Cathédrale de Palma de Majorque

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Cathédrale Notre-Dame
de Palma de Majorque
Image illustrative de l'article Cathédrale de Palma de Majorque
Cathédrale de Palma, à Majorque
Présentation
Nom local Catedral de Santa María de Palma
ou Catedral de la Seu
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Palma (siège)
Début de la construction 1229
Fin des travaux 1346(consécration)
Style dominant Gothique
Protection Classée BIC (1931)
Site web catedraldemallorca.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Drapeau des îles Baléares Îles Baléares
Commune Palma
Coordonnées 39° 34′ 02″ nord, 2° 38′ 54″ est

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Cathédrale Notre-Damede Palma de Majorque

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Cathédrale Notre-Damede Palma de Majorque

La cathédrale de Palma dans l'île de Majorque, localement appelée Catedral-Basílica de Santa María de Palma de Mallorca, Catedral de Mallorca ou encore La Seu est le plus grand édifice religieux de l'île de Majorque et le deuxième[réf. nécessaire] d'Espagne par sa longueur (109 mètres) après la cathédrale de Séville (132 mètres).

Présentation[modifier | modifier le code]

Située au coeur de la ville de Palma, elle domine le très proche rivage de la Méditerranée au-dessus des fortifications médiévales de la cité. Elle forme avec le palais voisin de la Almudaina, le symbole visuel de Palma, visible de toute la baie.

Intérieur de La Seu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le roi d'Aragon Jacques Ier le Conquérant, après avoir repris l'archipel des Baléares aux musulmans, décide de faire démolir l'ancienne grande mosquée de Medina Mayurqa (Palma) pour édifier en lieu et place une grande cathédrale dédiée à la Vierge Marie.

La construction fut donc commencée en 1229 et la consécration eut lieu en 1346. En 1498, la tour contenant les neuf cloches est achevée[1]. Chacune porte un nom ; la plus lourde, N'Eloi, pèse 4.500 kilogrammes. Les travaux se poursuivent encore pendant de nombreuses années, pour trouver seulement leur fin en 1601. L'édifice est alors consacré, par l'évêque Vic i Manrique[2].

En 1851, un tremblement de terre endommage le portail principal, nécessitant sa restauration.

Entre 1904 et 1914, Antoni Gaudí exécute partiellement la commande qui lui est confiée, la reconfiguration du choeur.

Dans les années 1970, la construction du parc de la mer s'interpose entre la mer et la cathédrale.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'édifice est colossal et se mesure aux plus grandes cathédrales européennes pour sa hauteur sous voûte : pratiquement 44 m[2] qui ne le cède en fait qu'à la Cathédrale de Beauvais - dont seuls le chœur et le transept sont achevés - et à celle de Milan ; elle dépasse celle de Cologne. Cependant, sa longueur est inférieure à celle de la plupart des grandes cathédrales européenne : 109,4 m et elle est large de 39,45 mètres[2]. L'édifice couvre 6 600 m2 au sol. Le volume intérieur est de 160 000 m3.

Son intérieur est illuminé par sept rosaces ainsi que par quatre-vingt trois vitraux. La principale rosace représente une étoile de David[2]. Deux fois par année, le 11 novembre (jour de la saint Martin) et le 2 février (jour de la Vierge de la Candelaria) vers huit heures du matin, un rayon lumineux part de la rosace principale et projette la rosace sur le mur opposé[2]. Un autre phénomène remarquable se produit au solstice d'hiver[3].

Le style est gothique dit « catalan » (avec un toit presque plat) qui se distingue du modèle français classique. Il n'y a pas de transept ni de déambulatoire ; la partie orientale comprend une abside et deux absidioles de forme rectangulaire. Les deux bas-côtés, sur lesquels s'ouvrent des chapelles latérales, sont de hauteur inférieure à la nef principale.

La pierre provient de Majorque, principalement de Santanyí.

Ne sont connus ni le nombre ni les noms de tous les architectes. Parmi ceux identifiés, Guillem Sagrera y fut nommé maître d’œuvre en 1420 et il travailla sur divers éléments, avec son neveu Francesc Sagrera.

La Porte du mirador se distingue parmi les réalisations. Guillem Sagrera ne se contenta pas de la dessiner ; il en réalisa également la décoration et les sculptures, notamment les Saint-Pierre et Saint Paul ainsi qu'une vierge aujourd'hui au Musée de Palma, remplacée par une copie sur l'édifice. En 1889, l'évêque de l'époque, Pere Campins confie à Antoni Gaudí le mandat d'apporter à l'édifice les restaurations dont il a besoin. Gaudí présente son projet en 1903. Un certain nombre de travaux sont entrepris (restauration de deux chaires, ajout de vitraux, de meubles et d'ornements en fer forgé, transfert du chœur initial dans la nef, ajout d'un baldaquin au-dessus de l'autel), mais un différend avec l'entrepreneur et la mort de l'évêque Campins l'incitent à abandonner le projet en 1914.

De nombreux artistes ont travaillé pour cette cathédrale, en particulier des sculpteurs et des peintres. Joan Matons a réalisé, entre 1704 et 1718, les candélabres géants en argent.

De 2001 à 2006, l'artiste espagnol Miquel Barceló, natif de l'île, a été chargé de réaliser les décorations intérieures et les vitraux de la Chapelle Sant Pere qui furent inaugurés le par le roi Juan Carlos. Il s'agit d'un ensemble de céramiques et de sculptures représentant l'eucharistie et les symboles du Christ et de la culture majorquine (poissons et faune marine), faisant également allusion au Cant de la Si.bill.a.

Saints de Majorque[modifier | modifier le code]

Les grandes personnalités religieuses de l'île sont représentés dans la cathédrale : Ramon Llull, Santa Catalina Tomas ou encore, Junipero Serra[4].

Sépultures[modifier | modifier le code]

Les différentes chapelles intérieures contiennent les sépultures de membres de la famille royale de Majorque, ainsi que d'évêques.

Parmi les premiers, se trouvent en particulier les tombes des rois Jacques II et Jacques III.

Ramon Torrella, premier évêque, y est enterré, de même que Gil Sanchez Muñoz, antipape, qui termina sa vie comme évêque à Palma[2].

Protection[modifier | modifier le code]

La cathédrale fait l’objet d’un classement en Espagne au titre de bien d'intérêt culturel depuis le [5].


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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]