Pierre Miciol

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Pierre Miciol
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Lyon
Nationalité
Activité
Formation

Pierre Miciol, né le à Lyon[1], commune où il est mort le [2], est un graveur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Miciol étudie la gravure à l'École des beaux-arts de Lyon puis à celle de Paris où il décroche le premier prix. Il part à Rome parfaire se technique de peinture sur verre en même temps qu'il se spécialise dans la réalisation du vitrail. Il y obtient le second prix de Rome en 1858. Après un séjour à la villa Médicis, il s'établit pour 13 années à Lyon de 1866 à 1979. Il fonde dans cette ville en 1866 un atelier de peinture sur verre[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Gravure de Claude-Anthelme Benoit par Miciol.

Ces réalisations sont peu nombreuses en France, Pierre Miciol préférant se donner à l'enseignement, et il compte ainsi de nombreux élèves maître-verriers parmi lesquels le lyonnais Lucien Bégule.

Au cours de son passage à Lyon, il laissa la réalisation de six ensembles de vitraux qui comptent parmi les plus renommés de Rhône-Alpes[réf. nécessaire]:

  • En 1867, les vitraux de la chapelle de l'Institution Saint Joseph à Lyon
  • En 1872, les vitraux des collatéraux de l'église Saint Denis à Lyon
  • En 1874, le vitrail du mariage de la Vierge de l'église de Gleizé (Rhône)
  • En 1874, le vitrail du baptême du Christ à Villefranche
  • En 1876, les vitraux de la chapelle des religieuses Notre Dame de Fourvière à Lyon
  • En 1877, l'ensemble des 13 vitraux de l'église d'Anjou (Isère).

Cette dernière réalisation résume l'art de Pierre Miciol qu'il a pu porter à une certaine perfection[4]. Les vitraux de l'église d'Anjou sont parmi les plus beaux de Rhône Alpes ; ils valent par l'homogénéité de l'ensemble, par la qualité des dessins, en particulier des personnages, et surtout par la beauté des couleurs. On peut citer le rouge de la tunique de Saint Michel sur le deuxième vitrail, et les dégradés des bleus qui habillent tous les vitraux où le Christ est présent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Lyon, acte de naissance no 4292, année 1833 (page 366/386).
  2. Archives de Lyon 5e, acte de décès no 975, année 1905 (page 123/156).
  3. « MICIOL Pierre », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le 16 décembre 2014)..
  4. Anjou d'un siècle à l'autre (ISBN 978-2-9504054-2-5), septembre 2011.

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