Ballots

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Ballots
L'église paroissiale Saint-Martin.
L'église paroissiale Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Cossé-le-Vivien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
François Quargnul
2014-2020
Code postal 53350
Code commune 53018
Démographie
Gentilé Balloçais
Population
municipale
1 269 hab. (2014 en augmentation de 2,01 % par rapport à 2009)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 42″ nord, 1° 02′ 49″ ouest
Altitude Min. 48 m
Max. 93 m
Superficie 36,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ballots.fr

Ballots est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 269 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Sud-Mayenne.

Ballots, située sur la D 25, à 9 kilomètres de Craon et 11 kilomètres de Saint-Aignan-sur-Roë, son ancien chef-lieu de canton, est une commune rurale du département de la Mayenne. Le territoire de Ballots s'étale sur une superficie de 3 601 hectares, Il se présente sous la forme d'un plateau peu élevé, qui s'étend du nord-ouest au sud-est. II se trouve limité par les vallées de la Mée, au nord et de l'Usure, au sud, des vallées assez étendues, mais sans accidents marquants. Sa partie située au sud est toujours ombragée par des lambeaux de l'ancienne forêt de Craon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À travers les siècles, l’orthographe de ce nom a subi des transformations selon le langage de l’époque.

Dans l’acte de naissance, Ballots est désigné en latin Barlorcium. Au onzième siècle, il est écrit Ballortz ; au treizième siècle, Baloz. On l'orthographie de même au quatorzième siècle, avant de l'écrire Balouz ; au seizième siècle, Ballotz, puis un peu plus tard Balloux, et enfin Ballots[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ballots

Les armes de la commune se blasonnent actuellement ainsi :

D'azur à trois roses d'or.

Il s'agit à l'origine des armoiries appartenant à Jean Buat, comte du Buat et seigneur de la Subrardière, un domaine situé à Méral et dont la famille Buat prend le titre au XVe siècle.

C'est vers 1653 que le comte du Buat profite de la reconstruction de l'autel de l'église de Ballots pour y apposer ses armes, spoliant les chanoines de Saint-Nicolas de Craon qui avaient fondé la paroisse en 1070 sur le terrain qu'ils avaient eux-mêmes défriché[2].

« D'azur à trois quintefeuilles d'or, posées deux et une.[2] »

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une légende raconte que la terre de Ballots avait été accordée pour établir un champ de foire au milieu de la forêt de Craon. On y apportait des ballots de marchandises et ce lieu a pu alors être désigné sous le nom de « endroit des ballots »[1].

Citée vers 1070, sous le nom d'Apud Bolarclum, cette localité trouverait l'origine de sa fondation dans la concession qui fut faite, par Renaud le Bourguignon, à son chapitre de Craon, un chapitre qu'il avait lui-même constitué. À cette date, il donnait, disait-il, près de sa villa de Ballots, « le terrain nécessaire à prendre dans sa forêt pour y faire un bourg ».

Une vieille charte datée de 1070, donc antérieure à la fondation de la Roë stipule : « Au nom de la Sainte et Indivisible Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, moi, Renaud, seigneur du château de Craon, je donne aux six chanoines de Saint-Nicolas... près de Ballots, une terre de deux charrues et un four ; de plus, près de cette même métairie ou villa, une portion de terre où ils puissent faire un bourg dans ma forêt[1]. ».

Un demi-siècle plus tard, le bourg existait avec son église et les privilèges ordinaires. Il s'édifia sur le terrain concédé par le seigneur de Craon, un terrain qui fut défriché dans l'immense forêt de Craon par les chanoines de Saint-Nicolas. La cure de Ballots était donc à la présentation des chanoines de Saint-Nicolas. Son titulaire était tenu d'assister en chape aux deux fêtes patronales du chapitre. Une famille du nom de Ballots est connue au XIIe siècle. Parmi ses membres, citons Geoffroy qui se croisa vers 1145. Son petit-fils Jean, irrita les chanoines de Saint-Nicolas, au sujet de leurs droits sur le bourg et sur l'église. Ramené à la raison, par Maurice II de Craon, Jean fit, enfin, la paix avec ces religieux, après 1170.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les chancres[Quoi ?] prétendaient toujours avoir reçu la seigneurie paroissiale de Ballots de Renaud le Bourguignon. Cependant, à cette époque, on crut découvrir que le titre de fondation était attaché à la terre de la Motte, propriété de Geoffroy Touchard, en 1403, et de Jean Buat, en 1439. Cette « motte et féage » devait passer en d'autres mains jusqu'en 1610, date laquelle Jean du Buat l'achetait à Paul de la Saugère.

En 1653, Monsieur du Buat profite de la reconstruction de l'autel pour y apposer ses armes[2].

En 1663, son petit-fils, Charles, s'appuya sur ce titre de vente, pour évincer les chanoines de Craon. Il fut condamné, par une première sentence, à enlever ses armes de l'église, mais il conserva son titre — que ses descendants prirent — dans les actes officiels.

En 1684, le curé voulut s'approprier toutes les dîmes, y compris les deux tiers qui appartenaient aux chanoines. Un conflit éclata. Il fut réglé à la suite d'une sentence arbitrale prononcée par le sénéchal de Craon et le prieur de Livré et le curé fut condamné à leur restituer « cinq cent trente-sept gerbes indûment levées ».

En 1696, Miromesnil y signalait des terres froides, qui regroupaient 820 arpents de terres labourables, 400 en prés, 400 en pâturages, 608 en bois et 600 de landes et « terres ingrates ». On y comptait, alors, 26 métairies. Avant la Révolution, les landes, en grande partie défrichées, étaient occupées par des pauvres qui s'y construisaient des loges. Mentionnée au XIIIe siècle, la vigne a cessé d'être cultivée au XVIIIe siècle.

Il est vrai que, pour leur défense, les chanoines eurent, en leur faveur, le témoignage de l'intendant, Miromesnil, qui les qualifiait de seigneurs de Ballots mais, en 1696, Monsieur d'Armaillé devint baron de Craon. Désirant à son tour être fondateur de la paroisse, il acheta la Motte, à Monsieur du Buat, vers 1750. À cette époque, Monsieur de Farcy — qui habitait le château du Roseray — avait acquis, de sa royale majesté, les droits honrifiques dans l'église (1703). Il y avait entrepris des travaux de décorations et obtenu, de 1738 à 1748, le droit de sépulture, de banc, d'armoiries, soit des paroissiens, soit du curé. Dans une note, le curé de Ballots rend compte de cette situation des plus embrouillées :

« Monsieur de Craon a acheté la Motte de Monsieur de la Subrardière ; cette Motte donne la seigneurie en imagination. Tout le monde veut être seigneur de cet paroisse. Plusieurs m'ont fait signifier leur opposition pour me donner les prières nominales. Je les ai laissés vis-à-vis d'eux pour s'arranger sur leurs prétendus droits. Le plus heureux de tous, est Monsieur de Farcy du Roseray. Comme co-seigneur, il a la 1re place ; il laisse les vrais seigneurs se disputer ; en un mot, il avale l'huître et laisse aux autres les écailles. Monsieur de Craon nous a fait bien de la peine… Il n'aime pas l'église »

.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[3] mars 2008 Richard Motschwiller    
mars 2008[4] en cours François Quargnul[5] DVG Informaticien

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2014, la commune comptait 1 269 habitants[Note 2], en augmentation de 2,01 % par rapport à 2009 (Mayenne : +0,72 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 321 1 699 1 990 1 820 1 895 1 895 1 924 1 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 930 1 978 1 943 1 919 1 944 1 935 1 941 1 924 1 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 780 1 773 1 738 1 569 1 561 1 505 1 474 1 535 1 452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 315 1 242 1 129 1 092 1 049 1 036 1 172 1 192 1 211
2013 2014 - - - - - - -
1 264 1 269 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

De nos jours, la commune dénombre de beaux pâturages ; ses agriculteurs s'adonnent à la pratique de la polyculture et à l'élevage des bovins, des porcins, des chevaux et des volailles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

« Ballots », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mairie de Ballots, « Histoire de Ballots », sur Ballots (consulté le 1er mars 2014)
  2. a, b et c Nos blasons et leur histoire, édité par le Syndicat d'initiative du canton de Saint-Aignan-sur-Roë, imprimerie Raynard, 1989.
  3. « Les derniers vœux de Richard Motschwiller, en tant que maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 janvier 2016)
  4. « Cantonales : François Quargnul, candidat de la Gauche unie sur le canton », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 janvier 2016)
  5. Réélection 2014 : « Ballots (53350) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Pays de la Loire, france3.fr - "J'assume mes actes, la nouvelle génération ne doit pas payer pour nos conneries" Jacky Durand, confidences courageuses d'un dopé du Tour 98 » (consulté le 11 août 2013)