La Bruère-sur-Loir

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La Bruère-sur-Loir
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Le Lude
Intercommunalité communauté de communes Sud Sarthe
Maire
Mandat
Dominique Paquet
2014-2020
Code postal 72420
Code commune 72049
Démographie
Gentilé Bruérois
Population
municipale
260 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 05″ nord, 0° 20′ 56″ est
Altitude Min. 40 m – Max. 88 m
Superficie 11,47 km2
Localisation

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La Bruère-sur-Loir est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 260 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de La Bruère-sur-Loir dans le département de la Sarthe.

La Bruère-sur-Loir, commune du sud du département de la Sarthe, est située au cœur du Maine angevin. Le village se trouve, en distances orthodromiques, à 39,9 km au sud du Mans, la préfecture du département, et à 7,1 km au sud-ouest de Château-du-Loir, la ville la plus proche[1]. Les communes limitrophes sont Vaas, Montabon, Nogent-sur-Loir, Chenu et Saint-Germain-d'Arcé[2].

Communes limitrophes de La Bruère-sur-Loir
Vaas Montabon
La Bruère-sur-Loir Nogent-sur-Loir
Saint-Germain-d'Arcé Chenu

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 147 hectares. L'altitude varie entre 40 et 88 mètres[3]. Le point le plus haut se situe au sud, à la limite communale avec Chenu, tandis que le point le plus bas se situe sur le Loir, à l'ouest, à l'endroit où la rivière quitte le territoire communal en direction de Vaas[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de La Bruère est le Loir, qui borde la commune au nord[4].

Climat[modifier | modifier le code]

La Bruère-sur-Loir est soumise à un climat de type océanique dégradé. Les données climatiques sont comparables à celles de la station Le Mans-Arnage, située à près de 35 km à « vol d'oiseau » de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La Bruère-sur-Loir est desservie par la RD 11, qui entre sur le territoire à l'ouest depuis les Halles (commune de Vaas, et repart vers l'est en direction du Gué-de-Mézières (commune de Nogent-sur-Loir). L'autoroute A28 (axe Le Mans-Tours) passe à La Bruère sur une faible distance au nord de la commune. L'échangeur le plus proche est situé sur la commune de Montabon, à près de 8 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciens noms de la commune[modifier | modifier le code]

  • en 1156 : Brueria[5].
  • en 1283 : La Bruiere.
  • en 1320 : La Bruyère.
  • en 1579 : La Bruere[6].
  • en 1933 : La Bruère-sur-Loir.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom du terme latin ancien brucaria dérivé du gaulois brucus, qui signifie bruyère et explique quelle était la nature du sol.

La Bruère étant aux confins de trois provinces — le Maine, l'Anjou et la Touraine — des risques de confusion existaient, notamment avec le lieu-dit du même nom sur la commune de La Flèche.

Le 28 février 1932, le conseil municipal présidé par Pierre Sartron pris la délibération suivante : « Considérant qu'il y aurait lieu d'adjoindre un nom de complément au nom ordinaire de la commune pour éviter toute confusion, le conseil municipal après en avoir délibéré décide que la commune portera désormais le nom de La Bruère-sur-Loir ». Cette décision sera officialisée le 2 avril 1933 par publication au Journal officiel.

Le gentilé est Bruérois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini de La Bruère, XVIIIe siècle.

Anciennes dépendances[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, La Bruère dépendait de la sénéchaussée de La Flèche[7] et du tribunal spécial ou « grenier à sel » du Lude jusqu'en 1727, puis du grenier à sel de Château-du-Loir[8]. La Bruère était en « pays de grande gabelle » : chaque paroissien devait acheter une quantité obligatoire de sel, lourdement taxée.

La Bruère appartenait à la province d'Anjou et répondait à la coutume d'Anjou. Elle dépendait de la généralité de Tours et de l'élection et subdélégation de Baugé.

Seigneurie de paroisse[modifier | modifier le code]

La seigneurie de La Bruère appartenait aux chanoines du chapitre Saint-Martin de Tours, propriétaires sur la paroisse de la châtellenie de La Chaise.

Tous les fiefs de La Bruère, y compris les seigneuries du Grand Perray et de la Maison-Rouge devaient verser une redevance à cette châtellenie et rendre aveu à ses représentants. Les chanoines se partageaient l’administration de la paroisse avec le comte d’Anjou. En 1327, une transaction fut conclue entre les chanoines et Charles de Valois, décidant que la haute justice pour La Bruère et Chenu appartiendrait désormais au comte d’Anjou.

Le chapitre Saint-Martin de Tours était le siège de la prévôté d’Anjou, composée de sept châtellenies, dont La Bruère et Chenu. À partir de 1599, en vertu de lettres patentes d’Henri IV, la justice temporelle de la prévôté fut attribuée à la sénéchaussée de La Flèche. Puis le comte du Lude, Henri de Daillon, seigneur du Grand Perray, céda en 1669 ses droits seigneuriaux sur La Bruère au prévôt d’Anjou. Ce dernier y exerça alors haute, moyenne et basse justice.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, la commune fut d'abord rattachée en 1790 au canton de Vaas, puis au canton du Lude à partir de 1808.

En 1790, l’Assemblée nationale décrète que la France sera divisée en 83 départements, qui auront chacun des districts, des cantons et des municipalités.

Les districts étaient composés de douze membres, dont quatre forment le directoire, et les huit autres le conseil général. Les cantons sont formés de plusieurs municipalités. Le canton de Vaas, qui appartenait au district de Château-du-Loir, était composé de six communes, dont La Bruère : Vaas (chef-lieu), Aubigné, la Bruère, Chenu, Saint-Germain-d'Arcé et la Chapelle-aux-Choux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Julien Robin   Laboureur
1800 1801 Jean Lucas   Maçon
1801 1802 Julien Robin   Laboureur
1802 1830 Jacques de Savonnières   Marquis, châtelain de la Maison-Rouge
1830 1836 Pierre Bruzeau    
1836 1837 Louis Dufour   Maréchal-ferrant
1837 1848 Pierre Virette    
1848 1864 René Bossay    
1864 1884 Augustin de Jourdan de Savonnières   Comte, châtelain de la Maison-Rouge
1884 1900 Jean-Baptiste Robineau    
1900 1925 Édouard Hurson    
1925 1947 Pierre Sartron    
1947 1954 Émile Robineau    
1954 1955 Jacques de Jourdan de Savonnières   Vicomte, châtelain de la Maison-Rouge
1955 1959 Adrien Gautier    
1959 1983 Albert Cormier    
1983 avril 2014 Bernard Gervais SE Artisan
avril 2014[10] en cours Dominique Paquet SE Chauffeur livreur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 260 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour La Bruère-sur-Loir[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 370 384 370 357 395 402 410 405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 397 384 372 362 361 371 373 349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362 368 350 280 265 291 294 290 302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
267 263 235 225 218 256 264 266 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 660 €, ce qui plaçait La Bruère-sur-Loir au 18 332e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[14].

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 154 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,6 % d'actifs dont 65,8 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs[A 1].

On comptait 161 emplois dans la zone d'emploi, contre 126 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 102, l'indicateur de concentration d'emploi est de 158,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus de trois emplois pour deux habitants actifs[A 2].

Au 31 décembre 2010, La Bruère-sur-Loir comptait 30 établissements : 8 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 1 dans l'industrie, 4 dans la construction, 12 dans le commerce-transports-services divers et 5 étaient relatifs au secteur administratif[A 3]. En 2011, deux entreprises ont été créées à La Bruère-sur-Loir[A 4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  4. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Recherche d'orthodromie depuis La Bruère-sur-Loir », sur Localisation interactive, orthodromie et navigation (consulté le 8 juin 2013)
  2. a et b La Bruère-sur-Loir sur Géoportail..
  3. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « Fiche de la rivière le Loir (M1--0160) », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le 9 juin 2013).
  5. Cartulaire de Château-du-Loir, 1905, E. Vallée
  6. Carte de l'Anjou, 1579, L. Guyet, conservée à la BNF
  7. Revue historique et archéologique du Maine, « La sénéchaussée de La Flèche et les élections du tiers (1789) », sur Bibliothèque numérique de l'École Nationale des Chartes, tome liii, 1903 (consulté le 17 août 2013)
  8. Jean-René Becker, « La Bruère des origines à nos jours »,
  9. Archives communales de La Bruère
  10. « Les maires élus suite aux élections municipales de mars 2014 », sur le site de la Préfecture de la Sarthe (consulté le 13 avril 2014).
  11. Date du prochain recensement à La Bruère-sur-Loir, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 juin 2013).