LL Cool J

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
LL Cool J
Description de cette image, également commentée ci-après

LL Cool J en juin 2010.

Informations générales
Surnom Ladies Love Cool James, Mr. Smith, Uncle L, G.O.A.T., Jack the Ripper
Nom de naissance James Todd Smith III
Naissance (48 ans)
Queens, New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Rappeur, acteur
Genre musical Hip-hop, pop, RnB
Années actives Depuis 1984
Labels 429 Records, Def Jam, Violator
Site officiel llcoolj.com

LL Cool J, abréviation de Ladies Love Cool James, de son vrai nom James Todd Smith III, né le dans le Queens, à New York, est un rappeur et acteur américain. Il est mieux connu pour ses chansons hip-hop comme I Can't Live Without My Radio, I'm Bad, The Boomin' System, Rock the Bells et Mama Said Knock You Out, et ses chansons romantiques comme Doin' It, I Need Love, Around the Way Girl et Hey Lover. LL Cool J est également l'un des pionniers du pop-rap. Il compte actuellement 13 albums et deux compilations.

LL Cool J est aussi connu pour ses apparitions dans de nombreux films et pour la série télévisée dans laquelle il joue, le spin-off de NCIS : Enquêtes spéciales, NCIS : Los Angeles. LL Cool J est également présentateur de l'émission Lip Sync Battle sur la chaîne américaine Spike[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

L.L. Cool J est né James Todd Smith le 14 janvier 1968 à Bay Shore, New York, fils de James et Ondrea Smith. En mars 1984, en parallèle à la fondation du label Def Jam par le promoteur et manager Russell Simmons, James Todd Smith, âgé de 16 ans, se lance dans l'enregistrement de démos chez ses grands-parents[2]. Son grand-père, saxophoniste, lui offre un équipement de $ 2000 incluant deux platines, un mixeur et un amplificateur[3]. Smith partagera ensuite plus tard son point de vue sur son enfance et sur le rap : « Avant quand j'avais l'équipement audio, j'étais déjà un rappeur. Dans mon quartier, les gamins grandissaient dans le rap. C'est comme parler espagnol quand tu grandis dans une maison où on parle espagnol. Je me suis impliqué à 9 ans, et depuis j'ai toujours voulu enregistrer de la musique et l'entendre passer à la radio[3]. » En utilisant le mixeur que lui avait offert son grand-père, Smith produit et mixe ses propres démos et les envoie à plusieurs labels de New York, comme Def Jam de Simmons et Rubin[4].

Sous son nom de scène, LL Cool J (abréviation de Ladies Love Cool James[5],[6], Smith signe chez Def Jam, et publie sa première chanson I Need a Beat en 1984[2]. Le single est une chanson b-boy[2]. Smith explique ses débuts avant le label : « J'ai envoyé mes chansons à plusieurs labels, mais j'ai trouvé ma place à Def Jam[7]. » Le premier single de LL se vend à 100 000 exemplaires et aide à établir Def Jam en tant que label et Smith en tant que rappeur. Le succès commercial de I Need a Beat, et le single Rock Hard des Beastie Boys (1984), mènent à la signature d'un contrat de distribution entre Def Jam et Columbia Records l'année suivante[8].

Radio (1985–1987)[modifier | modifier le code]

Radio est publié et bien accueilli pour sa production innovatrice et la puissante voix de LL[9]. Publié le 18 novembre 1985 au label Def Jam Recordings aux États-Unis[10], Radio se vend très bien en matière d'album hip-hop. Après publication, l'album se vend à plus de 500 000 exemplaires les cinq premiers mois, pour finir à un million d'exemplaires en 1988, selon la Recording Industry Association of America (RIAA)[11],[12]. Radio atteint la 6e place des Top R&B/Hip-Hop Albums et la 46e place du Billboard 200[13]. Il atteint les Top R&B/Hip-Hop Albums le 28 décembre 1985, et y reste pendant 47 semaines, ainsi que les Pop Albums le 11 janvier 1986[13]. Radio reste aux classements pendant 38 semaines[13]. En 1989, l'album est certifié disque de platine par la RIAA, après sa certification en disque d'or le 14 avril 1986, avec un total d'un million de ventes[12]. I Can't Live Without My Radio et Rock the Bells aideront l'album à sa certification platine. Il atteint finalement 1 500 000 d'exemplaires vendus aux États-Unis[14].

Après le succès de ses singles I Need a Beat et Radio, LL Cool J devient l'un des premiers rappeurs à se populariser, en parallèle à Kurtis Blow et Run-D.M.C.. Des événements importants s'offrent à LL comme la tournée Raising Hell entre 1986 et 1987, et des soirées aux côtés de Run-D.M.C. et des Beastie Boys[15]. Un autre événement dans la popularité de LL inclut sa participation en tant que premier rappeur à l'American Bandstand[16]. Le succès de l'album contribue aussi à la crédibilité de Rick Rubin en tant que producteur. Radio, ainsi que Raising Hell (1986) et Licensed to Ill (1986), formeront une trilogie d'albums new-yorkais produits par Rubin qui aideront à la diversification du hip-hop[17],[18].

Popularisation et succès (1987–1993)[modifier | modifier le code]

LL Cool J sur scène en Allemagne.

Le deuxième album de LL Cool J, Bigger and Deffer, est publié en 1987 et produit par DJ Pooh[19]. Il s'agit de l'album le plus rentable de sa carrière, avec plus de trois millions d'exemplaires vendus rien qu'aux États-Unis. Il se classe premier des Billboard RnB Albums, et troisième des Pop Albums[20]. Il contient les singles I'm Bad, le révolutionnaire I Need Love - le premier single de LL à atteindre la première place des RnB singles et du Top 40, Bristol Hotel et Go Cut Creator Go. Le troisième album de LL Cool J, Walking with a Panther est publié en 1989, et bien accueilli notamment grâce aux singles Going Back to Cali, I'm That Type of Guy, Jingling Baby, Big Ole Butt et One Shot at Love. L'album est cependant critiqué par la communauté hip-hop comme trop commercial et matérialiste, et pour ses trop nombreuses chansons d'amour[21].

Tandis que Bigger and Deffer, un grand succès, est produit par l'équipe de production The L.A. Posse (à l'époque composée de Dwayne Simon, Darryl Pierce et Bobby « Bobcat » Ervin), Dwayne Simon reste le seul de l'équipe à travailler sur la production de Walking with a Panther. Bobcat souhaitait un investissement financier plus avantageux pour l'album après avoir réalisé le succès du précédent album, une proposition que Def Jam a refusé ; Cool J quitte alors le label[22]. Selon Bobcat, c'est la raison pour laquelle Walking with a Panther a été accueillie d'une manière mitigée à sa période de sortie[22].

En août 1990, LL publie Mama Said Knock You Out, son quatrième album[23]. L'album, produit par Marley Marl, et très bien accueilli par la presse spécialisée, et certifié disque de platine avec plus de deux millions d'exemplaires vendus selon la RIAA[24]. LL remporte un Grammy Award dans la catégorie « meilleure performance solo de rap » en 1992, un prix qu'il remporte à nouveau en 1997[25].

Succès continu (1993–2005)[modifier | modifier le code]

LL Cool J en 2001.

Après avoir joué dans les film The Hard Way et Toys, LL Cool J publie 14 Shots to the Dome le 1er juin 1995[26]. L'album contient trois singles How I'm Comin', Back Seat et Pink Cookies in a Plastic Bag Getting Crushed by Buildings) et fait participer ses collègues Lords of the Underground sur le titre NFA-No Frontin' Allowed. L'album est certifié disque d'or[27].

LL Cool J joue dans In the House, une sitcom diffusée sur la chaîne américaine NBC, avant de publier son album Mr. Smith le 21 novembre 1995[28], vendu à 80 000 exemplaires la première semaine, et à plus de trois millions d'exemplaires au total selon LL Cool J[29]. Il contient les singles Doin' It et Loungin. Il contient également le single Hey Lover avec Boyz II Men qui remportera un Grammy Award[25]. Le 23 septembre 1997, il publie l'album Phenomenon qui contient les singles Phenomenon et Father[30]. Le second single officiel de l'album s'intitule 4, 3, 2, 1 qui fait participer Method Man, Redman et Master P, et présente DMX et Canibus.

Le 12 septembre 2000, LL Cool J publie l'album G.O.A.T.[31], catégorisé « meilleur album de tous les temps ». Il débute à la première place du Billboard 200[32] et est certifié disque de platine. LL Cool J remercie Canibus dans le livret de son album pour l'avoir inspiré. Le neuvième album de LL Cool J, 10, est publié en 2002, et contient les singles Paradise en featuring avec Amerie), Luv U Better, produit par Pharrell Williams et The Neptunes, et All I Have un duo avec Jennifer Lopez. L'album est certifié disque de platine. Le dixième album de LL Cool J, The DEFinition, est publié le 31 août 2004. L'album, produit notamment par Timbaland, 7 Aurelius, et R. Kelly, atteint la quatrième place du Billboard 200.

Tournées (2006–2012)[modifier | modifier le code]

LL Cool J à Wilmington, dans le Delaware, en août 2008.

Le onzième album de LL Cool J, Todd Smith, est publié le 11 avril 2006. Il fait participer 112, Ginuwine, Juelz Santana, Teairra Mari et Freeway. Le single principal s'intitule Control Myself en featuring avec Jennifer Lopez ; un clip de la chanson est tourné le 2 janvier 2006 aux Sony Studios de New York. La seconde vidéo, réalisée par Hype Williams, est celle de la chanson Freeze en featuring avec Lyfe Jennings. En juillet 2006, LL Cool J annonce les détails de son dernier album au label Def Jam Recordings, seul label dans lequel il a jamais appartenu. L'album s'intitule Exit 13 et est annoncé comme exclusivement produit par 50 Cent[33]. Exit 13 est originellement annoncé pour le printemps 2006, mais, après deux ans de retard, sort le 9 septembre 2008, sans la participation de 50 Cent. LL Cool J s'associe ensuite avec DJ Kay Slay pour publier une mixtape intitulée The Return of the G.O.A.T.. Il se lance en tournée avec Janet Jackson à son Rock Witchu Tour, jouant seulement à Los Angeles, Chicago, Toronto, et Kansas City.

En septembre 2009, LL Cool J publie une chanson sur la série NCIS, uniquement disponible sur iTunes, qui se base sur son rôle de Sam Hanna. LL Cool J explique : « cette chanson est une interprétation musicale de ce que j'ai pu ressentir après avoir rencontré les NCIS[34]. »

En mars 2011, au South by Southwest, LL Cool J est révélé pour le Red Bull Thre3Style par Z-Trip[35]. Les deux artistes prévoient de collaborer ensemble à l'avenir[36]. En janvier 2012, le duo publie la chanson Super Baller en téléchargement libre pour fêter la victoire du New York Giants Super Bowl.

Authentic et G.O.A.T. 2 (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

En juin 2012, LL Cool J se lance dans l'enregistrement de son treizième album[37]. Le 6 octobre 2012, LL Cool J publie un nouveau single extrait de l'album Authentic Hip-Hop intitulé Ratchet suivi, le 3 novembre 2012, d'une collaboration avec Joe et les producteurs Trackmasters pour un second single intitulé Take It.

LL Cool J présente la 55e édition des Grammy Awards le 10 février 2013, ainsi que la 57e édition en 2015[38]. Le 8 février 2013, son nouvel album, initialement intitulé Authentic Hip-Hop se renommera Authentic et sera prévu pour le 30 avril 2013[39]. Le 16 octobre 2013, le Rock and Roll Hall of Fame annonce LL Cool J comme nominé pour 2014[40]. En octobre 2014, il annonce un quatorzième album sous le titre G.O.A.T. 2 prévu pour 2015[41].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Mixtape[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Il apparaît également dans le clip des Mindless Behavior intitulé Mrs. Right.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Lip Sync Battle », Spike.com.
  2. a, b et c (en) « MTV.com - LL Cool J Bio », MTV Networks (consulté le 24 juin 2008).
  3. a et b (en) Holden, Stephen. "From Rock To Rap", New York Times, 26 avril 1987, (consulté le 18 novembre 2011).
  4. (en) « VideoETA....LL Cool J bio », VideoETA (consulté le 24 juin 2008).
  5. CBS, « There's No Doubt 'Ladies Love Cool James' », CBS News,‎ (consulté le 20 mai 2009).
  6. (en) « Acronyms and abbreviations by the Free Online Dictionary », Farlex, Inc. (consulté le 2 juillet 2008).
  7. (en) « Def Jam Recordings - LL Cool J Biography », The Island Def Jam Music Group (consulté le 25 mai 2008).
  8. (en) « Address Island / Def Jam Records ... Def Jam history », GoDaddy.com, Inc. (consulté le 24 juin 2008).
  9. Hirschber Lynn, « The Music Man », New York Times Magazine,‎ .
  10. (en) « LL Cool J career discography at HeadSprung.net », Headsprung.net (consulté le 24 juin 2008).
  11. (en) George (1990), pp. 1-4.
  12. a et b « RIAA searchable database », Recording Industry Association of America (consulté le 19 juin 2008).
  13. a, b et c « Billboard Music Charts - Search Results - LL Cool J Radio », Nielsen Business Media, Inc. (consulté le 4 août 2008).
  14. (en) Chris Harris, « LL Cool J Can't Knock Out Billboard Champs », MTV,‎ .
  15. (en) « Biography and other information at Askmen.com », IGN Entertainment, Inc. (consulté le 24 juin 2008).
  16. (en) « Career overview at McgillisMusic », World Wide Entertainment USA, Inc. (consulté le 24 juin 2008).
  17. (en) « Radio cd product notes », Muze Inc. (consulté le 19 juin 2008).
  18. (en) « Kurtis Blow Presents: The History Of Rap, Vol. 1: The Genesis », Rhino Entertainment (consulté le 24 juin 2008).
  19. (en) Stephen Thomas Erlewine, « DJ Pooh | Biography », AllMusic (consulté le 19 avril 2014).
  20. (en) « LL Cool J - Bigger and Deffer Awards », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  21. (en) Huey, Steve, « Walking with a Panther: Review », AllMusic (consulté le 23 décembre 2009).
  22. a et b (en) The Rap Talk Crew, « A historic sit-down with Bobcat », Rap Talk Magazine (consulté le 25 octobre 2010).
  23. (en) Steve Huey, « LL Cool J - Mama Said Knock You Out Overview », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  24. (en) « Why LL Cool J’s Most Famous Album Almost Never Happened », sur Vanity Fair,‎ (consulté le 21 novembre 2015).
  25. a et b (en) « LL Cool J: 11 Things You Didn’t Know About The Lip-Licking Grammy Host », sur MTV News,‎ (consulté le 21 novembre 2015).
  26. (en) Stephen Thomas Erlewine, « LL Cool J - 14 Shots to the Dome Overview », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  27. (en) « 14 Shots to the Dome », sur Def Jam (consulté le 21 novembre 2015).
  28. (en) Stephen Thomas Erlewine, « LL Cool J - Mr. Smith Overview », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  29. (en) « LL Cool J Says He Made Exit 13 ‘As A Hip-Hop Fan’ », sur MTV News,‎ (consulté le 21 novembre 2015).
  30. (en) Stephen Thomas Erlewine, « LL Cool J - Phenomenon Overview », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  31. (en) Diana Potts, « LL Cool J - G.O.A.T. (Greatest of All Time) Overview », sur AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  32. (en) « LL Cool J Biography », AllMusic (consulté le 21 novembre 2015).
  33. (en) Corey Moss, « 50 Cent, LL Cool J Teaming Up For LP – News Story Music, Celebrity, Artist News | MTV News », MTV News,‎ (consulté le 24 mars 2011).
  34. (en) Adam Bryant, « VIDEO: Check out LL Cool J's New NCIS:LA-Inspired Song », TVGuide.com,‎ (consulté le 16 septembre 2010).
  35. (en) Carson Daly, « Last Call », NBC (consulté le 14 mai 2012).
  36. (en) Pete Freedman, « SXSW Interview: LL Cool J and Z-Trip Talk About Their Collaboration, Their High Esteem For The Hip-Hop "Blueprint" and Their Thoughts On Rap's Up-And-Coming Talent. », Dallas Observer (consulté le 15 mai 2012).
  37. (en) JP DelaCuesta, « AHH Stray News: LL Cool J Working On New Album; Childish Gambino Announces Mixtape Date; Romeo In Talks To Join "Hunger Games" Sequel », AllHipHop,‎ (consulté le 14 décembre 2012).
  38. (en) « Rapper LL Cool J Returns as Grammy Awards Host », sur PPcorn,‎ (consulté le 21 novembre 2015).
  39. (en) Steven J. Horowitz, « LL Cool J Announces "Authentic" Release Date & Tracklist | Get The Latest Hip Hop News, Rap News & Hip Hop Album Sales », HipHopDX,‎ (consulté le 2 mai 2013).
  40. (en) « Nirvana, Kiss, Hall and Oates Nominated for Rock and Roll Hall of Fame », sur Rolling Stone,‎ (consulté le 16 octobre 2013).
  41. « LL Cool J On Def Jam’s 30th Anniversary And His New Street Album », XXL Mag (consulté le 22 mai 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]