Iconographie chrétienne

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La Nativité de Robert Campin, 1420-1426.

L'iconographie chrétienne s'alimente d'éléments symboliques pour éclairer le sens des représentations sacrées.

Ainsi si Catherine d'Alexandrie, est représentée accompagnée de la roue dentée de son martyre (attribut), elle tient également une palme (feuille de palmier), empruntée à la symbolique antique en signe de victoire (d'autres saints sont ainsi accompagnés de la même palme, ayant vaincu le mal).

Alors que le christianisme primitif est marqué par l'aniconisme, la tradition chrétienne de vénérer les images se développe rapidement mais plusieurs crises iconoclastes frappent le monde chrétien. Le pape Grégoire le Grand met en avant la fonction pédagogique et mémorielle de l'image et le deuxième concile de Nicée en 787 tente de ramener le calme en décrétant qu'une vénération mesurée des images est licite. L'iconographie chrétienne emprunte alors beaucoup à l'art païen avant de s'émanciper. Les historiens de l'art ont longtemps fait confiance aux discours normatifs des clercs selon lesquels l'iconographie chrétienne était principalement destinée à être une véritable « Bible des pauvres (en) » (expression de l'historien Émile Mâle[1]) alors qu'en réalité le menu peuple avait bien moins accès aux images que les clercs qui vivaient entourés de figurations[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Mâle, L'art religieux du XIIIe siècle en France : étude sur l'iconographie du Moyen Age et sur ses sources d'inspiration, Ernest Leroux, , p. 159
  2. Laurence Riviale, Le vitrail en Normandie entre renaissance et réforme (1517-1596), Presses universitaires de Rennes, , p. 50

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]