Beastie Boys

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Beastie Boys
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Beastie Boys en concert, en 2007. De gauche à droite : Ad-Rock, MCA, et Mike D.

Informations générales
Surnom The Beasties[1]
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Hip-hop alternatif[1], rap-rock[1], rap old school[1], rock alternatif[1], punk hardcore[1] (débuts)
Années actives 19792014[2]
Labels Def Jam, Capitol Records, Grand Royal, Rat Cage Records
Site officiel beastieboys.com
Composition du groupe
Anciens membres Mike D
Ad-Rock
MCA (†)
John Berry
Kate Schellenbach
DJ Double R
Doctor Dré
DJ Hurricane

Beastie Boys est un groupe de hip-hop américain, originaire des quartiers de Manhattan et de Brooklyn, à New York. Pendant la majeure partie de son existence, le groupe se compose de Michael « Mike D » Diamond, Adam « MCA » Yauch et Adam « Ad-Rock » Horovitz. Plusieurs autres musiciens et disc jockeys, tels que Michael « Mix Master Mike » Schwartz, joueront également au sein du groupe, certains d'entre eux pendant une durée conséquente tels que DJ Hurricane ou Eric Bobo.

Les Beastie Boys commencent initialement leur carrière comme groupe de punk hardcore en 1979 en participant à la compilation New York Thrash. À cette période, leur style musical s'identifie à celui de groupes comme Minor Threat ou Bad Brains. Ils s'essayent ensuite au hip-hop avec la sortie de leur maxi single Cooky Puss, suivi d'une série de singles à succès, puis de leur premier album studio intitulé Licensed to Ill, publié en 1986, qui suscitera l'engouement de la presse spécialisée internationale, qui rencontrera un très grand succès commercial, et qui se verra classé à la première place des albums de hip-hop aux États-Unis.

Le groupe est l'un des pionniers les plus célèbres de la scène hip-hop à s'être investi dans de nombreuses tournées musicales internationales. Le , le groupe est nommé pour faire son entrée au Rock and Roll Hall of Fame[3]. En 2009, le groupe publie sur Internet des éditions remasterisées de Paul's Boutique, Check Your Head, Ill Communication et Hello Nasty. Leur huitième album, intitulé Hot Sauce Committee Part Two, est publié le [4], et est très bien accueilli par la presse spécialisée[5]. En 2010, le groupe dénombre plus de 22 millions d'albums aux États-Unis, et 40 millions dans le monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts (1979–1983)[modifier | modifier le code]

Les Beastie Boys se forment en 1979 comme groupe de punk hardcore[1]. Le jeune Adam Yauch décide de former un groupe après avoir assisté au premier spectacle des Black Flag au Peppermint Lounge de New York, le , et demande alors à ses amis John Berry, Kate Schellenbach, et Michael Diamond (tous dans un autre groupe nommé The Young Aborigines), de se joindre à son projet. Le nom des Beastie Boys est suggéré par le guitariste John Berry[6], les lettres B.E.A.S.T.I.E. signifiant Boys Entering Anarchistic States Towards Internal Excellence[7], bien qu'il s'agisse d'un rétro-acronyme. À la formation originelle du groupe, Adam Yauch endosse le rôle de bassiste, Kate Schellenbach de batteur, John Berry de guitariste, et Michael Diamond de chanteur[1]. Leur premier spectacle se déroule au Berry's Loft pendant le 17e anniversaire d'Adam Yauch, le [7],[8]. À cette occasion, Dave Parsons, leur propose de sortir un album sur son tout nouveau label indépendant, Rat Cage Records.

Le groupe gagne rapidement le soutien des groupes Bad Brains, Dead Kennedys[9], Misfits[10], et Reagan Youth. En novembre cette même année, les Beastie Boys enregistrent leur EP intitulé Polly Wog Stew, aux studios 171A dirigés par le label Rat Cage[7], un exemple d'album au style New York hardcore. Le vendredi , les Beastie Boys, et les membres du groupe, John Berry, Michael Diamond (Mike D), Adam Yauch (MCA) (alias Nathanial Hörnblowér) et Kate Schellenbach (plus tard des Luscious Jackson), jouent à l'anniversaire de Philip Pucci pour une petite apparition consacrée à un court-métrage sur les Beastie Boys, Beastie[11]. Pucci organise le concert au Bard College's Preston Drama Dance Department Theatre. Cette performance marque la première apparition des Beastie Boys à l'écran. La première partie de cette performance implique le groupe The Young and the Useless avec Adam Horovitz (Ad-Rock) au chant principal[7].

John Berry quitte le groupe en 1983 (formant plus tard Thwig, Big Fat Love et Bourbon Deluxe) et est remplacé par Adam Horovitz, guitariste du groupe The Young and the Useless (devenu plus tard un ami très proche des Beastie Boys[7]). Le groupe enregistre et diffuse leur première composition hip-hop, intitulée Cooky Puss, toujours sous le label Rat Cage de Dave Parsons, inspirée par un canular téléphonique du groupe au restaurant Carvel Ice Cream en 1983[12]. Elle se popularise dans les boîtes de nuit underground de New York[1].

Licensed to Ill (1984–1987)[modifier | modifier le code]

Grâce au succès de Cooky Puss, le groupe incorpore le rap dans ses compositions[7]. Les membres décident d'engager un disc jockey pour leurs spectacles en direct puis, par la suite, un étudiant de l'Université de New York nommé Rick Rubin (DJ Double R)[7], à l'époque fan de hip-hop et de heavy metal[1]. Peu après, Rubin débute dans la production, le développement de Def Jam Recordings aux côtés d'un autre étudiant de son université, Russell Simmons[1], et propose au groupe de produire pour son nouveau label[7]. Pendant ce temps, le groupe glisse d'un style punk rock en un trio de hip-hop en 1984[7], dont chacun adopte leurs propres surnoms respectifs dans la branche de Grandmaster Flash, Melle Mel et Fab Five Freddy (Mike D, MCA et Ad-Rock). Def Jam signe les Beastie Boys en 1985[1], et le groupe publie la bande originale de Krush Groove, intitulée She's on It, un hit rap qui reprend le titre Back in Black d'AC/DC, donnant un avant-goût de son premier album à venir[1]. Cette même année, le groupe se fait très fortement remarquer à l'échelle nationale, mais d'une manière plutôt négative, lorsqu'ils jouent à l'ouverture de la tournée Virgin Tour de Madonna[1]. Le groupe jouera également une autre grande tournée, le Raisin' Hell de Run-DMC, avant la publication officielle de son premier album studio[1]. Les Beastie Boys se lancent dans l'enregistrement d'un EP intitulé Rock Hard, en 1985 ; ce maxi serait alors le deuxième enregistrement distribué par Def Jam créditant Rubin en tant que producteur.

Le groupe publie son tout premier album studio, Licensed to Ill, en 1986 aux labels Def Jam et Columbia Records[13],[14]. L'album est félicité par la presse spécialisée, et notamment par des magazines et sites tels que Rolling Stone[15], Pitchfork[16], PunkNews[13], Consequence of Sound[17], et RapReviews[18]. Stephen Thomas Erlewine du site web AllMusic explique que {{peut-être que Licensed to Ill était inévitable -- un groupe de blancs qui mélange rock et rap, à qui on attribue la première place des albums dans l'histoire du hip-hop[14].}} Licensed to Ill devient l'album de rap le mieux vendu des années 1980[1], et accède à la première place du classement de Billboard[19], dans lequel il reste durant cinq semaines. Il atteint également la deuxième place du classement Urban. L'album devient le premier album le plus rapidement vendu dans l'histoire de Columbia Records, avec 750 000 exemplaires écoulés les six premières semaines[1]. Il devient également le premier album rap à atteindre le classement Billboard[17]. En 2015, l'album, certifié disque de diamant par la RIAA[20], dénombre plus de dix million d'exemplaires vendus à l'international[21].

La première chanson extraite de l'album, (You Gotta) Fight for Your Right (To Party!), atteint notamment la septième place du Billboard Hot 100[19], et le clip (réalisé par Ric Menello) passe en boucle sur MTV. D'autres singles extraits de l'album — Brass Monkey, It s The New Style/Paul Revere, Hold It, Now Hit It, It s The New Style et Paul Reverse — atteignent également les classements[19]. Il inclut également le hit No Sleep till Brooklyn[21].

Paul's Boutique et Check Your Head (1988–1992)[modifier | modifier le code]

Les Beastie Boys au Club Citta Kawasaki, Japon.

Le groupe réintègre le studio en 1988, et réapparaît avec un deuxième nouvel album intitulé Paul's Boutique le [22] par le label Capitol Records[23], après l'effondrement du groupe avec Def Jam. Produit par Dust Brothers et Matt Dike, cet opus extrêmement lourd est considéré par la presse spécialisée comme l'un des albums les plus agressifs des Beastie Boys[23]. Paul's Boutique est largement acclamé par la presse spécialisée[24]. Rolling Stone le classe 156e sur sa liste des 500 plus grands albums de tous les temps[25]. Néanmoins, l'album n'atteint pas le niveau de Licensed to Ill en matière de ventes, étant classé à la 14e place du Billboard 200, et 24e des classements R&B Albums, notamment[26]. La chanson principale, intitulée Hey Ladies, atteint la 36e place du Billboard Hot 100, et la 10e des R&B Albums[26]. Paul's Boutique atteint finalement le million d'exemplaires vendus, malgré le faible accueil commercial[1]. Le groupe remasteurise et commercialise leur album par le biais de leur site officiel[Quand ?][réf. nécessaire]. Le groupe a été influencé pour jouer par le groupe hollandais Urban Dance Squad ; avec Mike D à la batterie, Yauch à la basse, Horovitz à la guitare et Mark Ramos Nishita (Money Mark) au synthétiseur. Mario Caldato Jr., qui a aidé à la production de Paul's Boutique, devient un collaborateur à long terme.

Malgré l'accueil désastreux de Paul's Boutique, déclaré comme une catastrophe par la presse spécialisée au début des années 1990[1], les Beastie Boys établissent leur propre studio d'enregistrement et leur label indépendant, Grand Royal[1]. Leur troisième album, Check Your Head, est publié sur Grand Royal, le [27]. L'album atteint la 37e place des R&B Albums, et la 10e place du Billboard 200[28]. Il est également certifié double disque de platine aux États-Unis[29]. La chanson So What'cha Want, atteint la 93e place au Billboard Hot 100[28]. L'album expose quelques sons expérimentaux tirés du rap old school, funk et du jazz inspirés de musiques telles que Lighten Up et Something's Got to Give[1]. Le groupe revient à ses racines punk hardcore avec la chanson Time for Livin', une reprise de la chanson homonyme de Sly & the Family Stone[1],[30]. Les titres Jimmy James, Pass the Mic, et So Whatcha Want sont les hits les plus écoutés dans les lycées, et sur les chaînes de radio de rock alternatif[1].

Ill Communication et Hello Nasty (1993–2001)[modifier | modifier le code]

Le , les Beastie Boys publient, Some Old Bullshit, une compilation de leurs premières chansons punk[31]. Quelques mois plus tard, le , le groupe publie son quatrième album, Ill Communication, une suite de son troisième album Check Your Head[1],[32]. L'album débute directement à la première place du Billboard 200[33], et les singles Sabotage et Sure Shot aident à le certifier double disque de platine[1]. Le single Sabotage est popularisé dans les classements des Modern Rock, et le clip vidéo, réalisé par Spike Jonze[34], passe en boucle à cette période sur MTV. Get It Together atteint le top 10 du classement dance de Billboard.

Pendant quelques années, les Beastie Boys restent inactifs, occupés par des affaires politiques mais également judiciaires concernant leur label[1]. Le 13 novembre 1995, ils publient un extended play hardcore intitulé Aglio e Olio[35], ainsi qu'une compilation, The In Sound from Way Out!, le [1],[36]. Également la même année, Adam Yauch lance un festival de deux jours afin de collecter des fonds en soutien au Tibet, et ce festival deviendra finalement un événement annuel[1].

Les Beastie Boys retournent à New York en 1997 pour continuer la production et l'enregistrement d'un cinquième album. L'enregistrement est lancé en 1995 et achevé en 1998[37]. Hello Nasty est publié le [38],[37] au label Capitol Records[39], et devient leur troisième album consécutif classé premier du Billboard 200[1]. Il atteint aussi la deuxième place des classements canadiens[40]. Hors des frontières américaines, l'album se classe dans le top 10 de différents pays européens comme au Royaume-Uni, En Allemagne, en Australie, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et en Suède[41]. Il contient quatre singles ; Intergalactic, Body Movin, The Negotiation Limerick File, et Remote Control/Three MC’s and One DJ[39], tous entrés dans les classements[40]. Les Beastie Boys remportent deux Grammy Awards en 1999, pour leurs chansons Hello Nasty dans la catégorie « meilleure performance musical alternative » , et Intergalactic dans la catégorie « meilleure performance rap d'un groupe ou duo »[39],[40].

Aux MTV Video Music Awards de 1998, Yauch donne son opinion concernant les musulmans stéréotypés comme terroristes et affirme qu'une grande partie des individus à la foi musulmane n'ont rien à voir avec des terroristes[42]. Ces commentaires sont faites à la suite des attentats des ambassades américaines de 1998 en Afrique survenus au Kenya et en Tanzanie seulement un mois plus tôt. Durant la cérémonie de 1999, à la veille des drames survenus à Woodstock 1999, Adam Horovitz souligne les divers cas d'agressions physiques et sexuelles au festival, et le besoin des groupes de musique et des festivals de sécuriser leurs concerts[43]. Dans les années qui suivent la publication de Hello Nasty, le groupe lance son site officiel. Sous le pseudonyme de Country Mike, Mike D enregistre un album, Country Mike's Greatest Hits, et le donne à ses amis et à sa famille durant noël 2000. Le projet d'Adam « Ad-Rock » Horovitz, intitulé Simply Mortified, est commercialisé en 2001[44].

To the 5 Boroughs (2002–2008)[modifier | modifier le code]

Les Beastie Boys (de gauche à droite), Ad-Rock, Mike D, et MCA à Barcelone, Espagne, en septembre 2007.

Le groupe est de plus en plus engagé politiquement après les attentats du 11 septembre 2001, et organise un concert nommé New Yorkers Against Violence Concert en octobre 2001. La recette du concert est donné au New York Women's Foundation Disaster Relief Fund et au New York Association for New Americans (NYANA).

En 2002, Adam Yauch lance la construction d'un nouveau studio, Oscilloscope Laboratories, au centre-ville de Manhattan et le groupe démarre l'enregistrement de leur nouvel album à cet endroit même. Elle enregistre une chanson de révolte, In a World Gone Mad, contre la guerre de 2003 en Irak, gratuitement téléchargeable sur de nombreux sites incluant Milarepa Fund website, le site de la chaîne télévisée MTV, MoveOn.org et Win Without War. Cette chanson est la plus téléchargée en avril 2003.

To the 5 Boroughs est commercialisé dans le monde entier le . C'est le premier album produit par les Beastie Boys en personne et à atteindre la première place des classements de Billboard, la deuxième place au Royaume-Uni et en Australie, et la troisième place en Allemagne. La première composition de l'album, Ch-Check It Out, atteint notamment la première place au Canada et la deuxième place des musiques les plus téléchargées sur Internet. Sur An Open Letter To NYC, issue de cet album, les trois rappeurs déclarent leur flamme au New York post-11 septembre, à ses habitants dont l'attitude ouverte n'a pas changé. Ils choisissent d'ailleurs de représenter sur la pochette la skyline de gratte- ciels, en prenant soin de laisser les Twin Towers à leur emplacement habituel.

L'album fait l'objet de quelques controverses d'allégation dans lesquelles un logiciel espion était installé lors de la lecture du CD dans un ordinateur[45].

Le groupe annonce, au milieu de l'année 2006, qu'un nouvel album devrait être commercialisé[46].

Hot Sauce Committee, décès de Yauch et séparation (2009–2014)[modifier | modifier le code]

En , Yauch annonce que leur nouvel album exposerait des sons, selon lui, « bizarres ». Le 25 mai, il est annoncé, durant une entrevue dans le Late Night with Jimmy Fallon, que le titre de leur nouvel album serait Hot Sauce Committee et qu'il serait commercialisé pour le 15 septembre. L'album inclut une collaboration avec la chanteuse Santigold qui a coécrit et chanté avec le groupe sur la musique Don't Play No Game That I Can't Win. À Drowned in Sound, les Beastie Boys annoncent que la deuxième partie de l'album est établie[47]. Le 20 juillet 2009, Yauch annonce, sur la chaîne officielle des Beastie Boys sur YouTube[48] et malgré les nombreux écrits des fans, l'annulation des concerts et le report de la commercialisation de leur nouvel album[49] à la suite de la découverte d'une tumeur cancéreuse de sa glande parotide et d'un ganglion lymphatique. Le groupe a également été contraint d'annuler sa présence au festival d'Osheaga à Montréal, et au Lollapalooza. L'album est finalement publié le 27 avril 2011.

Le 4 mai 2012, Adam Yauch (connu sous le pseudonyme de MCA) décède, après une bataille de trois ans contre le cancer, à l'âge de 47 ans[50]. Le 2 juin 2014, Mike D annonce la fin officielle et définitive du groupe : « Nous ne sommes plus capables de tourner depuis que MCA, Adam Yauch, est mort [...] nous ne pouvons pas faire de nouveaux morceaux[2]. »

Membres[modifier | modifier le code]

Anciens membres[modifier | modifier le code]

  • John Berry – guitare (1981–1982)
  • Mike Dchant, batterie (1981–2012)
  • Kate Schellenbach – batterie, percussions (1981–1984)
  • MCA – chant, basse (1981–2012)
  • Ad-Rock – chant, guitare (1982–2012)

Membres de tournée[modifier | modifier le code]

  • DJ Double R – DJing (1984–1985)
  • Doctor Dré – DJing (1986)
  • DJ Hurricane – DJing (1986–1997)
  • Eric Bobo – percussions (1992–1996)
  • Money Mark (Mark Ramos-Nishita) – clavier, chant (1992–2012)
  • AWOL – batterie (1994–1995)
  • Alfredo Ortiz – batterie, percussions (1996–2012)
  • Mix Master Mike – DJing, platines, chœurs (1998–2012)

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie des Beastie Boys.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  3. (en) « The Honorees », sur vh1.com,‎ (consulté le 25 mars 2012).
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Liens externes[modifier | modifier le code]

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