Saint-Aignan-sur-Roë

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Saint-Aignan-sur-Roë
Saint-Aignan-sur-Roë
La mairie de Saint-Aignan-sur-Roë.
Blason de Saint-Aignan-sur-Roë
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Loïc Pène
2020-2026
Code postal 53390
Code commune 53197
Démographie
Gentilé Saint-Aignannais
Population
municipale
894 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 28″ nord, 1° 08′ 10″ ouest
Altitude Min. 69 m
Max. 112 m
Superficie 18,19 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cossé-le-Vivien
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Aignan-sur-Roë

Saint-Aignan-sur-Roë est une commune française située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 894 habitants[Note 1].

La commune fait partie de la province historique de l'Anjou (Haut-Anjou)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le sud-Mayenne en région Pays de la Loire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Aignan-sur-Roë est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du Pays d'élection de Château-Gontier.

Le chartrier de la Roë rédigea une charte au XVe siècle afin de faire valoir les intérêts du seigneur de Brécharnon (situé en Saint-Michel), attribuant à son ancêtre Albéric, vivant en 1119, la fondation de la paroisse de Saint-Aignan[7].

La famille de Saint-Aignan, seigneurs de la Chevrie, dont le manoir aujourd'hui disparu se trouvait dans le bourg, était vassale du seigneur de Brécharnon.

L'ancienne église fut démolie en 1843, afin d'être remplacée en 1855 par un édifice de plus grande taille, dédié à saint Aignan d'Orléans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Albert Blavet    
mars 2008 avril 2014 Jean-Claude Rossignol    
avril 2014[8] En cours Loïc Pène   Employé des Postes
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 894 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
507482567624552574574753810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7988839519581 0081 0531 0271 016984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
983912891799813830848840805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
819756800939975926869860891
2017 2018 - - - - - - -
894894-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants sont des Saint-Aignannais et Saint-Aignannaises.

Économie[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aignan.

L'église du bourg est dédiée à Aignan d'Orléans.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maria Nault, en religion Mère Marie de la Croix ( - à Saint-Aignan), fondatrice en 1939, d'une première communauté des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur, à Toulouse, avec l’approbation du cardinal Jules Saliège qui accorde à la fondation, en 1954, le statut d’association de fidèles, et sous la conduite du cardinal Gabriel-Marie Garrone. En 1963, Mère Marie de la Croix ouvre une communauté à Castelnau-d'Estrétefonds (Haute Garonne). En 1965, une communauté est fondée à Saint-Aignan-sur-Roë puis en 1968 une autre à Arquenay (Mayenne) et une à Lagardelle-sur-Lèze (Haute-Garonne). En 1969, la maison-mère de Toulouse est transférée à Saint-Aignan-sur-Roë. Le , Monseigneur Louis-Marie Billé, alors évêque de Laval, érige en « Institut de vie religieuse » la congrégation fondée par Mère Marie de la Croix[13].
  • En , les sœurs s'insurgent et dénoncent un abus de pouvoir, elles décident de renoncer à leurs vœux religieux[14]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Aignan-sur-Roë

Les armes de la commune de Saint-Aignan-sur-Roë se blasonnent ainsi :
Écartelé, au 1er de gueules aux lettres S A d'or, initiales de Saint Aignan originellement en caractères gothiques ; au 2e d'azur à la fleur de lys d'or ; au 3e d'azur à la tierce-feuille d'argent ; au 4e de gueules à la tour d'or.

La fleur de lys et la tierce-feuille sont tirées du blason d'Orléans, diocèse duquel saint Aignan d'Orléans fut évêque. La tour d'or représente celle du blason de son pays d'élection, Château-Gontier.

L'écu est timbré d'une couronne murale d'or à trois tours crénelées et porté par deux branches croisées en pointe en sautoir, la première de chêne à dextre et la deuxième de laurier à senestre, chargées d'un listel d'argent au retroussis de gueules portant la devise suivante : In servicio omnium (« Au service de tous »)[7]. Le proverbe suivant entoure le blason : La sagesse crie aux portes de la ville : Humains, c'est vous que j’appelle, que votre force soit la loi de la justice. Heureux l'homme qui m'écoute[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : IGN[15].
  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 203
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. a b et c Nos blasons et leur histoire, édité par le Syndicat d'initiative du canton de Saint-Aignan-sur-Roë, imprimerie Raynard, 1989.
  8. « Saint-Aignan-sur-Roë (53390) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Constant Tonnelier, L'histoire religieuse du diocèse de Laval, Paris, Téqui, 1993.
  14. « A Saint Aignan, les soeurs s'insurgent », Libération,‎ , p. 12-13.
  15. Répertoire géographique des communes (http://professionnels.ign.fr/42/produits-gratuits/produits-gratuits-a-telecharger.htm).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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