, petit-fils d'Anne et Georges ci-dessus, < d'où leur fille Philippe de Châteaubriant (prénom alors épicène ; 1560-1627) qui hérite des biens maternels : dame de Parcé, Avoise, Pescheseul..., et se marie à : 1° 1595 Gilbert l'Aîné du Puy du Fou de Combronde (1563/64-1597 ; frère de Gilbert le Jeune, † 1609), et 2° Henri de B(e)auves, † 1619, avec postérité des deux lits. < Le fils de Philippe et Gilbert, Gabriel du Puy du Fou (1610-vers 1674), dauphin/marquis de Combronde et prince de Pescheseul, x 1630 Madeleine de Bellièvre (1613-96 ; fille de Nicolas et sœur de Pomponne II de Bellièvre) ; < d'où Madeleine du Puy du Fou, † 1717, x 1657 le marquis Gaston-Jean-Baptiste de Lévis-Mirepoix (1636-87), d'où postérité. Mais en 1701, Madeleine du Puy du Fou, marquise de Mirepoix, aliène ses biens ancestraux angevins au profit de Jacques V François Barrin de La Galissonnière, grand-père d'Augustin-Félix-Elisabeth.
  3. « famille de Champagne, p. 182, 186 sq. », sur Dictionnaire de la Noblesse, par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Des Bois. t. IV, chez la Veuve Duchesne à Paris, 1772
  4. « Musica Vini 2018 au château de Pescheseul », sur Musica Vini
  5. « Jacques Estival a été élu maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 août 2014)
  6. « Nouveau maire, Michel Gendry succède à Jacques Estival », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Tour Saint-Pierre », notice no PA00109899, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00058240, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Calvaire », notice no PA00109897, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Calvaire », notice no IA00058274, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Manoir de Rousson », notice no PA00109898, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Manoir », notice no IA00058249, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Église paroissiale Saint-Martin », notice no IA00058239, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Maison », notice no IA00058416, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Manoir », notice no IA00058247, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Logis Saint-Martin », notice no IA00058248, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « GASO, la banque du blason - Parcé-sur-Sarthe Sarthe » (consulté le 11 janvier 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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