Louis-Georges Tin

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Louis-Georges Tin
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Louis-Georges Tin en 2016.
Naissance
Martinique, France
Nationalité Drapeau de la France française
Diplôme
Profession
Activité principale
Formation

Louis-Georges Tin (né en 1974 en Martinique) est un universitaire français, militant contre l'homophobie et le racisme. Il a fondé en 2005 la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie et il est actuellement le président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) et du cercle de réflexion République & Diversité, dont il est le fondateur. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est agrégé et docteur ès lettres. Maître de conférences à l’université d'Orléans, il enseigne également à l'École supérieure du professorat et de l'éducation Centre Val de Loire (ESPE, anciennement IUFM).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un couple d'enseignants martiniquais. Il est aussi l'arrière-petit-neveu de Victor Sévère, avocat et homme politique, réputé opposant à l'amiral Robert pendant la période vichyste, prédécesseur d'Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France. Il fait ses études au lycée Schœlcher en Martinique, puis au lycée Henri-IV, avant d'intégrer l'École normale supérieure en 1993, à l'âge de 19 ans. Agrégé de lettres modernes en 1996, il soutient en 2003 une thèse de lettres sur « Tragédie et politique en France au XVIe siècle »[1].

Lutte contre l'homophobie[modifier | modifier le code]

En 1997, Louis-Georges Tin devient co-fondateur d'une association étudiante à l'École normale supérieure, « Homonormalité ».[réf. souhaitée]

En 2003, il dirige le Dictionnaire de l'homophobie[2], livre collectif rassemblant 75 auteurs, publié aux Presses universitaires de France, avec une préface de Bertrand Delanoë[3].

Le , le Comité IDAHO présidé par Louis-Georges Tin, lance un appel pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité [4].

En 2008, Louis-Georges Tin publie, dans la collection dont il est lui-même directeur, un ouvrage intitulé L'invention de la culture hétérosexuelle. Ce livre entend montrer comment la culture hétérosexuelle s'est construite socialement à partir du XIIe siècle dans l'occident chrétien. L'ouvrage est publié en plusieurs langues (américain, italien, espagnol).

En mai 2011 Louis-Georges Tin est arrêté avec plusieurs autres militants LGBT pendant la Moscow Pride.[réf. nécessaire] Il est relâché dans la soirée. Louis-Georges Tin figure dans les vingt-cinq personnalités de l'année 2011 pour le magazine Têtu[réf. souhaitée].

En janvier 2012, une campagne internationale est lancée pour l'attribution du prix Nobel de la paix à Louis-Georges Tin[5].

En juin 2012, il entreprend une grève de la faim pour réclamer que la France tienne ses engagements et fasse campagne pour une résolution à l'ONU en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité dans le monde[6].

En mai 2013, il démissionne de la présidence du Comité IDAHO.

Lutte contre le racisme[modifier | modifier le code]

Louis-Georges Tin, en 2014, en compagnie de Jesse Jackson.

En 2004, Louis-Georges Tin adhère au CAPDIV, le Cercle d'action et de promotion de la diversité en France, et lance l'idée d'une fédération des associations noires de France. Le 26 novembre 2005 est lancé, à l'Assemblée nationale, le CRAN, le Conseil représentatif des associations noires de France, dont il devient le porte-parole[7].

En novembre 2011, Louis-Georges Tin succède à Patrick Lozès à la tête du CRAN[8].

Le 24 juillet 2013, Louis-Georges Tin publie dans Libération, un appel signé par plusieurs organisations pour la mise en place des actions de groupe contre les discriminations, qui permettraient aux personnes discriminées de porter plainte ensemble. Il contacte le député PS Razzy Hammadi, qui rédige alors une proposition de loi sur le sujet, validée par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale[9].

En décembre 2014, Louis-Georges devient le porte-parole du Groupe d'intervention contre le racisme. Le GICR appose des stickers « Tintin toxique, relents racistes » sur les pages de garde des albums d'Hergé, Tintin au Congo, jugés racistes à l'encontre des Noirs[10].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, Louis-Georges Tin dirige aux Éditions Autrement une collection de livres en Sciences Humaines intitulée "Sexe en tous genres".

Depuis 2011, Louis-Georges Tin participe au Monde des livres, pour lequel il rédige un article hebdomadaire[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Dom Juan de Molière. Étude du texte, Louis-Georges Tin, Breal 1998.
  • La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux. Étude du texte, Louis-Georges Tin, Breal, 1998.
  • Séquence bac français 2e 1re histoire littéraire, Louis-Georges Tin, Breal, 2000.
  • Homosexualités. Expression/répression, Louis-Georges Tin et Geneviève Pastre, Stock, 2000.
  • Dictionnaire de l'homophobie sous la direction de Louis-Georges Tin, Puf, 2003.
  • Anthologie de la poésie du XVIe siècle (en collaboration avec Jean Céard), Gallimard, 2005.
  • Vivre à midi de Jean-Louis Bory, préface de Louis-Georges Tin, H&o, 2006.
  • Le Théâtre catholique en France (en collaboration avec Henry Phillips et Aude Pichon), Champion, 2006.
  • L'Invention de la culture hétérosexuelle, Éd. Autrement, 2008[12].
  • Homosexualité : aimer en Grèce et à Rome, Sandra Boehringer et Louis-Georges Tin, Belles Lettres, 2010.
  • Le Pacte pour l'égalité et la diversité, sous la direction de Louis-Georges Tin, Ed. Autrement, 2012.
  • Esclavage et réparations. Les textes-clés d'hier et d'aujourd'hui, Louis-Georges Tin, les Petits Matins, 2013.
  • Esclavage et réparations. Comment faire face aux crimes de l'histoire, Louis-Georges Tin, Stock, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice bibliographique « Tragédie et politique en France au XVIe siècle  », dans le catalogue du SUDOC.
  2. Recension sur le site de France Culture, mai 2003
  3. Tin, Louis-Georges., Redburn, Marek, 1968-, Michaud, Alice. et Mathers, Kyle., The dictionary of homophobia : a global history of gay & lesbian experience, Arsenal Pulp Press, (ISBN 9781551522296, OCLC 503446128, lire en ligne)
  4. « Pétition pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Judith Silberfeld, « Louis-Georges Tin proposé pour le Prix Nobel de la Paix », (consulté le 30 septembre 2014)
  6. Marie Bonnisseau, « Louis-Georges Tin en pleine grève de la faim : un lobbyiste gay (trop?) radical », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  7. Mounia Daoudi, « Le CRAN des Noirs de France », rfi.fr,‎ (lire en ligne).
  8. n. c., « Louis-Georges Tin est le nouveau président du CRAN », Respect Mag,‎ (lire en ligne).
  9. « Proposition de loi de M. Bruno Le Roux instaurant une action de groupe en matière de discrimination et de lutte contre les inégalités », Bruno Le Roux,‎ (lire en ligne)
  10. Mathilde Doiezie, « Tintin au Congo jugé "toxique" par un collectif antiraciste », lefigaro.fr,‎ (lire en ligne).
  11. - Article du 21 octobre 2011 de Louis-Georges Tin
  12. Compte-rendu de l'ouvrage dans la revue Genre, sexualité & société, n° 2 | Automne 2009, mis en ligne le 26 novembre 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]