Congrier

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Congrier
La mairie de Congrier.
La mairie de Congrier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Cossé-le-Vivien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Hervé Tison
2014-2020
Code postal 53800
Code commune 53073
Démographie
Gentilé Congriéen
Population
municipale
922 hab. (2014 en diminution de 0,11 % par rapport à 2009)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 36″ nord, 1° 07′ 02″ ouest
Altitude Min. 56 m
Max. 106 m
Superficie 24,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.congrier.fr

Congrier est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 922 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située en sud-Mayenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le gentilé est Congriéen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des haches en pierre polie et la présence d'un mégalithe, érigé sur les rives du Chéran et disparu enterré à la fin du XIXe siècle, sont la preuve que Congrier était occupé dès l'âge de la pierre[1].

Un moulin à bras daté de la Tène III, c'est-à-dire de l'âge du fer, existe toujours près de la forêt de Lourzais[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château féodal, un véritable donjon en bois entouré de palissades et de douves, fut construit sur un monticule au début du Xe siècle suite aux pillages d'Anjou par les Normands en 886 et 903. Ces douves sont à l'origine du nom motte féodale[1], à ne pas confondre avec une motte castrale.

La première extraction de schiste ardoisier eut lieu dans l'exploitation de la Roche-Charbonneau, située sur Congrier mais dépendant de l'abbaye de la Roë. On y trouve toujours un oratoire dédié à saint Lézin d'Angers, saint patron des ardoisiers, qui découvrit la manière d'exploiter l'ardoise au VIe siècle[1].

En 1234, Guillaume Le Brun, seigneur de Congrier, octroya au prieuré des Bonshommes de Ballots les terres et la métairie de la Touche en Méral[1].

Féodalité[modifier | modifier le code]

En 1450, le seigneur de Congrier était vassal de Jean II d'Alençon , seigneur de Pouancé[1].

La terre, domaines, fié et seigneurie de Congriez comprenait en 1450 la court, hébergement et mestairie dudit lieu de Congriez ;... le domaine de la Godinière, contenant en hébergement, estrages, courtils, vergers, touches de boays, anciennes plesses et bayes doubles. bois exploitables, dits de la Motte-Poillevoisin, la garenne dans la pièce de la Chaperonnière et le pâtis de la maladerie ;.. les mestairies de Saefrère, de l'Artusière ;.. le moulin à eau près du bourg, l'Étang-Rompu et le moulin à vent. Le fief s'étendait sur la Berneraie, la Matière, l'Euzil, l'Aumetterie, la Chantenouvière, etc.

Quand les épaves mobilières étaient levées par ses officiers, elles appartenaient entièrement au seigneur de Congrier, qui les partageait avec son suzerain quand les officiers de ce dernier avaient prévenu les siens. Il relevait à foi et hommage lige du baron de Pouancé.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le fief de Congrier appartenait à la baronnie angevine de Craon, qui dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse est pillée par les volontaires rassemblés à Craon en 1793. Le cantonnement républicain ne peut se maintenir à Congrier.

Le 27 nivôse an II, le commissaire du gouvernement doit se faire accompagner de six chasseurs à cheval et forcer le maire à ouvrir l'église et la sacristie et à faire l'inventaire. L'église, qui servait de retranchement au cantonnement républicain, est incendiée par les Chouans, 1794. Tous les registres de l'administration sont brûlés, an III. Du mois de mai au mois d'août 1799, les royalistes parcourent le territoire du canton, enlevant grains, bestiaux, fourrages, et empêchant la levée des impôts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Congrier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Vairé d'or et d'azur.

À l'origine, le blason est Vairé d'azur et d'argent, de quatre tires. Il s'agit des armoiries de Guillaume Le Brun, seigneur de Congrier. On trouve son écu peint au XVe siècle sur le cartulaire des Bonshommes de Craon d'après des sceaux et documents du XIIIe siècle[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Roger Delanoé   Agriculteur
mars 2008[2] en cours Hervé Tison[3]   Technico commercial

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2014, la commune comptait 922 habitants[Note 2], en diminution de 0,11 % par rapport à 2009 (Mayenne : +0,72 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 035 1 002 937 972 992 1 132 1 132 1 103 1 174
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 186 1 174 1 213 1 136 1 158 1 179 1 126 1 209 1 247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 315 1 302 1 207 1 160 1 193 1 202 1 130 1 124 1 106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 103 1 046 910 975 1 035 1 036 955 944 924
2014 - - - - - - - -
922 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Pierre-aux-liens.

Aucun bâtiment de la commune n’est classé ou inscrit. Le château de la Chevronnaie possède une cloche de bronze datant de 1719, classée à titre d'objet[8].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Nos blasons et leur histoire, édité par le Syndicat d'initiative du canton de Saint-Aignan-sur-Roë, imprimerie Raynard, 1989.
  2. Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
  3. Réélection 2014 : « Congrier (53800) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 mai 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Arrêté du 21 octobre 1942, notice de la Base Palissy, consultée le 19 septembre 2009