Division Sultan Mourad

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Division Sultan Mourad
Image illustrative de l'article Division Sultan Mourad

Idéologie Nationalisme syrien, nationalisme turkmène, néo-ottomanisme, sécularisme
Objectifs Renversement du régime baasiste de Bachar el-Assad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats d'Alep, Lattaquié et Idleb
Organisation
Chefs principaux • Fahim Issa
• Ahmed Osman
Membres 1 000 à 1 300[1],[2]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Fatah Halab (depuis 2015)
Soutenu par Turquie, États-Unis
Guerre civile syrienne

La Brigade Sultan Mourad (arabe : لواء السلطان مرد, Liwa Sultan Murad), rebaptisée en 2015 Division Sultan Mourad (arabe : فرقة السلطان مراد, Firqat Sultan Murad), est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne.

Logos et drapeaux[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Le groupe est fondé le 8 ou le [1],[2], après la dissolution du Jabhat Ahfad al-Sultan (« Le Front des descendants des Sultans »), dont la Brigade du Sultan Mourad est issue[3],[2]. Elle tire son nom du sultan de l'Empire ottoman Mourad II[3],[2]. La brigade est principalement composée de Turkmènes de Syrie[3],[4],[2].

Le , la Brigade Sultan Mourad fusionne avec d'autres groupes rebelles turkmènes — la brigade du Sultan Mehmet le Conquérant, la brigade du martyr Zaki Turkmani et la brigade Ashbal al-Aqeeda — et se rebaptise Division Sultan Mourad[2].

Affiliations[modifier | modifier le code]

La Brigade Sultan Mourad est affiliée à l'Armée syrienne libre[3]. Elle fait partie des mouvements qui intègrent la chambre d'opération Fatah Halab le [5],[6].

Idéologie[modifier | modifier le code]

La Division est nationaliste turc, voir néo-ottomane[2]. Selon Jennifer Cafarella et Genevieve Casagrande, analystes pour the Institute for the Study of War (en), le groupe est modéré et séculariste[4].

Effectifs et commandement[modifier | modifier le code]

La brigade est commandée par Fahim Issa et par le colonel Ahmed Osman[1],[2],[7]. Un de ses chefs militaires, Kemal Ömer Tilki, est tué à Alep le 13 novembre 2016[2].

Le groupe compte 1 000 hommes fin 2015 selon le bureau de médias des Forces révolutionnaires de Syrie[1]. En 2016, la Division Sultan Mourad revendique 1 300 combattants[2].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

La brigade est active principalement dans le gouvernorat d'Alep et notamment dans la ville d'Alep même, mais elle est aussi intervenue dans le gouvernorat d'Idleb et le gouvernorat de Lattaquié[3],[2]. Elle participe à la bataille d'Alep[2], la bataille de Jisr al-Choghour[2], l'Opération Bouclier de l'Euphrate[2], la bataille de Jarablus[2] et la bataille d'al-Bab[2]. Le groupe a combattu contre le régime syrien, l'État islamique et les Forces démocratiques syriennes[2]. En 2016, il a également affronté un autre groupe rebelle à Alep, le Harakat Nour al-Din al-Zenki, suite à un différent[2].

Armement[modifier | modifier le code]

La Brigade Sultan Mourad est armée et équipée par la Turquie[2]. À partir de fin 2015, le groupe bénéficie de missiles antichar BGM-71 TOW livrés par les États-Unis[3],[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Sultan Murad Brigade, RFS, 5 novembre 2016.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Stéphane Mantoux, Soldats rebelles 5/La division Sultan Murad, Historicoblog, 19 février 2017.
  3. a, b, c, d, e et f Hasan Mustafa, The moderate rebels: a growing list of vetted groups fielding BGM-71 TOW anti-tank guided missiles, octobre 2015.
  4. a, b et c Jennifer Cafarella et Genevieve Casagrande, Syrian Armed Opposition Forces in Aleppo, Institute for the Study of War, 13 février 2016.
  5. "Infographic: "Fatah Halab" military operations room – coalition of 31 rebel factions", Archicivilians, 18 juin 2015.
  6. Luc Mathieu, Libération : Syrie : l’Armée de la conquête sur le chemin de Damas, Libération, 14 mai 2015.
  7. Caroline Hayek, Syrie : les enjeux de la bataille de Manbij, OLJ, 3 mars 2017.