Crosmières

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Crosmières
Crosmières
L'entrée du bourg sur la départementale 306.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Fléchois
Maire
Mandat
Jean-Yves Denis
2020-2026
Code postal 72200
Code commune 72110
Démographie
Gentilé Crosmièrois
Population
municipale
1 044 hab. (2018 en augmentation de 1,36 % par rapport à 2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 51″ nord, 0° 09′ 02″ ouest
Altitude Min. 28 m
Max. 97 m
Superficie 20,45 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sablé-sur-Sarthe
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Flèche
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Crosmières
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Crosmières

Crosmières est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 1 044 habitants[1].

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou, et se situe dans le Baugeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Crosmières dans le département de la Sarthe.

Crosmières, commune du sud du département de la Sarthe, est située au cœur du Maine angevin. Le village se trouve, en distances orthodromiques, à 38,2 km au sud-ouest du Mans, la préfecture du département, et à 8 km au nord-ouest de La Flèche, la ville la plus proche[2]. Les communes limitrophes sont Le Bailleul, Villaines-sous-Malicorne, La Flèche, Bazouges-sur-le-Loir, La Chapelle-d'Aligné, ainsi que la commune de Durtal en Maine-et-Loire[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 045 hectares. L'altitude varie entre 28 et 97 mètres[4]. Le point le plus haut se situe au sud de la commune, à proximité du lieu-dit l'Étournière, tandis que le point le plus bas se trouve à l'ouest, à la confluence des ruisseaux l'Argance et la Chamuère.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Argance, affluent du Loir qui prend sa source à Villaines-sous-Malicorne, borde la commune au nord et à l'ouest[5]. Elle reçoit les eaux du ruisseau de la Chamuère, qui prend sa source sur la commune[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Crosmières est soumis à un climat de type océanique dégradé. Les données climatiques sont comparables à celles de la station Le Mans-Arnage, située à près de 30 km à « vol d'oiseau » de Crosmières.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Crosmières se situe sur l'axe Sablé-La Flèche : elle est traversée d'est en ouest par la RD 306, ancienne RN 159 reliant Tours à Laval. La RD 102 bis arrive au nord en provenance de Villaines-sous-Malicorne et repart vers le sud-ouest en direction de La Chapelle-d'Aligné. Enfin, la RD 70, part vers le sud en direction de Bazouges-sur-le-Loir[3].

La ligne 3 (La Flèche ↔ Sablé-sur-Sarthe) du réseau TIS traverse Crosmières. Deux arrêts sont prévus sur la commune : l'un au centre du bourg sur la place des Tilleuls, l'autre au lieu-dit le Verger[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Crosmières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,3 %), prairies (27,9 %), forêts (14,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), zones urbanisées (1,8 %), cultures permanentes (1,5 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Crosmières » viendrait de Cromaria villa, du nom d'un propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine dénommé Croma possédant un domaine autour duquel le village se serait développé. La commune est connue sous le nom « Cromeriis » à la fin du XIe siècle[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2014 René Picard   Agriculteur
mars 2014[16] En cours Jean-Yves Denis[17]   Cadre retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 1 044 habitants[Note 3], en augmentation de 1,36 % par rapport à 2013 (Sarthe : −0,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0578731 0021 2141 2261 2311 2311 2351 252
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2071 1241 0901 0371 0499661 0151 010958
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
940936897807745728698707717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
6976546576617037018819061 018
2017 2018 - - - - - - -
1 0441 044-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 441 , ce qui plaçait Crosmières au 15 027e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[22].

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 613 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,8 % d'actifs dont 72,4 % ayant un emploi et 5,4 % de chômeurs[A 1].

On comptait 271 emplois dans la zone d'emploi, contre 215 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 447, l'indicateur de concentration d'emploi est de 60,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins de deux emplois pour trois habitants actifs[A 2].

L'économie de la commune est fortement liée au secteur primaire. Au 31 décembre 2010, Crosmières comptait 59 établissements : 30 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l'industrie, 4 dans la construction, 17 dans le commerce-transports-services divers et 6 étaient relatifs au secteur administratif[A 3]. En 2011, quatre entreprises ont été créées à Crosmières[A 4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hippolyte.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Christophe de Castelnau (ca. 1554-1626), seigneur des Monts Créaux (fief situé sur le territoire de la commune de Crosmières), de La Mauvissière, du Rouvre, du Ronceray et de Vaucoulombeau, chevalier de l'ordre, conseiller et maître d'Hôtel du roi, mort à Crosmières le 15 avril 1626.
  • Germaine Leloy-Godefroy née à Crosmières, dernière femme guillotinée en France, en 1949.
  • Joseph Chevé né à Crosmières, député de la Sarthe de 1848 à 1849.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes de la Sarthe, t. 1, Paris, Flohic Éditions, , 800 p. (ISBN 2-84234-106-6), p. 537-542
  • Gilles Kervella, Le Loir et ses terroirs : Le Pays fléchois, Le Mans, La Reinette, , 144 p. (ISBN 978-2-913566-72-9), p. 41-46

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  4. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. « Recherche d'orthodromie depuis Crosmières », sur Localisation interactive, orthodromie et navigation (consulté le ).
  3. a et b « Crosmières » sur Géoportail..
  4. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  5. « Fiche de la rivière l'Argance (M1534500) », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  6. « Fiche de la rivière l'Argance (M1535300) », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  7. « Plan de réseau TIS », sur www.lestis72.com (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sablé-sur-Sarthe », sur insee.fr (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Sarthe, Saint-Jean-d'Angély, Editions Jean-Michel Bordessoules, , 224 p. (ISBN 2-913471-42-0), p. 8.
  16. « De nouveaux maires et adjoints élus dès ce vendredi soir », Le Maine libre, (consulté le ).
  17. Réélection 2020 : « Municipales à Crosmières. Jean-Yves Denis réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  23. « Maison dite de Malicorne », notice no PA00109732, base Mérimée, ministère français de la Culture.